STOP LES RAFLES! REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !
PARIS : SOLIDARITE AVEC LES PROFESSEURS DES ECOLES
ET PARENTS D’ELEVES !Le mardi 20 mars vers 16h30, la police mène une pluri quotidienne opération visant à expulser un enfant de Sans- Papier scolarisé. Devant les écoles des rues Rampal et du général Lassalle (Paris 19), les forces de la BAC vont charger les parents d’élèves à coups de matraques, de gaz lacrymogène, de gens traînés par terre. Pour la deuxième fois en deux jours, les parents voient ces scènes de brutalité se reproduire. La « cible » de ce déferlement des forces de police est un paisible grand-père de 58 ans d’origine chinoise venu chercher son petit-fils à l’école. La directrice de l’école Rampal a eu le courage civique de protéger par-dessus tout ses élèves, ce qui lui a valu de rester au commissariat plus de 7 heures et d’être menacée de sanctions judiciaires et administratives, puisque son autorité de tutelle a refusé de la soutenir alors qu’elle accomplissait son devoir.
Nous avons là l’illustration de ce que furent les cinq années de Sarkozy au ministère de l’Intérieur et la sinistre préfiguration de son slogan « la France de demain » si cet admirateur de Bush l’emportait. L’URCF dénonçait voici un an, les relents vichystes de la politique « d’immigration choisie ». Il y a plus de 60 ans, sans comparer ce qui ne l’est pas mais qui procède d’une même politique discriminatoire, la police parisienne expulsait les juifs « étrangers » et leurs enfants pour les camps de la mort d’Auschwitz et de Maïdanek. Il s’est trouvé des résistants, des « justes » qui au péril de leur vie tentèrent de sauver des vies menacées par l’occupant et la réaction fasciste, parmi eux beaucoup de communistes. On sait où « l’immigration choisie » commence, on ne sait pas où elle peut s’achever.
L’URCF salue les nouveaux Justes telle cette directrice d’école, les militants de « Réseau Education sans frontières » (RESF), les parents qui ont su par leur mobilisation incarner les traditions démocratiques de notre pays antithèses des résurgences bonapartistes et vichystes portées par les monopoles les plus réactionnaires. Ce n’est pas en conciliant avec ces courants négateurs de liberté, au nom d’un « ordre juste » qu’on pourra défendre les droits démocratiques, mais par la mobilisation et les luttes.
L’URCF appelle ses militants et sympathisants à s’engager dans la grève des professeurs des écoles, à populariser le juste combat pour la cessation des rafles et des expulsions, pour la régularisation de tous les Sans-Papiers.
URCF le 28 mars 2007 Les photos du rassemblement de solidarité du 27 mars
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CONTRE LES EXPULSIONS, LES RAFLES, CONTRE LA REPRESSION
SOLIDARITE
plus d'un millier de manifestants MARDI 27 mars devant le rectorat à la Sorbonne |
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Communiqué du Réseau Éducation Sans Frontières de PARIS
http://www.educationsansfrontieres.org/
Suite aux interpellations de parents d’élèves le lundi 19 et mardi 20 mars aux portes d’écoles de Belleville, la directrice de l’école maternelle Rampal (19e) a été convoquée le vendredi 23 mars comme témoin au commissariat du 19e arrondissement... et retenue en garde à vue toute la journée !
Le rectorat de Paris a cru bon de déclarer que, l’affaire s’étant déroulée " hors de l’école et du temps scolaire... Si la directrice a commis un délit, le rectorat n’a ni à la soutenir ni à la protéger. C ’est une citoyenne comme les autres. Elle doit assumer les conséquences de ses actes."
Alors que, de par la loi, l’Etat doit protection à ses fonctionnaires, ses représentants académiques font le contraire ; alors qu’il demande aux enseignants d’assurer la sécurité des élèves aux abords des écoles, l’Etat les désavoue lorsqu’ils assument cette mission.
Les syndicats parisiens (SNUipp, SUD, FO, CNT ), la FCPE ainsi que le RESF, appellent à :
un rassemblement devant le siège du Rectorat de Paris, à la Sorbonne 47, rue des Ecoles, Paris 5ème, lundi 26 mars 2007 à 18 hPour exprimer leur totale indignation, dénoncer cette détention arbitraire, et exiger l’arrêt des poursuites engagées.
Cette escalade dans la répression contre les familles sans-papiers, et les citoyens, enseignants et parents d’élèves qui les soutiennent doit cesser !
Répression et chasse aux étrangers : un pas a été franchi.
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Hier et ce soir, des incidents graves se sont produits lors de rafles effectuées dans nos quartiers à Paris.
> Lundi 19 mars en fin de journée, nous avons assisté, révoltés, à une tentative d'arrestation devant l'école maternelle Rampal d'une dame venue chercher une petite fille à la sortie de l'école.
> Malgré l'intervention des parents présents, et celle d'enseignants, les policiers ont fouillé et interrogé cette femme, prenant de haut les protestations, devant les enfants et parents traumatisés. Ils l'ont ensuite emmené pour une destination qu'ils n'ont pas voulu préciser, laissant la petite fille désemparée...
> Suivis et à nouveau "interpellés" par des parents de façon véhémente, les forces de l'ordre ont fini par relâcher leur proie plutôt que de provoquer une émeute. Cet incident a eu lieu lors d'une énième rafle dans le quartier de Belleville.
> Ce soir, mardi 20 mars, au même endroit, après plusieurs allers-retours dans le quartier, les policiers ont finalement assiégé un café (situé à l'angle de 4 écoles, les écoles Lasalle et Rampal), et y arrêtant, notamment, un grand-père de 2 enfants scolarisés aux écoles Piver et 77, bld de Belleville.
> Après l'avoir été maintenu dans le café pendant plus d'une heure, la police décidait d'embarquer ce grand-père juste avant la sortie d'école de 18h. Les parents d'élèves, des enseignants, les militants de RESF et les habitants du quartier tentaient d'intervenir. La réaction des policiers fut immédiate : ils cherchaient violemment à disperser la mobilisation, n'hésitant pas utiliser la violence physique et un peu plus tard à asperger la rue de gaz lacrymogène. Les parents présents aux sorties d'écoles, avec leurs enfants et leurs poussettes, atteints par les puissants gaz lacrymogènes, se réfugiaient dans l'école élémentaire Lasalle pour fuir cette scène particulièrement traumatisante.
> Le grand-père a finalement été emmené dans un commissariat du 2ème arrondissement.
Quelque temps après, les rafles se poursuivaient à Goncourt et à la rotonde de Stalingrad.
> Non contents d'augmenter la cadence des contrôles au faciès, parfois en dehors de tout cadre judiciaire, les fonctionnaires de police ont donc choisi cette fois de violer le dernier refuge des valeurs de la République, à savoir l'école.
Le Préfet de Police de Paris aurait tort de sous-estimer la colère grandissante que provoquent ces procédés iniques et circonstanciels dans les quartiers dits "populaires". La peur cède peu à peu à la détermination d'y mettre fin, on l'a vu ce soir.
> Nous partageons cette détermination. Le procédé de rafle est en lui-même odieux parce qu'il bafoue l'ensemble des droits fondamentaux des personnes humaines. Et doublement insupportable quand les institutions de la République sont elles-mêmes visées.
> Nous rappelons aussi les garanties données à RESF à deux reprises pendant l'été 2006 (le 5 juillet et le 27 juillet) par la Préfecture de Police : qu'il n'y aurait pas d'interpellations dans et aux abords des établissements scolaires. Désormais, devons-nous tenir pour caducs ces engagements ?
Troisième tentative mise en échec, SEDAT n'a toujours pas été expulsé.
(Le RESF13 demande à tous les militants des RESF locaux d'Ile de France de rester très vigilants quant à l'évolution de la situation )
Sedat TASTAN, 19 ans, kurde voué à la prison si il est expulsé vers la Turquie (comme lui promet un document du consulat turc) pour s'être soustrait au service militaire, en France depuis l'âge de 14 ans, en rétention depuis le 28 février, travailleur du bâtiment, soutien de ses frères et soeurs dans leur scolarité à Marseille... Bref, un jeune homme sans problème et exemplaire.
UN BRAS DE FER MAIS AUSSI UN DRAME SE JOUE AUTOUR DE L'EXPULSION DE SEDAT, IL FAUT LE SAUVER
Après avoir échoué par deux fois à l'aéroport de Marseille-Marignane mardi 13 mars et vendredi 16 mars (courage de Sedat, mobilisations devant le centre de rétention et à l'aéroport, comportement exceptionnel des passagers qui ont refusé ces deux fois d'embarquer dans ces conditions),
l'expulsion commencée ce matin en Provence (où d'ailleurs ? avion privé militaire ?) malgré les blocages devant le centre de rétention et réussie grâce à l'intervention policière vient une nouvelle fois d'échouer à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle : Sédat a été débarqué du vol Air France qui devait l'emmener vers Istanbul. Grâce à sa résistance incroyable, à l'action des militants du RESF dans l'aéroport de Roissy et au refus de passagers de voyager avec une personne menottée dans l'avion. (Quatre militantes du RESF13 se trouvent sur place, après avoir pris l'avion dans la foulée de Sedat ce matin à Marignane)
Espérons que c'est la fin de son cauchemar et de celui de sa famille (ce matin après que Sedat fut extirpé du CRA, son père, qui a connu les prisons turques, s'aspergeait d'essence dans son véhicule devant le centre de rétention de Marseille, tentant de s'immoler heureusement sans succès).
A l'heure qu'il est, on ne sait pas où les policiers ont emmené Sedat (les policiers des divers locaux de la PAF de Roissy où sont actuellement les militants RESF sur place ne leur facilitent pas le travail en donnant de fausses informations). Sedat pourrait passer devant le tribunal correctionnel de Bobigny dimanche 18 mars (jour où prend fin son délai de rétention administrative à 18h) pour refus d'embarquement. Le RESF13 demande à tous les citoyens de région parisienne qui le peuvent de se rassembler devant le tribunal de Bobigny dimanche si tel était le cas.
Mais nous ne pouvons compter sur l'humanité de Sarkozy le chasseur, de Frémont Préfet irresponsable des Bouches du Rhône qui veut à tout prix mettre à exécution l'APRF contre Sedat, ou des dizaines de policiers qui malmènent Sedat (pourtant en grève de la faim depuis le 9 mars) depuis 17 jours.
Le RESF13 demande à tous les militants des RESF locaux d'Ile de France de rester très vigilants quant à l'évolution de la situation : des vols vers la Turquie ont lieu dimanche 18 mars à 8h10 depuis Orly Sud (Turk hava Yolla), et 10h05 depuis Roissy Terminal 2B (Air France). Il est possible voire probable qu'ils essaieront à nouveau de l'expulser; s'y rendre au moins deux heures avant le départ des vols.
A tous, merci pour Sedat et sa famille.
Contacts sur ce dossier :
A Paris : 06 27 26 87 01 / 06 66 97 88 69 / 06 31 90 20 23 / 06 74 19 40 71
A Marseille : 06 74 64 13 55 / 06 75 01 68 78