CRISE POLITIQUE AU SOMMET ET CONTRADICTIONS ENTRE MONOPOLES

 Les leçons des turbulences du MEDEF : combattre le capital dans sa globalité

 

La colère montante des travailleurs, qui s’exprime à la fois par les grèves de plus en plus nombreuses notamment dans le secteur privé et par l’exigence croissante d’augmenter les salaires et pensions, à laquelle s’ajoute le  vote sanction prévisible dimanche prochain (car dirigé CONTRE Sarkozy), provoque un vent de panique au sommet de l’Etat bourgeois.

La chute très rapide de la popularité de Sarkozy (réelle) a été l’occasion de campagnes inédites sous la Vème république : la publicité faite à cette décote, le travail des instituts de sondage qui ne cessaient de mettre de mauvaises notes (méritées) à Sarkozy, plus l’appel au putsch « institutionnel » émanant de journaux comme Marianne et Libération (tous financés par d’importants groupes capitalistiques), les sondages élogieux sur Fillon alors que rien ne les justifie. Cela atteste qu’une partie des monopoles faisait campagne pour éloigner Sarkozy des affaires. Cela atteste aussi de l’inquiétude de ces mêmes secteurs sur la capacité de Sarkozy à appliquer la stratégie du MEDEF. Président dont les Français ont pu mesurer la démagogie vociférante, le (mauvais) goût pour le lucre, les passe-droits (140 % de hausse des revenus), l’incapacité à incarner sa charge. Il est possible que la campagne dirigée contre Sarkozy soit une des sources du conflit dans le MEDEF.

Durant la campagne, Sarkozy avait su forger un bloc bourgeois en promettant à tous les secteurs du capital, monopoles  essentiellement industriels, base de l’UIMM (patronat de la Métallurgie) à qui on annonçait la « réindustrialisation du pays », un certain protectionnisme, propos  restés sans lendemain. Capital financier  qui a tout de suite profité des 15 milliards de cadeaux fiscaux, de l’allongement du temps de carrière et de travail, autant de fonds disponibles pour spéculer toujours plus, PME  à qui ont été accordées de nouvelles aides financières et les fameuses « heures supplémentaires » sans charges afférentes.

Preuve de la stratégie de bloc bourgeois, la déclaration de Sarkozy, alors que Mme Parisot l’appelait pour le féliciter de son élection, et  son refus de répondre, dans des termes qui font la marque inégalable de Sarkozy : «Pas  cette conne, elle n’a même pas été capable de rassembler les patrons pour moi ».  Cri de dépit sans doute, ingratitude aussi, mais rappel du rôle du MEDEF ! (Citation du livre d’Ariane Chemin, Judith Pérignon «Une nuit au Fouquet’s »).

Au stade de l’impérialisme, le capitalisme bancaire et  le capitalisme industriel fusionnent, formant le capital financier qui s’assure l’hégémonie dans la direction politique de l’Etat (dictature de classe). Le MEDEF n’est pas l’organisme unique  de direction des fractions de la bourgeoisie (certains grands monopolistes n’en sont pas adhérents), mais incarne l’alliance de ses différentes couches, sous la direction du capital financier, tout en veillant (alliance oblige) à satisfaire les intérêts du petit et moyen capital.

La crise au MEDEF oppose l’UIMM à la direction représentée par Mme  Parisot ; les secteurs  surtout industriels traditionnels au capital surtout financier. L’un comme l’autre sont de féroces adversaires des travailleurs, mais la crise du capitalisme est telle qu’ils ne peuvent taire leurs divergences. Il y a aussi des affrontements sur les voies permettant l’intégration de la classe ouvrière et du monde du travail aux intérêts capitalistiques.

L’UIMM : répression et corruption du mouvement ouvrier

L’UIMM est l’émanation du Comité des Forges qui a toujours su s’appuyer sur le syndicalisme jaune de briseurs de grèves pour diviser le prolétariat, pour entraver et casser ses luttes. L’UIMM a joué un rôle important avec le PDG d’Usinor dans la création de « Confrontations », organisme pro-UE et de collaboration de classes, avec des membres du PCF comme Philippe Herzog (aujourd’hui haut fonctionnaire de l’UE), Paul Boccara, des sociaux-libéraux comme Michel Rocard, mais aussi des syndicalistes CGT comme  Jean-Claude Le Duigou,  Maryse Dumas, très hauts dirigeants actuels et champions de l’abandon du syndicalisme de lutte de classes.

L’objectif proclamé de « Confrontations » était de débattre des analyses sur les critères de gestion (sic !), de promouvoir la « citoyenneté et la construction européenne », de « dé-diaboliser le patronat ».

Cette association Capital/Travail a joué un grand rôle dans la perte des repères de classe de la part de la direction CGT qui se revendique avant tout maintenant (du moins pour ses dirigeants) comme orientée vers les « négociations entre partenaires sociaux ». Gautier-Sauvagnac, l’ancien dirigeant de l’UIMM prétend avoir assuré « 25 ans de paix sociale dans les entreprises ».

L’UIMM a toujours prôné les méthodes de corruption de certains militants et dirigeants ouvriers sur le modèle de l’impérialisme américain. Lors de la « guerre froide », le patronat de la métallurgie constitua une caisse noire afin de soutenir les syndicats, hommes politiques, publications anticommunistes.

L’EPIM (organisme qui gérait les fonds de l’UIMM afin, selon son expression, de « fluidifier les relations sociales ») détiendrait 600 millions d’euros. L’EPIM, selon Les Echos, avait pour objectif « d’éviter la mollesse de certains patrons dans les négociations, de les encourager à la fermeté moyennant rétribution ». Ces fonds sont constitués d’argent volé aux travailleurs puisque pris à hauteur de 0,1 % sur la masse salariale des entreprises membres de l’UIMM.

Après 1968, effrayé par la grande grève générale, l’UIMM et ses fonds permirent la formation de milices patronales dans l’industrie automobile.

Peugeot, Renault, Citroën étaient alors le fer de lance des luttes de classes en France, qui se manifestaient par des grèves, des occupations d’usine nombreuses et radicales. Préoccupation supplémentaire pour le patronat, ces grèves étaient conduites souvent par les couches les plus précarisées du prolétariat : OS, femmes, immigrés. Couches qui sont les moins réceptives à la corruption, aux flatteries et aux sinécures. D’où le choix accéléré de l’UIMM, c'est-à-dire à l’époque la direction du CNPF (précurseur du MEDEF), de répondre au mouvement gréviste par la violence et même les assassinats (le jeune militant révolutionnaire Pierre Overney aux usines Renault de Billancourt), mais aussi par la corruption d’abord des patrons susceptibles de « mollesse », mais aussi  de certains syndicalistes.

Le témoignage d’un ancien syndicaliste CFTC de Thomson CSF, Jean-Claude Duret est hautement éclairant. Ce syndicaliste s’était montré ferme lors d’une négociation, à propos d’une demande patronale de suppression d’une indemnité de licenciement, versée lors d’un départ de cadre de plus de 60 ans. Le supérieur de JC Duret à la fédération CFTC de la métallurgie lui fait comprendre de « ne pas se casser la tête », « le licenciement aura lieu… et le syndicat signera l’accord quand même ». JC Duret avait été approché par l’UIMM qui avait fait une tentative de corruption. Gautier-Sauvagnac aurait alors déclaré « Tout homme a son prix,  un syndicaliste n’est pas incorruptible ».

Un autre témoignage concerne Veolia. Un syndicaliste, Christophe Mongermont, a raconté au journal 20 minutes  les quatre épisodes de son approche. On lui propose une somme dérisoire 1500 F en 1997, ensuite il se fait agresser par la direction et certains de ses collègues, pour avoir refusé la somme. La direction, plus tard, lui propose un soutien financier de 600 000 francs la page pour son journal syndical. Nouveau refus et finalement, sa direction va le licencier en 2004 sur « autorisation du directeur général du travail en délégation du ministre Gérard Larcher ». Depuis, Veolia a porté plainte contre « les allégations de M. Mongermont ».

Cela pour des affaires qui concernent des syndicalistes incorruptibles, mais pour les autres ?

On peut alors avoir quelque explication et causalité, d’accords au rabais et scandaleux signés dans certaines entreprises, de la position prise nationalement  par des syndicalistes en 2003, d’abandonner  la retraite à 55 /60 ans.

Contradictions entre les divers secteurs impérialistes.

Ces dernières années, des contradictions ont opposé les monopoles entre eux sur la stratégie à suivre par l’impérialisme français.

Suivant la ligne inspirée par De Gaulle, Chirac et Villepin refusèrent de s’aligner sur la politique de guerre anglo-américaine des Bush-Blair en Irak ; politique qui avait sans doute l’appui des groupes pétroliers, mais a vraisemblablement divisé le complexe militaro-industriel, le secteur du luxe, des banques, ces deux derniers secteurs réalisant de substantiels profits avec les Etats-Unis. La stratégie impérialiste des monopoles qui soutenaient Chirac, était de conquérir les marchés moyen-orientaux, en cas d’échec rapide de Washington.

Sarkozy s’est fait le héraut des milieux bellicistes,  par son refus d’apporter son soutien à la démarche de Chirac, son absence de prise de position condamnant la guerre contre le peuple irakien, puis devenu candidat, il alla même à Washington à « présenter à Bush les excuses de la France» !!! 

La politique impérialiste « indépendante » de la France  entraîna une aggravation des contradictions inter-impérialistes dans l’Union Européenne Deux coalitions se formèrent : Euro-Atlantistes (Blair, Berlusconi, Aznar) contre les tenants de l’autonomie de l’UE (Chirac, Schroeder) alliés pour la circonstance à l’impérialisme russe (Poutine)

Sarkozy n’a jamais caché son admiration pour le capitalisme américain, son atlantisme, sa volonté que la France réintègre l’OTAN.  La nomination de Kouchner, le soutien de Glücksman, c'est-à-dire des faucons pro-Bush partisans de sa stratégie de « guerre de 10 ans », l’élimination (puis l’inculpation) de Villepin de la course aux présidentielles ont sûrement leur source dans la revanche des monopoles les plus imbriqués avec l’économie nord-américaine.

Ces contradictions ont eu leur reflet dans les débats du MEDEF. Rappelons qu’avant l’arrivée de Mme Parisot, l’UIMM a toujours « fait le pape » du « syndicat » patronal. Le prédécesseur de L. Parisot, le baron de Seillières appartient à la lignée des « Maîtres des Forges », à la famille de Wendel, membre active de l’UIMM.

Cela se reflète dans le financement du MEDEF, puisque l’UIMM est son  principal donateur à hauteur de 27 %.  Pour la première fois, l’élection de Mme Parisot (PDG de l’IFOP- organisme de sondage) ne devait rien à l’UIMM.

 Ce sont les secteurs suivants qui l’ont soutenue, en partie contre l’UIMM : banques, assurances, bâtiment. C'est-à-dire les secteurs, parmi les plus porteurs de la financiarisation spéculative qui d’ores et déjà engage des sommes 10 fois supérieures au PIB en France.

Un bourgeois n’ignore pas, à la différence de certains théoriciens sociaux-réformistes, que la base matérielle de l’exploitation réside toujours  dans l’exploitation de la classe ouvrière, dans l’extorsion et l’appropriation de plus-value. Toutefois, preuve du pourrissement et du parasitisme croissant du capitalisme contemporain, les profits immédiats tirés de la spéculation sont aujourd’hui supérieurs à ceux provenant de l’exploitation. Les secteurs des banques et assurances sont particulièrement porteurs de cette financiarisation croissante. L’UIMM, qui s’est plus illustrée par ses placements que par ses investissements productifs, n’est pas le défenseur du « capitalisme de papa », comme le sous-entend Mme Parisot, mais du fait de la propriété monopolistique de ses composantes dans le domaine de la métallurgie, l’UIMM est davantage porteuse de protectionnisme, voire de « projet industriel » face à la concurrence de l’Inde, de la  Chine.

La ligne Parisot : intégration du mouvement ouvrier et liquidation du syndicalisme.

Mme Parisot et ses soutiens sont davantage les tenants d’un capitalisme « cosmopolite », qui ne se soucie pas du lieu de production industrielle, mais estime que l’impérialisme français sera gagnant s’il se tourne dans la compétition bancaire mondiale, dans la création de fonds de pensions, d’assurances privées afin de surexploiter les travailleurs par des retenues directes et indirectes, de lutte concurrentielle avec l’UIMM pour le contrôle des caisses complémentaires de retraite des cadres. D’où leur soutien actif à la politique de Sarkozy de liquidation des conquêtes sociales de 36, 45,68.

Ce n’est pas un hasard si, pour régler  les contradictions entre secteurs monopolistes, « tout les coups sont permis ! ».  C’est la révélation, puis l’inculpation de Gautier-Sauvagnac, pour les 20 millions d’euros distribués « pour assurer la fluidité des relations sociales » dont il refuse de donner le noms des bénéficiaires. La révélation des 1 ,5 million d’indemnités accordées, pour son départ en retraite, au très « coûteux » Gautier-Sauvagnac qui, de plus, bénéficiait de la garantie de la prise en charge financière, par l’UIMM, des conséquences fiscales de sa probable condamnation.

Soudain, coup de tonnerre,  alors que la création de l’EPIM, le rôle et les méthodes de l’UIMM envers les patrons jugés « mous » et les syndicalistes, sont connus de longue date, le clan autour de Mme  Parisot joue « la vertu », campagne relayée par Le Figaro le JDD (groupe Lagardère), sur le thème « opération mains propres ».

« Je veux rassembler tous les patrons qui exigent transparence et éthique, tous ceux qui sont prêts à se dresser contre les démonstrations d’opacité que certains nous infligent, et contre leur sentiment abusif d’impunité ». La presse, aux ordres du capital financier et du complexe militaro-industriel, de renchérir sur l’opposition « entre les modernes et les anciens ». Parisot représentant la « modernité ».

Il s’agit d’une vaste campagne d’intoxication idéologique. Pas plus que l’UIMM, les secteurs regroupés derrière Parisot : banques, assurances, bâtiment, industrie de l'armement , sont des champions de la transparence. Ce sont les mêmes adversaires de classe pour les travailleurs, mais avec d’autres méthodes plus « subtiles », mais pas moins pernicieuses.

« Transparence et éthique » ? Mais alors que penser du financement occulte du MEDEF- Territoriaux par la médecine du travail, du système ancien et actuel des caisses de congés payés du BTP ? (Voir le site Rue89).

Que dire du secteur du bâtiment pourvoyeur de main d’œuvre sans-papiers et  « au noir », de précaires en tout genre, des entreprises d’intérim ? Du secteur militaro-industriel qui, par ses ventes d’armes, d’instruments de destruction, sème la mort de dizaines de milliers de personnes sur les lignes de front de l’impérialisme ?

Ce capitalisme-là n’est pas plus « moral » que celui prôné et appliqué par l’UIMM.  L’opposition (réelle) est à chercher ailleurs. Mme Parisot et ses soutiens pensent qu’une autre politique de « dialogue entre partenaires sociaux » est possible, fondée non sur la corruption de personnes et d’institutions, mais sur l’intégration (via les bureaucraties syndicales) aux « valeurs » du capitalisme de la majorité des travailleurs, comme aux Etats-Unis.

Là où l’UIMM, encline à voir des  « rouges » partout, clivait (et renforçait involontairement la conscience de classe), la direction du MEDEF part du constat de la liquidation du syndicalisme de lutte de classes, au moins au niveau des directions nationales (mais c’est beaucoup), de la domination sans rivages du social-libéralisme et du réformisme « à gauche », de l’absence de véritable parti ouvrier de type léniniste : le parti communiste.

Dans le même temps, le MEDEF mesure qu’il y a une course de vitesse avec le temps. Les luttes ont repris notamment dans les entreprises privées, non seulement sur des bases défensives et désespérées comme il y a quelques années, mais sur de hautes bases revendicatives : exigence de hausse des salaires de 300 euros mensuels, SMIC à 1600 euros, transformation des emplois précaires en CDI…

La colère et le mécontentement  des travailleurs ne cessent de se renforcer. La France est sujette à des « explosions sociales » comme en mai 68, notamment dans les périodes de rejet de l’exécutif politique. Là où le Capital s’appuyait, pour casser les grèves, sur l’aristocratie ouvrière dans l’usine (corruption de certains responsables syndicaux jaunes, permise par les caisses noires et le pillage impérialiste), Mme Parisot propose la promotion financière et sociale, l’intégration dans l’appareil d’Etat (via le financement des syndicats par l’Etat bourgeois) et ainsi  la « corruption » de l’ensemble des bureaucraties syndicales, y compris et surtout celle qui était écartée des magouilles de l’EPIM.

Le projet de sécurité sociale professionnelle, portée sur les fonts baptismaux par la CFDT, la CGT, le PS, l’UMP, le PCF (même si le contenu diffère), vise à substituer à une conscience collective de classe (dont la racine objective, outre le travail, se situe encore dans l’existence de conventions collectives, de statuts), « l’individualisation des parcours », « le livret individuel de travail », limitant les bureaucraties syndicales à la gestion des carrières, subordonnée aux « ressources humaines » des entreprises. Certes les bureaucrates gagneraient en nombre des « permanents »  payés à rédiger la paperasse, dans un pays qui ne manque pas de tradition bureaucratique, mais les travailleurs n’auraient plus d’outil de défense au quotidien. Voilà l’un des enjeux de la campagne de Parisot qui, avec l’ensemble de ses soutiens, va tout faire pour rehausser le « prestige » du président Sarkozy.

N’est-ce pas ce qu’exprime Bernard Thibault, quand il traite des affrontements entre MEDEF et UIMM : « Le MEDEF entre dans une nouvelle ère du dialogue social…faute de quoi les épisodes actuels ne seraient que des règlements de comptes. ». N’est-ce pas un soutien implicite à Mme Parisot ?

La résistance populaire sera plus forte que la collaboration de classes

Cette volonté commune au patronat, à l’Etat bourgeois, aux bureaucraties syndicales de « changer la donne sociale » pour que la collaboration de classes soit la norme relationnelle, entre Capital et Travail, va se heurter à la réalité objective qui fait que chaque jour, l’ouvrier dans son usine, le travailleur au bureau, sait que la défense de ses intérêts propres entre en contradiction et en conflit avec l’intérêt du patron et de la classe capitaliste. Les bureaucraties syndicales ont senti le boulet, quand des centaines de milliers de travailleurs en 2003, en 2005 ont crié « Tous ensemble ! Grève générale ! ». Ce sont là les forces, encore insuffisantes, mais d’avenir, qui reconstruiront le syndicalisme de lutte de classes, en gagnant toujours plus de travailleurs contre l’emprise des appareils réformistes.

 Les contradictions entre monopolistes attestent aussi de leur peur devant l’ampleur de la crise générale du système capitaliste, incapable de solutionner les problèmes globaux de la planète, au bilan social et économique désastreux, puisque la majorité de l’humanité vit en dessous du seuil de pauvreté.

Les luttes, la mobilisation du camp du NON victorieux, indiquent aussi la volonté de construire à la base, de ne plus suivre les recettes éculées d’un PS social-libéral qui suivrait, quant au contenu de classe, la même politique que celle de l’UMP, et de ne pas donner un chèque en blanc aux « forces véritablement à gauche » (PCF, LCR, LO) qui n’ont d’autres soucis que de se subordonner au PS pour avoir des élus. Triste crétinisme parlementaire.

Les travailleurs n’ont pas seulement besoin d’un outil pour se défendre au quotidien, mais d’une arme révolutionnaire traçant les perspectives de combat tactique et stratégique fixant le but à atteindre : la révolution socialiste pour donner le pouvoir aux forces du travail sous la direction de la classe ouvrière. La bourgeoisie nous conduit à la misère et à la ruine,  agissons pour qu’elle quitte le champ historique !

Cet outil, c’est le Parti communiste ouvrier, marxiste-léniniste. L’obstacle majeur à sa renaissance, c’est l’éparpillement des forces communistes, divisées et sectorisées en de multiples formations, c’est aussi l’existence de l’opportunisme de certains qui n’arrivent pas à rompre avec les appareils et la politique réformiste…et retardent d’autant la création du nouveau parti. 

Face à la politique du capital, de Mme Parisot, de Sarkozy, des collaborateurs de classe politiques et syndicaux, l’URCF a conscience de la tâche à accomplir, et en tire les conclusions pratiques : amplifier son travail politique en direction des usines, afin d’en faire, selon le mot de Lénine, « des citadelles de la lutte de classes », en direction des organisations sœurs qui composent le CNU (Centre national unitaire du mouvement communiste de France), afin ensemble de travailler à leur unification, sur le mot d’ordre : Une seule organisation communiste en France !

URCF.le 6 mars 2008

document disponible en brochure pour le commander écrire Les amis d'Oulianov BP40084 75862 PARIS CEDEX 18 ou à l'adresse électronique urcf@wanadoo.fr

 

 
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