Progrès du mouvement gréviste en lutte contre la politique capitaliste néolibérale.
L'existence de tendances chauvines, la propagande des médias visant à accréditer l'idée que la grève serait archaïque, laissent à penser que les grèves dures seraient l'apanage du mouvement social en France. il n'en est rien.
En 2007, le mouvement social en Allemagne a enregistré le plus fort nombre de journées de grèves depuis 1993. 580 000 journées de perdues pour le patronat!
Cette combativité montante a pour origine tout d'abord les telecoms (70 % des grèvistes 2007). les travailleurs de ce secteur ( Deutschetelekom) se sont opposés au "travailler plus pour gagner moins" durant 6 semaines d'arrêt de travail, c'est à dire aux mesures d'externalisation et de flexibilité, ils n'ont pas obtenu victoire mais leur combat continue...
Les conducteurs de locomotive ont été en pointe du mouvement de lutte eux aussi, leurs revendications attestent de la contre-offensive ouvrière: exigence de conventions collectives (alors qu'en Allemagne comme en France, l'individualisation des parcours professionnels tend à être substituée aux accords collectifs); réduction du temps de travail (contre la recherche systématique d'extorsion de la plus-value absolue, en France , c'est la politique de Sarkozy); ainsi qu'une hausse conséquente des salaires.
L'URCF salue la combativité exemplaire de la classe ouvrière allemande qui indique les formes et contenus nécessaires à adopter pour s'opposer résolument à la politique néolibérale des Etats de l'UE et du pouvoir sarkozyste