EXECUTION DE SADDAM HUSSEIN : UN NOUVEAU CRIME DE l’IMPERIALISME.
L’URCF condamne la mise à mort du président irakien Saddam Hussein, par l’administration Bush et ses agents compradores locaux. Ce simulacre de justice illustre la réalité d’une guerre colonialiste conduite pour le seul profit du complexe pétrolier par les impérialismes américains et britanniques. Depuis 1991 et la première guerre du golfe, le peuple martyr de l’Irak a été victime de douze années de bombardements qui ont détruit ses installations industrielles, sanitaires sans toucher aux installations pétrolifères (futurs profits obligent). Plus de 600 000 personnes sont mortes de cette campagne, notamment les personnes les plus fragiles : enfants et vieillards. En dehors des forces anti-impérialistes nul n’a dénoncé ce génocide programmé par les soi-disant « défenseurs de la démocratie ».
Le président Saddam Hussein a refusé de plier devant les diktats des grandes puissances et d’obéir aux intérêts des magnats de l’OPEP. Nationaliste, il fit preuve parfois d’anticommunisme et commit des erreurs préjudiciables à son pays. Nous partageons cependant l’analyse de Lénine selon laquelle, dans certaines circonstances de la lutte anti-impérialiste, la cause de la bourgeoisie nationale dans les Etats opprimés s’avère infiniment plus juste en défendant l’intégrité territoriale et la souveraineté du pays que celle des dirigeants sociaux-démocrates des pays capitalistes qui conduisent les guerres de conquête comme le travailliste Blair, laquais de Bush pour satisfaire les intérêts boursiers de l’oligarchie financière ou celle de « communistes » (révisionnistes en fait) qui misent sur l’appui des puissances impérialistes pour leur « mission ».
Dès lors, Bush junior programma sa « guerre de 10 ans » visant à se subordonner totalement le Proche-Orient, à encercler la Russie capitaliste et la Chine via l’Afghanistan et les Républiques devenues « bananières » de l’Asie ex-soviétique, à rendre dépendants dans le domaine énergétique les pays de l’UE.
La guerre fut précédée par une campagne de bobards dignes de Goebbels, accusant l’Irak bombardée depuis tant d’années par l’aviation américano-britannique de « posséder des armes de destruction massive », média-mensonge repris par tous les plumitifs à la solde de Washington.
En mars 2003, ce fut l’invasion criminelle de l’Irak par les troupes de la « coalition » qui plongea l’Irak dans un chaos indescriptible, occasionnant des centaines de milliers de victimes, paupérisant le pays de manière dramatique. La prise de Bagdad permit à l’administration US de mettre en place un gouvernement de marionnettes locales (affairistes, chefs de clan kurdes, révisionnistes, cléricaux chiites), suite à un véritable putsch renversant Saddam.
La ligne de Washington est d’attiser toujours la discorde nationale, de s’appuyer sur le haut clergé chiite contre les autres croyants et nationalités, l’objectif des stratèges du pentagone étant de diviser la nation irakienne en plusieurs « bantoustans » chiite, sunnite, kurde.
Mais un peuple libre ne saurait tomber ! Depuis, une large résistance irakienne à l’occupation porte des coups militaires de plus en plus rude à l’armada américano-britannique, l’obligeant à l’envoi de troupes supplémentaires malgré les recommandation de plusieurs experts américains liés à l’administration de Bush senior qui recommandait pourtant un « désengagement » mais ce serait un aveu trop cuisant d’échec pour l’hôte de la maison blanche !
Les troupes d’occupation après la capture de celui qui était le président légal de l’Irak et en tant que tel reconnu par la communauté internationale, le simulacre de procès ( la défense ne pouvant exercer librement ses droits) suivi d’une sentence dictée par Bush et consorts, le mode d’exécution barbare (filmant les derniers instants du leader irakien) atteste du mensonge et alibi des interventionnistes impérialistes : loin d’amener la « démocratie » et les « droits de l’homme » amène la réaction intégriste et moyenâgeuse. De plus au nom de quel mandat ? Sinon celui du colonialisme anglo-saxon qui n’a jamais caché son racisme intrinsèque pour les peuples arabes.
Saddam Hussein est mort dignement avec courage et détermination, en combattant anti-impérialiste. Ses derniers mots animeront sans nul doute la résistance irakienne : « pas de confusion entre dirigeants et peuples des envahisseurs, irakiens restez unis et rejetez la coalition iranienne » (le gouvernement fantoche).
Le combat anti-impérialiste pour obtenir le retrait des troupes d’occupation afin de permettre à l’Irak de décider librement de son avenir et de vivre en paix, la condamnation par l’humanité progressiste des criminels de guerre Bush et Blair sera un des grands combats de l’année à venir.
Secrétariat de l’URCF le 30 décembre 2006
Soirée de solidarité avec la Résistance Irakienne
La Résistance se renforce et déstabilise les plans impérialistes,
La Résistance a besoin de notre soutien
Vendredi 28 janvier 2005 s’est tenue à Paris une soirée de solidarité avec la Résistance Irakienne, animée par J. P. Page (du collectif « Polex » et ancien dirigeant CGT).
Dix personnalités sont intervenues au nom de la Résistance Irakienne. En se présentant, elles ont montré que la résistance est un large du front politique et social, national, qui organise la lutte du peuple irakien contre l’occupation du pays par les troupes impérialistes (armées et civiles), et contre les Irakiens collaborateurs de l’occupant (armés et civils). La Résistance est apparue comme étant une force laïque, multiethnique, trans-partisane. Sont intervenus : une femme écrivaine, un Kurde (avocat), des Irakiens du Sud et du Nord, chiites et sunnites, des non musulmans, deux communistes (anciens cadres, dissidents opposés à la direction du PCI), un baâthiste (ancien officier de l’armée, des nationalistes, des sans-partis (deux intellectuels progressistes exilés à Londres).
L’un d’entre eux a rappelé qu’un des mots d’ordre les plus scandés dans la rue irakienne (popularisé par la Résistance) était : « La Sunna, la Chiaâ, El Bilad mahi lil biaâ » (une rime en arabe qui veut dire : Ni sunnites, ni chiites, le pays n’est pas vendre !).
Des élections illégales, illégitimes et immorales !
Des informations précieuses et fraîches ont été données à l’assistance. En Voici un résumé succinct et bref :
Via des élections contrôlées, l’objectif des Etats-Unis est d’introniser un gouvernement à leur solde et envoyer au front plus d’Irakiens pour affronter le peuple révolté. Cela permet de construire le message : « les Irakiens s’entretuent, les Etats-unis ne sont plus responsables ». Ainsi les élections apparaissent comme une solution pour l’occupation devenue trop visible aux yeux de certains dirigeants occidentaux.
Une campagne soutenue est menée pour discréditer tous ceux qui s’y opposent ou simplement montrent une réticence : en les traitant de sympathisants du régime déchu de Saddam Hussein ou de terroristes.
Ces élections ne satisfont à aucun critère juridique :
* Selon la Convention de Genève, aucune autorité d’occupation n’a le droit d’organiser des élections, encore moins de modifier un régime électoral
* La loi électorale de l’occupant redéfinit l’électeur d’origine irakienne : on retrouve comme électeurs des personnes qui n’ont jamais mis les pieds en Irak, ne parlent pas la langue du pays. Ils viennent d’Iran, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, d’Israël,…). C’est le cas de la plupart des personnes du gouvernement collaborateur, et notamment de Alaoui, Chalabi. 100.000 pèlerins iraniens vont voter.
* Les registres de l’Etat-civil ont été brûlés pour empêcher toute contestation et contrôles des listes électorales .
* Les candidats ne sont pas connus des électeurs. Seules des listes numérotées ont été affichées.
L’occupant a créé 275 partis, pendant que la plupart des anciens partis enracinés depuis longtemps dans la société sont interdits.
3 gouvernorats sur 18, représentant la majorité du corps électoral (pour la plupart les Sunnites), seront privés des élections parce que considérées comme insoumis !
Enfin a-t-on jamais vu des élections se dérouler normalement en temps de guerre ?
En direction des femmes irakiennes de Tikrit, les Etats-unis ont attribué un budget de 10 millions de dollars/an à une ONG américaine, présidée par … Madame Cheney (vice-président et ex PDG de la firme multinationale prestataire du Pentagone, Halliburton), pour donner des cours de Yoga comme formation à l’exercice de la démocratie !!!
Les intervenants ont appelé à la vigilance quant aux informations dénigrant les actions de la Résistance. Ils ont insisté pour dire que : La résistance est naturelle chez tous les peuples. C’est aussi un droit. Le peuple est en légitime défense.100.000 Irakiens (selon l’ONG Lancet) ont été tués : le sang de chacun réclame justice. Et aujourd’hui, la justice en Irak ne peut se faire sans les armes !
La résistance peut gagner car la résistance rejoint la lutte pour la liberté. Les actions de la Résistance ne doivent pas être confondues avec les projets politiques islamistes obscurantistes, ni attribuées au fantôme de Zarkaoui créé de toutes pièces pour couvrir et justifier le terrorisme états-unien.
Plus de 200.000 mercenaires sont présents en Irak avec pour mission d’éliminer les Irakiens qui n’acceptent pas l’occupation. Il faut savoir que le peuple n’accepte pas l’occupation : les proches du pouvoir se présentent cagoulés. De nombreuses villes sont interdites à l’ennemi ou insécurisées pour lui, y compris Baghdad. Ses pertes sont de plus en plus nombreuses. De plus en plus, la Résistance est à l’initiative du combat.
Un cadre dissident du PC Irakien est intervenu pour dénoncer la trahison de la direction du PCI : les dirigeants qui collaborent sont entrés avec les troupes d’occupation, sont financés par l’occupant, ils ne peuvent donc que servir l’occupation. La plupart des militants communistes ont désavoué la direction et ont quitté le parti. Les communistes, dans leur ensemble sont engagés dans la résistance nationale, civile et armée, et continuent l'histoire glorieuse du communisme irakien.
Les élections sont une farce et une perte de temps pour le peuple et sa résistance.
Le combat que mène la Résistance est très difficile : c’est un combat contre le projet américano-sioniste de soumission et de contrôle des peuples et des richesses de toute la région du Moyen-Orient. C’est ce qui explique la prolongation et la permanence de présence massive des troupes d’occupation dans cette région, ainsi que la coordination objective et organique avec les forces de l’Etat d’Israël.
Cette bataille concerne tous les peuples, européens compris : si les Etats-unis réussissent, ils s’attaqueront à d’autres peuples et envisageront de dominer sans partage le monde entier. Si les Etats-unis échouent, ce sera une victoire pour tous les peuples.
Un vétéran communiste (engagé dans la Résistance) a appelé les forces progressistes à la solidarité avec le peuple irakien en renouant avec ses traditions de lutte et de résistance contre le fascisme. Il a résumé l’optimisme et la détermination de la Résistance : « Irak meurtri, Irak déchiré, mais Irak libéré » !
Les participants ont été nombreux à intervenir pour soutenir la Résistance. Ils se sont engagés à propager ces informations et à engager des actions contre la désinformation et le mensonge des médias capitalistes.
L’URCF prend et continuera à prendre une part active à cette solidarité anti-impérialiste.
Nos publications sur ce thème voir page Tracts Journal Actualités