RASSEMBLEMENT DES TRAVAILLEURS AFRICAINS-SENEGAL /
Comité d'Organisation pour le Parti (RTA-S/Cop)
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 2009: Communiqué du 24 janvier 

 

RASSEMBLEMENT DES TRAVAILLEURS AFRICAINS-SENEGAL /COMMUNIQUE

Le Secrétariat Politique du Rta-S s’est réuni en séance hebdomadaire, le 24 janvier 2009, pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale très préoccupante, particulièrement du côté des masses populaires.

 A propos des travailleurs de la Sotexka de Kaolack

Le Secrétariat est fortement préoccupé par le sort fait aux centaines d’agents de la Sotexka, depuis plus de cinq (5) ans maintenant. Depuis l’arrêt de l’usine, ils attendent de recouvrer leur dû, en vain. Les travailleurs réclament 350 Millions représentant les cotisations à l’Ipres d’une valeur de 150 millions, 12 millions de l’IPM et 56 mois d’arriérés de salaire.

Depuis que la Sotexka a été remise à la société Sogosi de Sotiba, sur décision du Ministre de tutelle, M. Ousmane NGOM, Cette dernière fait convoyer sur le site de vieilles machines. Ce qui amène les travailleurs à douter de la volonté des nouveaux gérants de remettre en marche l’usine.

Les centaines de pères de famille de l’usine ont le sentiment d’être sacrifiés sur l’autel des intérêts de Sogosi.

C’est pourquoi ils restent fermes sur leur position pour dire que tant que leurs droits ne sont pas acquittés, ils s’opposeront au démarrage des activités de l’usine.

Le Rta-S soutient les travailleurs dans leurs revendications légitimes et dénonce avec la dernière énergie les agissements du Ministre de l‘industrie dans la gestion de ce dossier.

 

Concernant les travailleurs de Abass NDAO

L’agression du syndicaliste Saliou DJIGUEL par le Directeur intérimaire de l’hôpital Abass NDAO, Mourad Dieye GUEYE, est révoltante. Le seul tort de S. DJIGUEL est d’avoir revendiqué avec ses collègues le paiement des salaires en retard.

Mais ce scandale remet à l’ordre du jour une injustice vécue depuis plus d’une année par les agents.

En effet, c’est en violation flagrante de la loi, que le Maire de la commune de Dakar, Pape DIOP, a nommé en juillet 2007, ce Directeur en tant qu’intérimaire, après avoir démis arbitrairement l’ancien Directeur, Thierno Seydou NDIAYE.

Il faut rappeler qu’en tant qu’établissement public communal de santé hospitalier, l’hôpital Abass NDAO est régi par la Loi 2003-01 du 02 janvier 2003. Et, aux termes de l’article 7 de la Loi 98-12, les Directeurs de ce type d’établissement public de santé sont nommés par décret.

Mais, Monsieur le Maire n’en fait qu’à sa tête. Non seulement il a fait fi de la décision du Conseil d’Etat annulant son acte de destitution de l’ancien Directeur, mais il a persisté dans sa violation de la Loi, en nommant un intérimaire en la personne de M.Dieye GUEYE qui cumule en même temps sa fonction de Directeur de Abass NDAO avec son poste de Secrétaire général de la Commune.

Les travailleurs de l’hôpital Abas NDAO ont toujours dénoncé cette anomalie qui s’ajoute aux énormes difficultés auxquelles ils font face pour prendre en charge efficacement les malades. Régulièrement, ils se mobilisent et se battent pour de meilleures conditions de travail. Car, l’hôpital Abass NDAO croule sous le poids des pénuries en tout genre.

Devant une telle situation, le Directeur intérimaire et les autorités de la Mairie ont toujours tenté de diaboliser le mouvement des travailleurs, en traitant les syndicalistes de criminels. Mais personne ne s’y trompe ! Car les véritables criminels sont à chercher ailleurs que chez les agents de santé.

Le Rta-S dénonce les agissements du Directeur intérimaire de l’hôpital et l’arbitraire du Maire de la commune de Dakar et exprime tout son soutien à la lutte des agents de Abass Ndao pour le respect de la loi et la satisfaction de leur plate forme revendicative.

 A propos des agents de l’hôpital Grand-Yoff 

La situation de l’hôpital de Grand-Yoff, ancien CTO, est plus qu’inquiétante. C’est du moins ce qui ressort des revendications des travailleurs qui sont sortis dans la rue pour exprimer leurs préoccupations qui tournent autour du manque de moyens matériels pour faire face aux exigences de prise en charge des malades et le non paiement des droits dus aux agents de la santé de cet hôpital. Les travailleurs parlent d’un déficit de plus de 100 millions et de pénuries en tout genre. Ils indexent particulièrement la gestion du Directeur actuel de l’hôpital dont ils dénoncent le laxisme.

Le Rta-S soutient la lutte des travailleurs de l’hôpital de Grand-Yoff et dénonce la légèreté avec laquelle la Ministre de la santé traite cette question, alors que la vie des patients est en cause à travers les conditions désastreuses de travail des agents de santé.

 Concernant le stade Assane DIOUF

Le Rta-S dénonce la spoliation du terrain du stade Assane DIOUF par le pouvoir de Wade qui, après démolition nocturne de la tribune principale, a fait occuper les lieux par la police pour permettre aux chinois acquéreurs du terrain de pouvoir débuter leurs travaux.

Le Rta-S soutient le collectif pour la sauvegarde du stade dans son combat pour l’annulation de cet acte de vente aux chinois et la réhabilitation de la tribune du stade.

Il est de plus en plus avéré que Wade et son régime sont obligés d’user de la violence à la fois administrative et policière pour faire accepter leurs politiques anti-nationales et anti-populaires. Dans ce cadre, la vente de Assane DIOUF n’est qu’un cas parmi d’autres (le domaine maritime est bradé, le Cices dépecé, les réserves de Leopold S.Senghor spoliées, etc.). La seule réponse face à cette politique de spoliation est l’organisation et la lutte la plus massive des populations victimes des agressions du pouvoir.

 A propos du procès des jeunes de Kédougou

Le Rta-S élève une vive protestation devant les peines infligées aux jeunes de Kédougou (particulièrement des élèves et étudiants), suite aux manifestations du 23 décembre 2008 qui avaient vu la mort d’un des leurs par balle. En effet, dix-sept (17) jeunes parmi les vingt-huit (28) inculpés ont écopé de peines sévères allant de cinq (05) à dix (10) ans de prison ferme.

Pourtant rien n’a été fait contre le meurtrier du jeune Sina SIDIBE ! Rien contre les tortionnaires qui ont violenté les jeunes pour leur extorquer des aveux ! Rien contre la chasse à l’homme qui continue avec prise d’otages à Tamba.

Ce procès est un acte politique d’un régime en déconfiture, incapable de répondre aux attentes angoissées d’une jeunesse en désarroi, une tentative d’intimidation avec l’utilisation de la violence contre des jeunes désarmés.

L’aveuglement qui accompagne ces agissements du pouvoir est tel qu’il ne s’embarrasse pas de scrupules. Comment Wade peut-il, un seul instant, nous faire croire qu’il n’intervient pas dans le fonctionnement de la justice, quand le protocole de Reubeuss et la libération annoncée de Idrissa SECK, entre autres faits, l’ont été de son propre fait ? En vérité, dans ce procès, c’est Wade encore qui agit et qui tente de punir et de briser toute tentative des populations de s’insurger contre ses politiques meurtrières.

Le Rta-S exige la libération des jeunes de Kédougou et la prise en charge effective de leurs préoccupations, l’instruction contre le meurtrier du jeune SIDIBE et les tortionnaires des inculpés et l’arrêt des harcèlements à l’encontre des populations de la région.

 S’agissant de la déchéance de leur mandat des députés de l’Assemblée nationale

L’exclusion de Mbaye NDIAYE et Moustapha Cissé LO de leur poste de députés à l’Assemblée Nationale est d’un arbitraire tel qu’il n’y a aucun qualificatif qui puisse exprimer l’énorme indignation qui affecte la conscience de tout démocrate.

Quand la Constitution établit sans confusion aucune les bases à partir desquelles un député peut être démis de ses fonctions, l’acte posé par le Pds et ses dirigeants relève du GRAND « MAA TEY ! ». Un « Maa tey » révélateur de ce que WADE et son régime ont fini de défaire tous les nœuds fondamentaux établissant les règles républicaines d’un pays respectueux des droits démocratiques des citoyens.

Il est cependant curieux que les victimes de cette Nième agression de la Constitution continuent de dédouaner WADE. Or, Que dire du « Garant de la Constitution » quand celui-ci laisse de telles forfaitures prospérer ? Qu’il en est, sinon le commanditaire, du moins le complice.

Le Rta-S dénonce cette forfaiture dont sont victimes les deux députés Pds, au nom de la défense des principes démocratiques, sans considération pour la couleur politique des victimes.

 

 

Dakar, le 26 janvier 2009                                                            Le Secrétariat Politique

 

 

    

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 Le Secrétariat Politique du  Rta-S s’est réuni, le 28 février 2008, pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale.

 1. Sur l’Oci

Le pays est plongé dans une campagne effrénée pour l’organisation du sommet de l’OCI, à Dakar. Le pouvoir de Wade donne l’impression que tout le sort du pays est lié à la réussite de ce sommet. De fait tout est subordonné à cette activité posée comme un défi lancé à l’opinion, à la presse et à l’opposition.

 En effet, Dans la philosophie et la démarche, ce n’est pas comme tel l’Etat du Sénégal qui organise le sommet, c’est Wade, son fils et le PDS qui organisent le sommet. Ainsi la réussite ou l’échec est conçu comme un enjeu de valorisation politique d’un homme, de son fils et de son parti.

 Tout transpire l’esprit sectaire et partisan. Et les oulémas, marabouts et autres mobilisés, au nom de l’Islam sont de fait manipulés pour servir une telle cause politique. Les mobilisations et prières sont couvertes par la télévision pour servir de faire-valoir dans l’opinion. Bien entendu, cette agitation coûte beaucoup au trésor public.

 Les centaines de milliards que va coûter ce sommet constituent une injure et une violence à la conscience et au vécu des masses populaires éprouvées dans leur chair par un coût de la vie insupportable pour les travailleurs, les paysans et chômeurs de ce pays.

 Il transparaît, dès lors que les objectifs de l’organisation du sommet dépassent ceux que porte naturellement l’envergure de l’Oci dont la tenue, en 1992, au Sénégal, n’avait pas connu tout le tintamarre qui l’entoure.

 En vérité, l’OCI réunit les chefs d’État de pays dont les populations sont musulmanes et comprend des pays membres où les chrétiens sont majoritaires. Son objet originel est la sauvegarde des lieux saints de l’Islam, le soutien de la cause palestinienne, la solidarité entre Etats membres, le renforcement de la coopération et l’élimination du racisme, etc. Au total qu’est-ce qui a été fait ?

 Le peuple palestinien subit au quotidien l’agression israélienne, on assiste à un véritable génocide au quotidien. Gaza est devenu une prison et les États de la Ouma regarde faire, pire nombre d’entre eux se sont fait les amis des israéliens, abandonnant le peuple de Palestine à son sort.

 Depuis des années, le peuple Irakien agressé et bombardé par la puissance américaine est demeuré seul face au monstre de l’administration, sans que les Etats les plus puissants de l’Oci ne lèvent le plus petit doigt.

 Les États arabes riches en pétrole et en dollars  laissent les pays pauvres dans une misère sans nom et en proie à la cupidité des multinationales du pétrole. Mieux, ils s’enrichissent de l’enchérissement de cet or noir.

 Par ailleurs, des États de cette Ouma traitent encore avec une violence inouïe et un mépris raciste les émigrés des pays noirs qui arrivent sur leur sol.

 Pour toutes ces raisons, pour le Rta-S, le sommet de l’OCI est celui des riches, des princes et rois complices des multinationales contre les pauvres, les noirs, les exploités et opprimés des pays concernés. Le Rta-S s’en démarque et dénonce tout le gaspillage de ressources qu’il va entraîner, et la manipulation des sentiments religieux des masses par le pouvoir de Wade qui se sert de la religion pour couvrir une politique antinationale et antipopulaire.

 2. Démolition du stade Assane Diouf :
Le Rta-S est profondément indigné par la démolition du stade municipal Assane Diouf, lieu d’épanouissement des jeunes du Plateau, Rebeuss et d’une partie de la Médina. Cet acte est d’autant plus scandaleux et révoltant que les auteurs ont procédé nuitamment, et en pleine période de préparatifs du Magal. Une manière de mettre les populations devant le fait accompli.

 La tentative des dirigeants de l’ANOCI de nous endormir, en dégageant leurs responsabilités et en promettant d’aider les populations riveraines à rencontrer Wade, nous paraît simplement irrecevable. Il est impensable que de tels actes soient pris à l’insu des plus hautes autorités de la République, parmi lesquelles le Président Wade.

 Le Rta-S estime ce qui est arrivé au stade Assane Diouf entre en ligne directe d’une politique systématique de dilapidation des réserves foncières de Dakar par le pouvoir de Wade. Le Stade Léopold Senghor a été victime de cette boulimie foncière, comme le fut le CICES, les terres de Ouakam, Ngor, Yoff, etc. L’école Mariama Ba de Gorée, le camp Dial Diop, le lycée Lamine Guèye, L’hôpital Le Dantec, l’école des manguiers sont dans la ligne de mire du pouvoir.

Les populations de Dakar doivent s’organiser et se donner la main pour refuser et lutter contre la spoliation dont elles sont victimes sous le mot d’ordre « touche pas à mes terres !».

 3. Bradage des ICS

Le bradage des ICS au groupe indien Ifco est simplement scandaleux. Voilà un groupe qui joue depuis longtemps avec les intérêts du Sénégal, avec la complicité d’un Etat qui a complètement démissionné de sa mission de défense des intérêts nationaux.

Car comment comprendre que l’on accorde à ce groupe un prix de 566$ la tonne d’acide contre 1400$ la tonne au niveau international. Le différentiel à lui seul permet à Ifco de gagner de quoi rafler les 85% du capital à hauteur de 100 millions $ et de pouvoir sans débourser un seul sou de sa poche payer sur 3 ans sa part d’investissement.

En effet, pour 360 000 tonnes pendant un an, à raison du différentiel de (1400 – 566 = 834$), Ifco gagne 300 millions 240 000$, soit 135 milliards 108 millions Fcfa. Rien de comparable avec les 44,5 milliards que nous offre Ifco.

 Il s’y ajoute qu’en devenant majoritaire dans le capital, avec 85%, Ifco qui ne s’intéresse qu’à l’acide phosphorique, va imposer ses désirs. Ainsi, les ICS vont être délestées des deux (2) secteurs que sont l’unité d’engrais et celle des produits phytosanitaires. Celles-ci vont être cédées à des privés.

 Il est inadmissible qu’une société qui a requis des investissements d’une valeur de 700 milliards de nos francs et qui peut en temps normal faire une production d‘acide de 500 000 tonnes puisse être cédée à si bon marché (44,5 milliards) à des étrangers et que l’Etat se contente de 15%. Quels sont les dessous d’une telle entente qui sacrifie les intérêts nationaux ?

 Le Rta-S dénonce avec la plus grande énergie cette opération et exige de l’Etat qu’il s’engage à recapitaliser les Ics, à sauvegarder dans le patrimoine national et à conserver les secteurs de l’engrais, de l’acide et des produits phytosanitaires dans la même entité, ICS. Nous sommes persuadés qu’avec une telle option les Ics, reprenant normalement la production, pourra à coup sûr se remettre à flot et payer ses dettes évaluées à 265 milliards.

 

Dakar le 29 février 2008                                                        Le Secrétariat Politique

 

 
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