RASSEMBLEMENT DES TRAVAILLEURS AFRICAINS-SENEGAL
Comité d’Organisation Pour le Parti ( RTA-S / COP )
BP: 13.725 Grand-Yoff ; Tél. 827.15.79 / 643.90.68 /558.43.19
Le Secrétariat Politique du Rta-S s’est réuni, le 28 février 2008, pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale.
1. Sur l’Oci
Le pays est plongé dans une campagne effrénée pour l’organisation du sommet de l’OCI, à Dakar. Le pouvoir de Wade donne l’impression que tout le sort du pays est lié à la réussite de ce sommet. De fait tout est subordonné à cette activité posée comme un défi lancé à l’opinion, à la presse et à l’opposition.
En effet, Dans la philosophie et la démarche, ce n’est pas comme tel l’Etat du Sénégal qui organise le sommet, c’est Wade, son fils et le PDS qui organisent le sommet. Ainsi la réussite ou l’échec est conçu comme un enjeu de valorisation politique d’un homme, de son fils et de son parti.
Tout transpire l’esprit sectaire et partisan. Et les oulémas, marabouts et autres mobilisés, au nom de l’Islam sont de fait manipulés pour servir une telle cause politique. Les mobilisations et prières sont couvertes par la télévision pour servir de faire-valoir dans l’opinion. Bien entendu, cette agitation coûte beaucoup au trésor public.
Les centaines de milliards que va coûter ce sommet constituent une injure et une violence à la conscience et au vécu des masses populaires éprouvées dans leur chair par un coût de la vie insupportable pour les travailleurs, les paysans et chômeurs de ce pays.
Il transparaît, dès lors que les objectifs de l’organisation du sommet dépassent ceux que porte naturellement l’envergure de l’Oci dont la tenue, en 1992, au Sénégal, n’avait pas connu tout le tintamarre qui l’entoure.
En vérité, l’OCI réunit les chefs d’État de pays dont les populations sont musulmanes et comprend des pays membres où les chrétiens sont majoritaires. Son objet originel est la sauvegarde des lieux saints de l’Islam, le soutien de la cause palestinienne, la solidarité entre Etats membres, le renforcement de la coopération et l’élimination du racisme, etc. Au total qu’est-ce qui a été fait ?
Le peuple palestinien subit au quotidien l’agression israélienne, on assiste à un véritable génocide au quotidien. Gaza est devenu une prison et les États de la Ouma regarde faire, pire nombre d’entre eux se sont fait les amis des israéliens, abandonnant le peuple de Palestine à son sort.
Depuis des années, le peuple Irakien agressé et bombardé par la puissance américaine est demeuré seul face au monstre de l’administration, sans que les Etats les plus puissants de l’Oci ne lèvent le plus petit doigt.
Les États arabes riches en pétrole et en dollars laissent les pays pauvres dans une misère sans nom et en proie à la cupidité des multinationales du pétrole. Mieux, ils s’enrichissent de l’enchérissement de cet or noir.
Par ailleurs, des États de cette Ouma traitent encore avec une violence inouïe et un mépris raciste les émigrés des pays noirs qui arrivent sur leur sol.
Pour toutes ces raisons, pour le Rta-S, le sommet de l’OCI est celui des riches, des princes et rois complices des multinationales contre les pauvres, les noirs, les exploités et opprimés des pays concernés. Le Rta-S s’en démarque et dénonce tout le gaspillage de ressources qu’il va entraîner, et la manipulation des sentiments religieux des masses par le pouvoir de Wade qui se sert de la religion pour couvrir une politique antinationale et antipopulaire.
2. Démolition du stade Assane Diouf :
Le Rta-S est profondément indigné par la démolition du stade municipal Assane Diouf, lieu d’épanouissement des jeunes du Plateau, Rebeuss et d’une partie de la Médina. Cet acte est d’autant plus scandaleux et révoltant que les auteurs ont procédé nuitamment, et en pleine période de préparatifs du Magal. Une manière de mettre les populations devant le fait accompli.
La tentative des dirigeants de l’ANOCI de nous endormir, en dégageant leurs responsabilités et en promettant d’aider les populations riveraines à rencontrer Wade, nous paraît simplement irrecevable. Il est impensable que de tels actes soient pris à l’insu des plus hautes autorités de la République, parmi lesquelles le Président Wade.
Le Rta-S estime ce qui est arrivé au stade Assane Diouf entre en ligne directe d’une politique systématique de dilapidation des réserves foncières de Dakar par le pouvoir de Wade. Le Stade Léopold Senghor a été victime de cette boulimie foncière, comme le fut le CICES, les terres de Ouakam, Ngor, Yoff, etc. L’école Mariama Ba de Gorée, le camp Dial Diop, le lycée Lamine Guèye, L’hôpital Le Dantec, l’école des manguiers sont dans la ligne de mire du pouvoir.
Les populations de Dakar doivent s’organiser et se donner la main pour refuser et lutter contre la spoliation dont elles sont victimes sous le mot d’ordre « touche pas à mes terres !».
3. Bradage des ICS
Le bradage des ICS au groupe indien Ifco est simplement scandaleux. Voilà un groupe qui joue depuis longtemps avec les intérêts du Sénégal, avec la complicité d’un Etat qui a complètement démissionné de sa mission de défense des intérêts nationaux.
Car comment comprendre que l’on accorde à ce groupe un prix de 566$ la tonne d’acide contre 1400$ la tonne au niveau international. Le différentiel à lui seul permet à Ifco de gagner de quoi rafler les 85% du capital à hauteur de 100 millions $ et de pouvoir sans débourser un seul sou de sa poche payer sur 3 ans sa part d’investissement.
En effet, pour 360 000 tonnes pendant un an, à raison du différentiel de (1400 – 566 = 834$), Ifco gagne 300 millions 240 000$, soit 135 milliards 108 millions Fcfa. Rien de comparable avec les 44,5 milliards que nous offre Ifco.
Il s’y ajoute qu’en devenant majoritaire dans le capital, avec 85%, Ifco qui ne s’intéresse qu’à l’acide phosphorique, va imposer ses désirs. Ainsi, les ICS vont être délestées des deux (2) secteurs que sont l’unité d’engrais et celle des produits phytosanitaires. Celles-ci vont être cédées à des privés.
Il est inadmissible qu’une société qui a requis des investissements d’une valeur de 700 milliards de nos francs et qui peut en temps normal faire une production d‘acide de 500 000 tonnes puisse être cédée à si bon marché (44,5 milliards) à des étrangers et que l’Etat se contente de 15%. Quels sont les dessous d’une telle entente qui sacrifie les intérêts nationaux ?
Le Rta-S dénonce avec la plus grande énergie cette opération et exige de l’Etat qu’il s’engage à recapitaliser les Ics, à sauvegarder dans le patrimoine national et à conserver les secteurs de l’engrais, de l’acide et des produits phytosanitaires dans la même entité, ICS. Nous sommes persuadés qu’avec une telle option les Ics, reprenant normalement la production, pourra à coup sûr se remettre à flot et payer ses dettes évaluées à 265 milliards.
Dakar le 29 février 2008 Le Secrétariat Politique
COMMUNIQUE
Le Secrétariat Politique du Rtas s’est réuni en sa séance hebdomadaire le 03 mai 2007 pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale.
1- Sur les conditions de vie des masses populaires : le Secrétariat dénonce les augmentations insidieuses des prix des denrées de première nécessité : le riz (le sac de 25 kg est passé de 6500F à 7000F), le lait (le sachet de 500g est passé de 1200F à 1500F), l’huile (le sachet entre autres, grevant davantage le budget des masses déjà laminé. La pénurie du gaz a entraîné de fait l’augmentation des prix, la bouteille de 6kg se vend désormais à 2500frs. Le prix du carburant a subi une augmentation, qui inévitablement se traduira par une hausse du coût du transport. De plus le prix de l’électricité devient insoutenable en dépit des coupures. Et pourtant de manière démagogique, le gouvernement libéral de Wade faisait miroiter une baisse des prix des denrées de première nécessité à la veille de l’élection présidentielle.
Cette situation n’est qu’un avant goût du calvaire que vont vivre les masses populaires, lors de ce quinquennat de Wade qui cherche une forte majorité à l’assemblée pour faire passer toute sorte de loi qu’il voudra. La nomination d’un nouveau ministre de l’énergie au moment où tout le monde dénonce le train de vie scandaleux et insolent du gouvernement donne déjà une indication de la direction prise par Wade. A coup sûr uen telle mesure entre dans une perspective de privatisation de la SENELEC.
Pendant que les populations meurtries par les politiques libérales peinent à survivre, le pouvoir de Wade a l’audace de poser la nécessité d’acheter un avion neuf pour le président. Indifférents aux conditions de vie des masses, les gouvernants se soucient plutôt du luxe dans lequel ils doivent vivre.
Les organisations de défense des consommateurs ont un rôle à jouer pour organiser avec les populations une mobilisation capable de stopper cette inflation galopante et exiger la baisse du coût de la vie. Dans cette bataille toutes les forces démocratiques et les partis se réclamant des masses devront jouer leur partition.
2- Sur la question de l’école : le Secrétariat politique exige du gouvernement la satisfaction des revendications des enseignants pour éviter le syndrome de l’année passée. Au lieu d’apaiser le font scolaire le pouvoir de Wade a plutôt une attitude provocatrice en coupant des sommes de 30.000 à 180.000frs à des enseignants que rien ne justifie. L’argument de l’erreur est inacceptable et révèle la légèreté avec laquelle le font syndical est géré.
3- Sur les centrales syndicales : Par ailleurs le Secrétariat Politique du Rta-s est scandalisé par cette obsession corruptionniste de Wade. Que cherche-t-il en octroyant une subvention de 600 millions à une centrale syndicale sinon de la domestiquer ? Que signifie cette distribution nocturne de 03 millions à certains, 28 millions à d’autres, la veille du 1° mai aux centrales syndicales, à quelque exception près ? Wade cherche ainsi à domestiquer le mouvement syndical à coup de millions et de milliards en tentant de corrompre les directions syndicales. La proposition de Wade d’une période d’accalmie de 3 ans éclaire sur son plan : ACHETER UNE PAIX A COUPS DE MILLIONS UNE PAIX DE 3 ANS. Pendant ce temps, les revendications essentielles des travaillleurs sont occultées. Après les scandales financiers à coup de milliards relatifs aux fonds politiques (chantiers de Thiès, la corruption à la magistrature, l’achat de conscience pendant les dernières élections), Wade se tourne maintenant vers les centrales syndicales avec des centaines de millions pour pacifier le front social. C’est immoral et inacceptable ! Ce que les travailleurs exigent du gouvernement, c’est la satisfaction de leurs revendications qui sont légitimes. Ce qu’ils exigent, c’est l’exécution par le patronat des décisions de justice favorables aux travailleurs (Les ex-agents de la SOTRAC, SAVANA SALY, NSTS, TRANSPLAST, etc. courent depuis des années derrière la satisfaction de leurs droits), c’est le redémarrage des sociétés fermées ou en crise faute de moyens financiers (SOTEXKA, NSTS, ICS, SAR, etc.). Ce n’est pas dans la tentative de corruption des dirigeants syndicaux que Wade arrivera à bout des travailleurs déterminés à faire respecter leurs droits.
Le Rtas appelle ainsi les travailleurs à rester vigilants et à ressouder les rangs pour ne pas se laisser abuser par le populisme de Wade.
4- Sur les sinistrés : Le Secrétariat Politique du Rta-S revient sur la situation inhumaine que vivent les sinistrés sous leurs tentes. Ils sont devenus des oubliés et des laissés pour compte par le pouvoir libéral de Wade qui est prêt à dépenser des milliards, en les toisant.
5- Les ordures reviennent envahir les maisons et rues de la capitale, à quelques mois de l’hivernage. C’est simplement ridicule d’afficher des slogans pour « atteindre le sommet » quand on est incapable de maîtriser ce domaine de collecte et de traitement de ses ordures.
Le Secrétariat Politique du Rta-s appelle toutes les forces démocratiques à dresser un véritable rempart contre les politiques libérales en cours et à venir en se mobilisant dès maintenant pour le boycott des législatives.
Dakar le 04 mai 2007 Le Secrétariat Politique
COMMUNIQUE
Le Secrétariat Politique élargi du Rta-S s?est réuni le jeudi 05 avril 2007 pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale.
Le Secrétariat a rappelé les différentes positions exprimées avec la coalition « Jubbanti » (27 février) et le front « Péncu Askan wi » (1er et 12 mars), suite aux présidentielles. Toutes ces déclarations ont souligné avec force le caractère frauduleux des élections du 25 février 07, appelé au rejet des résultats des présidentielles et formulé des revendications précises autour des axes suivants :
- l annulation des résultats frauduleux du scrutin du 25 février,
- le « déparasitage » du fichier électoral,
- la correction des distorsions du processus électoral,
- la démission du Ministre de l intérieur, Ousmane NGOM,
- la reconvocation du collège électoral pour la présidentielle et les législatives avant le début de l hivernage,
- le rétablissement sur les listes électorales de tous les omis, la distribution effective des cartes d électeurs à leurs ayants droit,
- etc?.
Tous les éléments de soupçon décelés la veille de la campagne électorale et exposés par les experts de l'opposition (possibilité d'inscriptions multiples, le refus par le gouvernement de laisser examiner la boîte noire, le refus par le gouvernement de faire figurer les photos sur les registres électoraux) se sont confirmés dans les faits comme des éléments constitutifs d'une fraude planifiée.
Pire l'organisation matérielle a été entachée d'irréguralités et de distorsions comme des éléments constitutifs d'une fraude programmée, à l'avance. Le calibrage du nombre de votants par bureau de vote, 800, est un élément induisant la prolongation nécessaire du vote au-delà de l'heure normale de fermeture. Car pour 800 électeurs, si chaque électeur prend 2 mn pour voter, cela fait 26h. Là où les électeurs militaires et paramilitaires ont deux jours pour voter, les civils beaucoup plus nombreux doivent se contenter d'une journée.
Voilà pourquoi, au niveau du Rta-S nous estimons que la position juste et conséqquente est celle du boycott des législatives si les conditions qui ont prévalu dans la présidentielle restent en l'état. Car aller dans ces élections avec ces conditions, c'est cautionner une forfaiture que nous avons condamnée et pour laquelle nous sommes déjà largement avertis par la Présidentielle.
Nous sommes convaincus que Wade veut se donner les moyens d'avoir pour ces législatives les 3/5ième des sièges lui permettant d'avoir les coudées franches pour positionner de manière constitutionnelle son fils.
Le Rta-S décide donc de s'impliquer dans la dynamique de l'opposition pour le boycott actif des législatives et lance un appel à ses sympathisants et aux masses à soutenir activement cette dynamique.
Pour être productive et véritablement populaire, cette option devrait, à notre avis, articuler les questions démocratiques aux exigences et préoccupations sociales des masses populaires.
Dakar, le 6 avril 2007 Le Secrétariat Politique
COMMUNIQUE
Le Secrétariat Politique du Rta-s s’est réuni en sa séance hebdomadaire le 5 janvier 2007 pour examiner entre autres questions la situation politique nationale et internationale.
Sur la situation politique nationale
Le Secrétariat Politique, revenant sur la situation préélectorale déplore et fustige le fait que tous les sénégalais en âge de voter ne soient en possession de leurs cartes d’électeur et d’identité, un fait dont le ministère de l’intérieur endosse l’entière responsabilité. Cette manœuvre est du même ordre que celle de l’augmentation de la caution pour empêcher des forces populaires de participer à ces élections. Par ailleurs le secrétariat politique fustige le comportement du candidat Abdoulaye Wade qui a mobilisé encore les moyens de l’Etat et particulièrement la télé pour faire une campagne électorale avec ses soi disant inaugurations, même si comme à Darou Mousty, l’école n’a ni eau, ni électricité comme relaté dans la presse. Voilà la démocratie dont se targue le pouvoir libéral : une démocratie censitaire, doublée d’un accaparement des moyens de l’Etat au profit du prince.
Pendant que Wade se pavanait dans tous les coins du pays pour mystifier les populations, le prix du gaz ne cesse de grimper, mettant ainsi les populations dans un désarroi total. En effet à chaque fois que ce produit manque pour quelques jours, son prix grimpe à sa réapparition : aujourd’hui ? la bouteille se paie entre 2700F et 3000F.Où se trouvent alors la protection et la subvention du gouvernement de Wade –Maky ? C’est comme si les fournisseurs trouvaient un malin plaisir à organiser la pénurie pour pouvoir tenir les populations sans défense en otage. C’est regrettable aussi de ne pas voir les associations consuméristes prendre à bras le corps cette question vitale pour organiser les populations et dire non à cette situation. Les partis aussi, et surtout de la gauche, plus préoccupés par des élections utilisent cette situation à des fins de propagande, mais sans aucune action concrète d’organisation et de riposte des populations. En plus de cette pénurie de gaz, les coupures intempestives et prolongées d’électricité reprennent de plus belle, confirmant ironiquement certainement les engagements du président, à savoir qu’il n’y aurait plus de délestage à partir du 15 octobre. Peut être que Wade veut coûte que coûte à nous ramener à la civilisation de la bougie. C’est tout simplement inacceptable !
Comme si cela ne suffisait pas, l’insécurité est devenue galopante dans la capitale et sa banlieue où les agressions multiples et les vols sont devenus un banal phénomène sans que les populations ne voient la protection de l’Etat : les meurtres se multiplient.
Par ailleurs, la situation des sinistrés est des plus préoccupantes (des oubliés dans leur propre pays), sans parler des ordures qui font partie désormais du décor de la capitale. Au-delà du discours creux des autorités de la république, voilà la réalité du vécu concret des masses laborieuses de notre pays.
Sur un autre registre, le secrétariat politique est profondément inquiet et préoccupé de la situation de l’école sénégalaise. Au rythme où vont les choses, on se dirige inéluctablement vers une année scolaire invalide, ce qui serait une catastrophe pour notre jeunesse et pour notre peuple. Le pouvoir libéral de Wade doit cesser ses tergiversations et rencontrer immédiatement le CUSEMS pour trouver une solution à cette crise qui n’a que trop duré. Ce n’est pas parce que Diouf a connu 2 années blanches comme le disait Wade, qu’il doit en connaître une. Ce serait irresponsable !
Les parents d’élèves et tous les segments de la nation doivent prendre leurs responsabilités pour exiger du président une rencontre avec le CUSEMS pour trouver une solution : C’est un devoir patriotique !
Enfin, le secrétariat politique condamne l’assassinat du président du conseil régional de Ziguinchor et dénonce par la même occasion la méthode de délation préconisée par Wade avec son wanted pour les auteurs d’un tel acte. C’est vraiment dans ce cas que la DIC devrait faire preuve de ses capacités et prouesses au lieu de passer tout son temps à intimider les hommes politiques et les journalistes.
Sur la situation internationale
Le secrétariat Politique condamne énergiquement le lâche assassinat de Saddam Hussein par les américains et leurs complices. On assiste là aussi à une complicité de la communauté internationale qui suit au doigt et à l’œil les agissements criminels de l’administration de Bush. Tous les démocrates doivent dénoncer cet acte odieux. Wade qui se fait passer pour un démocrate doit aussi se prononcer sur cet acte.
S’il y a vraiment quelqu’un à pendre pour des actes criminels et massacres d’innocents, c’est vraiment Bush , le boucher des peuples épris de paix et de dignité, qui a organisé un carnage en Irak, organisé l’embargo sur Cuba et qui protège l’Etat terroriste d’Israël.
Dakar le 5 janvier 2007 Le Secrétariat Politique
RASSEMBLEMENT DES TRAVAILLEURS AFRICAINS-SÉNÉGAL
Comité d'organisation pour le parti (RTA-S/Cop)
HLM Grand Yoff- Villa 999 Tél. 8271579/6439068/5584319
Site Web : www.rtasenegal.org
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COMMUNIQUE
LUTTE A TRANSRAIL
Soutenons les revendications légitimes des cheminots !
Depuis des mois les cheminots de TRANSRAIL sont en lutte autour de leurs revendications, sans réussir à faire admettre la légitimité de celles-ci par la Direction de Transrail. Non seulement celle-ci s’emmure derrière une attitude fuite en avant complètement inqualifiable.
La privatisation à TRANSRAIL été négative pour les travailleurs, malgré toutes leurs attentes. Après 18 mois de lune de miel, les cheminots ont vite déchanté, la finalisation de la privatisation ayant achoppé sur un désaccord à propos de la grille salariale. En effet une simulation avant application devait être faite mais la Direction est passée outre en appliquant directement une nouvelle grille aux travailleurs. Cela a créé une frustration, les travailleurs ne se retrouvant pas dans cette nouvelle grille qui faisait fi de beaucoup de leurs avantages acquis.
Les négociations ouvertes sous la supervision de l’Inspection du travail, en Mars 2006, ont abouti à l’élaboration d’un PV dans lequel la Direction s’était engagée à rectifier ce qu’elle appelait « erreurs sur les grilles salariales » et une commission a été mise sur pied à cet effet.
Un calendrier de rencontre est élaboré et la première séance devait se tenir le 11 mai 2006. Mais 48h avant, la rencontre est renvoyée. Le Directeur part en vacances pour 15 jours. Les promesses sont ainsi restées lettres mortes. Les travailleurs déposent un préavis de grève de 48h. Le 14 et 15 juin, la grève massivement suivie est une réussite tant au mali qu’au Sénégal : 95 % Bamako, 80-85 % Thiès.
La direction fait une note de service pour estimer les pertes (675 Millions en 48h) occasionnées par le mouvement de grève et menace de procéder à une réduction du personnel et des primes.
De nouveau, les travailleurs se mettent en ordre de bataille : un préavis est déposé et une grève de 72 heures déclenchée, les 15, 16, 17 Juillet : nouvelle réussite à 90-95 %.
La Direction réagit et procède à la suspension, après demande d’explication, de Oumar CISSE, Mambaye Tounkara, Pierre NDOYE. Mais seul ce dernier va recevoir sa lettre de suspension, Les autres feront constater par huissier leur interdiction de l’accès à leur lieu de travail. Une rencontre avec le Président de la République sollicitée par les travailleurs aboutit à des accords qui devaient être établis et diligentés par le ministre de la fonction publique. Au Mali, les 18 licenciés sont repris.
L’unité syndicale dans la lutte a été un succès, malgré la tentative de certains syndicalistes désavoués par leur base, de briser le mouvement.
Au moment où nous mettons sous presse, Seuls Pierre NDOYE, responsable de FETRAIL et SARR, chef de gare de Bargny sont en suspension. Mesure jugée arbitraire par l'inspection du travail.
Donc la lutte continue pour les cheminots qui veulent l'ouverture de négociations sérieuses, la levée des mesres de suspension, une nouvelle grille de salaire confectionnée avec la participation des travailleurs indispensable pour la survie de centaines de travailleurs et leurs familles.
Tous les patriotes doivent soutenir la lutte des cheminonts pour l'aboutissement de leurs revendications légitimes.
Par ailleurs, ils doivent dénoncer la privatisation de TRANSRAIL constitue une perte énorme pour l’économie sénégalaise, au delà de la perte de souveraineté sur le rail.
En effet, les pertes de 675 Millions en 48 h avancées par la direction nous font croire que TRANSRAIL fait au bas mot 10 Milliards de recettes par mois, soit un chiffre d’affaires de 120 milliards l’an.
Enfin la privatisation précarise l'emploi et compromet la carrière des travailleurs, car seul le profit guide l'action des privés surtout étrangers dont le seul souci est de PILLER nos ressources à moindre frais.
A propos du cautionnement.
Les masquent tombent
Le ministre de l’intérieur vient de fixer le montant du cautionnement à l’élection présidentielle à 25 millions de francs Cfa et 15 millions de francs pour les législatives et cela quelques jours seulement après avoir rencontré les partis sur la question.
Le régime de Wade vient de jeter encore le masque. Après avoir bradé le patrimoine national, saboté la campagne agricole, organisé un coup d’état institutionnel en prolongeant le mandat des députés, il vient de prendre la décision historique de tenter d’écarter des compétitions électorales des partis politiques à partir des moyens financiers. C ‘est une mesure inique, antidémocratique, scandaleuse et sans aucun fondement sérieux.
Les partis politiques concourent pour le suffrage des citoyens ; la prise de pouvoir est leur raison d’exister. Ce qui doit faire la différence des partis est le projet de société qu’ils proposent aux citoyens et non l’exhibition de leurs moyens financiers.
Déjà lors de la rencontre des partis avec le ministère de l’intérieur présidée par le Directeur Général des Elections, on sentait venir le coup lorsque ce dernier a fait allusion au cautionnement du Cameroun et du Gabon.
Les arguments avancés pour augmenter la caution ne tiennent pas la route. En effet, si l’argent déposé par les partis doit servir à la confection des bulletins de vote et des documents de propagande et que l’état leur restitue cet argent si le candidat à la présidentielle obtient 5 % des suffrages ou que la liste obtient au moins un député pour les législatives, alors cet argument devient une pure hypocrisie et une contre vérité énorme.
En réalité l’Etat prend en charge totalement les candidats et listes qui s’en sortent et rackettent les candidats et listes qui ont voulu prendre leurs responsabilités en participant aux élections au lieu d’être d’éternels « yobaleema » puisque ces derniers ne seront pas remboursés.
La seule raison de cette mesure qui traduit un recul énorme des avancées démocratiques, c’est la volonté d’éliminer ce qu’ils appellent les « petits partis » des compétitions électorales pour manque ou insuffisance de moyens.
L’Etat ne prend pas en charge toutes les dépenses liées aux élections d’autant plus que chaque parti prend en charge totalement sa campagne électorale. Ce qui grève les finances publiques, ce sont ces scandales à coup de milliards qu’on n’a jamais connus dans ce pays (chantiers de Thiès, fonds politiques, etc.…). L’Etat devrait plutôt s’occuper de réglementer les dépenses lors des campagnes électorales au lieu de s’acharner sur les partis émergents et qui ont l’avenir devant eux.
Pourquoi organiser ces parodies de rencontre avec les partis si leurs points de vue ne sont pas tenus en compte ? La tendance réelle lors de la rencontre avec le ministère de l’intérieur était le statut quo, c’est à dire maintenir les cautions à hauteur des dernières élections, 2000 et 2001.
Le Rta-S dénonce énergiquement ce coup de poignard dans le dos de la démocratie et exige que l’on rapporte cette mesure. Il appelle tous les démocrates et les patriotes à élever la voix pour que cette mesure qui traduit un recul énorme de la démocratie soit rapportée.
La Société civile, ceux du « Pacte républicain » et autres ont devant eux une violation énorme de la constitution et du consensus. Le suffrage, par cette forfaiture devient, dans les faits censitaire.
Si les partis politiques légalement constitués sont exclus des moyens légaux de prise du pouvoir, de concourir en toute égalité avec au suffrage des Sénégalais, que leur reste-t-il comme solution ? C’est de fait les pousser hors du champ de la légalité !
C’est inadmissible et proprement scandaleux !
Réew dañ koy péncoo, ken du ko Pàccoo !
Dakar le 29 août 2006 Le Secrétariat Politique
A PROPOS DE LA LUTTE DU CUSEMS :
La responsabilité du gouvernement pleinement engagée !
Alors que les cadavres de jeunes sénégalais désespérés continuent de joncher les fonds de l’atlantique ou de s’échouer sur les côtes mauritaniennes, marocaines et espagnoles, ceux qui nourrissaient encore l’espoir de voir la nation se pencher sur leur avenir et éviter ainsi à notre peuple cette saignée macabre de ses fils, les élèves notamment, sont sur le point de déchanter face aux sombres perspectives qui planent sur la fin de l’année scolaire.
Les enseignants du moyen secondaire général regroupés au niveau du CUSEMS sont en mouvement depuis plus de 5 mois : grève d’avertissement, débrayage, rétention des notes de composition et de devoirs, boycott sur les anticipées de Philosophie organisées le 13 juin, boycott de la correction des épreuves de philo et menace de boycott des examens à venir ( BFEM,Bac). En lieu et place de la surveillance des épreuves de philo les enseignants avaient appelé à une marche le même jour, une marche que le gouvernement a interdite violant encore le droit constitutionnel à la manifestation.
Le élèves des lycées Kennedy, Seydou Nourou Tall, Galandou Diouf et ceux de Lamine
Gueye ont battu le macadam pour exiger du gouvernement qu’il trouve une solution aux problèmes posés par leurs enseignants, afin que l’année scolaire soit sauvée.
Les enseignants regroupés au sein du CUSEMS demandent en effet, entre autres, la revalorisation de leurs indemnités de logement et la hausse des primes d’examen, un plan de carrière favorable à la formation des enseignants. Les enseignants du moyen secondaire général sont bien fondés d’exiger de ce gouvernement la juste revalorisation de telles indemnités face au coût exorbitant de la vie, la spéculation foncière et immobilière que l’état encourage, le casse tête du transport et la flambée vertigineuse des hydrocarbures et dérivées. Cela d’autant plus qu’ils ont assisté médusés, aux largesses faramineuses du gouvernement de « l’alternance » aux gouverneurs, préfets, sous préfets, aux magistrats ainsi qu’aux élus locaux, autant de catégories socioprofessionnelles qui le plus souvent sont logées par l’état. Ils ont assisté scandalisés de la manière dont ce gouvernement, du haut de son arrogance dilapide sous après sous les moyens de l’état à travers meetings et cérémonies de prestige, voyages incessants du président de la république et de ses partisans, distribution de millions aux courtisans et membres du clan libéral, au moment où le peuple croupit dans les inondations, la maladie et la misère.
Les conditions de précaires d’hébergement (logements, indemnités), de transport et d’acheminement du personnel enseignant et leur sécurisation lors de l’organisation des examens nationaux sont inadmissibles, au point que des présidents de jury du Baccalauréat et du BFEM sont à la merci de la corruption ou d’agressions.
Au lieu de s’asseoir à la table de négociation et satisfaire ces revendications plus que légitimes, le gouvernement tente d’opposer les enseignants en évoquant la nécessité de discussions globales avec toutes les organisations d’enseignants.
Les dernières propositions du gouvernement face aux revendications des enseignants regroupés au sein de l’intersyndicale frisent même la provocation et traduit en pratique le mépris de ce gouvernement face aux préoccupations des enseignants.
Il n’est pas possible de mettre le gouvernement et les enseignants dos à dos sur la perturbation de l’année scolaire. Le gouvernement en est entièrement responsable et il a le devoir de trouver une solution de sortie de crise en discutant avec tous les cadres en lutte et franchement en respectant les engagements qu’il va prendre encore.
Face à cette diversion, notre parti le RTA/S soutient cette lutte des enseignants et lance un appel :
-Aux enseignants pour soutenir à la base de telles revendications et réaliser l’unité de toutes les organisations syndicales de l’éducation nationale pour faire aboutir la plate-forme posée par le CUSEMS, dans l’intérêt des enseignants, des parents et du monde scolaire.
-Aux parents d’élèves pour qu’ils se solidarisent avec les enseignants en lutte, face aux menaces qui pèsent sur le sort des élèves et face à l’attitude de ce gouvernement qui n’a jamais de moyens pour les fils du Sénégal, jamais de moyens pour assister, pour se pencher sur les urgences nationales (inondations et assainissements, épidémies, chômage et précarité, santé, éducation…) mais qui trouve toujours des milliards pour le « Pàccoo » au sommet de l’état.
REEW DAN KOY PENCOO, KEN DU KO PACCO !
Fait à Dakar le 26 juin 2006 Le Secrétariat Politique
LE CAMPUS UNIVERSITAIRE EN ETAT DE SIEGE
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Secrétariat politique du Rta-S s’est réuni en séance extraordinaire, le 20 février 2006 pour examiner la situation creée à l’université C.A.Diop de Dakar par l’invasion des forces de l’ordre.
Le vendredi 17 février 2006, le gouvernement libéral de WADE a envoyé des éléments de police et de LGI investir le campus universitaire, avec leurs chars et leurs bombes lacrymogènes, en violation flagrante des franchises universitaires, pour soi-disant sauvegarder l’ordre et la sécurité des personnes et des biens.
Mais en lieu et place d’ordre et de sécurité, les forces de police et de gendarmerie ont mis le campus sens dessus dessous, semant le désordre et la désolation partout. Des étudiants ont été molestés jusqu’au sang, des portes défoncées, des chambres et des affaires d’étudiants, ordinateurs brûlés, divers objets, portables emportés.
La violence était telle qu’on aurait cru que les forces envoyées par le Ministre de l’Intérieur, Ousmane NGOM, étaient en guerre contre des ennemis venus d’une autre planète.
CELA RAPPELLE ETRANGEMENT LA FAMEUSES DESCENTES DES FORCES DE L’ORDRE EN 1988, SOUS LE REGIME PS DE A.DIOUF. Quand on dit que l’Alternance n’a pas changé grand’chose, on peut bien le croire !
De quoi les étudiants étaient-ils coupables pour mériter un traitement aussi bestial, aussi haineux ? Parce qu’ils ont osé se révolter contre le service d’une nourriture pourrie et pleine de vers par les restaurateurs privés qui ne sont préoccupés que par le profit.
Est-il concevable que l’on serve de la nourriture avariée à des êtres humains, sans qu’ils ne se rebiffent ? Au lieu de protéger ou de consoler les victimes d’une telle agression, contre les responsables de ce crime, le gouvernement de Wade a choisi de les réprimer dans le sang et le feu.
Et depuis les forces ont transformé le campus en camp d’occupation, empêchant l’expression de toute liberté de réunion ou même de rassemblement de deux personnes. C’EST L’ETAT D’URGENCE À L’UNIVERSITE. C’est à la fois illégal, illégitime et proprement scandaleux de la part d’un Etat qui se réclame du droit.
Mais, on le sait, il en est ainsi du sort fait aux étudiants comme de celui des masses travailleuses, des sinistrés et de tous les exclus méprisés par un pouvoir complètement irresponsable, traumatisé par les élections à venir et prêt à tout pour se maintenir au pouvoir et continuer à faire évader des milliards du trésor public.
Le Rta-S dénonce avec la dernière énergie la répression abattue sur les étudiants, fustigent les prétextes fallacieux pour justifier une telle pratique et exige le retrait des troupes de répression du campus, avant le règlement de cette situation dans le sens de la sauvegarde des droits intérêts des étudiants.
Le Rta-S exprime son soutien au mouvement étudiant pour la satisfaction de ses revendications légitimes.
Dakar, le 21 février 2006 Le Secrétariat Politique
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COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Secrétariat politique du Rta-S, réuni en sa séance hebdomadaire, le 12 février 2006, a examiné à son ordre du jour, entre autres questions, la situation politique nationale.
1- Sur la libération programmée de Idrissa Seck
La décision du pouvoir de libérer l’ancien Premier ministre emprisonné depuis près de 7 mois, intervient dans un contexte où le PDS est traversé par une crise qui perdure. Cette décision était déjà annoncée par Wade en personne à l’extérieur et largement justifiée par ses soins en lieu et place de la justice. Il en est ainsi de la sortie de I.Seck comme de son arrestation dont la procédure a commencé avec l’annonce par Wade lui-même de l’affaire dite des « chantiers de Thiès » avec sa fameuse image de « l’enfant à qui on a demandé de prendre 2000 francs et qui finalement en prend 10.000 F ». Du reste, a libération de Salif Ba était également un signe avant-coureur de la relaxe de l‘ancien premier Ministre.
Cet évènement nous enseigne au moins 2 choses.
D’abord, que la justice s’est à nouveau complètement discréditée, comme du reste elle l’a été dans d’autres « affaires » comme « l’attentat de Talla Sylla », « l’incendie de la Bourse du travail CNTS », « le naufrage du Joola », « l’assassinat de Me Seye », « les décisions de justice jamais appliquées » par l’Etat pour les travailleurs arbitrairement licenciés (Sotrac, Sias, Savana-Saly, Nsts, Sotexka, etc.).
Ensuite, au regard de toutes les informations livrées sur cette affaire qui charrie des scandales financiers à coups de milliards, dans et hors des « chantiers de Thies », impliquant I.Seck, S.Ba, l’actuel ministre de l’économie et des finances, A.Diop et considérant la relation des négociations secrètes (cf. Le Quotidien du ) qui ont conclu à la libération de I.Seck, en échange d’engagements financiers entre le « fils » Seck et la « père » Wade », il apparaît clairement que rien dans cette affaire n’est politique. Il se dit d’ailleurs que les 06 milliards récemment remis par Wade au gouvernement résultent de cette tractation. Tout le monde sait qu’il n’a jamais été question entre « le père » et « le fils » de divergences politiques de quelque nature que ce soit !
Il s’agit plutôt comme le reconnaissait I.Seck lui-même d’une « affaire de grands bandits » qui ont divergé sur « le partage du butin ».
Encore une fois cette « affaire » restera opaque comme le furent les autres « affaires » et un jour on fera voter une loi d’amnistie pour blanchir les uns et les autres.
De ce point de vue, le Rta-S demeure encore sur ses positions de condamnation de l’utilisation des institutions pour régler des problèmes internes au PDS et de rejet de la manipulation de l’opinion par le pouvoir.
Pour le Rta-S, c’est le Président de la République lui-même qui devrait être entendu devant la Haute Cour de justice pour avoir été le seul responsable des décisions politiques qui ont abouti à ces crimes économiques, au moment où plus de 60% de nos compatriotes survivent avec moins de 1000f /jour ; et pour avoir discrédité toutes les institutions de la République quand on considère la série de scandales qui ont secoué le pays depuis son accession au pouvoir.
ON VOLE LE PEUPLE ET ON PLANQUE SES RICHESSES À L’ETRANGER
ENSUITE ON TENTE DE MYSTIFIER LE PEUPLE ET DE LUI PRESENTER DES MARTYRS ET DES SAUVEURS !
Le peuple crie : ASSEZ, RENDEZ NOUS NOS MILLIARDS !
2- Sur le sort des licenciés des ICS
Depuis le 31 décembre 2005, neuf (9) agents de maîtrise ont été arbitrairement licenciés par les ICS. Toutes les démarches effectuées pour régler cette situation se sont heurtées à mur de rejet et d’indifférence de la Direction que rien ne justifie. C’est de guerre lasse qu’ils ont dû entamer cette campagne d’opinion pour sensibiliser les autorités dont la mission régalienne est de protéger les faibles contre les forts.
De quoi s’agit-il ?
Voilà des travailleurs qui ont été engagés sous contrat à durée déterminée pendant deux ans et demi, d’une durée chacun de 6 mois et avec un renouvellement effectif de celui-ci à 2 reprises, soit un 3 contrats signés avec la même entreprise (ICS) et qui se voient un beau jour jetés à la rue, sans égard pour leurs droits légitimes, ni pour leurs devoirs en tant que responsables de famille.
Et, pour justifier son forfait la Direction des ICS évoque la nature du contrat qui serait, selon lui, un contrat projet et par conséquent un contrat à durée déterminée.
L’argument de contrat projet pour justifier et arrêt de contrat ne saurait prospérer pour deux raisons au moins :
1- Un contrat projet ne peut être soumis à la limite d’une durée précise. Or dans le cas d’espèce, les contrats signés par les ICS avec les 9 agents de maîtrise étaient chacun limité dans un temps de 6 mois.
2- Un contrat projet ne peut être renouvelé. Or, le contrat signé par les ICS avec les agents de maîtrise a été renouvelé 2 fois.
Par ailleurs, l’argument de contrat à durée déterminée pour légitimer l’arrêt du contrat des 9 agents est également ruiné par les faits et la loi.
Car, selon la législation du travail en son article L.42, « Aucun travailleur ne peut conclure avec la même entreprise plus de deux contrats à durée déterminée… ». Or, dans le cas qui nous occupe, les « 9 » ont signé 3 contrats avec les ICS.
Ces faits à eux seuls constituent une violation flagrante de la législation du travail et par conséquent une remise en cause des droits et intérêts des travailleurs.
C’est pourquoi, se fondant sur son orientation de défense des intérêts des travailleurs, le Rta-S dénonce avec vigueur le licenciement abusif des « 9 » par la Direction des ICS et exige leur rétablissement dans leurs droits légitimes.
Le Rta-S ne ménagera aucun effort pour lutter aux côtés des « 9 » pour la satisfaction totale de leurs revendications. Il est totalement inadmissible que dans un pays de Droit le patronat agisse en violation de la loi du travail. Comme il est tout à fait inacceptable que le gouvernement qui doit veiller sur le respect de cette loi ne puisse faire entendre raison au patronat.
Le contexte des ICS dans une tourmente financière particulière peut amener certains à banaliser le licenciement de 9 travailleurs, quand il s’agit de sauvegarder l’emploi de 2500 agents. Mais si l’on y prend garde, cet acte peut être le prélude à toute sorte d’abus permettant au patronat des ICS de procéder à n’importe quel licenciement.
C’est pourquoi, tout en nous associant à l’Intersyndicale des travailleurs des industries chimiques qui, dans leur déclaration du 16 tire la sonnette d’alarme, exige des « autorités une attitude diligente en accord avec les partenaires indiens consommateurs de l’essentiel de la production des ICS, en vue d’une levée immédiate des comptes de la société bloqués par Jérôme GODARD et ses complices » et du « Président de la République de faire prendre toutes les mesures d’urgence qu’appelle la situation des ICS avant qu’il ne soit trop tard », le Rta-S estime qu’il faut faire de ce combat légitime contre la faillite des ICS, un combat pour la préservation des emplois et de tous les emplois sans exclusive, un combat pour le respect des droits des travailleurs et de la législation du travail.
Pour le Rta-S donc, le COMBAT DES « 9 » INTEGRE PARFAITEMENT CELUI DE L’INTERSYNDICALE qui a le devoir de le prendre en charge de manière pleine et entière. Le Rta-S soutient la lutte pour le respect des droits des « 9 » et le déblocage des comptes des ICS.
Dakar, le 14 février 2006 Le Secrétariat Politique