Edito

 Edito

Construire l'alternative révolutionnaire

Lutte de classe

Programme de salut public

La privatisation c'est le vol

EDF/GDF: coup de semonce

SNECMA

RATEAU en grève

International

Irak: le peuple entre en résistance

Cuba : Libérez les cinq!

Theorie

Portée et héritage de la commune de Paris

Echos des federations

 

Construire l’alternative révolutionnaire au capitalisme

Quelques leçons sur les élections régionales

Le gouvernement RAFFARIN, l’UMP sont devenus minoritaires dans toutes les régions (sauf une). Cela traduit le rejet massif d’une politique antisociale, anti-populaire qui casse les droits sociaux et a réduit 1/3 des salariés (11 millions) au SMIC, à la précarité, au chômage.

La victoire de la gauche réformiste est celle du choix du « moindre mal», pas un vote d’adhésion .Germe ainsi la possibilité en 2007 d’une nouvelle alternance sans alternative. Le trotskisme montre que ses gains récents provenaient d’électeurs PS et PCF déçus et représente bien un prolongement du social-réformisme. Tout se renforce pour une aggravation de la crise politique du système jusqu’à une possible conflagration : contradictions au sein des monopoles entre l’Euro-atlantisme de SARKOZY et l’engagement dans l’UE germano-française de CHIRAC, HOLLANDE ; maintien de RAFFARIN aux affaires, véritable défi au mouvement populaire qui peut conduire à une explosion sociale; pouvoir à la gauche qui décevra les attentes dans les régions, maintien de l’influence fasciste toujours en embuscade. Or, en France, tous les changements politiques même constitutionnels sont nés des actions dans la rue, souvent dévoyées

Construire l’alternative au capitalisme

Actuellement, si cette crise politique survenait, les solutions ne pourraient être qu’internes au système, faute de Parti communiste révolutionnaire agissant à l’échelle de tout le pays. La stratégie de l’URCF pour construire un tel Parti obéit à plusieurs impératifs: démasquer et démythifier la social-démocratie en rappelant son bilan passé, en vérifiant l’application de ses engagements aux régionales sur la formation et l’emploi, en démontrant que le consensus règne avec la droite sur toutes les questions cardinales : construction de l’Europe capitaliste, décentralisation, accord sur la nécessité de « réformes », alibi pour casser les droits sociaux. Il faut faire comprendre le double langage de la social-démocratie :le PS prétend défendre le service public, mais le maire de Paris lance un audit pour décider de son futur fournisseur d’électricité! Le progrès du score PCF montre l’ambiguïté d’une certaine opposition à la «mutation» : dès lors que« Marie-Georges » ressort les drapeaux rouges, prône« l’autonomie » des listes ici et là, gagne des suffrages et des élus, les illusions redémarrent. Grande aussi est la responsabilité de certains groupes communistes qui ont tout misé sur la lutte interne au PCF ou pire, ont cru bon d’appeler au vote PCF (dans le Nord). Les marxistes-léninistes jugent d’une politique, non sur sa forme (souvent trompeuse),mais sur son contenu de classe : participation du PCF à la campagne contre Cuba et la Corée populaire, ralliement à la théorie réformiste du «partage des richesses», refus de la défense de la laïcité républicaine, proposition d’un parti de« l’Euro-gauche » financé par l’UE, accord global sur la décentralisation qui décuple la puissance de l’appareil d’État bourgeois et de sa bureaucratie, soumission au PS. Certes, entre la droite et la gauche, la gouvernance n’est pas identique ; mais, le contenu de classe de leur politique est similaire, au service de l’oligarchie financière. La tâche de l’heure est de relever le défi de CHIRAC-RAFFARIN jusqu’au renvoi du premier ministre dans le Poitou, de stopper leur politique réactionnaire qui ruine le pays et paupérise les travailleurs. Pour forger la véritable alternative révolutionnaire, il faut cibler le capital, montrer que c’est pour pérenniser son pouvoir, s’assurer des surprofits,  exporter les capitaux, spéculer, que le patronat délocalise, casse les emplois, privatise afin de surexploiter ici et ailleurs. L’URCF veut faire grandir dans les luttes un programme de salut public, applicable aujourd’hui. En effet, la bourgeoisie monopoliste conduit à l’affaiblissement sans précédent du pays en misant tout sur la construction d’un bloc impérialiste européen (UE). Cela entraîne la désindustrialisation relative de la France, l’austérité budgétaire sur l’Éducation, la Santé, la Culture, la Recherche, la précarité, la paupérisation et le chômage de millions de salariés. Le capitalisme est l’ennemi du progrès social, du développement. La bourgeoisie a fait son temps, il faut une révolution anticapitaliste pour amener lac lasse ouvrière et les travailleurs au pouvoir. Le socialisme est l’objectif de tous les authentiques communistes parce qu’en assurant la démocratie la plus large, celle du travail, en socialisant les entreprises, banques, il mettra fin à l’exploitation, à la misère, à la guerre et libérera les immenses potentialités économiques, culturelles et scientifiques.

 

 

L’URCF lance un programme de salut public.

Ce programme de salut public de l’URCF n’est pas une plate-forme électorale, mais la définition de quelques objectifs alternatifs afin de satisfaire les besoins les plus urgents, objectifs que nous soumettons à la critique. Programme minimal, sa satisfaction exige des luttes d’ampleur, leur globalisation, jusqu’à la grève générale nationale. L’URCF a aussi un programme maximal stratégique : la révolution socialiste afin que les exploités conquièrent le pouvoir politique en brisant l’appareil d’État capitaliste, en gagnant la propriété sociale des moyens de production, en imposant le retrait de toutes les alliances impérialistes : UE, OTAN, en conduisant une politique de paix    

1/ Par les grèves, mettre en échec et ainsi stopper les réformes réactionnaires :Sécurité Sociale, décentralisation. Abroger la loi FILLON afin de garantir le droit à la santé, à l’éducation, à l’emploi, à la retraite à 60 ans (37,5 annuités) pour tous.

2/ Par les grèves, mettre en échec et ainsi stopper les privatisations des services publics : EDF, GDF, Postes, Air-France, SNECMA, Aéroports de Paris, Réseaux autoroutiers, France-Télécom … qui ont pour but de combler les déficits et d’enrichir quelques oligarques qui vont voler des biens produits et financés par les travailleurs. Sauver les services publics qui assurent la satisfaction des besoins, l’égalité de traitement, d’accès par la péréquation. Impulser des comités de défense Usagers/Salariés pour chaque entreprise publique.

3/ S’opposer et ainsi stopper les fermetures d’entreprises qui ont souvent reçu des aides publiques. Nationalisation (1) de ces entreprises, casseurs d’emploi.

4/ S’attaquer aux dépenses militaires, au delà des stricts besoins de défense nationale, rapatrier les corps expéditionnaires, promouvoir la démocratisation de la fiscalité afin de taxer le capital et les grandes fortunes. Les sommes dégagées seront affectées à la santé, à l’éducation, à la recherche, à la culture, au logement social.

5/ Abroger les lois liberticides SARKOZY-PERBEN. Assurer et développer les droits démocratiques pour les français et les immigrés. Défense de la laïcité républicaine.

6/ Lutter pour le droit à l’emploi pour tous. Garantir le droit aux indemnités- chômage et suppression du RMA. Créer des emplois par l’abaissement de l’âge de la retraite et par la réduction du temps de travail, par une politique de grands travaux : équipements sociaux, culturels, sportifs, logements sociaux.

7/ Assurer la priorité budgétaire à l’éducation et à la formation.

8/ Rattrapage du pouvoir d’achat perdu. Augmentation des salaires et pensions.

9/ Promouvoir une politique indépendante, souveraine ; refus des diktats de l’UE (pacte de stabilité, critères de convergences, privatisations, budgets militaires) afin de favoriser le développement industriel et agricole, des échanges commerciaux équitables avec tous les pays

 

Note (1) : Ne pas confondre nationalisation et socialisation, cette dernière supposant socialisme et pouvoir révolutionnaire de la classe ouvrière et de ses alliés (la dictature du prolétariat, concept forgé par Marx et Lénine, appliqué dans la commune de Paris et en URSS). Cette idée fondamentale du marxisme a été abandonnée par G.MARCHAIS (1976) et BESANCENOT/KRIVINE (2003).

 

 

La privatisation, c’est le vol !  

L e capitalisme parvenu au stade impérialiste se caractérise par la recherche systématique du sur-profit. Les monopolistes répugnent à investir leurs capitaux dans des activités dont la rentabilité est lente, voire incertaine. Après la défaite du fascisme, la France était ruinée. La relance industrielle exigeait un apport massif de capitaux dans les secteurs clés de l’économie : banques, mines, électricité, transports. D’autre part, si le capital régnait, il ne le faisait pas sans partage. La puissance du PCF et de la Résistance antifasciste ont créé les conditions d’un équilibre instable. La question « qui va l’emporter ? » n’était pas totalement réglée. Le recours au capitalisme d’État (nationalisations) est la variante économique de cette dualité rampante. Le capitalisme monopoliste d’État (CME) a permis à la bourgeoisie de se dégager des investissements lourds, à la rentabilité lointaine, d’autant que les nationalisations se firent en indemnisant à vie les anciens propriétaires privés ; l’exemple des ROTHSCHILD pour les chemins de fer est bien connu. Les nouvelles entreprises nationalisées, en effet, étaient financées par le recours aux impôts et aux emprunts d’État. C’est donc l’ensemble de la nation qui a contribué à la relance des industries minières, électriques, gazières, SNCF etc. Pourquoi le PCF a t- il soutenu cette politique de capitalisme d’État ? La bourgeoisie française, impliquée fortement dans la collaboration, ne voyait d’autre issue pour pérenniser le capitalisme que de subordonner le pays à l’hégémonie des USA. Pour elle, la France devait rester exsangue, affaiblie industriellement avec, à la clé ::misère, difficultés de ravitaillement, chômage. Le PCF se battait pour la reconstruction du pays. Les nationalisations présentaient plusieurs aspects positifs pour la classe ouvrière : statuts pour les personnels garantissant emploi stable et évolution de carrière, droits syndicaux élargis (délégués du personnels, comité d’entreprise), égalité de traitement et d’accès au service grâce à la péréquation nationale, services de meilleure qualité. C’est aussi, selon LÉNINE, une forme de propriété capitaliste qui, après la Révolution victorieuse, favorise la socialisation des moyens de production et d’échange. En 1947, la bourgeoisie exerce alors sa dictature dans toute sa plénitude. Les entreprises nationalisées vont concourir à la régulation monopoliste d’État :aides publiques au capital (tarifs préférentiels, création des infrastructures de transport, de communication) qui favorisent la recherche du maximum de profit (politique keynésienne). Avec la crise économique du capitalisme qui débute dans les années 70, apparaît aussi une crise de la régulation étatique. Pour contrecarrer la baisse tendancielle du taux de profit qui en résulte, certains économistes impérialistes vont promouvoir de nouveaux concepts mis en œuvre  par REAGAN, THATCHER … puis la social-démocratie : privatisations des services publics, déréglementation généralisée, précarisation des contrats de travail, flexibilité des horaires, remise en cause du droit de grève. Cette politique qui succède à celle préconisée par KEYNES est baptisée néo-libéralisme. En France, BALLADUR, JUPPÉ, JOSPIN et maintenant RAFFARIN, appliquent les recettes néolibérales. Le programme de privatisation constitue une spoliation de la nation, un vol à l’égard des travailleurs, puisque ces entreprises ont été financées par l’argent public, et ses richesses produites par les travailleurs. L’aristocratie financière veut s’emparer de ces entreprises devenues hautement rentables à court terme, dans lesquelles elle n’a pas investi un sou de capital ! Nous avons là un exemple du caractère parasitaire, mafieux du capitalisme-impérialiste.

Déjouer les pièges

La question est posée : pourquoi les révolutionnaires-communistes s’opposent- ils aux privatisations ? Les trotskistes de LO rejettent dos à dos capitalisme d’État et privé, mais ne répondent pas à la question : pourquoi le capital a-t-il besoin de privatiser ? Tout simplement parce que la recherche du profit est leur moteur, qu’actuellement cela passe par la propriété directe des entreprises privatisées afin d’y renforcer les critères de rentabilité : casse des Statuts, libéralisation du marché, restrictions budgétaires sur la maintenance, fermeture des secteurs non-rentables. Les révolutionnaires-communistes défendent les entreprises publiques, s’opposent aux privatisations, car ces entreprises assurent des services de qualité pour tous, la sécurité, la mobilisation en cas de catastrophe naturelle. Financées par l’impôt, ces entreprises doivent rester nationales et ne pas tomber dans l’escarcelle des affairistes. Bien sûr, cela implique de contribuer à élargir les droits démocratiques des travailleurs, à faire reculer la logique de rentabilité financière, à réouvrir les services publics abandonnés. L’urgence, c’est de démasquer les propos lénifiants de SARKOZY qui prétend lier «ouverture du capital» et maintien «des droits et acquis», véritable appel au compromis en direction des bureaucraties syndicales réformistes qui prétexteraient le prétendu maintien des droits pour laisser faire la privatisation. Le danger est grand d’un tel compromis à EDF-GDF et à l’ADP (aéroports de Paris). On se souvient que J.C. GAYSSOT tenait le même discours ; on connaît la réalité à France-Télécom : activité privatisée, absence de statut unique (mixité des situations, convention collective a minima et statutaires). De même, SARKOZY évoque le «capitalisme populaire» pour relancer l’association «capital-travail» chère au courant fascisant de la bourgeoisie. Qu’a apporté l’actionnariat aux salariés de France-Télécom à la place des nécessaires droits sociaux et augmentations de salaire ? Rien, sinon d’être ligotés par le cours de l’action en cas de conflits sociaux. L’intérêt bien compris des forces du travail exige, pour sauver les nationalisations, l’entrée dans les luttes sociales, la grève généralisée de tous les menacés de privatisation. Des comités de défense Usagers/personnels doivent se créer pour sauvegarder ce qui a été financé et bâti par tous les travailleurs.

Commission ouvrière et d’entreprise de l’URCF

 

 

 

Le 8 avril : coup de semonce des agents d’EDF/GDF à Raffarin III

L a grève suivie par près de 80 % des électriciens et gaziers et les nombreuses actions menées dans tout le pays ont montré leur détermination pour exiger le retrait du projet de loi qui transforme leur statut en convention collective de droit privé, réformant les retraites et ouvrant encore plus le marché de l’énergie. (voir article sur EDF dans IC 59). Nous soutenons toutes ces actions et rendons hommage aux agents qui, courageusement, et avec un esprit de haute responsabilité, ont rétabli l’électricité à des familles démunies, basculé le courant en tarif heures creuses au bénéfice des abonnés, pris le contrôle d’un poste d’alimentation 120 000 volts, coupé l’éclairage public. Ils ont ainsi montrer qu’ils ne laisseront pas l’outil de travail aux mains des spéculateurs qui veulent faire du profit. La mobilisation a, dans toutes les régions, été très forte et des manifestants se sont rendus en cortège auprès des élus. Les camarades de l’URCF ont distribué des tracts (voir article en page 4 «Vie des comités»). A Paris, les 5 000 tracts distribués par les camarades installés place de l’Opéra avec banderole, table, journaux, sur le parcours entre le siège d’EDF et le Conseil d’ État, ont suscité l’intérêt. En effet, le slogan «Accusons le Capitalisme» interpelle et permet d’engager le dialogue sur le rôle néfaste du capitalisme, et aussi de faire connaître notre existence et identité. Certains manifestants découvrent avec satisfaction que des révolutionnaires-communistes existent et militent. D’autres journées d’actions sont prévues. Aux fédérations syndicales qui seront reçues par le gouvernement, nous disons : pas de compromis dans le dos des personnels ! Vigilance, l’action continue. Tous ensemble et en même temps, continuons la lutte jusqu’au retrait du projet de loi RAFFARIN et pour le maintien d’EDF/GDF service public nationalisé.

Secteur EDF de la commission ouvrière et entreprise de l’URCF.

 

La privatisation de la SNECMA est le vol du patrimoine national.

La nationalisation de la SNECMA a permis à cette entreprise publique de placer la recherche en priorité, et ainsi d'être le numéro un, au plan mondial, de la fabrication de moteurs d'avion malgré les restrictions imposées par le plan MARSHALL (les constructeurs français réduits à la fabrication de moteurs de faible puissance) et les pressions des firmes du grand capital américain : PRAT et WITNAY et GENERAL ELECTRIC. Aujourd'hui, la SNECMA est le fleuron des motoristes : le trust américain GENERAL ELECTRIC fabrique sous licence de SNECMA et le constructeur BOEING motorise en majorité ses avions avec des moteurs du constructeur français. Le projet de privatisation de la SNECMA démontre bien que le capitalisme n'a pas de retenue, les profits même éphémères passent avant les technologies de pointe dans l'aéronautique. Privatiser la SNECMA est un gâchis humain et financier. En bradant ce savoir faire aux intérêts financiers, ce sera à court terme le démantèlement de pans complets de l'entreprise, le départ de cette haute technologie dans des pays où les profits seront plus juteux.

 

RATEAU: A LA COURNEUVE (groupe Alsthom) subit la privatisation et la mise en concurrence d'EDF

L es salariés de RATEAU sont en grève depuis le 8 mars pour s'opposer au démantèlement de l'entreprise. Cette entreprise de haute technologie du groupe ALSTOM fabrique et répare des turbines pour les centrales d'E.D.F. La mise en concurrence d'E.D.F. imposée par les directives de l'Europe du Capital l’amène à cesser ses investissements et à sacrifier sur l’autel des profits des entreprises qui ont un rôle à jouer dans notre indépendance nationale énergétique. L'investissement dans la technologie moderne, dans les hommes pour avoir une véritable mission de service public de distribution de l'électricité à moindre coût pour l'usager, n'est pas compatible avec le marché boursier. Pour le Capital, le courant est une marchandise, les profits doivent passer avant les usagers. Le capitalisme démantèle les technologies avancées au nom du profit ; le gouvernement JOSPIN a pris l'initiative de casser SUPER PHENIX (1). Pourtant, cette technologie avant-gardiste aurait permis, après sa mise au point, de fabriquer de l'électricité à un moindre coût. Correspondant IC

(1)     SUPER PHENIX avait vocation à fabriquer de l'électricité avec les déchets des centrales nucléaires.

 

 

Du nord au sud de l’Irak  

LE ¨PEUPLE ENTRE EN RÉSISTANCE !

L a résistance aujourd’hui s’est élargie, touchant maintenant tous les secteurs de la population, aussi bien les zones qualifiées de chiite ou sunnite, au nord comme au sud de l’Irak. L’annonce prochaine de la création d’un Front Patriotique de Libération de l’Irak ne devrait pas tarder, les termes d’un accord politique entre les diverses parties étant en pourparlers. Après un an d’occupation et l a création d ’ un «gouvernement » fantoche à l’entière dévotion des américains (aucune décision même minime ne peut être prise sans l’aval de l’administrateur BREMER), une puissante offensive généralisée met actuellement en graves difficultés les agresseurs américains et leurs complices : anglais, espagnols, italiens, polonais, bulgares, ukrainiens, hollandais, japonais et autres. Ceux qui se disaient hier les fidèles alliés des États-Unis commencent à se sentir mal à l’aise vis-à- vis de leur opinion publique en raison des pertes humaines subies. Durant l’offensive en cours à mi-avril, les chefs des contingents impérialistes négocient localement des armistices avec la Résistance. Cette dernière les ayant refoulés à la périphérie des villes qu’ils sont censés occuper. Plus encore, certains annoncent le retrait rapide de leurs troupes d’Irak. L’obligation dans laquelle les dirigeants US sont d’internationaliser le conflit pour se dégager militairement est mise en échec par l’offensive actuelle. Les contradictions s’aggravent et ils devront renforcer leur contingent, ce qui risque de les mettre en grandes difficultés auprès de leur opinion publique. Population qui commence à découvrir l’absence d’armes de destruction massive et qui ne comprend pas la réaction du peuple Irakien alors que celui-ci aurait été «libéré» par l’intervention US. Le développement des capacités militaires de la résistance est maintenant tellement évident que la presse internationale ne peut plus mettre sur le compte d’islamiques étrangers les actions qui paralysent l’ensemble des mouvements de l’armée yankee. Ce n’est pas pour rien que des officiers américains parlent de second Vietnam, de «l’enfer de Hué» où l’armée américaine fut presque défaite par l’offensive de nos camarades vietnamiens ! Des signes qui ne trompent pas : ce sont les récentes démissions de «ministres» d’un gouvernement fantoche où se côtoient des affairistes véreux et des dignitaires religieux chiites et sunnites. Bref, un gouvernement de collaboration. Notons que le «ministre» du Parti Communiste Irakien (PCI) (révisionniste) y siège toujours (en tant que chiite) et que le représentant de ce parti à Paris tient des propos graves de conséquence dans l’Humanité du vendredi 9 avril. Le journaliste demande à Raïd FAHMI si les affrontements actuels constituent un tournant dans la guerre. Réponse : il ne le pense pas mais trouve cela inquiétant ! FAHMI prétend que ces milices ne trouvent pas d’adhésion populaire. De plus, pour lui, la population ne comprend pas leur refus de prendre part au processus politique (entendez la collaboration avec les agresseurs). Concernant la position du PCI,: FAHMI rappelle que son parti condamne le recours à la violence, qu’elle vienne de la part des américains ou des irakiens. Selon lui, il faut respecter toutes les formes d’expression à condition que cette liberté ne soit pas utilisée pour enflammer le pays ! En bref, liberté pour ceux qui collaborent avec les envahisseurs ! On doit noter qu’il n’a pas un mot pour condamner l’agression américaine. La réalité sur le terrain semble différente. Pendant la période du 3 au 10 avril, plusieurs villes comme Kout (au sud) ont été évacuées par les Ukrainiens. Najaf et Koufa (au centre) étaient contrôlées par les milices chiites de Moqtada Sadr. A Kerbala, Bulgares et Polonais se cantonnent à garder le siège du «gouvernorat». A Nassiriyah, les Italiens ont du négocier un compromis avec les insurgés. A Samawa, les forces japonaises et néerlandaises restent cantonnées dans leur camp. Même à Bassorah, où 700 militaires britanniques sont arrivés jeudi 8 avril pour la relève des troupes, les soldats ont cessé les patrouilles en ville. Quant à la grande ville de Falloujah (ouest de Bagdad), les combats ont fait des centaines de morts, les avions F16 larguant des tapis de bombes sur la population qui se trouve assiégée depuis le 4 avril. Dès le 5 avril, un convoi de plusieurs milliers d’habitants de Bagdad, composé de chiites et de sunnites, avec des dizaines de camions de ravitaillement et de médicaments était en route pour soutenir les insurgés. Ne nous leurrons pas ! Si les événements actuels mettent gravement en difficulté les forces impérialistes anglo-américaines, la victoire est possible ; mais tout dépendra de la mobilisation de l’opinion internationale. N’oublions pas que dans le même temps les contradictions inter- impérialistes poussent les États-Unis et la Grande Bretagne à prendre des mesures expéditives vis-à-vis de l’Irak afin de ne pas se trouver confrontés à des difficultés supplémentaires dans d’autres régions du monde ! Pour cela, il suffit de rappeler la déclaration du ministre de la Défense Israélien Shaoul MOFAZ faite le 9 avril à Jérusalem : «Nous croisons les doigts pour les américains en Irak ; leur succès est vital pour la paix dans le monde ; si les américains parviennent à stabiliser la situation en Irak, cela aura une influence positive sur l’ensemble du Moyen-Orient, pour le marché du pétrole et pour l’autorité de la communauté internationale. Par contre, s’ils sont contraints de quitter l’Irak, alors s’instaurera un nouveau et dangereux modèle de régime arabe, l’axe du mal relèvera la tête et mettra en cause la paix du monde !». Au delà des déclarations bellicistes des dirigeants israéliens qui frôlent comme d’habitude l’hystérie, ces propos soulignent la fièvre qui saisit les impérialistes.

Tout dépendra donc du peuple Irakien et du mouvement de solidarité internationale !

 

 

 

ECHOS DES FEDERATIONS

FEDERATION DU RHONE

La Fédération du Rhône de l'URCF était présente au rassemblement des électriciens gaziers, le 8 avril 2004, Place des Terreaux à Lyon. La manifestation a rassemblé environ 1 000 salariés. Les militants du Rhône de l'URCF sont régulièrement présents devant l'entreprise d'EDF/GDF (voir les numéros précédents d'Intervention Communiste) avec des tracts et notre journal. Les militants de l'URCF 69 donnent rendez-vous le 1er  Mai, Place Bellecour, aux travailleurs de l'agglomération lyonnaise. Pour nous contacter : URCF – 69, 135 avenue Lacassagne, 69003 Lyon

 

FEDERATION DU LOIR ET CHER

SOUTIEN AUX AGENTS EDF/GDF :

Le 8 avril, de nombreux agents EDF/GDF ont fait grève et participé à la grande manifestation d'Orléans avec comme slogan "NOUS NE NOUS LAISSONS PAS PRIVATISER. OUI AU SERVICE PUBLIC NATIONALISE". La manifestation s'est achevée par un grand pique-nique. Ce mouvement sera reconduit sous d'autres formes si des négociations n'aboutissent pas. Les usagers qui ont connu la privatisation du Service des Eaux de Blois avec des hausses très importantes sont sensibilisés et prêts à s'engager avec les agents EDF/GDF. Les militants et sympathisants de l'URCF du Loir et Cher soutiennent activement ce mouvement.

 

FEDERATION DU PUY-DE-DÔME

Lors de sa dernière réunion, le bureau de la Fédération du Puy-de-Dôme, qui vient d'enregistrer 4 nouvelles adhésions, a décidé d'organiser une rencontre amicale, réunissant adhérents et sympathisants, au cours de laquelle sera fait un compte-rendu du Congrès constitutif de l'URCF et présenté les aspects essentiels de sa politique. Il a également été décidé de créer 2 sections : une locale à Beaumont, une autre d’entreprise. Un effort particulier sera fait en direction des ouvriers MICHELIN et des jeunes.

 

FEDERATIONS DE LA REGION PARISIENNE :

Les militants des Fédérations de la région parisienne étaient présents à la manifestation des électriciens et gaziers du 8 avril à Paris. Ils ont distribué 5 000 tracts «Accusons le Capitalisme de privatiser EDF/GDF», ce qui conduit à la libre concurrence du gaz et de l'électricité et au démantèlement du service public. Les électriciens et les gaziers ont accueilli avec chaleur les véritables communistes qui ont proposé les solutions pour une distribution du gaz et de l'électricité au service de la population et non au service des profits.

 

SARTHE

La Sarthe se mobilise contre le projet de loi SARKOZY sur la prévention de la délinquance. Pour le département, 2 cars ont permis à une centaine de personnes de participer à la manifestation du 17 mars à PARIS (10 000 salariés et étudiants en travail social). L’URCF était présente et a distribué de nombreux tracts.

 

FEDERATIONS DE HAUTE-VIENNE ET DORDOGNE

Le jeudi 4 mars, les camarades de l’Union des Révolutionnaires-Communistes de France des comités de Haute-Vienne et de Dordogne étaient accueillis fort chaleureusement chez les camarades Guy et Dominique, petits paysans et fiers de l’être. J. Luc SALLÉ assistait à cette réunion. On notait, en plus des adhérents habituels, la présence de deux camarades du Lot-et-Garonne qui, bravant très courageusement l’éloignement, avaient décidé d’assister à cette réunion. L’ordre du jour étant chargé : débat sur les statuts, le congrès du 4 avril, questions diverses, la discussion fut intéressante et passionnée. Tous les grands problèmes du moment : les emplois, la Sécurité sociale, les privatisations, le droit à la retraite à 60 ans après 37,5 annuités de cotisations, l’Europe capitaliste enfantée par la droite et la gauche, les problèmes agricoles, la guerre en Irak, les moyens pour mobiliser la jeunesse, la situation des partis communistes des autres pays du monde, tout fut passé au peigne fin et les projets réactionnaires de CHIRAC-RAFFARN prolongeant dans le droit fil la politique de la prétendue gauche (PS- PCF- Verts- L.O. – LCR) furent condamnés sans appel.

 

 

CONGRÈS CONSTITUTIF DE L’URCF

Le 4 avril 2004 eut lieu à Paris le premier congrès de l’URCF au cours duquel les délégués adoptèrent les statuts définissant les buts, les structures et le fonctionnement de l’Organisation marxiste- léniniste, et élirent la nouvelle Direction.

 

Le préambule des statuts stipule que «l’URCF travaille à construire un détachement d’avant-garde de la classe ouvrière» regroupant des prolétaires, mais aussi d’autres couches de salariés, travailleurs-paysans, intellectuels, étudiants défendant les positions révolutionnaires de celle-ci. Elle défend l’internationalisme prolétarien, lutte contre l’impérialisme et son militarisme, et «s’inscrit dans le combat pour la renaissance du Mouvement Communiste International». Ses membres militent pour les revendications sociales et démocratiques, en ciblant les piliers du système capitaliste : la propriété privée des moyens de production et d’échanges et le pouvoir d’État de la classe bourgeoise. Ils participent à la défense et à la promotion du syndicalisme de lutte de classe et de masse. Ils œuvrent  à « Continuer la CGT » pour soustraire les travailleurs à la politique de collaboration de classe des bureaucraties syndicales réformistes. Les discussions et amendements émanant de militants de toutes les régions et de tous niveaux de responsabilités visent à ancrer notre pratique politique dans la lutte de classe sur la base du marxisme-léninisme, du matérialisme historique et dialectique. Pour cette raison, plusieurs articles incitent les membres à étudier les oeuvres des classiques : MARX, ENGELS, LÉNINE, STALINE et leurs continuateurs, en inscrivant la formation des militants comme une priorité. L’adoption des 200 thèses constitue à cet égard une étape importante dans l’œuvre de ré-appropriation de notre histoire et de la science de la révolution. Le fonctionnement de l’Organisation est l’objet de nombreux articles sur lesquels le travail d’explication et d’enrichissement visait à garantir les principes léninistes : centralisme démocratique- discipline de fer. L’enjeu est de taille car il faut rompre avec les vieilles traditions françaises qui avaient contribué à causer la perte du Parti Communiste : libéralisme, tendances anarchistes à mépriser les structures et les directions conduisant au localisme, au sectarisme gauchiste…Sur ce point, le projet de statuts soumis à la discussion s’articule sur deux principes : - liberté totale de discussion dans les structures, à tous les niveaux, pratique de la critique et de l’autocritique - application par tous et partout des décisions prises, de la ligne politique élaborée. L’application de ces deux principes est la condition pour que puisse fonctionner une organisation communiste, pour qu’elle puisse progresser collectivement. A cet égard, il faut veiller à ne pas tomber dans l’écueil qui consiste à privilégier, à faire prédominer l’un aux dépens de l’autre. L’habitude de ne pas trancher entre les différents courants (dont l’origine se trouve dans les contradictions du système) par crainte de nuire à l’unité ne peut que paralyser une organisation et laisser l’idéologie révisionniste pénétrer dans ses rangs. Ce danger devra être combattu en permanence dans l’URCF, car il a engendré la dégénérescence de nombreux partis et mouvements communistes et continue d’agir dans d’autres groupes, constituant un obstacle à la reconstruction. L’autre écueil est d’interpréter la «discipline de fer» comme l’interdiction de toute expression critique ou divergente par crainte de voir s’affaiblir le caractère révolutionnaire de l’Organisation. Il en résulterait une discipline formelle, la dissimulation des positions de chacun, et donc y compris celles des opportunistes et des révisionnistes qui feraient semblant d’approuver la ligne jusqu’au moment où, une fois «montés» à la direction, ils s’empresseraient d’imposer leur politique. KHROUCHTCHEV ne s’y est pas pris autrement. Cette position s’accompagne généralement d’un sectarisme qui empêche le recrutement ou la promotion de militants sous prétexte qu’ils sont porteurs de tendances indésirables et coupent l’organisation des masses. Le caractère prolétarien est aussi souligné au niveau de la composition de la direction et de l’implantation des sections et cellules. L’étape et les modalités de la création du parti sont également abordées. Le parti regroupera l’avant-garde de la classe ouvrière et sera implanté dans les grandes entreprises monopolistes d’État et privées et les quartiers et villes populaires. L’URCF doit bien sûr atteindre ce stade. Dors et déjà, elle appelle à l’unité d’action de tous les groupes communistes, condition préalable pour la construction d’un parti révolutionnaire unique. La tâche des communistes est immense ; l’étape de la construction du parti nécessite un engagement renforcé dans la lutte contre le capital et son idéologie infiltrée dans le mouvement ouvrier. L’URCF a gagné sur le terrain de son unité idéologique ; elle doit à présent concrétiser dans la pratique les principes et règles de fonctionnement énoncés dans ses statuts approuvés à l’unanimité.

 

 

 

 
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