EDITO
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Sommaire
IC n°61
Edito:
Contre l'impérialisme US et européen
Luttes
Programme de salut public
Si on stoppait le train
Sarkozy: Réactionnaire avant tout
Brèves France Télécom
Les travailleurs ne renoncent pas
Ca se passe dans le Var
Fret SNCF, développement ou démantèlement?
Culture
La casse de France Culture
La lutte des intermittents du spectacle
Europe:
l'Union Européenne : la grande mystification
Réflexion sur l'Europe à 25
Plate-forme d’action communiste contre l’Union européenne.
Le parti de la gauche européenne… au service des
monopoles et de l'UE.
Théorie
L'exploitation capitaliste: concepts et mécanisme.
Actualité des 200 thèses de l'URCF
International:
Le combat de Cuba c ontre l'Impérialisme américain.
Irak les agresseurs en difficultés
Une conférence internationale de solidarité avec la Résistance
Irakienne s’est tenue à Paris
Palestine: Ne pas se tromper d'adversaire
Séminaire communiste
international de Bruxelles
Echos des Fédérations
1er MAI chez les Canuts
Fédérations de Seine Denis
Fédérations de l'Hérault
Fédération du Puy de Dôme
Fédération du Val d'Oise
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Le capitalisme prouve toute sa malfaisance dans la période actuelle avec une acuité toute particulière. L’impérialisme US conduit une politique impériale de type fasciste qui engendre pour lui d’extrêmes difficultés. La vigilance s’impose car l’administration Bush peut être conduite à d’extrêmes aventures, comme tout fauve blessé. Les média mensonges sur les armes de destruction massive prétendument détenues par l’Irak sont évidents maintenant pour l’opinion publique. Les prétextes des principaux ennemis de la paix, de la sécurité, du progrès social : Bush et Blair, sont tombés. Ce sont les champions du complexe militaro-industriel prêts à embraser la planète pour les profits des pétroliers et autres oligarques.
La pratique généralisée de la torture en Irak souligne que, derrière le verbiage démocratique, se profilent le racisme, la barbarie, l’inhumanité de la politique US. La Résistance irakienne s’est considérablement renforcée sous forme d’un Front national uni regroupant dans l’action croyants, baasistes, patriotes divers et aussi les communistes véritables en rupture avec la social-trahison du PC irakien, soutien du Gouvernorat de Bremer. La réalisation de l’objectif stratégique : obtenir le départ des interventionnistes, devient crédible. Le CC de l’URCF se félicite, en y adhérant, de la création du Comité international de solidarité avec la Résistance irakienne pour un Irak indépendant, démocratique, pacifique. En Palestine, l’administration Bush et la colonisation sioniste pratiquent le terrorisme, en assassinant les dirigeants de la Résistance palestinienne, en semant la terreur contre la population, véritable campagne génocidaire, en érigeant le « Mur de la honte ». Le sionisme conduit à l’apartheid. La solidarité avec le peuple palestinien doit redoubler. Des initiatives et manifestations, une longue campagne doivent être la riposte des amis de la Palestine qui doit bénéficier pleinement du droit à un état national. Un autre front surgit, l’administration Bush ayant décidé de mesures secrètes contre Cuba socialiste : subversion, aide financière aux contras, renforcement du blocus mais aussi l’intervention armée. Le peuple cubain a réagi avec courage, détermination. Plusieurs millions de cubains derrière le camarade Fidel Castro et le PCC ont réaffirmé leur fidélité au socialisme, leur refus de céder au chantage des États- Unis, de l’UE. Contre le Parti de la Gauche Européenne qui condamne Fidel Castro, nous devons affirmer haut et fort que la cause de Cuba socialiste est celle de tous les peuples libres, de toute l’humanité progressiste. L’Union Européenne ne constitue en rien une alternative démocratique, pacifique à l’hégémonie nord-américaine. La politique de régression sociale conduite depuis plus de 40 ans, entraîne au quotidien : chômage, précarité, privatisations. Les réformistes avancent le mot d’ordre d’ « Europe sociale ». La défense des intérêts populaires exige que les travailleurs refusent de légitimer, cautionner les Eurocrates de droite et de gauche. Pour refuser le pacte de stabilité Maastricht-Amsterdam, il faut un coup de semonce. Boycottons les Élections européennes, condition pour la lutte ultérieure pour le retrait de la France de l’UE. L’URCF se félicite de l’unité d’action et de l’appel commun de 4 organisations communistes pour le boycott. Dans notre pays, les mauvais coups vont s’accélérer après les élections : réforme de la Sécurité Sociale, projet sur le statut EDF/ GDF, visant à détruire deux conquêtes de la Résistance antifasciste, prouvant le caractère réactionnaire, antidémocratique de Chirac/Raffarin et de l’UE. Des luttes d’ampleur sont indispensables. Bousculons les bureaucraties syndicales.
Accusons le capitalisme !
Programme de salut public
v 1/ Par les grèves, mettre en échec et ainsi stopper les réformes réactionnaires : Sécurité Sociale, décentralisation. Abroger la loi Fillon afin de garantir le droit à la santé, à l’éducation, à l’emploi, à la retraite à 60 ans (37,5 annuités) pour tous.
v 2/ Par les grèves, mettre en échec et ainsi stopper les privatisations des services publics : EDF, GDF, Postes, Air-France, SNECMA, Aéroports de Paris, Réseaux autoroutiers, France Télécoms … qui ont pour but de combler les déficits et d’enrichir quelques oligarques qui vont voler des biens produits et financés par les travailleurs. Sauver les services publics qui assurent la satisfaction des besoins, l’égalité de traitement, d’accès par la péréquation. Impulser des comités de défense Usagers/Salariés pour chaque entreprise publique.
v 3/ S’opposer et ainsi stopper les fermetures d’entreprises qui ont souvent reçu des aides publiques. Nationalisation de ces entreprises, casseurs d’emploi.
v 4/ S’attaquer aux dépenses militaires, au delà des stricts besoins de défense nationale, rapatrier les corps expéditionnaires, promouvoir la démocratisation de la fiscalité afin de taxer le capital et les grandes fortunes. Les sommes dégagées seront affectées à la santé, à l’éducation, à la recherche, à la culture, au logement social.
v 5/ Abroger les lois liberticides Sarkozy-Perben. Assurer et développer les droits démocratiques pour les français et les immigrés. Défense de la laïcité républicaine.
v 6/ Lutter pour le droit à l’emploi pour tous. Garantir le droit aux indemnités- chômage et suppression du RMA. Créer des emplois par l’abaissement de l’âge de la retraite et par la réduction du temps de travail, par une politique de grands travaux : équipements sociaux, culturels, sportifs, logements sociaux.
v 7/ Assurer la priorité budgétaire à l’éducation et à la formation.
v 8/ Rattrapage du pouvoir d’achat perdu. Augmentation des salaires et pensions.
v 9/ Promouvoir une politique indépendante, souveraine ; refus des diktats de l’UE (pacte de stabilité, critères de convergences, privatisations, budgets militaires) afin de favoriser le développement industriel et agricole, des échanges commerciaux équitables avec tous les pays.
Union Européenne:
la Grande mystification.
Les objectifs de classe de l’UE
A travers les Traités de Maastricht- Amsterdam, avec le pacte de stabilité et ses critères de convergence, la pression tend à restreindre les emplois et les salaires. Cette politique est dictée par la recherche du surprofit pour les multinationales, qui passe par la création d’un Etat européen concurrent des Etats-Unis, doté d’un appareil d’Etat surdimensionné avec l’Europe des polices et de la répression (Schengen) pour ceux qui contesteraient ce Nouvel ordre Européen. La formation progressive d’une armée européenne vise à aider, par la guerre, à la conquête de nouveaux marchés et territoires.
L’UE : un projet antidémocratique par des voies antidémocratiques
L’UE est régie par une dictature de classe du capital, qui s’exerce nationalement au niveau de chaque État et internationalement avec les mêmes mécanismes d’exploitation et d’oppression. La Table Ronde des Industriels Européens (TRIE) est le centre névralgique des propositions qui toutes deviendront décisions et réglementations. La TRIE n’est pas simplement le lobby (groupe de pression) décrit par certains mais le conseil d’administration des affaires communes des monopoles, sous fond d’ententes et de luttes concurrentielles. La TRIE avait fixé deux objectifs stratégiques à l’UE : 1/ créer une instance politique non responsable devant les peuples et capable de soutenir, d’appuyer les souhaits des multinationales. 2/ créer un Etat européen intégré parce que les Etats : l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne n’ont plus la base nationale suffisante pour concurrencer les Etats- Unis. Ainsi, pour la classe dominante, l’Etat européen aurait l’avantage de conjuguer la toute puissance des appareils d’Etat des divers pays. Quelque soit sa forme future, confédération ou fédération, nous constatons qu’en France, les projets et lois de décentralisation créent les conditions administratives, économiques d’une véritable fédération. Les élections mettent en avant le Parlement européen à élire, mais ce dernier n’a qu’un rôle secondaire de chambres de vœux, de débats. C’est la Commission de Bruxelles qui, forte d’un pouvoir exécutif et législatif, assure à la fois propositions, lois, directives et règlements. Les pouvoirs du Président de la Commission, Romano Prodi, sont ceux d’un chef d’exécutif qui serait non élu, non responsable devant le Parlement. Les 20 membres de la Commission sont tous issus des milieux financiers et industriels : tel P. Lamy, ancien n° 2 du Crédit Lyonnais. Cette Commission est la variante européenne de la fusion des conseils d’administration des monopoles et de l’exécutif en un corps unique, subordonné aux choix capitalistes. Non responsables, les commissaires sont censés échapper aux pressions de l’opinion publique. Leurs directives accentuent l’extrême bureaucratisme de l’UE qui légifère sur tout. Le Parlement n’est qu’un leurre qui masque la réalité d’un pouvoir réactionnaire et antidémocratique sur toute la ligne.
L’Europe «sociale» : le grand mensonge.
Depuis des décennies, le bilan social catastrophique de l’UE ne peut plus être occulté par les promesses d’un J. Delors qui annonçait « la prospérité » lors de la signature de Maastricht. 18 millions de chômeurs (officiels dans l’UE des 15), un tiers de salariés connaît un emploi précaire, la moitié des emplois sont précarisés. La loi de rentabilité financière touche tous les domaines de l’activité humaine telles la culture, la recherche, la santé, la prévoyance. L’UE, c’est le démantèlement social généralisé. Le pacte de stabilité et l’inflation liée à l’Euro ont entraîné paupérisation absolue des plus démunis, baisse générale du pouvoir d’achat pour tous les travailleurs. Voyons les réalisations concrètes de l’UE : les privatisations génèrent chômage, perte des Statuts, insécurité, baisse de la qualité des s e r v i c e s . Partout, on travaille plus longtemps pour gagner moins et vivre moins longtemps. La qualité des soins est en baisse partout. L’enseignement est de plus en plus « utilitaire » et soumis aux exigences et besoins patronaux. L’écart se creuse entre Etats développés et État dominés. La politique des créneaux dans chaque pays a conduit à affaiblir le tissu économique et industriel, à restreindre la satisfaction des besoins. C’est le cas en France avec les nombreuses fermetures d’entreprises qui occasionnent un processus de désindustrialisation du pays, de l’agriculture étranglée par les technocrates de Bruxelles. Une telle politique antisociale, antipopulaire occasionnerait des mouvements de protestation autrement plus radicaux sans le soutien au capital des partis socialistes, de l’Eurogauche, des Verts et, au niveau syndical, de la CES, relais des intérêts financiers. Les Partis réformistes osent encore user de la ritournelle sur « l’Europe sociale » à construire. N’écoutons plus cette démagogie qui vise à camoufler leur mission d’agents de la bourgeoisie dans le mouveme nt ouvrier. Voici quelques années, les socialistes dirigeaient 13 Etats sur 15. Pourquoi n’ont-ils pas alors réalisé leurs promesses d’aujourd’hui ?
Une Europe répressive et militariste
Les accords de Schengen ont pour objectif d’organiser l’Europolice afin d’empêcher toute contestation de l’UE. Maastricht- Amsterdam interdisent clairement toute politique indépendante de progrès social. Les dispositifs répressifs européens ont été utilisés lors des divers sommets, occasionnant blessés et morts. L’UE définit ainsi les actes terroristes : « la capture illicite d’installations étatiques ou gouvernementales de moyens de transports publics, d’infrastructures, de lieux publics, de biens ou les dommages qui leur sont occasionnés ». Ainsi, les acteurs du mouvement social sont clairement désignés comme des terroristes potentiels. Armée, Gendarmerie, Police sont équipées pour livrer des guerres civiles. Autoritarisme, racisme, discriminations et pressions sur les immigrés, fichage des militants, extradition, telles sont les règles de la police et de la « justice » européennes. En effet, les responsables de l’UE savent les risques courus par chaque pouvoir, au fur et à mesure des destructions sociales. Les manuels policiers expliquent la nécessité de préparatifs pour briser les éventuelles insurrections urbaines. Les dirigeants de l’UE ont peur de leur peuple. Le Projet d’Armée européenne doit alerter tous les partisans de la paix. Le Projet de Constitution Européenne vise à légitimer, justifier les futures interventions impérialistes ou coloniales ; les zones sont ciblées : Balkans, Russie, Moyen-Orient, Afrique Centrale. L’UE n’exclut pas le recours aux guerres (J. Delors) et pour concurrencer les USA, a besoin d’une force militaire unie ou unique afin de conduire une politique de recolonisation des terres perdues, comme dans l’est européen ou l’Afrique. L’impérialisme nordaméricain constitue la principale menace pour la paix et la sécurité des peuples. Toutefois, contrairement à ce que pensent certains altermondialistes, l’UE ne constitue ni une alternative démocratique ni pacifique à l’hégémonie de Washington. Forte des traditions colonialistes et bellicistes des impérialismes allemand, français, anglais, hollandais, italiens, belges etc., l’armée européenne serait redoutable ; palestiniens, irakiens, cubains, congolais n’ont rien à en attendre de bon.
Pour le retrait de la France de l’UE : boycott des Élections Européennes
Face à un tel programme de régression organisée, de casse économique, sociale, des souverainetés nationales, l’UE doit recevoir une sanction populaire. Apporter sa voix à telle ou telle liste, c’est cautionner, renforcer la construction du Bloc impérialiste européen. L’essentiel est d’impulser la bataille de classe pour sauvegarder et développer les droits sociaux, démocratiques des travailleurs, de sauvegarder les services publics, le système de santé, d’abaisser le temps de travail et l’âge de la retraite, bataille nationale et internationale. Beaucoup de chemin reste à faire. Aux Élections Européennes, toutes les victimes de l’UE doivent résoudre cette question. Peut-on réformer l’UE, améliorer sa politique sociale, la rendre plus proche des travailleurs, plus démocratique ? Auquel cas, il faut apporter sa voix à la gauche réformiste, trotskiste. Mais pourquoi cela serait-il plus efficace aujourd’hui qu’hier ? L’URCF réaffirme que l’Europe des 25 ne peut être sociale, démocratique parce qu’elle est régie par la propriété capitaliste des entreprises, banques etc. par le pouvoir aux mains du capital financier. Il faut donc agir pour le retrait de la France de l’UE, pour la véritable alternative : la révolution anticapitaliste, pour le socialisme dans chaque pays. Toute voix apportée à la réaction, à la gauche réformiste cautionnera, légitimera l’Europe de l’oligarchie du fric et le Bloc impérialiste européen. Par le refus de vote, nous exprimerons notre colère et notre NON à l’Europe capitaliste.
ET SI ON STOPPAIT LE TRAIN…
Le 11 mai, les agents d'Aéroports de Paris étaient de nouveau appelés à une journée de grève et de manifestations pour s'opposer à la privatisation de leur établissement public. Deux jours plus tard, ceux de la SNCF passaient à l'action. Le 25 mai, les agents des finances, les profs puis le 27 mai, , les électriciens et gaziers plus une partie des "privatisables" en auront fait de même. Entre temps, dans une multitude d'entreprises, les travailleurs tentent de résister à des plans sociaux, à des délocalisations, à des fermetures, à des remises en cause d'acquis, à des restrictions de droits et libertés individuels ou collectifs. On a l'impression de revivre à un degré différent, les luttes du printemps 2003 ; un niveau de combativité élevé mais qui ne s'exprime que par secteur, entreprise ou métier, à tour de rôle et à des dates pré-programmées et éloignées les une des autres. A croire que les privatisations, casse des statuts, touchant Air France, SNECMA, EDF-GDF ou ADP, n'ont pas la même origine. A croire que les immenses cadeaux offerts au capital privé n'ont pas pour origine la spoliation des richesses produites par le travail social réalisé. Comme si, par enchantement, les classes sociales n'existaient plus et que l'opposition d'intérêts ne s'exprimait qu'individuellement sans tenir compte de la place des groupes sociaux dans le processus de production. Karl Marx disait que la France était le pays classique de la lutte de classes. A voir la formidable combativité de 2003 ainsi que le niveau des luttes depuis le début de l'année 2004, cela semble toujours vrai. Mais, aujourd'hui, on a l'impression que la combativité "moderniste" est une sorte de train automatique, à multiples compartiments, qui ne s'arrête jamais. Seul le compartiment de tête se détache pour marquer un arrêt le temps d'être rattrapé par la queue du convoi à laquelle il se reconnecte sans attendre. N'est-ce pas le rôle imparti aux directions réformistes des syndicats ? Éviter à tout prix le blocage simultané de l'ensemble des compartiments. Un petit arrêt par-ci par là suffit à justifier les subventions versées par la bourgeoisie. Or, l'ensemble des attaques subies par les travailleurs a une source unique : la politique du capital. C'est donc bien contre elle et contre ceux qui la mettent en œuvre qu'il faut se battre. L'efficacité de cette lutte passe par le "Tous ensemble et en même temps". Il faut dépasser les obstacles que des faux amis ne manqueront pas de dresser. Il faut resserrer les liens entre les travailleurs, liens distendus par des années de "réalisme" politico-syndical prétendument responsable mais s'apparentant davantage à une apostasie coupable. Commission ouvrière et d’entreprise de l’URCF.
SARKOZY
L’ancien ministre de l’intérieur est devenu Ministre d’État à l’économie et aux finances. D’aucuns auraient pu penser qu’il serait « moins présent » dans les médias Las, il y a même des jours où on ne sait plus très bien s’il est premier Ministre, Président de la République… Par contre, une chose est sûre : il était, il reste et restera un réactionnaire
Hier à l’Intérieur, sa politique n’avait rien à envier à celle de Bush, dans ce qu’il est convenu d’appeler « politique sécuritaire », et qui traduit la frénésie de l’oligarchie financière en France, comme dans les autres pays impérialistes, à mettre en œuvre la « réaction sur toute la ligne ». Il en « rajoute », au point d’inquiéter des gens qui sont pourtant loin de partager nos analyses. La plupart des dispositifs mis en place au plan législatif et réglementaire sous sa houlette utilisent les peurs et les angoisses que la décomposition même de la société bourgeoise suscite pour préparer un arsenal répressif tourné contre les travailleurs et les démocrates, contre tous ceux qui remettent en cause la domination capitaliste. Aujourd’hui à l’économie, Sarkozy veut accélérer la régression sociale programmée par la réaction et le Patronat. De ce point de vue, reconnaissons qu’il semble être le seul membre du gouvernement à ne pas sembler avoir été affecté par le résultat « inattendu » des régionales ! Il proclame haut et fort les objectifs à atteindre quand ses « amis » voudraient la même chose… en silence. Il s’attaque aux dossiers à l’ordre du jour depuis des années mais si sensibles dans l’opinion qu’ils avaient été traités avec un brin de prudence : la privatisation d’EDF, d’Air France, de la SNECMA, de la SNCF, de la Poste etc… Il relance la question des 35 heures (on garde évidemment tout l’aspect réactionnaire de la loi Aubry). La politique qu’il esquisse s’apparente à un tour de vis magistral supplémentaire pour les pauvres, pour tous ceux qui vivent de leur travail, de leurs allocations ou de leur retraite. Si un puissant mouvement populaire ne s’ébranle pour faire barrage. La politique qu’il incarne, c’est celle du MEDEF. Cette volonté de balayer les obstacles à tout prix, et à n’importe quel prix, tisse d’ailleurs le lien entre le ministre de l’intérieur répressif, démagogue qu’a été Sarkozy, et le ministre des finances qu’il est aujourd’hui ; au-delà de la liquidation du PCF, malgré la capitulation des dirigeants syndicaux, les évènements du printemps 2003 ont pourtant montré que des secteurs entiers de travailleurs ne sont pas prêts à se laisser faire. La répression, l’arsenal répressif, la criminalisation de l’action syndicale et revendicative est donc l’autre face de la politique économique et sociale que le patronat réclame face à l’aggravation de la crise (et qui l’aggrave). Nicolas Sarkozy n’est pas un simple homme politique de la bourgeoisie monopoliste. Lui et sa famille appartienne à celle-ci. Son frère Guillaume (numéro 2 du MEDEF) est un dirigeant du patronat du textile, une branche où l’exploitation est particulièrement brutale (en France, pour ce qu’il en reste, mais aussi dans les pays où ces messieurs ont délocalisé). Et l’on retrouve le zèle du ministre qui sait mettre une petite touche personnelle à sa politique : il vient de proposer la mise en place de nouvelles dérogations aux lois sur le repos hebdomadaire du dimanche dans le commerce. Or, dans ce domaine, le commerce du textile (prêt-àporter, chaussures, etc.) est particulièrement intéressé par une telle mesure réclamée depuis des années. Il s’agit de la grande distribution bien sûr, la petite a fait savoir son opposition… elle n’y résisterait pas. Toujours est-il que Sarkozy, dans sa fièvre à vouloir satisfaire l’oligarchie financière dans son ensemble, n’oublie pas les intérêts plus spécifiques de sa famille. Ni sa carrière personnelle pour laquelle il vise l’appui de toute la réaction la plus extrême. C’est à nous, communistes, syndicalistes de lutte de classe, de faire en sorte que les masses mettent en lumière le rôle véritable de ce populiste à la botte du Capital.
BREVES
La privatisation progressive de France Télécom, c’est la suppression de milliers d’emplois par le biais de restructurations incessantes au service du Capital, la dégradation des conditions de travail et du service rendu, la formation au rabais ou inexistante, la perte de compétences, la casse de garanties statutaires, une gestion opaque sur fond de spéculation financière et de déficits astronomiques, la hausse des inégalités et des injustices dans le déroulement des carrières et la promotion, la précarité, l’abandon du service public, la commercialisation de la télécommunication soumise aux lois du Marché et de la concurrence….. et la liste n’est pas exhaustive. Mais, n’oublions pas que la privatisation, c’est aussi et avant tout le choix fait par des capitalistes, d’où l’intérêt de rejoindre l’URCF pour accuser le capitalisme, avec son cortège de politiques libérales ou impérialistes et pouvoir enfin réclamer la construction d’un grand et véritable Service Public de la Poste et des Télécommunications dans notre pays. Commission ouvrière et d’entreprise.
Le parti de la gauche européenne… au service des monopoles et de l’UE.
Le 8 mai à Rome, sous l’égide de 14 partis, a été fondé le « Parti de la Gauche Européenne » (PGE) avec le PCF, le PC d’Autriche, le PC de Bohême - Moravie, la Refondation communiste (Italie), le PC d’Espagne, le Parti suisse du travail, Synapsismos (Grèce – scission du PCG) et divers petites formations écologistes, féministes, social - démocrates.
Les PC du Portugal et de Grèce ont refusé d’adhérer à cette nouvelle formation. C’est là un sérieux point d’appui pour les communistes authentiques. La création du PGE, notamment pour des Partis issus de l’Internationale communiste, signifie une étape de plus dans la trahison des intérêts ouvriers et populaires, comparable à celle de la seconde Internationale en 1914. En effet, la déclaration selon laquelle « ces Partis agissent selon des règles directrices déposées au règlement du Parlement Européen et du Conseil de l’UE sur le statut et le financement des partis politiques au niveau Européen » atteste que le PGE constituera un soutien social à l’UE, à son bloc impérialiste. Ce Parti de la Gauche Européenne sera financé par l’UE et ses subventions. En clair, les travailleurs devront financer ceux qui prétendent les défendre … pour mieux les trahir ! Dans cette entreprise de duperie des forces de travail, le PGE montre patte blanche et apporte ses gages à la bourgeoisie monopoliste. Le PGE réaffirme sa rupture et sa vive condamnation du socialisme construit en URSS et des politiques de Staline, Mao, F. Castro. F. Bertinotti, leader du PGE dans la ligne des Khrouchtchev- Gorbatchev, n’a pas eu de mots assez forts pour condamner le stalinisme. La bourgeoisie sait ainsi que le PGE ne combattra pas pour la dictature du prolétariat, la socialisation des moyens de production, l’autodétermination des peuples opprimés, l’internationalisme prolétarien. L’antistalinisme, une fois de plus, est bien le paravent de l’anticommunisme. La condamnation de Mao ne vise pas les déviations nationalistes du PCC mais bien la Révolution national-démocratique du peuple chinois en 1949, dont l’exemple éclaire les luttes des peuples colonisés. L’anti-castrisme du PGE traduit le soutien de ses membres à la politique de contrerévolution, y compris armée, conduite par les impérialismes US et UE. Il s’agit là d’un coup de poignard donné dans le dos de Cuba socialiste pour contribuer à restaurer le capitalisme. C’est une honte qui disqualifie par avance les propos démagogiques sur de « nouvelles constructions et de nouvelles dynamiques, y compris par le vote » pour « s’opposer à la logique capitaliste », mystification alors que le PGE se range dans l’allégeance à l’UE comme la CES sur le plan syndical. La création du PGE est à la fois un signe de faiblesse et de force. - faiblesse : car ces Partis ont échoué à défendre au quotidien les intérêts des travailleurs, ne se sont pas opposés dans les faits à la destruction des droits sociaux et démocratiques. Alors, on fuit en avant et on prône « l’Europe sociale » comme remède. Nouveau mensonge ! - force, car 13 ans après la contre-révolution en URSS provoquée entre autre par le révisionnisme du PCUS, ce courant tente et peut se relancer à l’échelle européenne, en raison du retard, des divisions, du sectarisme, de l’opportunisme sévissant dans les rangs marxistesléninistes. Ceux qui cultivent des illusions sur le PCF de MG. Buffet, et même ont appelé à voter pour ce Parti, comme dans le Nord, porte en partie une responsabilité, dans ce regain du révisionnisme. L’URCF et tous ceux qui s’engagent dans la construction d’un véritable Parti communiste dans chaque pays, base pour la renaissance d’une nouvelle Internationale communiste, doivent redoubler d’efforts dans le combat général contre le capitalisme- impérialiste. Il faut démasquer la trahison du mouvement ouvrier pour avancer dans la construction du Parti !
Le 1er mai, l’Union Européenne est entrée officiellement dans dix pays d’Europe de l’Est et du Sud, élargissant le champ de pénétration du capital monopoliste allemand et français entre autres et de son appareil de soumission et de répression.
Les festivités officielles et la campagne médiatique présentant l’événement comme l’entrée dans une ère de paix et de prospérité n’ont pas eu raison des inquiétudes des larges masses de la population. Dans les pays membres de la première heure, nous avons déjà une plus longue expérience des « bienfaits » de la construction européenne. Et chez les nouveaux arrivants de l’Est, les promoteurs de l’intégration sont les mêmes que ceux qui ont conduit la politique de destruction de pans entiers de l’économie socialiste et de ses acquis (ils tenaient alors le même discours lénifiant qu’aujourd’hui). Certes, l’ouverture des économies des nouveaux membres a précédé leur adhésion. Par exemple, le total des investissements étrangers en République Tchèque représentait 38 milliards d’Euros en 2003, dont un tiers sont allemands. Néanmoins, certains obstacles et freins subsistaient au niveau de la structure des Etats, de la législation, des disparités entre régions… Parmi les conditions d’adhésion, figure ainsi le devoir de mises aux normes européennes en matière d’environnement. Par exemple, la Lituanie s’est engagée à arrêter un réacteur de sa centrale nucléaire, accentuant sa dépendance en matière d’énergie. L’adoption de ces normes n’est même pas forcément un facteur de progrès ; d’une part, parce que le capital monopoliste n’a que faire de la santé de la population et du respect de la nature et que ces normes ne sont que des compromis passés entre les Etats et les multinationales industrielles ; d’autre part, parce que les normes élaborées dans certains pays socialistes et qui sont, jusqu’à un certain point, encore en vigueur, sont meilleures que celles de l’Ouest. Il en est ainsi dans le domaine de l’alimentation en République Tchèque, qui avait su prendre des mesures sévères au moment de la crise de l’ESB. De toute façon, les Etats seront sommés de participer aux investissements de « modernisation ». Pour la Pologne (20% de chômage), ils se montent à 7,5 milliards dans le secteur énergétique. Bien sûr, le principal obstacle à lever pour devenir de bons élèves est le service public, du moins ce qu’il en reste. Sont ainsi promis à la privatisation des secteurs comme les télécommunications, l’électricité, les transports…. Bref, le capital privé s’empare des pans les plus juteux, comme il l’a fait dans nos pays depuis plus de vingt ans. Autre obstacle : les difficultés pour dépenser les fameux fonds structurels (souvent seulement 30% sont utilisés). La Hongrie s’engage donc dans un processus de décentralisation et de régionalisation. En clair, il s’agit de multiplier la bureaucratie, vivier de la nouvelle bourgeoisie pro-UE, et de détruire l’Etat national et toute possibilité de politique économique et sociale indépendante. L’intégration du marché unique prend aussi la forme de délocalisations et de démantèlement du tissu industriel, s’il ne rapporte pas assez de profit ou s’il concurrence avec les entreprises occidentales. Ainsi a été détruite l’économie Estallemande, ainsi se trouve menacée la sidérurgie dans le Nord de la Moravie, qui compte déjà près d’un tiers de chômeurs. Parallèlement, des pays se transforment en immenses ateliers spécialisés, comme la Slovaquie où les usines automobiles poussent comme des champignons, attirées par le faible prix de la main-d’œuvre. Comme on le voit, la réalité est loin du mythe d’une Europe riche et généreuse qui va payer pour aider les Etats moins développés. L’ « aide » sert en premier lieu à créer les infrastructures indispensables à la circulation des capitaux et des marchandises, pour le plus grand profit de Volkswagen, Carrefour, Danone, Siemens. Elle s’accompagne toujours d’une obligation d’ « assainissement » pour les Etats et de participation des travailleurs aux frais. Ainsi, non seulement les paysans polonais ne pourront recevoir les mêmes taux de subventions que leur collègues de l’Ouest, mais des rapaces allemands pourront venir acheter des terres à bas prix. Au niveau des libertés et droits des citoyens, l’élargissement de l’espace Schengen renforcera les frontières de la forteresse au détriment des peuples de l’Est et du Sud hors UE et accentuera le dispositif de contrôle généralisé de la population, de fichage des militants politiques et syndicaux et de répression du mouvement ouvrier (voir les articles de la future constitution sur la lutte « antiterroriste »). Bien entendu, les travailleurs occidentaux seront mis en concurrence avec la main-d’œuvre de l’Est , entraînant des délocalisations (mais n’oublions pas que cela peut se faire dans les deux sens). La bourgeoisie ne manquera pas de nous dresser contre nos frères de classe qui n’auront pourtant rien à gagner et lutteront contre les mêmes exploiteurs. Cela nécessitera une lutte résolue pour la défense de l’emploi et de l’outil de travail, la solidarité avec les travailleurs de toute l’Europe et avec leurs organisations révolutionnaires.
Les travailleurs ne renoncent pas
Les aéroports parisiens ont été et sont toujours le laboratoire d'essai du démantèlement des acquis sociaux, dicté par l'Europe du capital. Des pans complets (les plus juteux) des entreprises publiques, Air France, Aéroports de Paris sont privatisés ou sous-traités. Le décret MAASTRICHIEN sur l'assistance aéroportuaire, préparé par le Ministre des Transports Bernard PONS et signé des deux mains par J.C. GAYSSOT, a aggravé encore plus la situation. Il permet au patronat et aux pouvoirs publics de sous-traiter et de privatiser à outrance. C'est le cas, entre autres, d'un certain nombre de missions de police nationale. Des entreprises de gardiennage ont redoré leur blason en se convertissant en entreprises de sûreté. Elles assument, aujourd'hui, ces missions de police nationale. Pourtant, certaines d'entre elles, il n'y a pas si longtemps, défrayaient la chronique comme véritables milices privées, utilisées dans ses basses œuvres par le patronat (intimidations, agressions physiques, …) contre les travailleurs en lutte et les syndicalistes dérangeants. Marcel CAILLE, dans ses livres les "truands du patronat" ou "L'assassin était chez Citroën", ainsi que le livre du Syndicat de la Magistrature "justice sous influence" ont dénoncé avec des faits précis les exactions de ces nervis contre la classe ouvrière. Bien entendu, les salariés de ces entreprises en paient la note au prix fort : ce sont des sous-gardiens de la paix ou des sous-gendarmes. Ils sont sous-qualifiés, sous-formés, sous-payés (le SMIC) avec des conditions de travail insupportables, des emplois, pourtant précaires et à temps partiel, qui sont remis en cause régulièrement à chaque adjudication des marchés. Il n'y a pas une semaine sans que ces travailleurs luttent pour préserver leur emploi, leur salaire, améliorer leurs conditions de travail ou, tout simplement comme dernièrement à ORLY, pour refuser de travailler au rendement (les patrons voulaient imposer un nombre de contrôles dans la journée de travail). La vérification des bagages est devenue une marchandise avec laquelle ont doit faire des profits. L'intérêt des salariés de ce secteur, comme de l'ensemble des travailleurs, réside dans un développement des luttes, ayant pour objectif leur fédération, leur coordination au plus haut niveau : "Tous ensemble et en même temps", étape incontournable pour la préservation et la garantie des acquis sociaux. Mais aussi élément indispensable participant à la conscientisation qui ouvrira le chemin pour arriver de la révolution anti-capitaliste
FRET SNCF, DEVELOPPEMENT OU DEMANTELEMENT ?
Avec l'examen en février 2003 du nouveau "paquet ferroviaire" par la commission européenne, un pas a été franchi à Strasbourg, au parlement européen, dans la libéralisation totale du transport fret et passager en Europe. Il décrète l'ouverture totale à la concurrence du transport ferroviaire de passagers au sein de l'U.E. au 1er janvier 2008 et au 15 mars 2003 pour les marchandises sur les axes du réseau trans-européen. L'ouverture totale étant prévue pour 2006, le gouvernement de notre pays a immédiatement, bien entendu, mis en train (sans jeu de mots) le processus devant conduire à la satisfaction des objectifs fixés par les instances européennes. Le rapport Haënel-Gerbaud, établi à la demande du premier ministre, a présenté l'expertise, l'analyse et la stratégie de développement du fret ferroviaire. Tout cela pourrait sembler de bon aloi, mais l'examen des termes employés comme "véritable déclin du fret", "activité qui plombe l'entreprise SNCF", "boulet" éveille la vigilance. Tout cela étant argumenté par des comparaisons entre compagnies étrangères, comme DB-CARGO par exemple ou entre fret ferroviaire et fret routier. Mais ces comparaisons, évidemment exactes, n'ont rien à voir avec "la santé" du fret SNCF. Ainsi, si l'on compare la part du fret ferroviaire dans chaque pays, on constate que Fret SNCF, malgré une baisse continue et généralisée du fret ferroviaire, maintient la part de marché la plus élevée des entreprises européennes (hors Suisse et Autriche). En application des considérations tendancieuses de ce rapport, l'Etat, bien évidemment, dicte ses propres directives à la SNCF qui, lors d'un conseil d'administration et d'un comité central d'entreprise fin 2003, a proposé un plan de fret visant à obtenir l'équilibre financier en la matière en 2006. Après examen, la CGT déclare : "C'est un plan industriel de restructuration sans aucune perspective de développement qui ne propose qu'abandon de trafic, réduction des moyens et repli de l'activité. Il s'agit de privilégier les trafics les plus rentables. C'est : affaiblir l'outil de production, hypothéquer la réponse aux besoins de transports de marchandises alors que ceux-ci doubleront en 2015, transférer sur la route (entreprises privées) des millions de tonnes. Conséquences : augmentation de l'insécurité routière et de la pollution. Au plan social, la suppression de 720 emplois. Le fret est une activité indispensable à la vie du pays. Il doit être considéré d'intérêt public". Parler de "stratégie de développement" là où il y casse semble ressortir d'une "dialectique" un peu spécieuse. Tout cela semble contradictoire. Mais, où veulent en venir tous ces beaux messieurs ? Tout simplement, si l'on peut dire, à la mise en difficulté de ce service public comme des autres pour 1°) Élaguer tout ce qui n'est pas "juteux" pour offrir à l'appétit de la grande finance une entreprise moderne, rentable pour les actionnaires futurs, sans avoir à réaliser des investissements coûteux et aléatoires. 2°) Par le bradage, qui consiste par la vente de cette entreprise, atténuer le déficit de la France pour satisfaire le pacte de stabilité et tous les engagements souscrits sur le dos du peuple, au plan européen. 3°) Déconsidérer l'entreprise aux yeux des populations en n'ayant plus les moyens d'assurer correctement son rôle de service public et ceci afin de faire admettre par l'opinion l'idée de privatisation. Cette perspective commence à susciter des mécontentements et des luttes dans tous le pays. Cette analyse est commune à l'ensemble du secteur public et nationalisé. C'est grave pour la Nation. C'est grave pour les usagers, car les droits au transport, à la santé, aux services de la Poste, à être alimenté en eau, à bénéficier d'un abonnement EDF/ GDF etc., etc. sont remis en cause par la mercantilisation des services publics qui supprime l'égalité de traitement pour tous. Les services publics ne doivent pas être considérés comme des marchandises. Ils nous sont vitaux comme l'air que l'on respire. Il faut donc réagir, lutter pour stopper cette spirale du déclin. Il faut exiger l'arrêt des privatisations. Ce n'est pas en se limitant à des signatures de pétitions ou à l'organisation de seuls débats, toutefois nécessaires pour mobiliser, ni en proposant des journées d'actions éparpillées, entreprise par entreprise, corporation par corporation, que l'on pourra obtenir satisfaction. Il nous faut agir tous ensemble et en même temps, créer les conditions d'une action générale reconductible. Se constituer en comité de base pour obliger les confédérations syndicales à prendre leurs responsabilités en la matière. Cet objectif atteint, rien ne sera terminé car en fait, c'est contre le système économique qui nous régit que nous luttons : CONTRE LE CAPITALISME. Il est actuellement fort, mais nous pouvons le vaincre. Nous sommes des millions. Ils sont très riches mais beaucoup moins nombreux. Mettons tout en œuvre pour le remplacer par Le SOCIALISME, seul système capable d'assurer un développement harmonieux des hommes par la satisfaction des besoins de tous. L'histoire l'a prouvé. A bas la dictature du Capital. Vive la dictature du prolétariat.
Plate-forme d’action communiste contre l’Union européenne
Depuis ses débuts, l’Europe se développe dans l’intérêt économique et politique du capital, contre le travail, contre la classe ouvrière et dans la perspective de nouvelles guerres de repartage impérialiste du mond Aucun prolétaire, aucun travailleur ne peut en attendre le moindre espoir de progrès. L’Union Européenne est par nature réactionnaire, antisociale, antidémocratique et agressive. Les communistes, les travailleurs et les peuples d’Europe doivent s’unir pour ébranler et détruire ce bloc impérialiste. Tel est l’objectif exprimé dans la plate-forme communiste contre l’Union Européenne adoptée à Paris le 10 avril 2004 par quatre organisations communistes (Collectif Militant Communiste, Communistes en Lutte, Coordination Communiste du Nord-Pas de Calais et l’Union des Révolutionnaires- Communistes de France. D’ici les prochaines élections européennes, les quatre organisations organiseront une campagne commune sur la base de cette plate-forme et appellent les communistes et organisations communistes, les antiimpérialistes, à participer à cette campagne commune.
PLATE-FORME
Contre la consolidation et pour la destruction de l’Europe capitaliste :
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- Machine de guerre contre les peuples du Monde pour la reconquête et le repartage de la planète
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- Machine de guerre inter-impérialiste entre blocs impérialistes rivaux, tous ennemis des peuples –
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- Machine de guerre contre les travailleurs en Europe et dans le Monde Pour le boycott des élections européennes de 2004. Contre le projet d’une constitution européenne.
Contre la constitution d’une armée européenne.
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- Pour le droit des peuples du Monde et d’Europe de construire eux-mêmes leur système économique, politique, social et culturel, sans ingérence étrangère, comme processus historique de la lutte de classe à l’intérieur de chaque pays.
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- Pour le retrait de la France des institutions européennes et de toute autre structure impérialiste économique ou militaire.
Pour une France socialiste développant les relations avec les pays du Monde entier, quel que soit leur système économique et social, sur la base du respect réciproque de l’indépendance, de l’intégrité, des intérêts et de l’égalité de tous les pays grands ou petits.
Pour développer la solidarité internationaliste entre les travailleurs et peuples opprimés d’Europe et du Monde.
Paris le 10 avril 2004.
Le Collectif Militant Communiste. Communistes en Lutte ; La Coordination Communiste. Union des Révolutionnaires- Communistes de France.
Un fossé entre la CGT de Thibault et les adhérents de base
Voici des extraits de ce que B. Thibault déclarait dernièrement au Parisien sur la position de la CGT concernant la réforme de la Sécurité Sociale « branche assurance maladie » : « Une grande mobilisation unitaire aura lieu vers le 5 juin. En mai, nos militants vont se déployer dans les entreprises, sur les places de marché pour informer les gens de l’enjeu de cette réforme. On ne peut pas accepter que le Gouvernement attende le dernier moment pour annoncer la couleur. Nous refusons d’être mis devant le fait accompli. ….. Nous demandons une vraie discussion avec les pouvoirs publics avant que le Conseil des ministres en juin puis le Parlement en juillet ne décident de l’avenir de la Sécurité Sociale. Qu’ils engagent une négociation. ….. Contrairement à ce que semble vouloir le gouvernement, les salariés ne peuvent pas être les seuls à combler le déficit. ».
Par ses dires, B. Thibault laisse croire que cette réforme est inéluctable et il s’inscrit dans une logique gouvernementale et patronale en ne la rejetant pas purement et simplement. Or, nous n’avons nul besoin de cette réforme, dont l’enjeu est connu depuis longtemps : c’est faire payer encore une fois les assurés : actifs et retraités en augmentant la CSG alors que les exonérations patronales ont progressé de 44 % sur ces 3 dernières années. Ce sont elles qui creusent le « trou de la Sécurité Sociale » et non ses dépenses dont le déficit ne représente que 0,23 %, soit moins d’un jour de versement des prestations (sources de la Commission des comptes de la Sécu). L’enjeu de cette réforme, c’est aussi de rembourser toujours moins les médicaments et mettre chaque assuré à contribution à raison d’1 Euro par prescription. Il n’appartient pas aux assurés de combler ce déficit. La CGT ne doit pas pratiquer un syndicalisme de compromis et d’attentisme, mais de lutte de classe. Les adhérents dans leur ensemble n’ont pas pris une carte à la CGT pour entendre pareil discours, mais pour être défendus, notamment pour conserver le droit à la santé. Pour cela, ils exigent que les chefs d’entreprises versent l’arriéré des cotisations patronales, que leurs exonérations soient supprimées et qu’ils créent des emplois. Ce ne sont pas « les gens » qui se soignent trop qui creusent « le trou de la Sécu » mais le manque de ces rentrées d’argent dû une politique complaisante envers le patronat. Le rôle d’un véritable syndicat de lutte est de s’attaquer aux réformes du gouvernement, et non de les cautionner par de vagues discussions secrètes. Ainsi que le souhaitent ses adhérents, la CGT doit mener une vraie bataille de lutte de classes en combattant la politique du MEDEF et de ses alliés, tels la CFDT et la CGC qui ont signé le protocole sur la réforme des retraites. Pour faire échec à cette réforme réactionnaire, nous appelons à mettre en œuvre des mesures inscrites dans notre programme de Salut Public : partout organiser des grèves, s’opposer et stopper les fermetures d’entreprises, taxer le capital et les grandes fortunes, créer des emplois, abaisser l’âge de la retraite, augmenter les salaires et pensions. Ces solutions permettront de financer la branche Maladie de la Sécu et de revenir à l’esprit de la Sécu créée par Ambroise Croizat au lendemain de la guerre alors que le pays était saigné à blanc mais a trouvé les fonds nécessaires en les prenant là où les richesses étaient. La Commission ouvrière et d’entreprise de l’URCF
ACTUALITE DES 200 THESES DE L’URCF
Les 200 thèses pour une identité communiste révolutionnaire sont disponibles sous forme d’une brochure vendue au prix de 5 euros + port. Nous en avons sélectionné quelques-unes pour illustrer les articles de ce numéro. Ces thèses représentent un travail de recherche, de discussions qui ont duré plus d’un an et sont une base de référence permanente pour les militants de l’URCF, en même temps qu’une contribution au marxisme-léninisme et à l’histoire du mouvement communiste.
Thèses 13
En régime capitaliste, a fortiori au stade impérialiste, les entreprises, les divers secteurs économiques, les pays ne peuvent se développer également. Dans le cadre de la concurrence, de l’anarchie de la production, le développement inégal de l’économie capitaliste constitue une loi objective et présente donc un caractère inévitable. Les pays se développent par bonds, les uns s’enrichissent au détriment des autres (colonialisme, semicolonialisme). Sous l’impérialisme, il ne peut y avoir de développement harmonieux (…). |
Thèse 36
Contre l’UE, la tâche des révolutionnaires- communistes doit être d’abord de se démarquer à contrecourant du consensus général, de défendre les revendications sociales, les nationalisations, les droits démocratiques, la souveraineté nationale, de s’opposer aux projets (et au commencement de réalisation) d’armée européenne, dangereuse pour les peuples d’Europe et du «Tiers- Monde ».(…) Dans la lutte pour la souveraineté, les communistes doivent contribuer à ce que se forge un large bloc populaire des forces du travail et de la culture sous la direction de la classe ouvrière pour exiger le retrait de la France de l’UE (…). |
LA LUTTE DES INTERMITTENTS
On dit de quelqu'un exerçant plusieurs activités ou possédant de multiples talents qu'il a de très nombreuses cordes à son arc. On peut dire de Marilyne R., comédienne, chanteuse, parolière, compositeur, scénariste, metteur en scène, qu'elle a bien des cordes à son violon. Artiste jusqu'au bout des ongles. Elle est aussi militante du Syndicat Français des Artistes affilié à la CGT, engagée dans le Puy de Dôme - et audelà – dans le combat des intermittents du spectacle pour la défense de leur droits et, peut être, bien plus encore, la sauvegarde, le développement de la culture de notre pays.
Marilyne R. : "Au-delà de la lutte que nous menons pour la préservation des droits inhérents à notre profession, sans cesse remis en cause au fil des ans, tous présidents de la république, tous gouvernements confondus, notre combat est celui de la défense de la culture en France, considérant qu'un être humain qui n'y a pas accès, qui, donc, en est privé, est un mutilé, est quelqu'un que l'on mutile."
J.Sanitas. :"Est-ce à dire, qu'en France, où l'on a connu le Siècle des Lumières, où se sont manifestés écrivains et artistes de toutes disciplines parmi les plus grandes du monde, la Culture est traitée par le mépris ?
Marilyn e R. : "Exactement : la part qui lui est dévolue, dans le Budget de l'État, est de plus en plus restreinte, c'est une peau de chagrin rétrécie de Ministre de la Culture en Ministre de la Culture. Nous réclamons, mais en vain jusqu'alors, qu'il lui soit attribué 1% dans le Budget en question. C'est le contraire, je viens de le dire, qui se produit.
J.Sanitas. : "La culture seraitelle considérée, en France, comme une marchandise, c'est-à-dire un produit qui, comme tous les produits, doit rapporter de l'argent ?"
Marilyne R.: " Tout à fait . en cette société, c'est-à-dire , la société capitaliste, tout doit induire des bénéfices. De plus en plus de bénéfices. Aussi traite-t-on la culture comme on traite les services publics : comme une machine à sous. Qu'importe la qualité de ce que l'on produit." En la matière, ce qui importe, c'est que ça fasse du fric. D'où, à la télévision, pour ne citer que cet exemple, l'apparition d'émissions comme "La Ferme célébrités", les"Colocataires", ou "Pop stars". Et Marilyne R. d'ajouter : "l'URCF, a raison d'avoir fait de "Accusons le capitalisme" son slogan. Oui, accusons le capitalisme de faire de la culture, je le répète, un produit destiné à rapporter du fric. En exploitant les artistes et techniciens, en les payant le moins possible, en rognant sur leurs droits, en créant parmi les uns et les autres, une armée de chômeurs destinée à faire pression sur ceux qui ont encore du travail. » « À vrai dire, je ne sais plus par quel bout tenir le long écheveau de nos histoires, nos déboires, à nous, artistes et techniciens qui œuvrons dans l'inutile et donc dans l'indispensable. Les développements techniques des attaques récurrentes dont sont l'objet nos métiers prennent beaucoup de place et d'énergie. Notre survie est à ce prix, et c'est bien le mot qu'il faut souligner, "survie" ou "sur-vie" selon l'idée qu'on se fait de la culture. Nous voulons vivre de nos métiers, c'est bien l'essentiel, et qu'enfin l'imaginaire et toutes ses constructions soient reconnus d'utilité publique. Il n'y a pas d'objet plus démocratique que la culture puisqu'elle appartient à toutes nos intelligences, à toutes nos sensibilités. À ce titre, nous avons un devoir de résistance de tous les instants. »
LA CASSE DE FRANCE-CULTURE
Véritable université populaire, partie intégrante des conquêtes de la Libération, avec comme mission historique l'élévation du niveau culturel de la population, France- Culture restait jusqu'en 1997 un lieu de transmission du savoir, d'esprit critique et de liberté de pensée, îlot singulier dans un "paysage audiovisuel français" (PAF) déjà verrouillé, vulgaire et violent et dont la "mission", à n'en pas douter, est depuis 20 ans la crétinisation des populations.
Il n'est pas inutile de remarquer que c'est en 1997, avec le retour de la "gauche" "plurielle" aux affaires, que les forces réactionnaires, qui avaient cette radio dans le collimateur depuis sa création (1945, sous différentes appellations ou réformes successives) et réclamaient constamment sa suppression, se "libèrent" et obtiennent sa déchéance rapide (en 3 ans, vidage des contenus et démantèlement des structures), prélude à sa disparition. Les premières mesures sont prises en 1997, avec l'arrivée de Patrice Gélinet à la direction. L'introduction de méthodes managériales brutales, l'attaque des statuts et le recours systématique aux licenciements tiennent carrément le personnel en joug. La dégradation est tout aussi rude pour l'auditeur : saucissonnage des émissions, jingles musicaux perturbateurs, publicité insidieuse, éviction d'intervenants parmi les plus critiques et politiques - Michel Bidlowski, producteur du "Panorama", l'une des émissions phare de cette époque, se suicide en se jetant par la fenêtre de son bureau de la Maison de la Radio - promotion d'animateurs insipides et consensuels avant l'arrivée des bulldozers de la propagande encombrant déjà tous les médias et dont l'ancien France-Culture nous dispensait. Un second train de mesures encore plus brutales est pris avec la nomination de Jean-Marie Cavada à Radio- France (1998) et de Laure Adler à France-Culture (1999). Leur mission politique est claire, la casse. L'imposition d'une "nouvelle grille", "dépoussiérée", "rajeunie", "chic et toc", inféodée à "l'air du temps", supprime plus d'une centaine d'heures d'émissions de grande qualité, des dizaines de salariés, producteurs, collaborateurs, sont éjectés (« comme des vieilles chaussettes » suivant l'expression de l'un d'eux, après trente ans de maison !). Les services techniques de création sont démantelés. Or c'était la liberté et les moyens accordés à ces grands professionnels, pourtant sans statut et mal payés, reconduits d'année en année, assurant la formation et la relève des générations, qui faisaient la qualité, le ton immédiatement reconnaissable de cette radio. L'autocratie et le copinage règnent désormais en maître. Des émissions entières, de bavardage, sont attribuées à des titres de la presse privée. "Le Monde", le "Figaro", les "Inrockuptibles", … sont omniprésents, "Le Monde Diplomatique" a eu lui aussi sa tranche d'onde "publique" allouée, sur la base de quoi il refusera à une petite association (le "Rassemblement des auditeurs contre la casse de France- Culture" – RACCFC** - qui décide en 2000 d'entrer en résistance) la diffusion d'une annonce pour la conférence-débat qu'elle organise sur le thème "La casse de France- Culture et de l'audiovisuel public", en invoquant « ses bons rapports avec la chaîne …» Sept ans d'avilissement ont transformé une radio – paraît-il – unique au monde en une vitrine promotionnelle pour les rebuts "culturels" de l'immonde capitalisme globalisé. Pas une émission (exceptées quelques rediffusions tardives) qui ne tourne autour d'un "produit" à vendre (livre, film, expo…), qui ne soit une opération de "communication" ou autre "débat" de "société", le tout suivant scrupuleusement le même agenda politicomédiatique que l'ensemble de la presse et de l'audiovisuel. On a ainsi vu programmé une nuit entière (8 heures) de lectures du livre pour amateurs de sorcellerie "Harry Potter", une journée (5 heures) de bruit pour la dernière livraison sioniste de Bernard-Henry Levy, et en novembre dernier – toute honte bue - un samedi entier de tapage dès 7 heures du matin, pour Reporters sans frontières et tout ce que la France compte d'anticubains (Marie- Georges Buffet comprise …). L'auditorat de France-Culture (estimé à un million de personnes) qui était en grande majorité populaire et autodidacte se retrouve privé d'un outil d'enrichissement culturel irremplaçable par sa convivialité, sa facilité d'accès et sa gratuité. Il suffit d'écouter des cassettes d'anciennes émissions pour comprendre ce que fut ce bien public et la perte que représente sa confiscation. Il faut croire que la possibilité de s'instruire, d'accéder à la dignité humaine par la fréquentation des œuvres du patrimoine est insupportable pour le capitalisme aujourd'hui. Horrifié de ses contradictions, le capitalisme n'a de cesse de se contorsionner pour inverser ses tendances à l'agonie. Il a entrepris aujourd'hui de déposséder l'humanité de son patrimoine commun de savoirs (technologiques, scientifiques, populaires et ancestraux), de créer un "marché de la connaissance" par la privation/privatisation de ces acquis. Le pillage culturel des sociétés multinationales et des grands consortiums financiers internationaux, sous couvert de "propriété intellectuelle" s'intensifie sous la houlette de l'OMC : les "accords" ADPIC ont pour but l'extension infinie des brevets, du droit des marques et des droits d'"auteur" - au sens du copyright anglo-saxon où "l'auteur" n'est plus que l'entreprise spoliatrice. La production de "connaissances" est industrialisée en vue d'une rentabilité immédiate sous strict diktat idéologique (obscurantisme, militarisme). Hors de question que l'individu isolé, atomisé, contraint d'errer sur ce "marché" à la recherche de petits "savoir-faire" jetables, aptes à le rendre "employable", puisse accéder à des connaissances générales lui permettant de se forger une conception du monde. L'école n'enseigne plus rien depuis longtemps et France- Culture faisait tache ! L'affirmation et la reconquête du droit à la culture au plus haut niveau pour tous - vivre comme des humains et non comme des serfs - ne peut que saper le capitalisme, incapable d'offrir une vie décente à l'humanité, dans ses bases, et précipiter sa chute.
CA SE PASSE DANS LE VAR
La recherche de rentabilité financière maximum, la course perpétuelle aux profits, l'application des directives européennes ne cessent d'avoir des répercussions sur la vie de nos villes et de nos villages. Ces derniers dans le Centre Var sont touchés. Depuis plusieurs mois, suite à la réduction des heures d'ouvertures des bureaux de poste et la menace de la fermeture d'une quarantaine d'entre eux, le Var se mobilise et agit. Cette mobilisation se concrétise sous diverses formes. Les usagers des villages s'organisent en association de défense de la poste et plus généralement des services publics ; plusieurs élus municipaux ont engagé une grève administrative lors des dernières élections cantonales et régionales. Une première manifestation départementale a eu lieu le 5 février à Toulon. Devant la multiplicité des attaques contre leurs bureaux de poste (fermetures, transformation en agences postales communales, affectés dans un commerce…) les associations d'usagers, les organisations syndicales, élus se sont regroupés en coordination départementale afin d'agir ensemble contre les privatisations, restructurations, fermetures de bureaux de poste, de centres de tri, regroupement d'écoles, etc.. Tous unissent leurs forces dans des actions pour la sauvegarde de la vie des villages, le refus des suppressions d'emplois et tous les méfaits qu'engendre l'aliénation de la France à la politique européenne. Cette toute nouvelle organisation a rassemblé près de 300 personnes lors de la première fête organisée dans le village des Salles sur Verdon au cours de laquelle outre l'animation culturelle, 3 débats ont été organisés, le premier concernant l'AGCS (Accord Général sur le Commerce et les Services qui prévoit la libéralisation totale des Services Publics), le second les conséquences entraînées par cette politique sur la vie de nos villages, le troisième, quelles actions entreprendre pour lutter ensemble. Forts de ce premier succès, les participants ont décidé d'une manifestation départementale le 5 juin à Brignoles. La lutte rassemble de plus en plus de participants qui en ont ras le bol des mesures dont ils sont victimes. Peu d’entre eux encore identifient le capitalisme comme le responsable des mesures qui sont prises contre eux et leurs services publics en général. Peu envisagent et jugent indispensable un changement de société vers le socialisme, pourtant seul capable durablement de changer le cours des choses en leur faveur. Mais en s'opposant à l'U.E., ils s’engagent à combattre certaines des conséquences de ce système. C'est un premier pas. L'avenir nous dira si l'expérience des luttes fera évoluer analyses, réflexions et pratiques sur la nécessité d'abattre le capitalisme.
IRAK LES AGRESSEURS EN DIFFICULTE !
Il aura fallu des mois pour que la presse internationale parle enfin des tortures qui se pratiquent dans toutes les prisons irakiennes actuelles, et pas seulement, comme veulent le faire croire les médias US, à la seule prison d’Abou Ghraib. D’ailleurs, les Etats-Unis n’ont pas caché qu’ils employaient déjà ces méthodes à la base de Guantanamo de Cuba où très officiellement ils montrent depuis plusieurs années, des détenus revêtus de la combinaison orange des condamnés à mort Us, transportés attachés sur des civières et logés dans des cages en plein soleil (pas un mot de protestation de nos Bernard Henri-Lévy, Gluckmann, Alexandre Adler et consorts)…..
Pour obtenir les renseignements qui leur font cruellement défaut face au développement de la résistance, le Pentagone a dépêché sur place le général Geoffrey Miller, responsable de la base de Guantanamo (jugé expert en matière de renseignement et qui pratique officiellement la torture). Depuis son passage en Irak, des experts employés par des sociétés privées prennent la place de soldats américains dans les prisons : ils sont chargés de démoraliser l’adversaire et de le rendre « malléable et coopératif »! L’emploi de telles « méthodes » montre la faiblesse et les limites d’une armée impérialiste en proie aux difficultés rencontrées devant un peuple qui se lève chaque jour plus déterminé et qui obtient de plus en plus de succès. La situation devient intenable pour les forces impérialistes. Il ne se passe pas de jour sans des attentats, des mines qui explosent, des attaques à l’arme lourde, une situation qui rend l’occupation du pays de plus en plus difficile devant une population de plus en plus hostile. Parallèlement, de plus en plus de bavures ont lieu : dernièrement, un avion F16 a mitraillé une noce, bilan, 41 morts et des dizaines de blessés. Les collabos, eux aussi, rencontrent de plus en plus le rejet de la population. L’élimination du Président du « gouvernement intérimaire » n’a pas ému grand monde, pas plus que la mort d’un conseiller du ministère de l’intérieur le samedi 22 mai à Bagdad ! Décidément, il ne fait pas bon être collabo en ce moment en Irak ! Ahmed Chalabi (l’homme lige des néoconservateurs américains) essaie de se refaire une virginité : il est accusé d’intelligence avec l’Iran et aurait donné des renseignements qui pourraient mettre en danger la vie de soldats américains ; il aurait subi une « perquisition » par des policiers irakiens assistés de soldats américains ! Grâce à cela, il espère se faire une réputation nationaliste parmi la population ! Il a gagné « déjà » le soutien des 24 membres du Conseil du Gouvernement Irakien. Plus d’un an après la soi-disant victoire des Anglo-américains, ceux-ci se retrouvent confrontés à une situation extrêmement grave qui empire chaque jour, les pertes humaines étant de plus en plus lourdes et sans commune mesure avec les chiffres cités par la presse. L’opinion publique aux États-Unis se mobilise de plus en plus contre la guerre ; le retrait des soldats Espagnols ainsi que ceux des pays sud-américains préfigure de graves difficultés pour les agresseurs et beaucoup d’espoirs pour le peuple irakien qui résiste courageusement à l’occupant impérialiste !
Une conférence internationale de solidarité avec la Résistance Irakienne s’est tenue à Paris, le 15 mai.
Elle résultait d’un appel lancé par des personnalités comme Jean-Pierre Page, ancien dirigeant de la CGT, Georges Labica, philosophe et militant anti-impérialiste, Ahmed Ben Bella, ancien Président de la République Algérienne, Jaime Ballesteros, militant antiimpérialiste espagnol. Cet appel a reçu le soutien d’un millier de signataires, dont le PC Cubain et d’autres organisations communistes (les Parti communistes portugais, sud-africain, le PCPE, l’URCF…), des organisations démocratiques et des personnalités comme le Général Vasco Gonçalves. Une délégation de l’Alliance Patriotique Irakienne conduite par son Président s’est adressée à la conférence, soulignant l’unité du peuple irakien (à l’opposé de l’image donnée par les Etats-Unis d’un pays divisé par des clivages religieux), contre l’occupant. La Résistance s’organise, portant des coups de plus en plus sensibles à l’occupant. Les tortures, les humiliations provoquées par la soldatesque tant états-unienne que britannique, traduisent le degré de barbarie de l’envahisseur, mais les révélations sont en deçà des crimes contre l’humanité perpétrés sur le terrain. Le développement de la lutte armée implique tous les secteurs de la population et le petit groupe de collaborateurs est dans un isolement total. La bataille de Falloujah a été une sérieuse défaite pour les occupants. Le Président de l’Alliance Patriotique n’a pas caché que la Résistance, à l’étape actuelle, est plurielle mais qu’elle recherche son unité et qu’elle est en passe d’y parvenir. Il a souligné que les communistes, (à l’exception de ceux du groupe dirigeant qui ont trahi leur peuple), sont dans la résistance au côté de l’ensemble des patriotes. La Conférence a lancé un appel à soutenir la Résistance irakienne et salué ses premières victoires. Il a été appelé à la constitution de Comités nationaux de soutien et à la tenue d’une seconde Conférence Internationale qui pourrait avoir lieu lors du Forum social européen en Angleterre. Les participants ont souligné l’importance d’être vigilant face aux menaces que l’impérialisme américain fait peser sur Cuba, la Syrie, le Venezuela, la Corée Populaire. L’URCF et ses militants sont bien décidés à jouer leur rôle pour que s’exprime avec force la condamnation des crimes des occupants yankees et de leur coalition, et le soutien aux résistants irakiens.
SEMINAIRE COMMUNISTE INTERNATIONAL A BRUXELLES
Du 2 au 4 mai 2004, avait lieu le 13e séminaire communiste international organisé par le Parti du Travail de Belgique et ayant pour but de coordonner et d’unifier le mouvement communiste international. Des partis et organisations, dont l’URCF, de tous les continents ont échangé leurs analyses et décidé d’actions communes dans le cadre de la stratégie et la tactique de la lutte contre la guerre globale impérialiste des États-Unis sur les différents fronts (Irak, Palestine, Cuba, Amérique latine, Corée…) sur la base du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien
Depuis la contre-révolution, les forces anti-impérialistes connaissent un nouvel essor, et leur composante communiste se renforce à l’intérieur d’un large front unique contre la guerre, pour le droit des peuples à décider eux mêmes de leurs affaires et de leur voie, pour la satisfaction des revendications des ouvriers et paysans. Les USA visent à l’hégémonie mondiale absolue. Le « Projet pour un Nouveau Siècle Américain » en définit les modalités : utilisation de la puissance militaire pour empêcher l’émergence de tout rival et renverser les régimes qui ne leur obéissent pas ; contrôle des ressources en pétrole et en gaz en favorisant la pénétration des multinationales US dans le monde entier. Cette politique expansionniste et agressive conduite par les cercles les plus réactionnaires liés au complexe militaro-industriel est le seul moyen pour celui-ci de garantir la pérennité de ses profits alors que l’économie du pays est au bord de l’effondrement : dette extérieure de 3 200 milliards de dollars (30% du PNB) alors que l’afflux des capitaux étrangers diminue. Leur PNB ne représente plus que 15% du PNB mondial, l’emploi diminue ainsi que leur monnaie. Les luttes de classe reprennent de l’ampleur et rencontrent le mouvement anti-guerre qui est aujourd’hui renforcé suite aux révélations sur les mensonges de Bush, suite à la diffusion des photos des quelques 700 soldats tués et au retour des cercueils, à la politique de restriction des libertés et des coupes dans les budgets sociaux pour soutenir l’effort de guerre. Les camarades américains ont ainsi fait part du succès de la mobilisation de centaines de milliers de personnes dans les rues de Washington et d’autres villes et ont tenu à rappeler que les cercles impérialistes ne représentent pas l’ensemble du peuple. Les participants ont aussi manifesté leur solidarité avec la résistance patriotique qui remporte des victoires spectaculaires et met en difficulté la première armée du monde, l’obligeant à retarder ses plans d’agressions d’autres Etats. Si l’impérialisme US est l’ennemi principal des peuples, les communistes d’Europe doivent aussi lutter contre leur propre impérialisme. L’URCF définit l’U.E. comme un cartel d’Etats impérialistes défendant les intérêts de leurs bourgeoisies monopolistes, ayant entamé le processus de constitution d’un Etat unifié. La persistance des rivalités et contradictions à l’intérieur même de l’Europe entre monopoles et entre les deux blocs UE-USA, l’alignement de certains pays comme la Grande-Bretagne sur l’impérialisme US face à un axe franco-allemand expliquent le non-achèvement de la construction d’un Etat Européen (notamment sur l’unification monétaire, les oppositions au sujet de la constitution…). Il importe donc de savoir tirer parti des contradictions inter-impérialistes sans pour autant soutenir sa propre bourgeoisie. Si la défaite du gouvernement pro-US en Espagne est une bonne chose du fait du retrait de ses soldats d’Irak, la social-démocratie opère un réalignement sur la politique de Chirac et Schröder consistant à disputer à Bush la part du butin pour leur propre bourgeoisie mais sous couvert de l’ONU. Ainsi l’URCF fut une des rares organisations qui, avant même l’invasion effective de l’Irak, dénonça le pseudo-pacifisme de Chirac, le soutien de l’Europe à Israël, les mesures antisociales et sécuritaires… Comme le rappela un communiste turc, l’Europe n’a pas à se prétendre plus humaine et civilisée que les USA dans sa politique internationale, car c’est bien elle qui fut à l’origine du démantèlement de la Yougoslavie par la guerre. Autre front de solidarité communiste : Cuba socialiste qui fait face héroïquement au blocus et aux provocations de Bush mais aussi aux ingérences de l’Europe sur la question des mercenaires déguisés en journalistes. La campagne pour la libération des cinq patriotes cubains emprisonnés à Miami figure aussi parmi les tâches des communistes au même titre que la défense du socialisme. La même position de principe est défendue par le Parti du Travail de Corée face aux préparatifs de guerre avec utilisation d’armes nucléaires par les Etats-Unis qui intensifient leurs manœuvres. Tout en oeuvrant pour la résolution pacifique de la question nucléaire comme pour celle de la réunification de la Corée, le parti mène une « offensive révolutionnaire pour atteindre les objectifs les plus élevés dans la puissance de la nation sur les trois fronts de la politique et de l’idéologie, de l’antiimpérialisme et de la défense, de l’économie et de la science ». Le mouvement communiste international se reconstruit sur la base de la lutte contre le révisionnisme. Plusieurs partis ont condamné la création du PGE et opposent la nécessité de créer une structure de coordination des partis marxistes-léninistes en Europe, d’assurer un système d’échanges et de suivi. La création future d’un bureau d’informations international nécessitera encore un approfondissement de l’analyse de la crise du capitalisme impérialiste et la rupture avec l’opportunisme, afin de déterminer les tâches des communistes pour la révolution socialiste.
ECHOS DES FEDERATIONS
1er MAI CHEZ LES CANUTS
Les militants de la Fédération URCF du Rhône avaient préparé la journée du 1er Mai en collant l'affiche de l'URCF et en la diffusant également par Internet. Une invitation à les retrouver dans le cortège avait également été diffusée par Internet. Lors de la manifestation, les camarades du Rhône ont distribué des tracts et vendu des exemplaires du dernier numéro d'Intervention Communiste. Une intersyndicale a appelé l'ensemble des salariés de la ville de Lyon à un mouvement de grève le 6 mai dernier, la Fédération URCF du Rhône a apporté son soutien à ce mouvement. URCF-69 135 Avenue Lacassagne 69003 LYON E-mail: urcf-69@wanadoo.fr
FEDERATION DE SEINE SAINT DENIS
Cette année encore, les militants de la Fédération URCF 93 ont proposé le muguet aux travailleurs de l'Aéroport CHARLES DE GAULLE et aux habitants des LILAS. Sur l'aéroport, l'accueil a été chaleureux et les échanges fructueux. Une distribution de tracts et la vente de notre journal ont servi de support à notre présence auprès des travailleurs. Aux LILAS, de nombreux habitants, malgré la concurrence, ont choisi de privilégier notre muguet accompagné de nos tracts et de notre journal. La journée s'est terminée par notre présence à la manifestation parisienne. Là encore, tracts et journaux ont permis des échanges prometteurs.
FEDERATION DE L'HERAULT
Les disparitions d'entreprises et la déperdition d'emplois continuent à un rythme accéléré. A BEZIERS, les cliniques dites "St Privat" et "Marchand" ont décidé de se délocaliser en direction d'un village périphérique, Boujan s/ Libron, ce qui implique fort probablement une "restructuration" du personnel quand sera installé le nouveau centre médical, donc une perte d'emplois. Ce qui signifie également une difficulté accrue pour les employés qui voient s'éloigner leur lieu de travail. Quand on connaît les horaires affolants des cliniques, on imagine la vie des infirmières et autres soignants. Quant aux malades et à leurs familles, le moins qu'on puisse en dire c'est que leur sort ne sera pas amélioré. BEZIERS vient de voir se fermer une salle de spectacles qui a émigré dans une autre localité, Villeneuve. Le centre-ville ressemble de plus en plus à un désert, ce qui ne trouble pas outre mesure la municipalité de Raymond Couderc. Non moins inquiétante est la situation dans la circonscription de MONTPELLIER. La localité de Vailhauques abrite une unité de production de cartes électroniques ; il semble bien que le PDG de Gespac Industrie ait décidé la délocalisation de l'entreprise vers le Maroc. Les machines sont déjà embarquées dans les camions… Par ricochets, ce retrait risque d'affecter également l'usine du Crès dans la banlieue immédiate de Montpellier. Autre sujet de préoccupation : la société Weil, qui est implantée au Vigan – petite commune gardoise à la limite de l'Hérault – produit des sous vêtements, collants et bas. Il s'agit d'un survivant de l'activité textile qui fut jadis florissante de Nîmes à Ganges, jusqu'aux départements du Tarn et de l'Ariège. Il n'en reste plus grand chose. Or, l'usine Weil s'est lancée dans un plan de "restructuration" qui menace directement 110 emplois ; stratégie financière à laquelle la Banque Populaire, principale actionnaire de Weil, n'est pas étrangère. Selon les syndicats de l'usine, la Banque Populaire possède une filiale, dite Natexis, qui rachète les entreprises, les restructure et les revend au plus offrant… et au prix fort! Or, la production des sousvêtements a déjà pris le chemin de l'étranger. Restent pour le moment les collants et les bas… pour combien de temps ? En attendant, la commune se dépeuple et le collège a vu fermer deux de ses classes. Les travailleurs, ici et là, se sont adressés aux élus régionaux et départementaux (Frèche, Vezinhet du PS ). Il faut se souvenir que, lors de la récente campagne électorale, G. Frèche avait proclamé vouloir favoriser l'implantation de P.M.E., les grosses entreprises ayant tendance à délocaliser! Comme le disait Marx, Hic Rhodus, hic saltus! Ou encore, c'est au pied du mur qu'on voit le maçon… Le combat de l’URCF pour sauvegarder le tissu industriel et économique du pays prend tout son sens.
FEDERATION du Puy de DOME
La fédération du Puy de Dôme poursuit sa progression quantitative mais aussi qualitative. En effet après la brillante réussite de leur première fête fédérale du 29 février 2004, le succès de la manifestation du 1er mai où la banderole de l’URCF a été remarquée et vue à la télé (!), nos camarades ont organisé le dimanche 23 mai une réunion–débat sur les « 200 thèses » de l’URCF. C’est notre camarade Patrick Montorcier qui introduit le débat en présentant les thèses en trois parties : La réappropriation du Marxisme Léninisme, la Révolution et l’expérience d’Octobre, la reconstruction du parti. Un débat riche et contradictoire a suivi chacune des trois parties : Maillon faible, destruction de l’appareil d’Etat, la social démocratie principal ennemi actuel… L’ assistance était composée de jeunes et moins jeunes d’adhérents et sympathisants de l’URCF. Tous ont apprécié la rencontre qui s’est poursuivie par un repas fraternel. Trois nouveaux abonnements à IC ont été réalisés.
FEDERATION du VAL D’OISE
A Argenteuil, la vente traditionnelle du muguet a été une réussite, malgré de multiples interventions appuyées de la police afin que nous dégagions les lieux sous le prétexte de la présence d’un fleuriste dans les parages. Comme nous refusions de nous éloigner de notre point de vente habituel, ils ont menacé de nous verbaliser et de n o u s confisquer notre marchandise. On remarquera que c’est la seule ville du département, où ce type d’incident s’est produit ! L ’année prochaine, des mesures particulières seront prises : nous maintiendrons notre poste de vente dans cette ville (ancien bastion du Parti Communiste dont le célèbre maire Victor DUPOUY était connu nationalement, et dès 1932, élection de Gabriel Péri, député communiste , ville aujourd’hui aux mains de la droite suite à la politique révisionniste et à la disparition du P.C.F.) Dans les autres villes du départements, même réussite : à Marly, 600 brins de muguet et un excellent accueil, signalons qu’à Fosses une famille de sympathisants et un camarade ont vendu à eux seuls 240 € de muguet dont une partie avait été cueillie dans les bois ! A cette occasion, dans le département, 30 acheteurs de muguet ont pu découvrir Intervention Communiste. Rappelons que, début Mars, le repas annuel de l’URCF de Marly, avait rencontré un franc succès , 120 personnes, une ambiance conviviale, un discours politique de Jean-Luc SALLE, secrétaire général de l’URCF analysant les évènements et proposant nos solutions à une salle attentive. Étonnement des nouveaux convives : ils retrouvent l’ambiance chaleureuse et fraternelle des repas du Parti Communiste d’antan ! 2 nouveaux camarades nous ont rejoint à cette occasion ! Une campagne d’affichage et de distribution de tracts est en cours pour les Élections Européennes.