EDITO

 Sommaire

 IC n°61

Edito:

Contre l'impérialisme US et européen

Luttes

Programme de salut public

Si on stoppait le train 

Sarkozy: Réactionnaire avant tout 

Brèves France Télécom

Les travailleurs ne renoncent pas

Ca se passe dans le Var

Fret SNCF, développement ou démantèlement? 

 

Culture

La casse de France Culture

La lutte des intermittents du spectacle

 

Europe:

l'Union Européenne : la grande
mystification

Réflexion sur l'Europe à 25

Plate-forme d’action  communiste contre  l’Union européenne.

Le parti de la gauche européenne… au service des

monopoles et de l'UE.
 

Théorie

L'exploitation capitaliste: concepts et mécanisme.

Actualité des 200 thèses de l'URCF

International:

Le combat de Cuba contre l'Impérialisme américain.

 

Irak les agresseurs en difficultés

Une conférence internationale de solidarité avec la Résistance

Irakienne s’est tenue à Paris


Palestine: Ne pas se tromper d'adversaire

Séminaire communiste

international de Bruxelles

 

Echos des Fédérations

1er MAI chez les Canuts

Fédérations de Seine Denis

Fédérations de l'Hérault

Fédération du Puy de Dôme

Fédération du Val d'Oise

 

 

 

 

 

Contre l’impérialisme US et européen

Le capitalisme prouve toute sa malfaisance dans la période actuelle avec une acuité toute particulière. L’impérialisme US conduit une politique impériale de type fasciste qui engendre pour lui d’extrêmes difficultés. La vigilance s’impose car l’administration Bush peut être conduite à d’extrêmes aventures, comme tout fauve blessé. Les média mensonges sur les armes de destruction massive prétendument détenues par l’Irak sont évidents maintenant pour l’opinion publique. Les prétextes des principaux ennemis de la paix, de la sécurité, du progrès social : Bush et Blair, sont tombés. Ce sont les champions du complexe militaro-industriel prêts à embraser la planète pour les profits des pétroliers et autres oligarques.

La pratique généralisée de la torture en Irak souligne que, derrière le verbiage démocratique, se profilent le racisme, la barbarie, l’inhumanité de la politique US. La Résistance irakienne s’est considérablement renforcée sous forme d’un Front national uni regroupant dans l’action croyants, baasistes, patriotes divers et aussi les communistes véritables en rupture avec la social-trahison du PC irakien, soutien du Gouvernorat de Bremer. La réalisation de l’objectif stratégique : obtenir le départ des interventionnistes, devient crédible. Le CC de l’URCF se félicite, en y adhérant, de la création du Comité international de solidarité avec la Résistance irakienne pour un Irak indépendant, démocratique, pacifique. En Palestine, l’administration Bush et la colonisation sioniste pratiquent le terrorisme, en assassinant les dirigeants de la Résistance palestinienne, en semant la terreur contre la population, véritable campagne génocidaire, en érigeant le « Mur de la honte ». Le sionisme conduit à l’apartheid. La solidarité avec le peuple palestinien doit redoubler. Des initiatives et manifestations, une longue campagne doivent être la riposte des amis de la Palestine qui doit bénéficier pleinement du droit à un état national. Un autre front surgit, l’administration Bush ayant décidé de mesures secrètes contre Cuba socialiste : subversion, aide financière aux contras, renforcement du blocus mais aussi l’intervention armée. Le peuple cubain a réagi avec courage, détermination. Plusieurs millions de cubains derrière le camarade Fidel Castro et le PCC ont réaffirmé leur fidélité au socialisme, leur refus de céder au chantage des États- Unis, de l’UE. Contre le Parti de la Gauche Européenne qui condamne Fidel Castro, nous devons affirmer haut et fort que la cause de Cuba socialiste est celle de tous les peuples libres, de toute l’humanité progressiste. L’Union Européenne ne constitue en rien une alternative démocratique, pacifique à l’hégémonie nord-américaine. La politique de régression sociale conduite depuis plus de 40 ans, entraîne au quotidien : chômage, précarité, privatisations. Les réformistes avancent le mot d’ordre d’ « Europe sociale ». La défense des intérêts populaires exige que les travailleurs refusent de légitimer, cautionner les Eurocrates de droite et de gauche. Pour refuser le pacte de stabilité Maastricht-Amsterdam, il faut un coup de semonce. Boycottons les Élections européennes, condition pour la lutte ultérieure pour le retrait de la France de l’UE. L’URCF se félicite de l’unité d’action et de l’appel commun de 4 organisations communistes pour le boycott. Dans notre pays, les mauvais coups vont s’accélérer après les élections : réforme de la Sécurité Sociale, projet sur le statut EDF/ GDF, visant à détruire deux conquêtes de la Résistance antifasciste, prouvant le caractère réactionnaire, antidémocratique de Chirac/Raffarin et de l’UE. Des luttes d’ampleur sont indispensables. Bousculons les bureaucraties syndicales.

Accusons le capitalisme !

 

Programme de salut public

v      1/ Par les grèves, mettre en échec et ainsi stopper les réformes réactionnaires : Sécurité Sociale, décentralisation. Abroger la loi Fillon afin de garantir le droit à la santé, à l’éducation, à l’emploi, à la retraite à 60 ans (37,5 annuités) pour tous.

v      2/ Par les grèves, mettre en échec et ainsi stopper les privatisations des services publics : EDF, GDF, Postes, Air-France, SNECMA, Aéroports de Paris, Réseaux autoroutiers, France Télécoms … qui ont pour but de combler les déficits et d’enrichir quelques oligarques qui vont voler des biens produits et financés par les travailleurs. Sauver les services publics qui assurent la satisfaction des besoins, l’égalité de traitement, d’accès par la péréquation. Impulser des comités de défense Usagers/Salariés pour chaque entreprise publique.

v      3/ S’opposer et ainsi stopper les fermetures d’entreprises qui ont souvent reçu des aides publiques. Nationalisation de ces entreprises, casseurs d’emploi.

v      4/ S’attaquer aux dépenses militaires, au delà des stricts besoins de défense nationale, rapatrier les corps expéditionnaires, promouvoir la démocratisation de la fiscalité afin de taxer le capital et les grandes fortunes. Les sommes dégagées seront affectées à la santé, à l’éducation, à la recherche, à la culture, au logement social.

v      5/ Abroger les lois liberticides Sarkozy-Perben. Assurer et développer les droits démocratiques pour les français et les immigrés. Défense de la laïcité républicaine.

v      6/ Lutter pour le droit à l’emploi pour tous. Garantir le droit aux indemnités- chômage et suppression du RMA. Créer des emplois par l’abaissement de l’âge de la retraite et par la réduction du temps de travail, par une politique de grands travaux : équipements sociaux, culturels, sportifs, logements sociaux.

v      7/ Assurer la priorité budgétaire à l’éducation et à la formation.

v      8/ Rattrapage du pouvoir d’achat perdu. Augmentation des salaires et pensions.

v      9/ Promouvoir une politique indépendante, souveraine ; refus des diktats de l’UE (pacte de stabilité, critères de convergences, privatisations, budgets militaires) afin de favoriser le développement industriel et agricole, des échanges commerciaux équitables avec tous les pays.

 

Union Européenne:
la Grande mystification.

Les objectifs de classe de l’UE

A travers les Traités de Maastricht- Amsterdam, avec le pacte de stabilité et ses critères de convergence, la pression tend à restreindre les emplois et les salaires. Cette politique est dictée par la recherche du surprofit pour les multinationales, qui passe par la création d’un Etat européen concurrent des Etats-Unis, doté d’un appareil d’Etat surdimensionné avec l’Europe des polices et de la répression (Schengen) pour ceux qui contesteraient ce Nouvel ordre Européen. La formation progressive d’une armée européenne vise à aider, par la guerre, à la conquête de nouveaux marchés et territoires.

L’UE : un projet antidémocratique par des voies antidémocratiques

L’UE est régie par une dictature de classe du capital, qui s’exerce nationalement au niveau de chaque État et internationalement avec les mêmes mécanismes d’exploitation et d’oppression. La Table Ronde des Industriels Européens (TRIE) est le centre névralgique des propositions qui toutes deviendront décisions et réglementations. La TRIE n’est pas simplement le lobby (groupe de pression) décrit par certains mais le conseil d’administration des affaires communes des monopoles, sous fond d’ententes et de luttes concurrentielles. La TRIE avait fixé deux objectifs stratégiques à l’UE : 1/ créer une instance politique non responsable devant les peuples et capable de soutenir, d’appuyer les souhaits des multinationales. 2/ créer un Etat européen intégré parce que les Etats : l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne n’ont plus la base nationale suffisante pour concurrencer les Etats- Unis. Ainsi, pour la classe dominante, l’Etat européen aurait l’avantage de conjuguer la toute puissance des appareils d’Etat des divers pays. Quelque soit sa forme future, confédération ou fédération, nous constatons qu’en France, les projets et lois de décentralisation créent les conditions administratives, économiques d’une véritable fédération. Les élections mettent en avant le Parlement européen à élire, mais ce dernier n’a qu’un rôle secondaire de chambres de vœux, de débats. C’est la Commission de Bruxelles qui, forte d’un pouvoir exécutif et législatif, assure à la fois propositions, lois, directives et règlements. Les pouvoirs du Président de la Commission, Romano Prodi, sont ceux d’un chef d’exécutif qui serait non élu, non responsable devant le Parlement. Les 20 membres de la Commission sont tous issus des milieux financiers et industriels : tel P. Lamy, ancien n° 2 du Crédit Lyonnais. Cette Commission est la variante européenne de la fusion des conseils d’administration des monopoles et de l’exécutif en un corps unique, subordonné aux choix capitalistes. Non responsables, les commissaires sont censés échapper aux pressions de l’opinion publique. Leurs directives accentuent l’extrême bureaucratisme de l’UE qui légifère sur tout. Le Parlement n’est qu’un leurre qui masque la réalité d’un pouvoir réactionnaire et antidémocratique sur toute la ligne.

L’Europe «sociale» : le grand mensonge.

Depuis des décennies, le bilan social catastrophique de l’UE ne peut plus être occulté par les promesses d’un J. Delors qui annonçait « la prospérité » lors de la signature de Maastricht. 18 millions de chômeurs (officiels dans l’UE des 15), un tiers de salariés connaît un emploi précaire, la moitié des emplois sont précarisés. La loi de rentabilité financière touche tous les domaines de l’activité humaine telles la culture, la recherche, la santé, la prévoyance. L’UE, c’est le démantèlement social généralisé. Le pacte de stabilité et l’inflation liée à l’Euro ont entraîné paupérisation absolue des plus démunis, baisse générale du pouvoir d’achat pour tous les travailleurs. Voyons les réalisations concrètes de l’UE : les privatisations génèrent chômage, perte des Statuts, insécurité, baisse de la qualité des s e r v i c e s . Partout, on travaille plus longtemps pour gagner moins et vivre moins longtemps. La qualité des soins est en baisse partout. L’enseignement est de plus en plus « utilitaire » et soumis aux exigences et besoins patronaux. L’écart se creuse entre Etats développés et État dominés. La politique des créneaux dans chaque pays a conduit à affaiblir le tissu économique et industriel, à restreindre la satisfaction des besoins. C’est le cas en France avec les nombreuses fermetures d’entreprises qui occasionnent un processus de désindustrialisation du pays, de l’agriculture étranglée par les technocrates de Bruxelles. Une telle politique antisociale, antipopulaire occasionnerait des mouvements de protestation autrement plus radicaux sans le soutien au capital des partis socialistes, de l’Eurogauche, des Verts et, au niveau syndical, de la CES, relais des intérêts financiers. Les Partis réformistes osent encore user de la ritournelle sur « l’Europe sociale » à construire. N’écoutons plus cette démagogie qui vise à camoufler leur mission d’agents de la bourgeoisie dans le mouveme nt ouvrier. Voici quelques années, les socialistes dirigeaient 13 Etats sur 15. Pourquoi n’ont-ils pas alors réalisé leurs promesses d’aujourd’hui ?

Une Europe répressive et militariste

Les accords de Schengen ont pour objectif d’organiser l’Europolice afin d’empêcher toute contestation de l’UE. Maastricht- Amsterdam interdisent clairement toute politique indépendante de progrès social. Les dispositifs répressifs européens ont été utilisés lors des divers sommets, occasionnant blessés et morts. L’UE définit ainsi les actes terroristes : « la capture illicite d’installations étatiques ou gouvernementales de moyens de transports publics, d’infrastructures, de lieux publics, de biens ou les dommages qui leur sont occasionnés ». Ainsi, les acteurs du mouvement social sont clairement désignés comme des terroristes potentiels. Armée, Gendarmerie, Police sont équipées pour livrer des guerres civiles. Autoritarisme, racisme, discriminations et pressions sur les immigrés, fichage des militants, extradition, telles sont les règles de la police et de la « justice » européennes. En effet, les responsables de l’UE savent les risques courus par chaque pouvoir, au fur et à mesure des destructions sociales. Les manuels policiers expliquent la nécessité de préparatifs pour briser les éventuelles insurrections urbaines. Les dirigeants de l’UE ont peur de leur peuple. Le Projet d’Armée européenne doit alerter tous les partisans de la paix. Le Projet de Constitution Européenne vise à légitimer, justifier les futures interventions impérialistes ou coloniales ; les zones sont ciblées : Balkans, Russie, Moyen-Orient, Afrique Centrale. L’UE n’exclut pas le recours aux guerres (J. Delors) et pour concurrencer les USA, a besoin d’une force militaire unie ou unique afin de conduire une politique de recolonisation des terres perdues, comme dans l’est européen ou l’Afrique. L’impérialisme nordaméricain constitue la principale menace pour la paix et la sécurité des peuples. Toutefois, contrairement à ce que pensent certains altermondialistes, l’UE ne constitue ni une alternative démocratique ni pacifique à l’hégémonie de Washington. Forte des traditions colonialistes et bellicistes des impérialismes allemand, français, anglais, hollandais, italiens, belges etc., l’armée européenne serait redoutable ; palestiniens, irakiens, cubains, congolais n’ont rien à en attendre de bon.

Pour le retrait de la France de l’UE : boycott des Élections Européennes

Face à un tel programme de régression organisée, de casse économique, sociale, des souverainetés nationales, l’UE doit recevoir une sanction populaire. Apporter sa voix à telle ou telle liste, c’est cautionner, renforcer la construction du Bloc impérialiste européen. L’essentiel est d’impulser la bataille de classe pour sauvegarder et développer les droits sociaux, démocratiques des travailleurs, de sauvegarder les services publics, le système de santé, d’abaisser le temps de travail et l’âge de la retraite, bataille nationale et internationale. Beaucoup de chemin reste à faire. Aux Élections Européennes, toutes les victimes de l’UE doivent résoudre cette question. Peut-on réformer l’UE, améliorer sa politique sociale, la rendre plus proche des travailleurs, plus démocratique ? Auquel cas, il faut apporter sa voix à la gauche réformiste, trotskiste. Mais pourquoi cela serait-il plus efficace aujourd’hui qu’hier ? L’URCF réaffirme que l’Europe des 25 ne peut être sociale, démocratique parce qu’elle est régie par la propriété capitaliste des entreprises, banques etc. par le pouvoir aux mains du capital financier. Il faut donc agir pour le retrait de la France de l’UE, pour la véritable alternative : la révolution anticapitaliste, pour le socialisme dans chaque pays. Toute voix apportée à la réaction, à la gauche réformiste cautionnera, légitimera l’Europe de l’oligarchie du fric et le Bloc impérialiste européen. Par le refus de vote, nous exprimerons notre colère et notre NON à l’Europe capitaliste.

ET SI ON STOPPAIT LE TRAIN…

Le 11 mai, les agents d'Aéroports de Paris étaient de nouveau appelés à une journée de grève et de manifestations pour s'opposer à la privatisation de leur établissement public. Deux jours plus tard, ceux de la SNCF passaient à l'action. Le 25 mai, les agents des finances, les profs puis le 27 mai, , les électriciens et gaziers plus une partie des "privatisables" en auront fait de même. Entre temps, dans une multitude d'entreprises, les travailleurs tentent de résister à des plans sociaux, à des délocalisations, à des fermetures, à des remises en cause d'acquis, à des restrictions de droits et libertés individuels ou collectifs. On a l'impression de revivre à un degré différent, les luttes du printemps 2003 ; un niveau de combativité élevé mais qui ne s'exprime que par secteur, entreprise ou métier, à tour de rôle et à des dates pré-programmées et éloignées les une des autres. A croire que les privatisations, casse des statuts, touchant Air France, SNECMA, EDF-GDF ou ADP, n'ont pas la même origine. A croire que les immenses cadeaux offerts au capital privé n'ont pas pour origine la spoliation des richesses produites par le travail social réalisé. Comme si, par enchantement, les classes sociales n'existaient plus et que l'opposition d'intérêts ne s'exprimait qu'individuellement sans tenir compte de la place des groupes sociaux dans le processus de production. Karl Marx disait que la France était le pays classique de la lutte de classes. A voir la formidable combativité de 2003 ainsi que le niveau des luttes depuis le début de l'année 2004, cela semble toujours vrai. Mais, aujourd'hui, on a l'impression que la combativité "moderniste" est une sorte de train automatique, à multiples compartiments, qui ne s'arrête jamais. Seul le compartiment de tête se détache pour marquer un arrêt le temps d'être rattrapé par la queue du convoi à laquelle il se reconnecte sans attendre. N'est-ce pas le rôle imparti aux directions réformistes des syndicats ? Éviter à tout prix le blocage simultané de l'ensemble des compartiments. Un petit arrêt par-ci par là suffit à justifier les subventions versées par la bourgeoisie. Or, l'ensemble des attaques subies par les travailleurs a une source unique : la politique du capital. C'est donc bien contre elle et contre ceux qui la mettent en œuvre qu'il faut se battre. L'efficacité de cette lutte passe par le "Tous ensemble et en même temps". Il faut dépasser les obstacles que des faux amis ne manqueront pas de dresser. Il faut resserrer les liens entre les travailleurs, liens distendus par des années de "réalisme" politico-syndical prétendument responsable mais s'apparentant davantage à une apostasie coupable. Commission ouvrière et d’entreprise de l’URCF.

SARKOZY

L’ancien ministre de l’intérieur  est devenu Ministre  d’État à l’économie et  aux finances. D’aucuns auraient pu penser qu’il serait « moins présent »  dans les médias Las, il y  a même des jours où on ne sait plus très bien s’il est premier Ministre, Président  de la République…  Par contre, une chose est sûre : il était, il reste et restera un réactionnaire

Hier à l’Intérieur, sa  politique n’avait rien  à envier à celle de  Bush, dans ce qu’il  est convenu d’appeler « politique  sécuritaire », et qui traduit la frénésie  de l’oligarchie financière en  France, comme dans les autres  pays impérialistes, à mettre en  œuvre la « réaction sur toute la  ligne ». Il en « rajoute », au point  d’inquiéter des gens qui sont  pourtant loin de partager nos  analyses. La plupart des dispositifs  mis en place au plan législatif  et réglementaire sous sa houlette  utilisent les peurs et les angoisses  que la décomposition même de  la société bourgeoise suscite pour  préparer un arsenal répressif  tourné contre les travailleurs et  les démocrates, contre tous ceux  qui remettent en cause la domination  capitaliste.  Aujourd’hui à l’économie, Sarkozy  veut accélérer la régression  sociale programmée par la réaction  et le Patronat. De ce point  de vue, reconnaissons qu’il semble  être le seul membre du gouvernement  à ne pas sembler  avoir été affecté par le résultat  « inattendu » des régionales ! Il  proclame haut et fort les objectifs  à atteindre quand ses « amis »  voudraient la même chose… en  silence. Il s’attaque aux dossiers à  l’ordre du jour depuis des années  mais si sensibles dans l’opinion  qu’ils avaient été traités avec un  brin de prudence : la privatisation  d’EDF, d’Air France, de la  SNECMA, de la SNCF, de la  Poste etc… Il relance la question  des 35 heures (on garde évidemment  tout l’aspect réactionnaire  de la loi Aubry). La politique  qu’il esquisse s’apparente à un  tour de vis magistral supplémentaire  pour les pauvres, pour tous  ceux qui vivent de leur travail, de  leurs allocations ou de leur retraite.  Si un puissant mouvement  populaire ne s’ébranle  pour faire barrage. La politique  qu’il incarne, c’est celle du MEDEF.  Cette volonté de balayer  les obstacles à tout prix, et à  n’importe quel prix, tisse d’ailleurs  le lien entre le ministre de  l’intérieur répressif, démagogue  qu’a été Sarkozy, et le ministre  des finances qu’il est aujourd’hui ; au-delà de la liquidation du  PCF, malgré la capitulation des  dirigeants syndicaux, les évènements  du printemps 2003 ont  pourtant montré que des secteurs  entiers de travailleurs ne  sont pas prêts à se laisser faire.  La répression, l’arsenal répressif,  la criminalisation de l’action syndicale  et revendicative est donc  l’autre face de la politique économique  et sociale que le patronat  réclame face à l’aggravation de la  crise (et qui l’aggrave).  Nicolas Sarkozy n’est pas un  simple homme politique de la  bourgeoisie monopoliste. Lui et  sa famille appartienne à celle-ci.  Son frère Guillaume (numéro 2  du MEDEF) est un dirigeant du  patronat du textile, une branche  où l’exploitation est particulièrement  brutale (en France, pour ce  qu’il en reste, mais aussi dans les  pays où ces messieurs ont délocalisé).  Et l’on retrouve le zèle du  ministre qui sait mettre une petite  touche personnelle à sa politique  : il vient de proposer la  mise en place de nouvelles dérogations  aux lois sur le repos hebdomadaire  du dimanche dans le  commerce. Or, dans ce domaine,  le commerce du textile (prêt-àporter,  chaussures, etc.) est particulièrement  intéressé par une  telle mesure réclamée depuis des  années. Il s’agit de la grande distribution  bien sûr, la petite a fait  savoir son opposition… elle n’y  résisterait pas. Toujours est-il  que Sarkozy, dans sa fièvre à  vouloir satisfaire l’oligarchie financière  dans son ensemble,  n’oublie pas les intérêts plus spécifiques  de sa famille. Ni sa carrière  personnelle pour laquelle il  vise l’appui de toute la réaction la  plus extrême. C’est à nous, communistes,  syndicalistes de lutte de  classe, de faire en sorte que les  masses mettent en lumière le rôle  véritable de ce populiste à la  botte du Capital.

BREVES

La privatisation  progressive de  France Télécom,  c’est la suppression  de milliers d’emplois  par le biais de restructurations  incessantes au service du  Capital, la dégradation des  conditions de travail et du service  rendu, la formation au rabais  ou inexistante, la perte de  compétences, la casse de garanties  statutaires, une gestion opaque  sur fond de spéculation financière  et de déficits astronomiques,  la hausse des inégalités  et des injustices dans le déroulement  des carrières et la promotion,  la précarité, l’abandon du  service public, la commercialisation  de la télécommunication  soumise aux lois du Marché et  de la concurrence…..  et la liste  n’est pas exhaustive.  Mais, n’oublions pas que la privatisation,  c’est aussi et avant  tout le choix fait par des capitalistes,  d’où l’intérêt de rejoindre  l’URCF pour accuser le capitalisme,  avec son cortège de politiques  libérales ou impérialistes  et pouvoir enfin réclamer la  construction d’un grand et véritable  Service Public de la Poste  et des Télécommunications  dans notre pays.  Commission ouvrière  et d’entreprise.    

 Le parti de la gauche européenne… au service des monopoles et de l’UE.

Le 8 mai à Rome,  sous l’égide de 14  partis, a été fondé le « Parti de la  Gauche Européenne  » (PGE)  avec le PCF, le PC  d’Autriche, le PC  de Bohême -  Moravie, la Refondation communiste (Italie), le PC d’Espagne, le  Parti suisse du travail, Synapsismos  (Grèce – scission du PCG) et divers petites formations écologistes, féministes, social - démocrates.

Les PC du Portugal  et de Grèce ont  refusé d’adhérer à  cette nouvelle formation.  C’est là un sérieux  point d’appui pour les communistes  authentiques.  La création du PGE, notamment  pour des Partis issus de  l’Internationale communiste,  signifie une étape de plus dans  la trahison des intérêts ouvriers  et populaires, comparable à  celle de la seconde Internationale  en 1914. En effet, la déclaration  selon laquelle « ces Partis  agissent selon des règles directrices  déposées  au règlement  du Parlement  Européen  et du  Conseil de  l’UE sur le  statut et le financement  des  partis politiques  au niveau  Européen »  atteste que le  PGE constituera un soutien  social à l’UE, à son bloc impérialiste.  Ce Parti de la Gauche Européenne  sera financé par l’UE et  ses subventions. En clair, les  travailleurs devront financer  ceux qui prétendent les défendre  … pour mieux les trahir !  Dans cette entreprise de duperie  des forces de travail, le  PGE montre patte blanche et  apporte ses gages à la bourgeoisie  monopoliste. Le PGE réaffirme  sa rupture et sa vive  condamnation du socialisme  construit en URSS et des politiques  de Staline, Mao, F. Castro.  F. Bertinotti, leader du PGE  dans la ligne des Khrouchtchev-  Gorbatchev, n’a pas eu de mots  assez forts pour condamner le  stalinisme. La bourgeoisie sait  ainsi que le PGE ne combattra  pas pour la dictature du prolétariat,  la socialisation des moyens  de production, l’autodétermination  des peuples opprimés, l’internationalisme  prolétarien.  L’antistalinisme, une fois de  plus, est bien le paravent de  l’anticommunisme.  La condamnation de Mao ne  vise pas les déviations nationalistes  du PCC mais bien la Révolution  national-démocratique  du peuple chinois en 1949, dont  l’exemple éclaire les luttes des  peuples colonisés.  L’anti-castrisme du PGE traduit  le soutien de ses membres  à la politique de contrerévolution,  y compris armée,  conduite par les impérialismes  US et UE. Il s’agit là d’un coup  de poignard donné dans le dos  de Cuba socialiste pour contribuer  à restaurer le capitalisme.  C’est une honte qui disqualifie  par avance les propos démagogiques  sur de « nouvelles constructions  et de nouvelles dynamiques,  y compris par le vote »  pour « s’opposer à la logique  capitaliste », mystification alors  que le PGE se range dans l’allégeance  à l’UE comme la CES  sur le plan syndical.  La création du PGE est à la  fois un signe de faiblesse et de  force.  - faiblesse : car ces Partis ont  échoué à défendre  au quotidien  les intérêts des  travailleurs, ne  se sont pas opposés  dans les  faits à la destruction  des droits  sociaux et démocratiques.  Alors,  on fuit en avant  et on prône  « l’Europe sociale  » comme remède. Nouveau  mensonge !  - force, car 13 ans après la  contre-révolution en URSS provoquée  entre autre par le révisionnisme  du PCUS, ce courant  tente et peut se relancer à l’échelle  européenne, en raison du  retard, des divisions, du sectarisme,  de l’opportunisme sévissant  dans les rangs marxistesléninistes.  Ceux qui cultivent des illusions  sur le PCF de MG. Buffet,  et même ont appelé à voter  pour ce Parti, comme dans le  Nord, porte en partie une responsabilité,  dans ce regain du  révisionnisme.  L’URCF et tous ceux qui s’engagent  dans la construction  d’un véritable Parti communiste  dans chaque pays, base pour la  renaissance d’une nouvelle Internationale  communiste, doivent  redoubler d’efforts dans le  combat général contre le capitalisme-  impérialiste. Il faut démasquer  la trahison du mouvement  ouvrier pour avancer dans  la construction du Parti !

Quelques réflexions sur  « l’Europe à 25 »

Le 1er mai, l’Union Européenne est entrée officiellement dans dix pays  d’Europe de l’Est et du Sud, élargissant le champ de pénétration du capital  monopoliste allemand et français entre autres et de son appareil de  soumission et de répression.

Les festivités officielles  et la campagne médiatique  présentant  l’événement comme  l’entrée dans une ère de paix et de  prospérité n’ont pas eu raison des  inquiétudes des larges masses de la  population. Dans les pays membres  de la première heure, nous  avons déjà une plus longue expérience  des « bienfaits » de la construction  européenne. Et chez les  nouveaux arrivants de l’Est, les  promoteurs de l’intégration sont  les mêmes que ceux qui ont  conduit la politique de destruction  de pans entiers de l’économie socialiste  et de ses acquis (ils tenaient  alors le même discours lénifiant  qu’aujourd’hui).  Certes, l’ouverture des économies  des nouveaux membres a  précédé leur adhésion. Par exemple,  le total des investissements  étrangers en République Tchèque  représentait 38 milliards d’Euros  en 2003, dont un tiers sont allemands.  Néanmoins, certains obstacles  et freins subsistaient au niveau  de la structure des Etats, de la législation,  des disparités entre régions…  Parmi les conditions d’adhésion,  figure ainsi le devoir de  mises aux normes européennes en  matière d’environnement. Par  exemple, la Lituanie s’est engagée à  arrêter un réacteur de sa centrale  nucléaire, accentuant sa dépendance  en matière d’énergie. L’adoption  de ces normes n’est même  pas forcément un facteur de progrès  ; d’une part, parce que le capital  monopoliste n’a que faire de la  santé de la population et du respect  de la nature et que ces normes ne  sont que des compromis passés  entre les Etats et les multinationales  industrielles ; d’autre part, parce  que les normes élaborées dans certains  pays socialistes et qui sont,  jusqu’à un certain point, encore en  vigueur, sont meilleures que celles  de l’Ouest. Il en est ainsi dans le  domaine de l’alimentation en République  Tchèque, qui avait su  prendre des mesures sévères au  moment de la crise de l’ESB. De  toute façon, les Etats seront sommés  de participer aux investissements  de « modernisation ». Pour  la Pologne (20% de chômage), ils  se montent à 7,5 milliards dans le  secteur énergétique.  Bien sûr, le principal obstacle à  lever pour devenir de bons élèves  est le service public, du moins ce  qu’il en reste. Sont ainsi promis à la  privatisation des secteurs comme  les télécommunications, l’électricité,  les transports…. Bref, le capital  privé s’empare des pans les plus  juteux, comme il l’a fait dans nos  pays depuis plus de vingt ans. Autre  obstacle : les difficultés pour  dépenser les fameux fonds structurels  (souvent seulement 30% sont  utilisés). La Hongrie s’engage donc  dans un processus de décentralisation  et de régionalisation. En clair,  il s’agit de multiplier la bureaucratie,  vivier de la nouvelle bourgeoisie  pro-UE, et de détruire l’Etat  national et toute possibilité de politique  économique et sociale indépendante.  L’intégration du marché unique  prend aussi la forme de délocalisations  et de démantèlement du tissu  industriel, s’il ne rapporte pas assez  de profit ou s’il concurrence avec  les entreprises occidentales. Ainsi a  été détruite l’économie Estallemande,  ainsi se trouve menacée  la sidérurgie dans le Nord de la  Moravie, qui compte déjà près  d’un tiers de chômeurs. Parallèlement,  des pays se transforment en  immenses ateliers spécialisés,  comme la Slovaquie où les usines  automobiles poussent comme des  champignons, attirées par le faible  prix de la main-d’œuvre.  Comme on le voit, la réalité est  loin du mythe d’une Europe riche  et généreuse qui va payer pour aider  les Etats moins développés.  L’ « aide » sert en premier lieu à  créer les infrastructures indispensables  à la circulation des capitaux et  des marchandises, pour le plus  grand profit de Volkswagen, Carrefour,  Danone, Siemens. Elle s’accompagne  toujours d’une obligation  d’ « assainissement » pour les  Etats et de participation des travailleurs  aux frais. Ainsi, non seulement  les paysans polonais ne pourront  recevoir les mêmes taux de  subventions que leur collègues de  l’Ouest, mais des rapaces allemands  pourront venir acheter des  terres à bas prix.  Au niveau des libertés et droits  des citoyens, l’élargissement de  l’espace Schengen renforcera les  frontières de la forteresse au détriment  des peuples de l’Est et du  Sud hors UE et accentuera le dispositif  de contrôle généralisé de la  population, de fichage des militants  politiques et syndicaux et de répression  du mouvement ouvrier  (voir les articles de la future constitution  sur la lutte « antiterroriste  »).  Bien entendu, les travailleurs occidentaux  seront mis en concurrence  avec la main-d’œuvre de  l’Est , entraînant des délocalisations  (mais n’oublions pas que cela  peut se faire dans les deux sens).  La bourgeoisie ne manquera pas de  nous dresser contre nos frères de  classe qui n’auront pourtant rien à  gagner et lutteront contre les mêmes  exploiteurs. Cela nécessitera  une lutte résolue pour la défense  de l’emploi et de l’outil de travail, la  solidarité avec les travailleurs de  toute l’Europe et avec leurs organisations  révolutionnaires.

Les travailleurs ne renoncent pas

Les aéroports parisiens  ont été et sont toujours  le laboratoire d'essai du  démantèlement des acquis  sociaux, dicté par l'Europe du  capital.  Des pans complets (les plus juteux)  des entreprises publiques, Air  France, Aéroports de Paris sont privatisés  ou sous-traités.  Le décret MAASTRICHIEN sur  l'assistance aéroportuaire, préparé  par le Ministre des Transports Bernard  PONS et signé des deux mains  par J.C. GAYSSOT, a aggravé encore  plus la situation. Il permet au  patronat et aux pouvoirs publics  de sous-traiter et de privatiser à  outrance.  C'est le cas, entre autres, d'un  certain nombre de missions de police  nationale. Des entreprises de  gardiennage ont redoré leur blason  en se convertissant en entreprises  de sûreté. Elles assument, aujourd'hui,  ces missions de police nationale.  Pourtant, certaines d'entre elles,  il n'y a pas si longtemps, défrayaient  la chronique comme véritables  milices privées, utilisées dans  ses basses œuvres par le patronat  (intimidations, agressions physiques,  …) contre les travailleurs en lutte et  les syndicalistes dérangeants. Marcel  CAILLE, dans ses livres les  "truands du patronat" ou "L'assassin  était chez Citroën", ainsi que le livre  du Syndicat de la Magistrature  "justice sous influence" ont dénoncé  avec des faits précis les exactions de  ces nervis contre la classe ouvrière.  Bien entendu, les salariés de ces  entreprises en paient la note au prix  fort : ce sont des sous-gardiens de la  paix ou des sous-gendarmes. Ils  sont sous-qualifiés, sous-formés,  sous-payés (le SMIC) avec des  conditions de travail insupportables,  des emplois, pourtant précaires et à  temps partiel, qui sont remis en  cause régulièrement à chaque adjudication  des marchés.  Il n'y a pas une semaine sans que  ces travailleurs luttent pour préserver  leur emploi, leur salaire, améliorer  leurs conditions de travail ou,  tout simplement comme dernièrement  à ORLY, pour refuser de travailler  au rendement (les patrons  voulaient imposer un nombre de  contrôles dans la journée de travail).  La vérification des bagages  est devenue une marchandise avec  laquelle ont doit faire des profits.  L'intérêt des salariés de ce secteur,  comme de l'ensemble des travailleurs,  réside dans un développement  des luttes, ayant pour objectif leur  fédération, leur coordination au plus  haut niveau : "Tous ensemble et en  même temps", étape incontournable  pour la préservation et la garantie  des acquis sociaux. Mais aussi élément  indispensable participant à la  conscientisation qui ouvrira le chemin  pour arriver de la révolution  anti-capitaliste

FRET SNCF,  DEVELOPPEMENT OU  DEMANTELEMENT ? 

Avec l'examen en février  2003 du nouveau  "paquet ferroviaire" par  la commission européenne,  un pas a été franchi à Strasbourg,  au parlement européen, dans  la libéralisation totale du transport fret  et passager en Europe. Il décrète l'ouverture  totale à la concurrence du  transport ferroviaire de passagers au  sein de l'U.E. au 1er janvier 2008 et au  15 mars 2003 pour les marchandises  sur les axes du réseau trans-européen.  L'ouverture totale étant prévue pour  2006, le gouvernement de notre pays a  immédiatement, bien entendu, mis en  train (sans jeu de mots) le processus  devant conduire à la satisfaction des  objectifs fixés par les instances européennes.  Le rapport Haënel-Gerbaud,  établi à la demande du premier ministre,  a présenté l'expertise, l'analyse et la  stratégie de développement du fret  ferroviaire. Tout cela pourrait sembler  de bon aloi, mais l'examen des termes  employés comme "véritable déclin du  fret", "activité qui plombe l'entreprise  SNCF", "boulet" éveille la vigilance.  Tout cela étant argumenté par des  comparaisons entre compagnies étrangères,  comme DB-CARGO par exemple  ou entre fret ferroviaire et fret routier.  Mais ces comparaisons, évidemment  exactes, n'ont rien à voir avec "la  santé" du fret SNCF. Ainsi, si l'on  compare la part du fret ferroviaire dans  chaque pays, on constate que Fret  SNCF, malgré une baisse continue et  généralisée du fret ferroviaire, maintient  la part de marché la plus élevée  des entreprises européennes (hors  Suisse et Autriche). En application des  considérations tendancieuses de ce  rapport, l'Etat, bien évidemment, dicte  ses propres directives à la SNCF qui,  lors d'un conseil d'administration et  d'un comité central d'entreprise fin  2003, a proposé un plan de fret visant  à obtenir l'équilibre financier en la matière  en 2006. Après examen, la CGT  déclare : "C'est un plan industriel de  restructuration sans aucune perspective  de développement qui ne propose  qu'abandon de trafic, réduction des  moyens et repli de l'activité. Il s'agit de  privilégier les trafics les plus rentables.  C'est : affaiblir l'outil de production,  hypothéquer la réponse aux besoins de  transports de marchandises alors que  ceux-ci doubleront en 2015, transférer  sur la route (entreprises privées) des  millions de tonnes. Conséquences :  augmentation de l'insécurité routière et  de la pollution. Au plan social, la suppression  de 720 emplois. Le fret est  une activité indispensable à la vie du  pays. Il doit être considéré d'intérêt  public".  Parler de "stratégie de développement"  là où il y casse semble ressortir  d'une "dialectique" un peu spécieuse.  Tout cela semble contradictoire. Mais,  où veulent en venir tous ces beaux  messieurs ? Tout simplement, si l'on  peut dire, à la mise en difficulté de ce  service public comme des autres pour  1°) Élaguer tout ce qui n'est pas  "juteux" pour offrir à l'appétit de la  grande finance une entreprise moderne,  rentable pour les actionnaires  futurs, sans avoir à réaliser des investissements  coûteux et aléatoires. 2°) Par  le bradage, qui consiste par la vente de  cette entreprise, atténuer le déficit de la  France pour satisfaire le pacte de stabilité  et tous les engagements souscrits  sur le dos du peuple, au plan européen.  3°) Déconsidérer l'entreprise aux yeux  des populations en n'ayant plus les  moyens d'assurer correctement son  rôle de service public et ceci afin de  faire admettre par l'opinion l'idée de  privatisation. Cette perspective commence  à susciter des mécontentements  et des luttes dans tous le pays.  Cette analyse est commune à l'ensemble  du secteur public et nationalisé.  C'est grave pour la Nation. C'est  grave pour les usagers, car les droits  au transport, à la santé, aux services  de la Poste, à être alimenté en eau, à  bénéficier d'un abonnement EDF/  GDF etc., etc. sont remis en cause par  la mercantilisation des services publics  qui supprime l'égalité de traitement  pour tous. Les services publics ne doivent  pas être considérés comme des  marchandises. Ils nous sont vitaux  comme l'air que l'on respire. Il faut  donc réagir, lutter pour stopper cette  spirale du déclin. Il faut exiger l'arrêt  des privatisations. Ce n'est pas en se  limitant à des signatures de pétitions ou  à l'organisation de seuls débats, toutefois  nécessaires pour mobiliser, ni en  proposant des journées d'actions éparpillées,  entreprise par entreprise, corporation  par corporation, que l'on pourra  obtenir satisfaction. Il nous faut agir  tous ensemble et en même temps,  créer les conditions d'une action générale  reconductible. Se constituer en  comité de base pour obliger les confédérations  syndicales à prendre leurs  responsabilités en la matière. Cet objectif  atteint, rien ne sera terminé car en  fait, c'est contre le système économique  qui nous régit que nous luttons :  CONTRE LE CAPITALISME. Il est  actuellement fort, mais nous pouvons  le vaincre. Nous sommes des millions.  Ils sont très riches mais beaucoup  moins nombreux. Mettons tout en  œuvre pour le remplacer par Le SOCIALISME,  seul système capable d'assurer  un développement harmonieux  des hommes par la satisfaction des  besoins de tous. L'histoire l'a prouvé. A  bas la dictature du Capital. Vive la dictature  du prolétariat.

Plate-forme d’action  communiste contre  l’Union européenne 

Depuis ses débuts, l’Europe se développe dans l’intérêt économique et politique du capital, contre le travail, contre la classe  ouvrière et dans la perspective  de nouvelles guerres de repartage  impérialiste  du mond  Aucun prolétaire,  aucun travailleur  ne peut  en attendre le  moindre espoir  de progrès. L’Union  Européenne  est par nature réactionnaire,  antisociale,  antidémocratique et  agressive. Les  communistes,  les travailleurs et  les peuples d’Europe doivent s’unir pour  ébranler et détruire ce bloc impérialiste. Tel est l’objectif exprimé dans  la plate-forme communiste  contre l’Union Européenne  adoptée à Paris le 10 avril 2004  par quatre organisations communistes  (Collectif Militant  Communiste, Communistes en  Lutte, Coordination Communiste  du Nord-Pas de Calais et  l’Union des Révolutionnaires-  Communistes de France.  D’ici les prochaines élections européennes, les quatre organisations  organiseront une campagne  commune sur la base de cette plate-forme et appellent  les communistes et organisations  communistes, les antiimpérialistes,  à participer à cette  campagne commune.

 

 

PLATE-FORME 

Contre la consolidation et pour la destruction de l’Europe capitaliste :

  • -        Machine de guerre contre les peuples du Monde pour la reconquête et le repartage de la planète
  • -        Machine de guerre inter-impérialiste entre blocs impérialistes rivaux, tous ennemis des peuples –
  • -       Machine de guerre contre les travailleurs en Europe et dans le Monde Pour le boycott des élections européennes de 2004. Contre le projet d’une constitution européenne.

Contre la constitution d’une armée européenne.

  • -         Pour le droit des peuples du Monde et d’Europe de construire eux-mêmes leur système économique, politique, social et culturel, sans ingérence étrangère, comme processus historique de la lutte de classe à l’intérieur de chaque pays.
  • -         Pour le retrait de la France des institutions européennes et de toute autre structure impérialiste économique ou militaire.

Pour une France socialiste développant les relations avec les pays du Monde entier, quel que soit leur système économique et social, sur la base du respect réciproque de l’indépendance, de l’intégrité, des intérêts et de l’égalité de tous les pays grands ou petits.

Pour développer la solidarité internationaliste entre les travailleurs et peuples opprimés d’Europe et du Monde.

Paris le 10 avril 2004.

Le Collectif Militant Communiste. Communistes en Lutte ; La Coordination Communiste. Union des Révolutionnaires- Communistes de France.

 

 

Un fossé entre la CGT de Thibault et les  adhérents de base 

 

Voici des extraits de ce  que B. Thibault déclarait  dernièrement au Parisien  sur la position de  la CGT concernant la  réforme de la Sécurité  Sociale « branche assurance  maladie » :  « Une grande mobilisation  unitaire aura lieu  vers le 5 juin. En mai,  nos militants vont se déployer  dans les entreprises,  sur les places de  marché pour informer  les gens de l’enjeu de  cette réforme. On ne  peut pas accepter que  le Gouvernement attende  le dernier moment  pour annoncer la  couleur. Nous refusons  d’être mis devant le fait  accompli. ….. Nous demandons  une vraie discussion  avec les pouvoirs  publics avant que  le Conseil des ministres  en juin puis le Parlement  en juillet ne décident  de l’avenir de la  Sécurité Sociale. Qu’ils  engagent une négociation.  ….. Contrairement  à ce que semble vouloir  le gouvernement, les  salariés ne peuvent pas  être les seuls à combler  le déficit. ». 

Par ses dires, B. Thibault  laisse croire que  cette réforme est inéluctable  et il s’inscrit  dans une logique gouvernementale  et patronale en ne la rejetant  pas purement et simplement.  Or, nous n’avons nul besoin de  cette réforme, dont l’enjeu est  connu depuis longtemps : c’est  faire payer encore une fois les  assurés : actifs et retraités en augmentant  la CSG alors que les  exonérations patronales ont progressé  de 44 % sur ces 3 dernières  années. Ce sont elles qui  creusent le « trou de la Sécurité  Sociale » et non ses dépenses  dont le déficit ne représente que  0,23 %, soit moins d’un jour de  versement des prestations  (sources de la Commission des  comptes de la Sécu). L’enjeu de  cette réforme, c’est aussi de rembourser  toujours moins les médicaments  et mettre chaque assuré  à contribution à raison d’1  Euro par prescription. Il n’appartient  pas aux assurés de combler  ce déficit. La CGT ne doit  pas pratiquer un syndicalisme de  compromis et d’attentisme, mais  de lutte de classe. Les adhérents  dans leur ensemble n’ont pas  pris une carte à la CGT pour  entendre pareil discours, mais  pour être défendus, notamment  pour conserver le droit à la santé.  Pour cela, ils exigent que les  chefs d’entreprises versent l’arriéré  des cotisations patronales,  que leurs exonérations soient  supprimées et qu’ils créent des  emplois. Ce ne sont pas « les  gens » qui se soignent trop qui  creusent « le trou de la Sécu »  mais le manque de ces rentrées  d’argent dû une politique complaisante  envers le patronat.  Le rôle d’un véritable syndicat  de lutte est de s’attaquer aux réformes  du gouvernement, et non  de les cautionner par de vagues  discussions secrètes.  Ainsi que le souhaitent ses adhérents,  la CGT doit mener une  vraie bataille de lutte de classes  en combattant la politique du  MEDEF et de ses alliés, tels la  CFDT et la CGC qui ont signé  le protocole sur la réforme des  retraites.  Pour faire échec à cette réforme  réactionnaire, nous appelons  à mettre en œuvre des mesures  inscrites dans notre programme  de Salut Public : partout  organiser des grèves, s’opposer  et stopper les fermetures d’entreprises,  taxer le capital et les grandes  fortunes, créer des emplois,  abaisser l’âge de la retraite, augmenter  les salaires et pensions.  Ces solutions permettront de  financer la branche Maladie de la  Sécu et de revenir à l’esprit de la  Sécu créée par Ambroise Croizat  au lendemain de la guerre alors  que le pays était saigné à blanc  mais a trouvé les fonds nécessaires  en les prenant là où les richesses  étaient.  La Commission  ouvrière et  d’entreprise de l’URCF

 

ACTUALITE DES 200 THESES DE L’URCF

Les 200 thèses pour une identité communiste révolutionnaire sont disponibles  sous forme d’une brochure vendue au prix de 5 euros + port.  Nous en avons sélectionné quelques-unes pour illustrer les articles de  ce numéro. Ces thèses représentent un travail de recherche, de discussions  qui ont duré plus d’un an et sont une base de référence permanente  pour les militants de l’URCF, en même temps qu’une contribution  au marxisme-léninisme et à l’histoire du mouvement communiste.

Thèses 13

En régime capitaliste, a fortiori  au stade impérialiste, les entreprises,  les divers secteurs  économiques, les pays ne peuvent  se développer également.  Dans le cadre de la concurrence,  de l’anarchie de la production,  le développement inégal  de l’économie capitaliste  constitue une loi objective et  présente donc un caractère  inévitable. Les pays se développent  par bonds, les uns  s’enrichissent au détriment  des autres (colonialisme, semicolonialisme).  Sous l’impérialisme,  il ne peut y avoir de développement  harmonieux (…).

Thèse 36

Contre l’UE, la tâche des révolutionnaires-  communistes doit être d’abord  de se démarquer à contrecourant  du consensus général, de  défendre les revendications sociales,  les nationalisations, les droits démocratiques,  la souveraineté nationale,  de s’opposer aux projets (et au commencement  de réalisation) d’armée  européenne, dangereuse pour les  peuples d’Europe et du «Tiers-  Monde ».(…) Dans la lutte pour la  souveraineté, les communistes doivent  contribuer à ce que se forge un  large bloc populaire des forces du  travail et de la culture sous la direction  de la classe ouvrière pour exiger  le retrait de la France de l’UE (…). 

 

LA LUTTE DES INTERMITTENTS

On dit de quelqu'un exerçant  plusieurs activités ou  possédant de multiples talents  qu'il a de très nombreuses  cordes à son arc.  On peut dire de Marilyne  R., comédienne, chanteuse,  parolière, compositeur,  scénariste, metteur en  scène, qu'elle a bien des cordes  à son violon.  Artiste jusqu'au bout des  ongles.  Elle est aussi militante du  Syndicat Français des Artistes  affilié à la CGT, engagée  dans le Puy de Dôme - et audelà  – dans le combat des intermittents  du spectacle pour  la défense de leur droits et,  peut être, bien plus encore, la  sauvegarde, le développement  de la culture de notre  pays. 

Marilyne R. : "Au-delà de  la lutte que nous menons pour la  préservation des droits inhérents à  notre profession, sans cesse remis  en cause au fil des ans, tous présidents  de la république, tous gouvernements  confondus, notre combat  est celui de la défense de la culture  en France, considérant qu'un être  humain qui n'y a pas accès, qui,  donc, en est privé, est un mutilé, est  quelqu'un que l'on mutile." 

J.Sanitas. :"Est-ce à dire, qu'en  France, où l'on a connu le Siècle des  Lumières, où se sont manifestés  écrivains et artistes de toutes disciplines  parmi les plus grandes du  monde, la Culture est traitée par le  mépris ? 

Marilyn e R. :  "Exactement : la part qui lui est dévolue,  dans le Budget de l'État, est  de plus en plus restreinte, c'est une  peau de chagrin rétrécie de Ministre  de la Culture en Ministre de la  Culture. Nous réclamons, mais en  vain jusqu'alors, qu'il lui soit attribué  1% dans le Budget en question.  C'est le contraire, je viens de le dire,  qui se produit. 

J.Sanitas. : "La culture seraitelle  considérée, en France, comme  une marchandise, c'est-à-dire un  produit qui, comme tous les produits,  doit rapporter de l'argent ?" 

Marilyne R.: " Tout à fait .  en cette société, c'est-à-dire , la société  capitaliste, tout doit induire des  bénéfices. De plus en plus de bénéfices.  Aussi traite-t-on la culture  comme on traite les services publics  : comme une machine à sous.  Qu'importe la qualité de ce que l'on  produit."  En la matière, ce qui importe,  c'est que ça fasse du fric. D'où, à la  télévision, pour ne citer que cet  exemple, l'apparition d'émissions  comme "La Ferme célébrités",  les"Colocataires", ou "Pop stars".  Et Marilyne R. d'ajouter :  "l'URCF, a raison d'avoir fait de  "Accusons le capitalisme" son slogan.  Oui, accusons le capitalisme de  faire de la culture, je le répète, un  produit destiné à rapporter du fric.  En exploitant les artistes et techniciens,  en les payant le moins possible,  en rognant sur leurs droits, en  créant parmi les uns et les autres,  une armée de chômeurs destinée à  faire pression sur ceux qui ont encore  du travail. »  « À vrai dire, je ne sais plus  par quel bout tenir le long écheveau  de nos histoires, nos déboires,  à nous, artistes et techniciens  qui œuvrons dans l'inutile et donc  dans l'indispensable. Les développements  techniques des attaques  récurrentes dont sont l'objet nos  métiers prennent beaucoup de  place et d'énergie. Notre survie  est à ce prix, et c'est bien le mot  qu'il faut souligner, "survie" ou  "sur-vie" selon l'idée qu'on se fait  de la culture. Nous voulons vivre  de nos métiers, c'est bien l'essentiel,  et qu'enfin l'imaginaire et  toutes ses constructions soient  reconnus d'utilité publique. Il n'y  a pas d'objet plus démocratique  que la culture puisqu'elle appartient  à toutes nos intelligences, à  toutes nos sensibilités. À ce titre,  nous avons un devoir de résistance  de tous les instants. » 

LA CASSE DE FRANCE-CULTURE

Véritable université populaire, partie  intégrante des conquêtes de la  Libération, avec comme mission  historique l'élévation du niveau  culturel de la population, France-  Culture restait jusqu'en 1997 un  lieu de transmission du savoir,  d'esprit critique et de liberté de  pensée, îlot singulier dans un  "paysage audiovisuel français"  (PAF) déjà verrouillé, vulgaire  et violent et dont la "mission", à  n'en pas douter, est depuis 20 ans  la crétinisation des populations. 

Il n'est pas inutile de remarquer  que c'est en 1997,  avec le retour de la  "gauche" "plurielle" aux  affaires, que les forces réactionnaires,  qui avaient cette radio dans le  collimateur depuis sa création (1945,  sous différentes appellations ou réformes  successives) et réclamaient  constamment sa suppression, se  "libèrent" et obtiennent sa déchéance  rapide (en 3 ans, vidage des  contenus et démantèlement des  structures), prélude à sa disparition.  Les premières mesures sont prises en  1997, avec l'arrivée de Patrice Gélinet  à la direction. L'introduction de  méthodes managériales brutales,  l'attaque des statuts et le recours systématique  aux licenciements tiennent  carrément le personnel en  joug. La dégradation est tout aussi  rude pour l'auditeur : saucissonnage  des émissions, jingles musicaux perturbateurs,  publicité insidieuse, éviction  d'intervenants parmi les plus  critiques et politiques - Michel Bidlowski, producteur du "Panorama", l'une des émissions phare  de cette époque, se suicide en  se jetant par la fenêtre de son bureau  de la Maison de la Radio - promotion  d'animateurs insipides et  consensuels  avant l'arrivée des  bulldozers de la  propagande encombrant  déjà  tous les médias et  dont l'ancien  France-Culture  nous dispensait.  Un second  train de mesures  encore plus brutales  est pris avec  la nomination de  Jean-Marie Cavada  à Radio-  France (1998) et  de Laure Adler à  France-Culture (1999). Leur mission  politique est claire, la casse. L'imposition  d'une "nouvelle grille",  "dépoussiérée", "rajeunie", "chic et  toc", inféodée à "l'air du temps",  supprime plus d'une centaine d'heures  d'émissions de grande qualité,  des dizaines de salariés, producteurs,  collaborateurs, sont éjectés (« comme  des vieilles chaussettes » suivant l'expression  de l'un d'eux, après trente ans  de maison !). Les services techniques  de création sont démantelés.  Or c'était la liberté et les moyens  accordés à ces grands professionnels,  pourtant sans statut et mal  payés, reconduits d'année en année,  assurant la formation et la relève des  générations, qui faisaient la qualité,  le ton immédiatement reconnaissable  de cette radio. L'autocratie et le  copinage règnent désormais en maître.  Des émissions entières, de bavardage,  sont attribuées à des titres  de la presse privée. "Le Monde", le  "Figaro", les "Inrockuptibles", …  sont omniprésents, "Le Monde Diplomatique"  a eu lui aussi sa tranche  d'onde "publique" allouée, sur la base de quoi il refusera à une petite  association (le "Rassemblement des  auditeurs contre la casse de France-  Culture" – RACCFC** - qui décide  en 2000 d'entrer en résistance) la  diffusion d'une annonce pour la  conférence-débat qu'elle organise  sur le thème "La casse de France-  Culture et de l'audiovisuel public",  en  invoquant « ses bons rapports avec la  chaîne …»  Sept ans d'avilissement  ont transformé  une radio –  paraît-il – unique  au monde en une  vitrine promotionnelle  pour les  rebuts "culturels"  de l'immonde capitalisme  globalisé.  Pas une émission  (exceptées  quelques rediffusions  tardives) qui  ne tourne autour  d'un "produit" à  vendre (livre, film,  expo…), qui ne  soit une opération de "communication" ou autre "débat"  de "société", le tout suivant scrupuleusement  le même agenda politicomédiatique  que l'ensemble de la  presse et de l'audiovisuel. On a ainsi  vu programmé une nuit entière (8  heures) de lectures du livre pour  amateurs de sorcellerie "Harry Potter",  une journée (5 heures) de bruit  pour la dernière livraison sioniste de  Bernard-Henry Levy, et en novembre  dernier – toute honte bue - un  samedi entier de tapage dès 7 heures  du matin, pour Reporters sans frontières  et tout ce que la France  compte d'anticubains (Marie-  Georges Buffet comprise …).  L'auditorat de France-Culture  (estimé à un million de personnes)  qui était en grande majorité populaire  et autodidacte se retrouve privé  d'un outil d'enrichissement culturel  irremplaçable par sa convivialité, sa  facilité d'accès et sa gratuité. Il suffit  d'écouter des cassettes d'anciennes  émissions pour comprendre ce que  fut ce bien public et la perte que  représente sa confiscation. Il faut  croire que la possibilité de s'instruire,  d'accéder à la dignité humaine  par la fréquentation des œuvres du  patrimoine est insupportable pour le  capitalisme aujourd'hui.  Horrifié de ses contradictions, le  capitalisme n'a de cesse de se  contorsionner pour inverser ses tendances  à l'agonie. Il a entrepris aujourd'hui  de déposséder l'humanité  de son patrimoine commun de savoirs  (technologiques, scientifiques,  populaires et ancestraux), de créer  un "marché de la connaissance" par  la privation/privatisation de ces acquis.  Le pillage culturel des sociétés  multinationales et des grands  consortiums financiers internationaux,  sous couvert de "propriété  intellectuelle" s'intensifie sous la  houlette de l'OMC : les "accords"  ADPIC ont pour but l'extension  infinie des brevets, du droit des  marques et des droits d'"auteur" - au  sens du copyright anglo-saxon où  "l'auteur" n'est plus que l'entreprise  spoliatrice. La production de  "connaissances" est industrialisée en  vue d'une rentabilité immédiate sous  strict diktat idéologique  (obscurantisme, militarisme). Hors  de question que l'individu isolé, atomisé,  contraint d'errer sur ce  "marché" à la recherche de petits  "savoir-faire" jetables, aptes à le rendre  "employable", puisse accéder à  des connaissances générales lui permettant  de se forger une conception  du monde. L'école n'enseigne plus  rien depuis longtemps et France-  Culture faisait tache !  L'affirmation et la reconquête du  droit à la culture au plus haut niveau  pour tous - vivre comme des humains  et non comme des serfs - ne  peut que saper le capitalisme, incapable  d'offrir une vie décente à l'humanité,  dans ses bases, et précipiter  sa chute. 

CA SE PASSE DANS LE VAR

La recherche de rentabilité financière  maximum, la course perpétuelle  aux profits, l'application  des directives européennes ne  cessent d'avoir des répercussions  sur la vie de nos villes et de nos  villages. Ces derniers dans le Centre  Var sont touchés. Depuis plusieurs  mois, suite à la réduction  des heures d'ouvertures des bureaux  de poste et la menace de la  fermeture d'une quarantaine d'entre  eux, le Var se mobilise et agit.  Cette mobilisation se concrétise  sous diverses formes. Les usagers  des villages s'organisent en association  de défense de la poste et  plus généralement des services  publics ; plusieurs élus municipaux  ont engagé une grève administrative  lors des dernières élections  cantonales et régionales.  Une première manifestation  départementale a eu lieu le 5 février  à Toulon. Devant la multiplicité  des attaques contre leurs bureaux  de poste (fermetures, transformation  en agences postales  communales, affectés dans un  commerce…) les associations  d'usagers, les organisations syndicales,  élus se sont regroupés en  coordination départementale afin  d'agir ensemble contre les privatisations,  restructurations, fermetures  de bureaux de poste, de centres  de tri, regroupement d'écoles,  etc..  Tous unissent leurs forces dans  des actions pour la sauvegarde de  la vie des villages, le refus des suppressions  d'emplois et tous les  méfaits qu'engendre l'aliénation de  la France à la politique européenne.  Cette toute nouvelle organisation  a rassemblé près de 300 personnes  lors de la première fête  organisée dans le village des Salles  sur Verdon au cours de laquelle  outre l'animation culturelle, 3 débats  ont été organisés, le premier  concernant l'AGCS (Accord Général  sur le Commerce et les Services  qui prévoit la libéralisation  totale des Services Publics), le second  les conséquences entraînées  par cette politique sur la vie de  nos villages, le troisième, quelles  actions entreprendre pour lutter  ensemble.  Forts de ce premier succès, les  participants ont décidé d'une manifestation  départementale le 5  juin à Brignoles.  La lutte rassemble de plus en  plus de participants qui en ont ras  le bol des mesures dont ils sont  victimes. Peu d’entre eux encore  identifient le capitalisme comme le  responsable des mesures qui sont  prises contre eux et leurs services  publics en général. Peu envisagent  et jugent indispensable un changement  de société vers le socialisme,  pourtant seul capable durablement  de changer le cours des choses en  leur faveur. Mais en s'opposant à  l'U.E., ils s’engagent à combattre  certaines des conséquences de ce  système. C'est un premier pas.  L'avenir nous dira si l'expérience  des luttes fera évoluer analyses,  réflexions et pratiques sur la nécessité  d'abattre le capitalisme. 

IRAK LES AGRESSEURS EN DIFFICULTE !

Il aura fallu des mois pour que la presse internationale parle enfin des tortures qui se pratiquent dans toutes les prisons irakiennes actuelles, et pas seulement, comme veulent le faire croire les médias US, à la seule prison d’Abou Ghraib. D’ailleurs, les Etats-Unis n’ont pas caché qu’ils employaient déjà ces méthodes à la base de Guantanamo de Cuba où très officiellement ils montrent depuis plusieurs années, des détenus revêtus de la combinaison orange des condamnés à mort Us, transportés attachés sur des civières et logés dans des cages en plein soleil (pas un mot de protestation de nos Bernard Henri-Lévy, Gluckmann, Alexandre Adler et consorts)…..

Pour obtenir les renseignements qui leur font cruellement défaut face au développement de la résistance, le Pentagone a dépêché sur place le général Geoffrey Miller, responsable de la base de Guantanamo (jugé expert en matière de renseignement et qui pratique officiellement la torture). Depuis son passage en Irak, des experts employés par des sociétés privées prennent la place de soldats américains dans les prisons : ils sont chargés de démoraliser l’adversaire et de le rendre « malléable et coopératif »! L’emploi de telles « méthodes » montre la faiblesse et les limites d’une armée impérialiste en proie aux difficultés rencontrées devant un peuple qui se lève chaque jour plus déterminé et qui obtient de plus en plus de succès. La situation devient intenable pour les forces impérialistes. Il ne se passe pas de jour sans des attentats, des mines qui explosent, des attaques à l’arme lourde, une situation qui rend l’occupation du pays de plus en plus difficile devant une population de plus en plus hostile. Parallèlement, de plus en plus de bavures ont lieu : dernièrement, un avion F16 a mitraillé une noce, bilan, 41 morts et des dizaines de blessés. Les collabos, eux aussi, rencontrent de plus en plus le rejet de la population. L’élimination du Président du « gouvernement intérimaire » n’a pas ému grand monde, pas plus que la mort d’un conseiller du ministère de l’intérieur le samedi 22 mai à Bagdad ! Décidément, il ne fait pas bon être collabo en ce moment en Irak ! Ahmed Chalabi (l’homme lige des néoconservateurs américains) essaie de se refaire une virginité : il est accusé d’intelligence avec l’Iran et aurait donné des renseignements qui pourraient mettre en danger la vie de soldats américains ; il aurait subi une « perquisition » par des policiers irakiens assistés de soldats américains ! Grâce à cela, il espère se faire une réputation nationaliste parmi la population ! Il a gagné « déjà » le soutien des 24 membres du Conseil du Gouvernement Irakien. Plus d’un an après la soi-disant victoire des Anglo-américains, ceux-ci se retrouvent confrontés à une situation extrêmement grave qui empire chaque jour, les pertes humaines étant de plus en plus lourdes et sans commune mesure avec les chiffres cités par la presse. L’opinion publique aux États-Unis se mobilise de plus en plus contre la guerre ; le retrait des soldats Espagnols ainsi que ceux des pays sud-américains préfigure de graves difficultés pour les agresseurs et beaucoup d’espoirs pour le peuple irakien qui résiste courageusement à l’occupant impérialiste !

 

Une conférence internationale de solidarité avec la Résistance Irakienne s’est tenue à Paris, le 15 mai.

Elle résultait d’un appel lancé par des personnalités comme Jean-Pierre Page, ancien dirigeant de la CGT, Georges Labica, philosophe et militant anti-impérialiste, Ahmed Ben Bella, ancien Président de la République Algérienne, Jaime Ballesteros, militant antiimpérialiste espagnol. Cet appel a reçu le soutien d’un millier de signataires, dont le PC Cubain et d’autres organisations communistes (les Parti communistes portugais, sud-africain, le PCPE, l’URCF…), des organisations démocratiques et des personnalités comme le Général Vasco Gonçalves. Une délégation de l’Alliance Patriotique Irakienne conduite par son Président s’est adressée à la conférence, soulignant l’unité du peuple irakien (à l’opposé de l’image donnée par les Etats-Unis d’un pays divisé par des clivages religieux), contre l’occupant. La Résistance s’organise, portant des coups de plus en plus sensibles à l’occupant. Les tortures, les humiliations provoquées par la soldatesque tant états-unienne que britannique, traduisent le degré de barbarie de l’envahisseur, mais les révélations sont en deçà des crimes contre l’humanité perpétrés sur le terrain. Le développement de la lutte armée implique tous les secteurs de la population et le petit groupe de collaborateurs est dans un isolement total. La bataille de Falloujah a été une sérieuse défaite pour les occupants. Le Président de l’Alliance Patriotique n’a pas caché que la Résistance, à l’étape actuelle, est plurielle mais qu’elle recherche son unité et qu’elle est en passe d’y parvenir. Il a souligné que les communistes, (à l’exception de ceux du groupe dirigeant qui ont trahi leur peuple), sont dans la résistance au côté de l’ensemble des patriotes. La Conférence a lancé un appel à soutenir la Résistance irakienne et salué ses premières victoires. Il a été appelé à la constitution de Comités nationaux de soutien et à la tenue d’une seconde Conférence Internationale qui pourrait avoir lieu lors du Forum social européen en Angleterre. Les participants ont souligné l’importance d’être vigilant face aux menaces que l’impérialisme américain fait peser sur Cuba, la Syrie, le Venezuela, la Corée Populaire. L’URCF et ses militants sont bien décidés à jouer leur rôle pour que s’exprime avec force la condamnation des crimes des occupants yankees et de leur coalition, et le soutien aux résistants irakiens.

SEMINAIRE COMMUNISTE INTERNATIONAL A BRUXELLES

Du 2 au 4 mai 2004, avait lieu le 13e séminaire communiste international organisé par le Parti du Travail de Belgique et ayant pour but de coordonner et d’unifier le mouvement communiste international. Des partis et organisations, dont l’URCF, de tous les continents ont échangé leurs analyses et décidé d’actions communes dans le cadre de la stratégie et la tactique de la lutte contre la guerre globale impérialiste des États-Unis sur les différents fronts (Irak, Palestine, Cuba, Amérique latine, Corée…) sur la base du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien

Depuis la contre-révolution, les forces anti-impérialistes connaissent un nouvel essor, et leur composante communiste se renforce à l’intérieur d’un large front unique contre la guerre, pour le droit des peuples à décider eux mêmes de leurs affaires et de leur voie, pour la satisfaction des revendications des ouvriers et paysans. Les USA visent à l’hégémonie mondiale absolue. Le « Projet pour un Nouveau Siècle Américain » en définit les modalités : utilisation de la puissance militaire pour empêcher l’émergence de tout rival et renverser les régimes qui ne leur obéissent pas ; contrôle des ressources en pétrole et en gaz en favorisant la pénétration des multinationales US dans le monde entier. Cette politique expansionniste et agressive conduite par les cercles les plus réactionnaires liés au complexe militaro-industriel est le seul moyen pour celui-ci de garantir la pérennité de ses profits alors que l’économie du pays est au bord de l’effondrement : dette extérieure de 3 200 milliards de dollars (30% du PNB) alors que l’afflux des capitaux étrangers diminue. Leur PNB ne représente plus que 15% du PNB mondial, l’emploi diminue ainsi que leur monnaie. Les luttes de classe reprennent de l’ampleur et rencontrent le mouvement anti-guerre qui est aujourd’hui renforcé suite aux révélations sur les mensonges de Bush, suite à la diffusion des photos des quelques 700 soldats tués et au retour des cercueils, à la politique de restriction des libertés et des coupes dans les budgets sociaux pour soutenir l’effort de guerre. Les camarades américains ont ainsi fait part du succès de la mobilisation de centaines de milliers de personnes dans les rues de Washington et d’autres villes et ont tenu à rappeler que les cercles impérialistes ne représentent pas l’ensemble du peuple. Les participants ont aussi manifesté leur solidarité avec la résistance patriotique qui remporte des victoires spectaculaires et met en difficulté la première armée du monde, l’obligeant à retarder ses plans d’agressions d’autres Etats. Si l’impérialisme US est l’ennemi principal des peuples, les communistes d’Europe doivent aussi lutter contre leur propre impérialisme. L’URCF définit l’U.E. comme un cartel d’Etats impérialistes défendant les intérêts de leurs bourgeoisies monopolistes, ayant entamé le processus de constitution d’un Etat unifié. La persistance des rivalités et contradictions à l’intérieur même de l’Europe entre monopoles et entre les deux blocs UE-USA, l’alignement de certains pays comme la Grande-Bretagne sur l’impérialisme US face à un axe franco-allemand expliquent le non-achèvement de la construction d’un Etat Européen (notamment sur l’unification monétaire, les oppositions au sujet de la constitution…). Il importe donc de savoir tirer parti des contradictions inter-impérialistes sans pour autant soutenir sa propre bourgeoisie. Si la défaite du gouvernement pro-US en Espagne est une bonne chose du fait du retrait de ses soldats d’Irak, la social-démocratie opère un réalignement sur la politique de Chirac et Schröder consistant à disputer à Bush la part du butin pour leur propre bourgeoisie mais sous couvert de l’ONU. Ainsi l’URCF fut une des rares organisations qui, avant même l’invasion effective de l’Irak, dénonça le pseudo-pacifisme de Chirac, le soutien de l’Europe à Israël, les mesures antisociales et sécuritaires… Comme le rappela un communiste turc, l’Europe n’a pas à se prétendre plus humaine et civilisée que les USA dans sa politique internationale, car c’est bien elle qui fut à l’origine du démantèlement de la Yougoslavie par la guerre. Autre front de solidarité communiste : Cuba socialiste qui fait face héroïquement au blocus et aux provocations de Bush mais aussi aux ingérences de l’Europe sur la question des mercenaires déguisés en journalistes. La campagne pour la libération des cinq patriotes cubains emprisonnés à Miami figure aussi parmi les tâches des communistes au même titre que la défense du socialisme. La même position de principe est défendue par le Parti du Travail de Corée face aux préparatifs de guerre avec utilisation d’armes nucléaires par les Etats-Unis qui intensifient leurs manœuvres. Tout en oeuvrant pour la résolution pacifique de la question nucléaire comme pour celle de la réunification de la Corée, le parti mène une « offensive révolutionnaire pour atteindre les objectifs les plus élevés dans la puissance de la nation sur les trois fronts de la politique et de l’idéologie, de l’antiimpérialisme et de la défense, de l’économie et de la science ». Le mouvement communiste international se reconstruit sur la base de la lutte contre le révisionnisme. Plusieurs partis ont condamné la création du PGE et opposent la nécessité de créer une structure de coordination des partis marxistes-léninistes en Europe, d’assurer un système d’échanges et de suivi. La création future d’un bureau d’informations international nécessitera encore un approfondissement de l’analyse de la crise du capitalisme impérialiste et la rupture avec l’opportunisme, afin de déterminer les tâches des communistes pour la révolution socialiste.

ECHOS DES FEDERATIONS

 1er MAI CHEZ LES CANUTS

Les militants de la Fédération URCF du Rhône avaient préparé la journée du 1er Mai en collant l'affiche de l'URCF et en la diffusant également par Internet. Une invitation à les retrouver dans le cortège avait également été diffusée par Internet. Lors de la manifestation, les camarades du Rhône ont distribué des tracts et vendu des exemplaires du dernier numéro d'Intervention Communiste. Une intersyndicale a appelé l'ensemble des salariés de la ville de Lyon à un mouvement de grève le 6 mai dernier, la Fédération URCF du Rhône a apporté son soutien à ce mouvement. URCF-69 135 Avenue Lacassagne 69003 LYON E-mail: urcf-69@wanadoo.fr

FEDERATION DE SEINE SAINT DENIS

Cette année encore, les militants de la Fédération URCF 93 ont proposé le muguet aux travailleurs de l'Aéroport CHARLES DE GAULLE et aux habitants des LILAS. Sur l'aéroport, l'accueil a été chaleureux et les échanges fructueux. Une distribution de tracts et la vente de notre journal ont servi de support à notre présence auprès des travailleurs. Aux LILAS, de nombreux habitants, malgré la concurrence, ont choisi de privilégier notre muguet accompagné de nos tracts et de notre journal. La journée s'est terminée par notre présence à la manifestation parisienne. Là encore, tracts et journaux ont permis des échanges prometteurs.

FEDERATION DE L'HERAULT

Les disparitions d'entreprises et la déperdition d'emplois continuent à un rythme accéléré. A BEZIERS, les cliniques dites "St Privat" et "Marchand" ont décidé de se délocaliser en direction d'un village périphérique, Boujan s/ Libron, ce qui implique fort probablement une "restructuration" du personnel quand sera installé le nouveau centre médical, donc une perte d'emplois. Ce qui signifie également une difficulté accrue pour les employés qui voient s'éloigner leur lieu de travail. Quand on connaît les horaires affolants des cliniques, on imagine la vie des infirmières et autres soignants. Quant aux malades et à leurs familles, le moins qu'on puisse en dire c'est que leur sort ne sera pas amélioré. BEZIERS vient de voir se fermer une salle de spectacles qui a émigré dans une autre localité, Villeneuve. Le centre-ville ressemble de plus en plus à un désert, ce qui ne trouble pas outre mesure la municipalité de Raymond Couderc. Non moins inquiétante est la situation dans la circonscription de MONTPELLIER. La localité de Vailhauques abrite une unité de production de cartes électroniques ; il semble bien que le PDG de Gespac Industrie ait décidé la délocalisation de l'entreprise vers le Maroc. Les machines sont déjà embarquées dans les camions… Par ricochets, ce retrait risque d'affecter également l'usine du Crès dans la banlieue immédiate de Montpellier. Autre sujet de préoccupation : la société Weil, qui est implantée au Vigan – petite commune gardoise à la limite de l'Hérault – produit des sous vêtements, collants et bas. Il s'agit d'un survivant de l'activité textile qui fut jadis florissante de Nîmes à Ganges, jusqu'aux départements du Tarn et de l'Ariège. Il n'en reste plus grand chose. Or, l'usine Weil s'est lancée dans un plan de "restructuration" qui menace directement 110 emplois ; stratégie financière à laquelle la Banque Populaire, principale actionnaire de Weil, n'est pas étrangère. Selon les syndicats de l'usine, la Banque Populaire possède une filiale, dite Natexis, qui rachète les entreprises, les restructure et les revend au plus offrant… et au prix fort! Or, la production des sousvêtements a déjà pris le chemin de l'étranger. Restent pour le moment les collants et les bas… pour combien de temps ? En attendant, la commune se dépeuple et le collège a vu fermer deux de ses classes. Les travailleurs, ici et là, se sont adressés aux élus régionaux et départementaux (Frèche, Vezinhet du PS ). Il faut se souvenir que, lors de la récente campagne électorale, G. Frèche avait proclamé vouloir favoriser l'implantation de P.M.E., les grosses entreprises ayant tendance à délocaliser! Comme le disait Marx, Hic Rhodus, hic saltus! Ou encore, c'est au pied du mur qu'on voit le maçon… Le combat de l’URCF pour sauvegarder le tissu industriel et économique du pays prend tout son sens.

FEDERATION du Puy de DOME

La fédération du Puy de Dôme poursuit sa progression quantitative mais aussi qualitative. En effet après la brillante réussite de leur première fête fédérale du 29 février 2004, le succès de la manifestation du 1er mai où la banderole de l’URCF a été remarquée et vue à la télé (!), nos camarades ont organisé le dimanche 23 mai une réunion–débat sur les « 200 thèses » de l’URCF. C’est notre camarade Patrick Montorcier qui introduit le débat en présentant les thèses en trois parties : La réappropriation du Marxisme Léninisme, la Révolution et l’expérience d’Octobre, la reconstruction du parti. Un débat riche et contradictoire a suivi chacune des trois parties : Maillon faible, destruction de l’appareil d’Etat, la social démocratie principal ennemi actuel… L’ assistance était composée de jeunes et moins jeunes d’adhérents et sympathisants de l’URCF. Tous ont apprécié la rencontre qui s’est poursuivie par un repas fraternel. Trois nouveaux abonnements à IC ont été réalisés.

FEDERATION du VAL D’OISE

A Argenteuil, la vente traditionnelle du muguet a été une réussite, malgré de multiples interventions appuyées de la police afin que nous dégagions les lieux sous le prétexte de la présence d’un fleuriste dans les parages. Comme nous refusions de nous éloigner de notre point de vente habituel, ils ont menacé de nous verbaliser et de n o u s confisquer notre marchandise. On remarquera que c’est la seule ville du département, où ce type d’incident s’est produit ! L ’année prochaine, des mesures particulières seront prises : nous maintiendrons notre poste de vente dans cette ville (ancien bastion du Parti Communiste dont le célèbre maire Victor DUPOUY était connu nationalement, et dès 1932, élection de Gabriel Péri, député communiste , ville aujourd’hui aux mains de la droite suite à la politique révisionniste et à la disparition du P.C.F.) Dans les autres villes du départements, même réussite : à Marly, 600 brins de muguet et un excellent accueil, signalons qu’à Fosses une famille de sympathisants et un camarade ont vendu à eux seuls 240 € de muguet dont une partie avait été cueillie dans les bois ! A cette occasion, dans le département, 30 acheteurs de muguet ont pu découvrir Intervention Communiste. Rappelons que, début Mars, le repas annuel de l’URCF de Marly, avait rencontré un franc succès , 120 personnes, une ambiance conviviale, un discours politique de Jean-Luc SALLE, secrétaire général de l’URCF analysant les évènements et proposant nos solutions à une salle attentive. Étonnement des nouveaux convives : ils retrouvent l’ambiance chaleureuse et fraternelle des repas du Parti Communiste d’antan ! 2 nouveaux camarades nous ont rejoint à cette occasion ! Une campagne d’affichage et de distribution de tracts est en cours pour les Élections Européennes.

 
 
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