EDITO

 Sommaire

 IC n°61

Edito:

Contre l'impérialisme US et européen

Luttes

Programme de salut public

Si on stoppait le train 

Sarkozy: Réactionnaire avant tout 

Brèves France Télécom

Les travailleurs ne renoncent pas

Ca se passe dans le Var

Fret SNCF, développement ou démantèlement? 

 

Culture

La casse de France Culture

La lutte des intermittents du spectacle

 

Europe:

l'Union Européenne : la grande
mystification

Réflexion sur l'Europe à 25

Plate-forme d’action  communiste contre  l’Union européenne.

Le parti de la gauche européenne… au service des

monopoles et de l'UE.
 

Théorie

L'exploitation capitaliste: concepts et mécanisme.

Actualité des 200 thèses de l'URCF

International:

Le combat de Cuba contre l'Impérialisme américain.

 

Irak les agresseurs en difficultés

Une conférence internationale de solidarité avec la Résistance

Irakienne s’est tenue à Paris


Palestine: Ne pas se tromper d'adversaire

Séminaire communiste

international de Bruxelles

 

Echos des Fédérations

1er MAI chez les Canuts

Fédérations de Seine Denis

Fédérations de l'Hérault

Fédération du Puy de Dôme

Fédération du Val d'Oise

 

 

 

 

 

Contre l’impérialisme US et européen

Le capitalisme prouve toute sa malfaisance dans la période actuelle avec une acuité toute particulière. L’impérialisme US conduit une politique impériale de type fasciste qui engendre pour lui d’extrêmes difficultés. La vigilance s’impose car l’administration Bush peut être conduite à d’extrêmes aventures, comme tout fauve blessé. Les média mensonges sur les armes de destruction massive prétendument détenues par l’Irak sont évidents maintenant pour l’opinion publique. Les prétextes des principaux ennemis de la paix, de la sécurité, du progrès social : Bush et Blair, sont tombés. Ce sont les champions du complexe militaro-industriel prêts à embraser la planète pour les profits des pétroliers et autres oligarques.

La pratique généralisée de la torture en Irak souligne que, derrière le verbiage démocratique, se profilent le racisme, la barbarie, l’inhumanité de la politique US. La Résistance irakienne s’est considérablement renforcée sous forme d’un Front national uni regroupant dans l’action croyants, baasistes, patriotes divers et aussi les communistes véritables en rupture avec la social-trahison du PC irakien, soutien du Gouvernorat de Bremer. La réalisation de l’objectif stratégique : obtenir le départ des interventionnistes, devient crédible. Le CC de l’URCF se félicite, en y adhérant, de la création du Comité international de solidarité avec la Résistance irakienne pour un Irak indépendant, démocratique, pacifique. En Palestine, l’administration Bush et la colonisation sioniste pratiquent le terrorisme, en assassinant les dirigeants de la Résistance palestinienne, en semant la terreur contre la population, véritable campagne génocidaire, en érigeant le « Mur de la honte ». Le sionisme conduit à l’apartheid. La solidarité avec le peuple palestinien doit redoubler. Des initiatives et manifestations, une longue campagne doivent être la riposte des amis de la Palestine qui doit bénéficier pleinement du droit à un état national. Un autre front surgit, l’administration Bush ayant décidé de mesures secrètes contre Cuba socialiste : subversion, aide financière aux contras, renforcement du blocus mais aussi l’intervention armée. Le peuple cubain a réagi avec courage, détermination. Plusieurs millions de cubains derrière le camarade Fidel Castro et le PCC ont réaffirmé leur fidélité au socialisme, leur refus de céder au chantage des États- Unis, de l’UE. Contre le Parti de la Gauche Européenne qui condamne Fidel Castro, nous devons affirmer haut et fort que la cause de Cuba socialiste est celle de tous les peuples libres, de toute l’humanité progressiste. L’Union Européenne ne constitue en rien une alternative démocratique, pacifique à l’hégémonie nord-américaine. La politique de régression sociale conduite depuis plus de 40 ans, entraîne au quotidien : chômage, précarité, privatisations. Les réformistes avancent le mot d’ordre d’ « Europe sociale ». La défense des intérêts populaires exige que les travailleurs refusent de légitimer, cautionner les Eurocrates de droite et de gauche. Pour refuser le pacte de stabilité Maastricht-Amsterdam, il faut un coup de semonce. Boycottons les Élections européennes, condition pour la lutte ultérieure pour le retrait de la France de l’UE. L’URCF se félicite de l’unité d’action et de l’appel commun de 4 organisations communistes pour le boycott. Dans notre pays, les mauvais coups vont s’accélérer après les élections : réforme de la Sécurité Sociale, projet sur le statut EDF/ GDF, visant à détruire deux conquêtes de la Résistance antifasciste, prouvant le caractère réactionnaire, antidémocratique de Chirac/Raffarin et de l’UE. Des luttes d’ampleur sont indispensables. Bousculons les bureaucraties syndicales.

Accusons le capitalisme !

 

Programme de salut public

v      1/ Par les grèves, mettre en échec et ainsi stopper les réformes réactionnaires : Sécurité Sociale, décentralisation. Abroger la loi Fillon afin de garantir le droit à la santé, à l’éducation, à l’emploi, à la retraite à 60 ans (37,5 annuités) pour tous.

v      2/ Par les grèves, mettre en échec et ainsi stopper les privatisations des services publics : EDF, GDF, Postes, Air-France, SNECMA, Aéroports de Paris, Réseaux autoroutiers, France Télécoms … qui ont pour but de combler les déficits et d’enrichir quelques oligarques qui vont voler des biens produits et financés par les travailleurs. Sauver les services publics qui assurent la satisfaction des besoins, l’égalité de traitement, d’accès par la péréquation. Impulser des comités de défense Usagers/Salariés pour chaque entreprise publique.

v      3/ S’opposer et ainsi stopper les fermetures d’entreprises qui ont souvent reçu des aides publiques. Nationalisation de ces entreprises, casseurs d’emploi.

v      4/ S’attaquer aux dépenses militaires, au delà des stricts besoins de défense nationale, rapatrier les corps expéditionnaires, promouvoir la démocratisation de la fiscalité afin de taxer le capital et les grandes fortunes. Les sommes dégagées seront affectées à la santé, à l’éducation, à la recherche, à la culture, au logement social.

v      5/ Abroger les lois liberticides Sarkozy-Perben. Assurer et développer les droits démocratiques pour les français et les immigrés. Défense de la laïcité républicaine.

v      6/ Lutter pour le droit à l’emploi pour tous. Garantir le droit aux indemnités- chômage et suppression du RMA. Créer des emplois par l’abaissement de l’âge de la retraite et par la réduction du temps de travail, par une politique de grands travaux : équipements sociaux, culturels, sportifs, logements sociaux.

v      7/ Assurer la priorité budgétaire à l’éducation et à la formation.

v      8/ Rattrapage du pouvoir d’achat perdu. Augmentation des salaires et pensions.

v      9/ Promouvoir une politique indépendante, souveraine ; refus des diktats de l’UE (pacte de stabilité, critères de convergences, privatisations, budgets militaires) afin de favoriser le développement industriel et agricole, des échanges commerciaux équitables avec tous les pays.

 

Union Européenne:
la Grande mystification.

Les objectifs de classe de l’UE

A travers les Traités de Maastricht- Amsterdam, avec le pacte de stabilité et ses critères de convergence, la pression tend à restreindre les emplois et les salaires. Cette politique est dictée par la recherche du surprofit pour les multinationales, qui passe par la création d’un Etat européen concurrent des Etats-Unis, doté d’un appareil d’Etat surdimensionné avec l’Europe des polices et de la répression (Schengen) pour ceux qui contesteraient ce Nouvel ordre Européen. La formation progressive d’une armée européenne vise à aider, par la guerre, à la conquête de nouveaux marchés et territoires.

L’UE : un projet antidémocratique par des voies antidémocratiques

L’UE est régie par une dictature de classe du capital, qui s’exerce nationalement au niveau de chaque État et internationalement avec les mêmes mécanismes d’exploitation et d’oppression. La Table Ronde des Industriels Européens (TRIE) est le centre névralgique des propositions qui toutes deviendront décisions et réglementations. La TRIE n’est pas simplement le lobby (groupe de pression) décrit par certains mais le conseil d’administration des affaires communes des monopoles, sous fond d’ententes et de luttes concurrentielles. La TRIE avait fixé deux objectifs stratégiques à l’UE : 1/ créer une instance politique non responsable devant les peuples et capable de soutenir, d’appuyer les souhaits des multinationales. 2/ créer un Etat européen intégré parce que les Etats : l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne n’ont plus la base nationale suffisante pour concurrencer les Etats- Unis. Ainsi, pour la classe dominante, l’Etat européen aurait l’avantage de conjuguer la toute puissance des appareils d’Etat des divers pays. Quelque soit sa forme future, confédération ou fédération, nous constatons qu’en France, les projets et lois de décentralisation créent les conditions administratives, économiques d’une véritable fédération. Les élections mettent en avant le Parlement européen à élire, mais ce dernier n’a qu’un rôle secondaire de chambres de vœux, de débats. C’est la Commission de Bruxelles qui, forte d’un pouvoir exécutif et législatif, assure à la fois propositions, lois, directives et règlements. Les pouvoirs du Président de la Commission, Romano Prodi, sont ceux d’un chef d’exécutif qui serait non élu, non responsable devant le Parlement. Les 20 membres de la Commission sont tous issus des milieux financiers et industriels : tel P. Lamy, ancien n° 2 du Crédit Lyonnais. Cette Commission est la variante européenne de la fusion des conseils d’administration des monopoles et de l’exécutif en un corps unique, subordonné aux choix capitalistes. Non responsables, les commissaires sont censés échapper aux pressions de l’opinion publique. Leurs directives accentuent l’extrême bureaucratisme de l’UE qui légifère sur tout. Le Parlement n’est qu’un leurre qui masque la réalité d’un pouvoir réactionnaire et antidémocratique sur toute la ligne.

L’Europe «sociale» : le grand mensonge.

Depuis des décennies, le bilan social catastrophique de l’UE ne peut plus être occulté par les promesses d’un J. Delors qui annonçait « la prospérité » lors de la signature de Maastricht. 18 millions de chômeurs (officiels dans l’UE des 15), un tiers de salariés connaît un emploi précaire, la moitié des emplois sont précarisés. La loi de rentabilité financière touche tous les domaines de l’activité humaine telles la culture, la recherche, la santé, la prévoyance. L’UE, c’est le démantèlement social généralisé. Le pacte de stabilité et l’inflation liée à l’Euro ont entraîné paupérisation absolue des plus démunis, baisse générale du pouvoir d’achat pour tous les travailleurs. Voyons les réalisations concrètes de l’UE : les privatisations génèrent chômage, perte des Statuts, insécurité, baisse de la qualité des s e r v i c e s . Partout, on travaille plus longtemps pour gagner moins et vivre moins longtemps. La qualité des soins est en baisse partout. L’enseignement est de plus en plus « utilitaire » et soumis aux exigences et besoins patronaux. L’écart se creuse entre Etats développés et État dominés. La politique des créneaux dans chaque pays a conduit à affaiblir le tissu économique et industriel, à restreindre la satisfaction des besoins. C’est le cas en France avec les nombreuses fermetures d’entreprises qui occasionnent un processus de désindustrialisation du pays, de l’agriculture étranglée par les technocrates de Bruxelles. Une telle politique antisociale, antipopulaire occasionnerait des mouvements de protestation autrement plus radicaux sans le soutien au capital des partis socialistes, de l’Eurogauche, des Verts et, au niveau syndical, de la CES, relais des intérêts financiers. Les Partis réformistes osent encore user de la ritournelle sur « l’Europe sociale » à construire. N’écoutons plus cette démagogie qui vise à camoufler leur mission d’agents de la bourgeoisie dans le mouveme nt ouvrier. Voici quelques années, les socialistes dirigeaient 13 Etats sur 15. Pourquoi n’ont-ils pas alors réalisé leurs promesses d’aujourd’hui ?

Une Europe répressive et militariste

Les accords de Schengen ont pour objectif d’organiser l’Europolice afin d’empêcher toute contestation de l’UE. Maastricht- Amsterdam interdisent clairement toute politique indépendante de progrès social. Les dispositifs répressifs européens ont été utilisés lors des divers sommets, occasionnant blessés et morts. L’UE définit ainsi les actes terroristes : « la capture illicite d’installations étatiques ou gouvernementales de moyens de transports publics, d’infrastructures, de lieux publics, de biens ou les dommages qui leur sont occasionnés ». Ainsi, les acteurs du mouvement social sont clairement désignés comme des terroristes potentiels. Armée, Gendarmerie, Police sont équipées pour livrer des guerres civiles. Autoritarisme, racisme, discriminations et pressions sur les immigrés, fichage des militants, extradition, telles sont les règles de la police et de la « justice » européennes. En effet, les responsables de l’UE savent les risques courus par chaque pouvoir, au fur et à mesure des destructions sociales. Les manuels policiers expliquent la nécessité de préparatifs pour briser les éventuelles insurrections urbaines. Les dirigeants de l’UE ont peur de leur peuple. Le Projet d’Armée européenne doit alerter tous les partisans de la paix. Le Projet de Constitution Européenne vise à légitimer, justifier les futures interventions impérialistes ou coloniales ; les zones sont ciblées : Balkans, Russie, Moyen-Orient, Afrique Centrale. L’UE n’exclut pas le recours aux guerres (J. Delors) et pour concurrencer les USA, a besoin d’une force militaire unie ou unique afin de conduire une politique de recolonisation des terres perdues, comme dans l’est européen ou l’Afrique. L’impérialisme nordaméricain constitue la principale menace pour la paix et la sécurité des peuples. Toutefois, contrairement à ce que pensent certains altermondialistes, l’UE ne constitue ni une alternative démocratique ni pacifique à l’hégémonie de Washington. Forte des traditions colonialistes et bellicistes des impérialismes allemand, français, anglais, hollandais, italiens, belges etc., l’armée européenne serait redoutable ; palestiniens, irakiens, cubains, congolais n’ont rien à en attendre de bon.

Pour le retrait de la France de l’UE : boycott des Élections Européennes

Face à un tel programme de régression organisée, de casse économique, sociale, des souverainetés nationales, l’UE doit recevoir une sanction populaire. Apporter sa voix à telle ou telle liste, c’est cautionner, renforcer la construction du Bloc impérialiste européen. L’essentiel est d’impulser la bataille de classe pour sauvegarder et développer les droits sociaux, démocratiques des travailleurs, de sauvegarder les services publics, le système de santé, d’abaisser le temps de travail et l’âge de la retraite, bataille nationale et internationale. Beaucoup de chemin reste à faire. Aux Élections Européennes, toutes les victimes de l’UE doivent résoudre cette question. Peut-on réformer l’UE, améliorer sa politique sociale, la rendre plus proche des travailleurs, plus démocratique ? Auquel cas, il faut apporter sa voix à la gauche réformiste, trotskiste. Mais pourquoi cela serait-il plus efficace aujourd’hui qu’hier ? L’URCF réaffirme que l’Europe des 25 ne peut être sociale, démocratique parce qu’elle est régie par la propriété capitaliste des entreprises, banques etc. par le pouvoir aux mains du capital financier. Il faut donc agir pour le retrait de la France de l’UE, pour la véritable alternative : la révolution anticapitaliste, pour le socialisme dans chaque pays. Toute voix apportée à la réaction, à la gauche réformiste cautionnera, légitimera l’Europe de l’oligarchie du fric et le Bloc impérialiste européen. Par le refus de vote, nous exprimerons notre colère et notre NON à l’Europe capitaliste.

ET SI ON STOPPAIT LE TRAIN…

Le 11 mai, les agents d'Aéroports de Paris étaient de nouveau appelés à une journée de grève et de manifestations pour s'opposer à la privatisation de leur établissement public. Deux jours plus tard, ceux de la SNCF passaient à l'action. Le 25 mai, les agents des finances, les profs puis le 27 mai, , les électriciens et gaziers plus une partie des "privatisables" en auront fait de même. Entre temps, dans une multitude d'entreprises, les travailleurs tentent de résister à des plans sociaux, à des délocalisations, à des fermetures, à des remises en cause d'acquis, à des restrictions de droits et libertés individuels ou collectifs. On a l'impression de revivre à un degré différent, les luttes du printemps 2003 ; un niveau de combativité élevé mais qui ne s'exprime que par secteur, entreprise ou métier, à tour de rôle et à des dates pré-programmées et éloignées les une des autres. A croire que les privatisations, casse des statuts, touchant Air France, SNECMA, EDF-GDF ou ADP, n'ont pas la même origine. A croire que les immenses cadeaux offerts au capital privé n'ont pas pour origine la spoliation des richesses produites par le travail social réalisé. Comme si, par enchantement, les classes sociales n'existaient plus et que l'opposition d'intérêts ne s'exprimait qu'individuellement sans tenir compte de la place des groupes sociaux dans le processus de production. Karl Marx disait que la France était le pays classique de la lutte de classes. A voir la formidable combativité de 2003 ainsi que le niveau des luttes depuis le début de l'année 2004, cela semble toujours vrai. Mais, aujourd'hui, on a l'impression que la combativité "moderniste" est une sorte de train automatique, à multiples compartiments, qui ne s'arrête jamais. Seul le compartiment de tête se détache pour marquer un arrêt le temps d'être rattrapé par la queue du convoi à laquelle il se reconnecte sans attendre. N'est-ce pas le rôle imparti aux directions réformistes des syndicats ? Éviter à tout prix le blocage simultané de l'ensemble des compartiments. Un petit arrêt par-ci par là suffit à justifier les subventions versées par la bourgeoisie. Or, l'ensemble des attaques subies par les travailleurs a une source unique : la politique du capital. C'est donc bien contre elle et contre ceux qui la mettent en œuvre qu'il faut se battre. L'efficacité de cette lutte passe par le "Tous ensemble et en même temps". Il faut dépasser les obstacles que des faux amis ne manqueront pas de dresser. Il faut resserrer les liens entre les travailleurs, liens distendus par des années de "réalisme" politico-syndical prétendument responsable mais s'apparentant davantage à une apostasie coupable. Commission ouvrière et d’entreprise de l’URCF.

SARKOZY

L’ancien ministre de l’intérieur  est devenu Ministre  d’État à l’économie et  aux finances. D’aucuns auraient pu penser qu’il serait « moins présent »  dans les médias Las, il y  a même des jours où on ne sait plus très bien s’il est premier Ministre, Président  de la République…  Par contre, une chose est sûre : il était, il reste et restera un réactionnaire

Hier à l’Intérieur, sa  politique n’avait rien  à envier à celle de  Bush, dans ce qu’il  est convenu d’appeler « politique  sécuritaire », et qui traduit la frénésie  de l’oligarchie financière en  France, comme dans les autres  pays impérialistes, à mettre en  œuvre la « réaction sur toute la  ligne ». Il en « rajoute », au point  d’inquiéter des gens qui sont  pourtant loin de partager nos  analyses. La plupart des dispositifs  mis en place au plan législatif  et réglementaire sous sa houlette  utilisent les peurs et les angoisses  que la décomposition même de  la société bourgeoise suscite pour  préparer un arsenal répressif  tourné contre les travailleurs et  les démocrates, contre tous ceux  qui remettent en cause la domination  capitaliste.  Aujourd’hui à l’économie, Sarkozy  veut accélérer la régression  sociale programmée par la réaction  et le Patronat. De ce point  de vue, reconnaissons qu’il semble  être le seul membre du gouvernement  à ne pas sembler  avoir été affecté par le résultat  « inattendu » des régionales ! Il  proclame haut et fort les objectifs  à atteindre quand ses « amis »  voudraient la même chose… en  silence. Il s’attaque aux dossiers à  l’ordre du jour depuis des années  mais si sensibles dans l’opinion  qu’ils avaient été traités avec un  brin de prudence : la privatisation  d’EDF, d’Air France, de la  SNECMA, de la SNCF, de la  Poste etc… Il relance la question  des 35 heures (on garde évidemment&nb