L'UE,arme des monopoles 
NON à L'Union Européenne

 

Sommaire IC n°63

Edito:

le MEDEF vote OUI les travailleurs voteront NON

Forum anticapitaliste 2005
Travailleurs immigrés, travailleurs français, forgeons la solidarité de classe

 CGT BHV RIVOLI acte 2

Marxisme et Nation: 
 Le mouvement ouvrier et communiste a été confronté à toutes sortes de dévia-tions : le nationalisme, mais aussi le nihilisme à l’égard de la nation propre au courant trotskiste.

Une fiscalité de classe

 

Quand les capitalistes renouent avec les buveurs de sang

INTERNATIONAL 

 

L’URCF et la Résistance irakienne

 

L’Amérique de BUSH
 
Grèce:35000 manifestants à l'appel du PC
 
Il y a 22ans: Sabra et Chatila


L’or noir vendu à prix d’or !

 

Délocalisations en Haute Loire

 

Val d'Oise : lutte pour  la défense de la Poste

 

Le billet de Jean Sanitas

ECHO DES FEDERATIONS

L'URCF à la fête de l'Huma

Les contradictions du système capitaliste s’accumulent. L’inquiétude monte. L’Europe, présentée comme une terre promise, tombe le masque : une arme contre les travailleurs

L’Union Européenne, créée contre le mouvement ouvrier, constitue à la fois un pôle d’impérialismes qui veut faire pièce au concurrent étatsunien, et un panier de crabes où s’affrontent les intérêts des monopoles.

L’UE est traversée par des contradictions entre, d’une part, le bloc germanofrançais, partisan d’une Europe forte, et, d’autre part, les euro-atlantistes de Londres et de Rome ; cette situation est devenue conflictuelle, au point que des hommes comme Wolfowitz (ancien trotskiste), Pipes, membres de l’administration Bush, envisagent la guerre comme un moyen de pérenniser leur hégémonie mondiale. C’est pourquoi Chirac et Schröder insistent sur la nécessité d’une armée européenne impérialiste. Bref, Jaurès, sur ce point, est toujours d’actualité : le capitalisme est porteur de la guerre comme la nuée porte l’orage.

Voilà une première raison de voter NON au référendum sur le traité constitutionnel.

L’UE est volontiers présentée comme facteur de paix entre des pays autrefois déchirés par des conflits ; de même, sur le plan social, on nous annonçait la prospérité.

Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est le chômage, la précarité, la régression sociale, la misère.

L’Union Européenne, par les politiques communautaires mises en place, permet que les capitalistes, la bourgeoisie financière et ses laquais, soient toujours plus riches quand les travailleurs, leur famille, les milieux populaires sont plus pauvres !

L’écart de revenus des plus riches et des smicards (mais plusieurs millions n’y parviennent même pas) est passé de 40 à 530 en moyenne (720 pour Mme de Bettancourt) de 1982 à 2002 ! Et ce n’est pas terminé : l’entrée des pays où le capitalisme a été restauré (les pays de l’Est), va provoquer une nouvelle chute des salaires réels, une nouvelle attaque contre les droits aussi bien ici que là-bas.

Voilà une deuxième raison d’un NON anti-capitaliste.

Les peuples ressentent plus ou moins ces réalités. En réalité, toutes les mesures antisociales prises au nom de l’impératif européen sont des mesures prises par les gouvernements constituant le Cartel antipopulaire européen : ce sont les conseils des ministres concernés qui adoptent les directives européennes.

 
Voter NON, ce sera donc bel et bien dire non à la politique réactionnaire de Chirac et Raffarin (comme de leurs prédécesseurs) dans tous les domaines, politique qui est celle de l’Union Européenne.
NON aux fonds de pension à la place des retraites,
NON à la liquidation de la Sécurité Sociale au profit des assurances privées,
NON à la liquidation des Codes du travail, Non aux dérégulations, bref
NON à cette politique contre les travailleurs.
 
Le projet de texte constitutionnel, faut-il le rappeler, a été adopté par les chefs d’Etat et de gouvernement. Donc par Chirac. Il constitue une nouvelle limitation de la souveraineté populaire (pourtant purement formelle dans l’Etat bourgeois), par l’interdiction de toutes politiques alternatives ; ce texte favorise et légalise le vol du patrimoine public par la privatisation des secteurs rentables, la liquidation des services publics (rebaptisés services d’intérêts généraux), le fichage systématique des citoyens à l’échelle nationale et européenne.

En même temps, il va accroître la domination des impérialismes les plus forts (France, RFA, Royaume Uni, Italie) sur les plus faibles ou sur les Etats colonisés que sont devenus les ex-états socialistes, comme sur les peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine.

Le NON au référendum exprimera donc un NON internationaliste et de classe aux desseins de l’impérialisme français.
Ce sera un NON à l’opération chiraquienne qui vise à constituer le consensus des exploités avec leurs exploiteurs.

Le MEDEF vote oui, les travailleurs voteront NON.

Par le NON au référendum, on peut infliger une défaite au Capital monopoliste en France et en Europe. C’est pourquoi l’URCF, ses militants, s’adressent fraternellement à tous les groupes communistes et à tous les travailleurs pour se lancer ensemble dans la bataille.*

*appel entendu avec l'organisation d'un meeting commun le 5 mai à Paris à l'appel du Collectif militant communiste, du Parti Communiste des Ouvriers de France, de la Coordination du Nord Pas de Calais, du PRCF, de l'URCF (NDLR) 


  FORUM ANTICAPITALISTE 2005 29 janvier Paris

Travailleurs immigrés, travailleurs français, forgeons la solidarité de classe

Avant d’être des travailleurs immigrés, ils sont d’abord émigrés par rapport à leurs pays d’origine. Et c’est bien dans ces pays dominés par l’impérialisme et le capitalisme que se situent les sources de l’immigration. Les résultats majeurs des politiques patronales et des États capitalistes sont directement observables à l’échelle mondiale : paupérisation massive des peuples des pays d’émigration au moyen des guerres de re-colonisation ; exploitation esclavagiste des masses populaires ; razzia sur les ressources naturelles et humaines ; déstabilisation des États nationaux en reconstruction après les catastrophes coloniales, par la baisse des prix des matières premières et la hausse des produits manufacturés ; et, dans les pays capitalistes dominants, chômage massif et précarisation des couches populaires (baisse des salaires réels, démantèlement des protections sociales, …).

Ces phénomènes sont prévisibles. Car, dans son essence, l’organisation capitaliste des économies et des sociétés implique une concurrence sur le prix de la force de travail et les prix des ressources matérielles (matières premières notamment). Et cette concurrence est de plus en plus effrénée en raison de l’inégalité de développement des différents capitalismes nationaux.

A cause des résistances ouvrières et populaires, ces politiques ne peuvent passer comme une lettre à la poste : tout un arsenal idéologique est alors déployé pour brouiller les clivages et masquer les mécanismes d’exploitation. L’immigration présente un double aspect :d’une part, elle est un moyen pour le Capital de surexploiter des travailleurs obligés de quitter leur pays. D’autre part, le patronat s’en sert pour introduire de la concurrence entre les travailleurs de nationalités différentes. Ce sont le pouvoir, le MEDEF, les médias à leur service qui engendrent et favorisent le racisme, le communautarisme, l’intégrisme, l’ethnicisme, le sexisme, …).

Ce n’est pas un hasard si on parle plus souvent d’immigrés et moins souvent de travailleurs immigrés. Voyons les faits.

Les spécialistes estiment que 30 à 40% des effectifs de la classe ouvrière en France sont issus de l’immigration. Mais les modalités de l’exploitation capitaliste des immigrés ont "évolué".

 Les immigrés naturalisés français subissent des inégalités criantes : la bourgeoisie cherche à diviser les jeunes issus de l’immigration : promotion individuelle pour certains, chômage et discrimination à l’embauche pour d’autres. Ces éléments précarisés constituent un vivier potentiel pour les intégristes.

Quant aux immigrés étrangers en situation de séjour "régulière", ils savent combien est long le temps qu’ils ont séjourné dans une situation de grande précarité puisque, pendant trois à cinq ans, ils ne bénéficient que d’une carte de un an renouvelable. Une situation de privation de droits pendant près de 5 ans avec ses conséquences: difficultés d’obtention de contrats de travail, de logement, de crédits. Ou encore des droits inférieurs pour des emplois similaires (cf : les médecins étrangers).

Globalement, ils sont employés dans des entreprises petites ou moyennes, souvent filiales des grandes entreprises publiques et privées, où le travail non déclaré fait rage. Une statistique officielle et parlante : le taux de chômage est de 25% parmi les étrangers (35% pour les femmes étrangères)10% pour la moyenne nationale.

Quant aux "sans-papiers", ils sont victimes d’une oppression sans limite, vivant dans la menace permanente d’une expulsion. Beaucoup de militants associatifs estiment qu’en moyenne sept à huit ans sont nécessaires pour régulariser un séjour auprès de l’administration. Cela favorise le patronat dans sa recherche d’une main-d’œuvre sans droits, sous surveillance, corvéable à volonté. Avec la rotation et les nouveaux arrivés, c’est un volant de milliers de travailleurs immigrés(on parle de 500 000) qui est soumis à une exploitation effrénée.

Il faut donc dépasser une certaine solidarité condescendante – propre au réformisme - pour intégrer les travailleurs immigrés dans le combat de classe. La bourgeoisie l’a bien compris : pour étouffer les résistances durables et efficaces, elle subventionne, contrôle et médiatise certaines associations d’immigrés.

Communautarisme et ghettoïsation sont des armes du capital pour diviser la classe ouvrière. Il importe, et c’est le sens du Forum anti-capitalisme, que se forge la solidarité de classe ; pour qu’ensemble, travailleurs de France et travailleurs immigrés, côte à côte, nous formions un seul détachement unique contre le capital.


 

CGT-BHV RIVOLI-ACTE 2

Lors de la parution du numéro 59 d’I.C., un article était consacré à la lutte des camarades de la CGT du BHV Rivoli concernant la survie de leur syndicat de classe face aux attaques de la fédération du commerce CGT. Avec un camarade de la CGT de mon entreprise, nous nous sommes rendus au siège de leur syndicat le mardi 12 octobre afin de connaître les dernières péripéties !  

L’immeuble où sont situées les organisations syndicales est dans un état de vétusté qui peut surprendre, quand on vient de passer devant le grand magasin, mais qui n’étonne pas venant d’un patronat du commerce qui a toujours nié les droits des salariés et plus encore quand il s’agit de leurs représentants ! D’ailleurs la CGT est logée au dernier étage d’un vieil escalier où il faut se plaquer contre le mur si l’on rencontre une personne qui va dans l’autre sens. Après avoir franchi cet obstacle, nous arrivons dans les locaux de la CGT : surprise ! Nous nous retrouvons en pleine assemblée générale de syndiqués : les syndiqués votent à bulletin secret sur les candidats présentés par le syndicat CGT Rivoli. Sylvie, la secrétaire générale s’excuse ! Elle a oublié qu’elle avait rendez-vous avec nous et d’autres camarades CGT de divers établissements. Elle nous invite à partager le petit encas qui permet aux syndiqués de venir pendant leur pose donner leur avis, "parce que le magasin continue à tourner surtout aux heures de repas !". Elle s’adresse à l’ensemble des syndiqués pour nous présenter, elle explique que c’est grâce à certains camarades syndicalistes CGT de diverses entreprises que la CGT du BHV Rivoli existe toujours ! Sylvie m’informe que lors de l’assemblée générale de mai 2004, des statuts syndicaux ont été votés. Mais lorsque les camarades sont allés les déposer en Préfecture, ils ont découvert qu’ils avaient été devancés par l’autre syndicat CGT (fondé par la fédération du Commerce CGT avec les membres de l’ex- SYCOPA- CFDT). La Direction du BHV a donc eu beau jeu de dire qu’elle ne savait plus qui était la vraie CGT et qu’elle allait le demander aux tribunaux ! Lors de son audience du 21 juillet 2004, le TGI de Paris a reconnu comme représentatif le syndicat CGT Historique du BHV Rivoli. Cette situation aurait dû permettre à ce syndicat d’être reconnu comme tel ! Mais non ! La Direction continue de négocier avec la Fédération ! C’est ainsi que le protocole électoral a été négocié pour la CGT par un membre du Syndicat non reconnu représentatif, ce qui veut dire que deux listes CGT seront présentées aux suffrages des salariés lors des prochaines élections ! Telle est l’attitude des bureaucrates réformistes de la CGT : alors que le secrétaire de l’U.D CGT de Paris avait annoncé d’un ton dubitatif, aux camarades du BHV qui s’inquiétaient de cette situation, que désormais les dés étaient jetés et que ce seraient les tribunaux qui trancheraient ! Nous retrouvons le même personnage signataire d’une lettre commune très gauchisante, associant la Confédération, la Fédération du Commerce, l’U.D. de Paris, l’US commerce et l’UL du 4ème  arrondissement adressée aux syndiqués CGT du BHV qui dit sérieusement que la vie de la CGT ne saurait être régie par la justice (qu’il n’ose pas qualifier de bourgeoise) et que ce serait la raison pour laquelle ils ne font pas appel du jugement. En réalité, hormis qu’ils n’ont aucune chance de gagner, ils ne veulent pas que l’affaire s’ébruite car le cas risque de se reproduire dans de nombreuses entreprises ! Le 3 novembre 2004 est prévue une réunion des 385 secrétaires généraux que compte la Fédération des Banques, Assurances, et Mutuelles convoqués par la fédération en présence de Bernard THIBAULT. Un Congrès devrait se tenir du 30 mai au 3 juin 2005. Programme annoncé : le 30 mai dissolution de la Fédération CGT, à partir du 31 mai congrès de création de la nouvelle fédération. Les négociations semblent avoir été très poussées puisqu’il est même déjà prévu une commission des conflits pour régler les différents problèmes de mandats syndicaux. Ainsi, nous assistons à une nouvelle étape de la mise en place du syndicalisme réformiste dans la CGT ! Après l’accueil d’éléments en désaccord en provenance de la CFDT avec des négociations non officielles, voici maintenant venue l’époque des fusions qui semblent d’ailleurs ne pas respecter les statuts de la Confédération CGT. Ce genre de situation risque de se multiplier en raison de la séduction que rencontre la ligne réformiste confédérale CGT dans les rangs de la CFDT.


Marxisme et Nation

Le mouvement ouvrier et communiste a été confronté à toutes sortes de déviations : le nationalisme, mais aussi le nihilisme à l’égard de la nation propre au courant trotskiste.

Beaucoup de militants citent la célèbre phrase de MARX ENGELS justifier ce même nihilisme : "Les ouvriers n’ont pas de patrie" mais omettent de citer le passage dans son intégralité : "Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu’ils n’ont pas. Le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation".

La nation est un phénomène qui embrasse l’ensemble de la société : communauté d’hommes régie par les rapports de production et qui revêt toujours un contenu de classe, celui de la classe dominante.

Dans les États capitalistes, la nation est bourgeoise. Deux conceptions de la nation ("deux nations" selon la forte expression de LÉNINE s’affrontent sur l’arène de classe. La nation bourgeoise, capitaliste, signifie exploitation et oppression de la majorité, exploitation et agression à l’extérieur. La nation socialiste, prolétarienne inaugurée par la Révolution d’octobre 17, va signifier liquidation de l’exploitation capitaliste et de l’oppression nationale, solidarité internationaliste et amitié entre tous les peuples.

Donc, on le voit, les classiques du marxisme n’ont jamais nié le caractère national du combat révolutionnaire (au niveau de la forme) parce que cela correspond aux données objectives, y compris dans le monde actuel. En 1914, la social-démocratie allait soutenir "sa" bourgeoisie dans la guerre mondiale au nom de "l’intérêt national", substituant à la lutte, la collaboration de classes.

La déviation de droite, réformiste, gomme l’antagonisme entre ces deux conceptions de la nation … Sa trahison se traduit par l’union sacrée avec le capital, le ralliement au nationalisme bourgeois.

Mais tout phénomène engendrant son contraire, des militants répondirent par la déviation de "gauche". Ainsi, au VIème  Congrès du Parti bolchevik (juillet 1917), l’un des dirigeants du Parti, PIATAKOV, présenta une motion proposant à la révolution montante de renvoyer la nation aux poubelles de l’histoire. LÉNINE et STALINE, suivis par la majorité, s’opposèrent à une telle thèse. En effet, les États impérialistes se développent par l’exploitation interne et le pillage des pays dominés, coloniaux, mais les nations continuent d’exister. La preuve : la Révolution a éclaté dans un pays à part, et non à l’échelle mondiale simultanément (Trotski). La nation socialiste est apparue avec la révolution prolétarienne. La victoire d’octobre 17 allait éveiller l’ensemble des peuples coloniaux, secouant le joug impérialiste et constituant ainsi un Front de la Révolution mondiale.

La question nationale pose avant tout le problème de la libération des colonies pour conquérir leur indépendance. LÉNINE et l’Internationale Communiste considéraient que les nations vaincues en 1918, bien qu’impérialistes, étaient spoliées par les impérialismes vainqueurs : américain, français, britannique. C’est pourquoi le KPD (Parti communiste d’Allemagne) adopta un programme de libération nationale et sociale rejetant les diktats du Traité de Versailles. Plus près de nous, le fascisme des années 30 a mis sous tutelle des États rivaux impérialistes par la guerre et l’occupation. La question nationale se posa alors dans des formes nouvelles à l’ensemble des prolétariats. Ce furent les guerres justes de libération nationale pour chasser l’envahisseur fasciste, reconquérir l’indépendance, satisfaire les droits démocratiques, décider de sa voie de développement. 14 États optèrent pour la rupture avec le capitalisme et formèrent le camp socialiste.

 L’Union Européenne est la machine de guerre contre toute politique de résistance, nationale et internationale

Et aujourd’hui ?

Après 1945, l’impérialisme US va dominer le monde capitaliste sans partage, lésant l’indépendance des États vaincus : Allemagne, Japon mais aussi vainqueurs : Grande- Bretagne, France. Cette domination revêtait des aspects économiques (plan MARSHALL) et politique, le "parti américain". En 1952, STALINE évaluait ainsi le combat contre la domination de l’impérialisme américain (19ème  Congrès du PCUS) : "Autrefois, la bourgeoisie était considérée comme la tête de la nation, elle défendait les droits et l’indépendance de la nation les plaçant "au-dessus de tout" (…) ; maintenant, la bourgeoisie troque les droits et l’indépendance de la nation contre des dollars. Le drapeau de l’indépendance nationale et de la souveraineté nationale est jeté par dessus bord. Sans aucun doute, c’est à vous, représentants des Partis communistes et démocratiques, de relever ce drapeau et de le porter en avant, si vous voulez devenir la force dirigeante de la nation".

Depuis, inégalité de développement oblige, les rivaux des États-Unis se sont renforcés par la création d’entités économiques et politiques continentales qui contestent l’hégémonie US. C’est le cas de l’UE (Union Européenne). Avec la crise économique et la surproduction, les marchés nationaux se sont avérés trop étroits pour les sur-profits capitalistes. Le but est donc pour les impérialismes allemand, français etc. de poursuivre leurs propres objectifs "nationaux" sous couvert "d’union". Cet objectif est celui de l’UE non sans contradiction, puisque les intérêts US sont relayés par la Grande-Bretagne et l’Italie.

L’UE s’est traduite par une division internationale du travail plus poussée, accentuant l’inégalité entre pays. En France (mais aussi ailleurs), pour assurer les surprofits, la bourgeoisie monopoliste a massivement délocalisé, cassé le tissu économique, ouvert un processus de désindustrialisation relative, ruiné les petites exploitations paysannes, entraînant un chômage massif. Les entreprises sont transférées là où les salaires sont les plus bas, le dumping social touche tous les pays. Les divers traités de Maastricht, Amsterdam, et le projet de Constitution s’inscrivent dans la logique de liquidation des souverainetés nationales et populaires et du droit à opter pour une voie de développement alternatif.

La question nationale se pose donc ici et ailleurs de manière relativement nouvelle. La déviation de droite consisterait à considérer la bourgeoisie française comme "victime" de l’UE. Or, c’est par intérêt de classe que l’impérialisme français affaiblit le pays, paupérise les travailleurs. Ses intérêts de caste entrent en contradiction avec ceux de la majorité laborieuse. La bourgeoisie nationale et internationale est la cible de notre combat général contre le capitalisme mondial, contre l’UE, pour le socialisme. La déviation de "gauche" consisterait à liquider la question de la souveraineté nationale sous prétexte que l’UE vise au dépassement des nations, ce qui préfigurerait l’abolition des frontières et la communauté internationale communiste. Les défenseurs de cette thèse prétendent que "la nation est réactionnaire" , révisant le concept léniniste des deux types de nations.

Pourtant, aujourd’hui comme hier, les États impérialistes sont au service des monopoles "nationaux", l’inégalité de développement ("je m’entends avec toi pour te piller") engendre des maillons faibles. L’analyse léniniste reste valable car la révolution éclatera dans un pays ou une série de pays, nullement à l’échelle toute entière de l’UE puisque certains États s’enrichissent du pillage des autres.

 L’URCF considère donc qu’il faut intégrer au combat révolutionnaire, la défense et la reconquête de la souveraineté nationale, non pour que revive "l’éclat" d’une France bourgeoise indépendante (impossible vu les intérêts monopolistes) mais pour que le prolétariat porteur d’une conception révolutionnaire de la nation s’érige en classe dominante, fonde par la révolution, une nation nouvelle, socialiste, en continuité avec l’histoire progressiste, en rupture avec les traditions exploiteuses, racistes, agressives et chauvines.

 

Ce combat est celui du prolétariat dans chaque pays. Toute lutte de classes, toute révolution partout est nôtre. Les ouvriers, paysans, peuples coloniaux sont nos alliés de classe mondiaux pour vaincre l’impérialisme. Chaque révolution surgissant dans un pays à l’échelle nationale constituera l’élément qui, assemblé, construira la Révolution socialiste mondiale.

 


Le Budget Raffarin Sarkozy

Une fiscalité de classe

L’impôt sur le revenu, le moins injuste en théorie puisque soumis à un barème progressif, est criblé de niches fiscales ciblées : investissement dans les Dom-Tom, revenus locatifs amortis (loi PÉRISSOL…), mécénat d’entreprise, installation de sauna ou hammam etc.… Pour 2005, les réductions d’impôts pour emploi d’un salarié à domicile sont augmentées. Les plus-values réalisées suite à une vente immobilière ne sont plus taxées qu’à 16 % au lieu du barème progressif, ce qui constitue une nouvelle baisse d’impôt pour les revenus soumis aux tranches supérieures. Que dire de la merveilleuse invention de la bourgeoisie dans les années 60 : l’avoir fiscal, qui permet de réduire (ou de se faire rembourser) son impôt à hauteur de 50% des dividendes perçus (revenus d’actions ou autres) ! Et n’oublions pas que dans les tiroirs des dirigeants bourgeois somnole le projet de retenue à la source de l’impôt sur le revenu qui sera alors collecté par le patron ou le banquier avant d’être reversé à l’État… L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), dont le rendement est déjà symbolique (2 milliards d’€) se voit amputé par un nouvel élargissement de l’exonération des biens professionnels déjà quasiment écartés de l’imposition. Autre mesure : un engagement du redevable ISF à conserver des parts ou actions d’une société pendant au moins 6 ans, suffit à exonérer les parts à hauteur de 50%. Ce qui n’empêche pas le nombre de foyers ISF d’augmenter de 10 % en deux ans (soit plus 30 000 ISF et 300 000 déclarations en 2003). La TVA reste l’impôt le plus injuste pour le salariat. Son taux proportionnel surtaxe les revenus modestes et elle est indolore parce que payée sur chaque achat au quotidien. C’est aussi l’impôt qui rapporte le plus : 127 milliards d’€ (contre 52 milliards pour l’impôt sur le revenu). Les patrons sont les collecteurs de la TVA qu’ils doivent reverser à l’État ; ils en profitent pour se servir de la TVA comme trésorerie. Pire, le patronat bénéficie doublement du système grâce à des remboursements par l’État de "crédits" de TVA pour 33 milliards d’€. Pas étonnant que le président du MEDEF demande l’augmentation des taux de TVA ! Le budget 2005 est bien l’expression de la dictature de classe de la bourgeoisie. Il vise uniquement à renforcer les corps répressifs de l’appareil d’État : armée, gendarmerie, police, tribunaux. Renaud DUTREIL, Ministre de la Fonction Publique est clair : "Voulons-nous renoncer aux priorités du Président de la République ? (Modernisation du carré régalien police-justice-défense-diplomatie) Non, car c’est le coeur de l’État !" Le Figaro Magazine 25/09/2004. Les services publics, eux, sont soumis à une forte cure d’austérité : suppressions d’emplois et baisse des moyens de fonctionnement. A la clé, c’est la disparition des services de proximité – notamment en zone rurale - l’abandon et la privatisation de nombreuses missions toujours plus soumises à la loi du marché. Sans compter les annulations des crédits (votés) en cours d’année ! Par décret du 09 septembre, le gouvernement a supprimé 1,3 milliards sur certains ministères. C’est une manifestation parmi d’autres de ce que l’Internationale Communiste a appelé la fascisation de la démocratie bourgeoise : au stade impérialiste, avec le tournant vers la réaction, le capital viole ses propres lois. On pourrait aussi évoquer la mise à mal par le Conseil d’État des articles 209 B et 212- 1°B du Code Général des impôts (qui sont désormais inutilisables) réprimant la délinquance financière et la fraude internationale. Le budget va accentuer la polarisation sociale : de nouveaux allègements pour les entreprises (17 milliards) et les familles les plus aisées ; de l’autre, la hausse des prélèvements qui va frapper plus durement la classe ouvrière et les travailleurs (n’oublions pas l’arnaque des retraites, les hausses de CSG ou la réforme de l’assurance maladie qui taxe l’assuré). On le voit, le système fiscal en vigueur représente une des injustices les plus flagrantes du régime actuel. La fiscalité révèle cruellement (n’en déplaise aux révisionnistes et aux réformistes !) la nature de classe de l’État : dictature du Capital sur le peuple travailleur. La seule issue véritable à cette fiscalité de classe est la rupture avec le système d’exploitation capitaliste par la prise révolutionnaire du pouvoir d’État et la construction du socialisme.

 

Quand les capitalistes renouent avec les buveurs de sang

" Quand on doit licencier quelqu’un, on ne doit pas cacher la vérité. Vous savez, c’est aussi difficile pour celui qui coupe que pour celui qui est coupé. Moi , je préfère les assassins aux escrocs " André Daguin, patron d e s c a f é s — restaurants  

La rentrée, c’est aussi le temps de la loi de finances, du budget de l’État et de son lot de nouveautés fiscales. Le gouvernement prétend toujours abaisser le niveau de la ponction fiscale. Mais cette baisse ne concerne en fait que les détenteurs de capitaux et les bénéficiaires de l’exploitation capitaliste. Examinons quelques nouvelles mesures.

L’université d’été est maintenant la forme retenue par les formations politiques bourgeoises pour faire parler d’elles pendant la période d’été. Le MEDEF avait choisi l’école de HEC à Jouy-en-Josas (78-Yvelines), véritable camp retranché bien gardé par la police, y compris à cheval. En effet, on peut être contre toute sécurité, qu’elle soit sociale ou autre, mais tout cela protégé quand même par la force publique afin de ne pas être dérangé par ceux que l’on exploite… Faut quand même pas pousser ! Donc en cette fin août, nos tristes sires sont venus jeter leur fiel sur les sujets de société, en cette période où leurs désirs sont devenus des ordres, où les acquis sociaux tombent comme des mouches ! D’entrée, le baron SEILLIÈRES déclare que le Gouvernement n’a rien fait pour le Patronat ; aussitôt, la presse parle de guerre ouverte entre le MEDEF et le Gouvernement RAFFARIN ! De quoi faire pouffer de rire n’importe quelle personne sensée. Et bien, non ! RAFFARIN, toujours plus soumis, fait annoncer qu’il va supprimer la contribution additionnelle de 3% à l’impôt sur les sociétés créé par JUPPÉ en 1995. Les patrons présents exultent et vocifèrent de plus belle ! SARKOZY, BORLOO et DUTREIL, les ministres chéris des patrons, seront ovationnés à leur arrivée car les patrons savent eux reconnaître ceux qui savent jouer du pipeau et tromper le peuple ! Raconter la totalité des propos abjects qui ont été prononcés demanderait beaucoup de temps. Reprenons simplement les perles que certains ont pu lâcher, certainement à mettre sur le compte de l’ambiance qui régnait alors ! Étonnant que la presse dite libre ne se soit pas émue de tels écarts de langage ! Parfois l’amnésie doit être une forme de reconnaissance envers ceux qui les emploient ! Il est vrai qu’ils étaient venus pour en découdre avec ceux qui leur contestent la liberté de licencier, qui continuent de leur faire appliquer le Code du Travail. Bien que la plupart de ces mêmes patrons n’aient jamais travaillé de leur vie, ils nous vilipendent en nous traitant de "fainéants" ou de "fonctionnaires" (dans leur bouche, insulte suprême). La palme d’or revient sans doute à André DAGUIN, président de l’UMIH (Union des métiers et des Industries de l'Hôtellerie), qui avait déjà fait parler de lui en menaçant le gouvernement d’un vote massif au F.N. aux Régionales en cas d’un report de la baisse de la TVA. S’adressant à l’assemblée des patrons, il a déclaré : "Vous devez être ceux qui menacent, pas ceux qui sont menacés. Vos dents doivent rayer le parquet. L’indulgence est comme la pitié, elle vous déshonore et elle déshonore aussi ceux qui en bénéficient. La société a besoin de durs, pas de mous. L’ennui, c’est qu’il y en a beaucoup, des mous, beaucoup trop ! Il faut arrêter de reculer le moment de l’effort. Ne soyez pas indulgents avec vos salariés. Il y a tout plein de Bac +12 qui sont infoutus de travailler ; ils ne sont même pas capables de trouver un balai pour faire le ménage. Quand on doit licencier quelqu’un, on ne doit pas cacher la vérité. Vous savez, c’est aussi difficile pour celui qui coupe que pour celui qui est coupé. Moi, je préfère les assassins aux escrocs : les escrocs, les gens les trouvent sympas. Les assassins, non, évidemment ; mais pourtant, ils ont un grand mérite, c’est de ne pas être hypocrites". Francis BAILLY, PDG de Général Electric France, n’a pas manqué d’en rajouter sur l’image de la France dans le monde : "C’est toujours une bande de gens avec des sacs plastiques sur le torse et des drapeaux : il y a la manif quotidienne corporatiste dans le 7ème  arrondissement puis la manif hebdomadaire à vocation généraliste entre Bastille et Nation. Cela donne l’impression à l’étranger que lorsque l’on veut travailler en France, on va se prendre une grève ou une manifestation sur le coin de la figure ! C’est GUEVARA, ah ça c’est tendance ! C’est l’héritage néo-marxiste qui fait que le privé est méchant, que la richesse est toujours indûment acquise ! Il va falloir corriger radicalement cette image, faire de la Pub au produit France sur le thème du secouez-là, secouez- là". Ces deux interventions ne sont qu’un aperçu du show patronal qui a duré une semaine. Travaillons ardemment pour que leur règne s’achève le plus rapidement afin que s’exerce le pouvoir souverain de la classe ouvrière.


L’URCF et la Résistance irakienne

Au sujet de la question coloniale au stade impérialiste, Lénine écrivait : " la principale caractéristique de l’impérialisme réside, dans le monde entier, dans l’opposition entre une majorité de nations opprimées et une poignée d’Etats oppresseurs qui détiennent les colonies et de puissantes forces armées ". (t 31).

La tâche des communistes est double : soutenir activement les luttes de classes et le mouvement ouvrier révolutionnaire dans chaque État capitaliste, soutenir activement la lutte des peuples colonisés pour le droit à l’autodétermination et l’indépendance contre la réaction impérialiste. En Irak, avec la guerre puis l’occupation coloniale du pays (après 12 ans de bombardements), le caractère fantoche du "pouvoir irakien" d’ALLAOUI (salarié de la CIA aux États-Unis) est cruellement mis à nu un peu plus chaque jour. L’impérialisme US, en conduisant une campagne mensongère à la GOEBBELS : les prétendues armes de destruction massive irakiennes, mène une guerre injuste, de rapine visant à consolider son hégémonie mondiale, à satisfaire les intérêts des oligarques du pétrole. Cette oppression de type colonial a engendré une résistance multiple : baasistes, islamistes, communistes révolutionnaires, nationalistes divers. Certains mouvements progressistes refusent la solidarité à l’égard de cette résistance à l’occupant et renvoient dos à dos agresseurs et agressés. L’argument usant d’une rhétorique gauchiste est, qu’au nom de la lutte de classes, on ne saurait soutenir qu’un mouvement "prolétarien". Dans notre pays, nous avons là la prégnance du courant trotskiste qui, fidèle à son fondateur, n’a jamais appréhendé la portée du mouvement de libération nationale. C’est ignorer les enseignements de LÉNINE et de l’Internationale Communiste sur la nature de la révolution à conduire dans les colonies et semi-colonies. En Irak, en Palestine etc., la cible, c’est l ’impérialisme, la tâche est de (re)conquérir l’indépendance nationale, les droits démocratiques, de satisfaire l’aspiration à la terre des paysans, les revendications sociales des ouvriers, la défense de la culture nationale. Ces tâches ne peuvent s’effectuer que par une révolution national-démocratique anti-impérialiste. Les alliances de classes pour réaliser une telle révolution sont larges : ouvriers (si le prolétariat dirige la lutte de libération nationale comme en Chine, Corée, Vietnam, le passage à la révolution socialiste sera une perspective proche), paysans, petite bourgeoisie, certains secteurs de la bourgeoisie nationale lésés par l’impérialisme US en Irak. Les cibles de classe de ce Front sont les deux piliers de l’occupation : l’impérialisme et les secteurs de la bourgeoisie compradore liés aux monopoles US. Comme communistes, nous sommes solidaires de la Résistance irakienne tout en restant vigilants sur les tendances à la conciliation ou les conceptions obscurantistes moyenâgeuses. Notre solidarité active s’adresse avant tout aux communistes qui reconstruisent leur Parti (PCI commandement général) par l’engagement dans la Résistance irakienne pour un Irak démocratique, indépendant, de paix. C’est aux communistes révolutionnaires irakiens de déterminer, par les alliances nécessaires, si les conditions permettent d’assurer leur hégémonie dans le mouvement de Libération. Or, nos camarades agissent dans un contexte particulièrement difficile, puisque pour beaucoup, le communisme est assimilé à la politique de la direction du PC irakien. Ce Parti a concouru gravement à brouiller les enjeux de classe, anti-impérialistes. Au nom de la "lutte contre la dictature", sa position a consisté au minimum à une neutralité bienveillante à l’égard des objectifs de l’administration BUSH, présentée comme alliée dans la lutte pour la "démocratie". Son secrétaire général est même devenu ministre sous l’étiquette de "chiite". Actuellement, le PC irakien veut "utiliser le transfert de la souveraineté" (argument de BUSH) pour le progrès social et démocratique. En somme, l’impérialisme US jouerait un rôle progressiste, porteur des transformations démocratiques ! Ce Parti condamne ouvertement la Résistance armée, mais il ne dit pas un mot du combat anti-impérialiste pour le retrait des troupes d’occupation. Nos camarades du "PCI – commandement général" ont eu raison de condamner la trahison de leurs anciens dirigeants.

Buts et objectifs de la Résistance

Toutes les composantes de la Résistance ont fondé l’Alliance patriotique irakienne (chaque groupe ayant sa propre logistique militaire) ; c’est un large Front de toutes les forces favorables à l’indépendance, l’objectif politique étant de chasser l’occupant, de convoquer une assemblée constituante, pour un nouvel Irak indépendant. Concernant les groupes armés, si les médias consacrent leur éclairage aux éléments islamisés , sur le terrain, les éléments de l’ancienne armée, les baasistes portent les coups les plus durs à l’occupant : destruction de chars, d’avions, contrôle de certaines villes etc. L’armée irakienne, forte des enseignements des partisans soviétiques, avait décidé de ne pas livrer le combat frontal mais de préparer soigneusement les réserves nécessaires pour le déclenchement de la guérilla. Voici ce qu’écrit un général clandestin, dirigeant des groupes armés : "Se sont unis tous les mouvements de lutte nationale contre l’occupation sans distinction confessionnelle, ethnique, politique. Contrairement à ce que vous imaginez en Occident, il n’y a pas de guerre fratricide en Irak. Nous avons un Front uni de résistance". Cette résistance bénéficie du soutien de la majorité de la population. L’ancien agent des services secrets de US navy, Scott RITTER durant la guerre du Golfe, livre un témoignage significatif de l’impasse dans laquelle se sont placés les agresseurs : "Il n’y a pas de solution élégante à notre débâcle. Il n’est plus question de vaincre. La seule question maintenant est comment éviter notre défaite". (Junge Welt – 18.8.04)


L’or noir vendu à prix d’or !

Record historique (samedi 16 octobre 2004) du prix du baril de pétrole à 55$ à New York pour la première fois (depuis le début des cotations en 1983). Plusieurs facteurs peuvent expliquer la flambée des prix du baril : suite à la situation chaotique de l’Irak résultat de la guerre d’agression américaine ; suite à l’énorme consommation américaine ; suite à la spéculation effrénée en Bourse – ce cancer financier – sur les produits pétroliers "papier bourse", on vend et on achète, 24h sur 24, ce que l’on ne possède pas, avec de confortables marges à chaque aller et retour, le tout en dollars, bref la routine dans le système capitaliste ; suite à la privatisation, et aux "affaires" du géant russe YOUKOS ; suite aux attaques contre CHAVEZ pour essayer de le destituer. La hausse du brut est une chose. Celle des prix de l’essence à la pompe en France en est une autre. Pour l’automobiliste, le prix d’un plein devient prohibitif. Le prix d’un litre d’essence est essentiellement composé de taxes et, plus les prix augmentent, plus ça carbure pour l’État, et plus il se "sucre". Mélange détonnant entraînant irrémédiablement la panne dans tous les moteurs, dont le moteur économique ! Pour l’usager, par la hausse du fioul domestique utilisé par les particuliers et aussi par les offices d’HLM, les écoles, les hôpitaux, l’État se "sucre" encore ! Ensuite, le président de Gaz de France, Pierre GADONNEIX a estimé que les prix du gaz en France pourraient être augmentés cet hiver en cas de hausse prolongée du prix du pétrole. La nécessité d’un contrôle par les peuples à l’échelle mondiale des sources d’énergie s’impose. Pour cela, la prise de conscience doit grandir pour le plus grand nombre que le capitalisme est la cause de ces maux et qu’il est urgent de s’approprier le pouvoir politique et la gestion de l’économie. Le socialisme, par la planification de la production, permettra la maîtrise de la répartition de l’énergie. Pour les entreprises, l’augmentation des prix des carburants va engendrer une augmentation des prix de revient, et c’est encore le consommateur qui va en faire les frais. Le gouvernement, représentant les intérêts financiers, est attentif à leurs revendications et prévoit des aménagements sélectifs auxquels les particuliers ne seront pas associés. La disparition de l’URSS, catastrophique pour la classe ouvrière (suite à la victoire temporaire de la contre-révolution) a déchaîné les appétits impérialistes et entraîné les conséquences désastreuses pour les peuples (colonisation de l’Irak, augmentation du prix du pétrole, envahissement progressif de tous pays ayant des ressources stratégiques, instabilité généralisée - au motif de l’action antiterroriste - entraînant à terme le risque d’une guerre mondiale). Il est temps de réagir, de combattre le capitalisme, qui n’aura jamais de visage humain, sauf celui bouffi des profiteurs, et de lutter pour le socialisme, seul système qui permettra à ceux qui travaillent de s’approprier les moyens de production et d’échange. Nous ne répéterons jamais assez que l’on peut et que l’on doit combattre le capitalisme, que le socialisme doit être maintenant "l’ordre du jour" des peuples.

 


LA HAUTE LOIRE N'EST PAS ÉPARGNÉE PAR LES DÉLOCALISATIONS.

L'entreprise PEM, importante entreprise du département de 400 salariés, sur trois sites (SIAUGUES, SAUGUES et LISSAC), spécialisée dans le traitement de surface dans la connectique et l’automobile envisage sa délocalisation à l'étranger pour accroître encore plus ses profits. Aux dires de la direction, l'entreprise est victime des aléas du marché et du coût de la main d’oeuvre ; alors que, lorsque son activité est soutenue, elle fait appel à des sociétés d’intérim. On retrouve là les arguments habituels sur les délocalisations alors que le véritable objectif du patronat est la recherche du surprofit. Voilà également un exemple de plus de la nocivité des politiques du capital qui ruinent le pays, cassent l’emploi et l’économie nationale. Ne comptons pas sur les élus et la philanthropie de leurs patrons. Les salariés n'ont à compter surtout que sur eux-mêmes avec en plus la solidarité d'autres travailleurs. Pour notre part, notre soutien leur est acquis.


La lutte pour la défense de la Poste continue dans le Val d’Oise.

Comme nous l’avions annoncé lors de notre dernier numéro d’IC, une assemblée générale du Comité de Défense s’est tenue à Marly la Ville, en présence d’une cinquantaine de personnes ; il a été décidé d’aller rencontrer le Président de la Poste, Monsieur BAILLY, qui devait inaugurer le centre de tri de Gonesse, qui se substitue à plusieurs centres de tri parisiens, supprimant ainsi des centaines d’emplois. Nous nous sommes retrouvés avec les postiers CGT parisiens, venus de leur coté manifester contre les suppressions d’emplois et les conditions de travail de cette nouvelle entité, où l’éloignement de chaque poste de travail ne permet plus les contacts humains, où les heures supplémentaires sont quasi obligatoires, y compris le dimanche ! Une jonction postiers-usagers s’est donc opérée à l’occasion de la venue des personnalités invitées : maires, conseillers généraux, chefs d’entreprises, préfet et sous-préfet, Direction de la Poste. Afin d’être entendus, les usagers et les postiers ont donc décidé de bloquer la route d’accès, ce qui a obligé ces messieurs-dames à se déplacer à pieds pour se rendre à la petite sauterie ! Au passage, ils ont dû entendre le mécontentement des manifestants ainsi que leurs revendications. Quant à Monsieur BALLY, président de la Poste, il a dû se faire violence afin d’aller au devant des manifestants et écouter leurs doléances. Visiblement énervé de se trouver dans une telle situation, il est reparti avec des paquets de pétitions sous le bras promettant à chacun d’étudier les dossiers présentés. Réunis depuis, les membres du Comité de défense de la Poste ont décidé d’écrire à l’ensemble des Élus du département afin d’élargir l’information, puisque la casse de la Poste concerne tout le monde ! D’autres actions sont prévues dans les prochains jours, nous y reviendrons ! Non à la privatisation des services publics de proximité, maintien de tous les bureaux de Poste !

 


L’Amérique de BUSH

L’élection présidentielle aux États-Unis révèle encore une fois l’étroite imbrication entre le capital monopoliste qui dirige ce pays et qui, avec la puissance de son État, prétend s’imposer sur tout le globe, et les acteurs de la scène politique, qu’ils soient démocrates ou républicains. Cette pseudo-

Les laudateurs de la démocratie américaine ne trouvent rien à redire à la bi-polarisation du système politique aux USA: deux partis financés par des groupes capitalistes disposent de la totalité des grands médias qui étouffent toute voix remettant en cause le système. La c