Sommaire IC n°70

Edito: 
 

Ce n'est qu'un début On gagnera le combat!
L’État, instrument de la domination de classe!
SNCM: Les leçons d’une lutte
LES PAUVRES CIBLES DU CAPITAL
Enseignants en colère
Les sources de l'opportunisme
Le rêve
Les tâches présentes et futures des communistes
LES DIRIGEANTS CGT PRIS LA MAIN DANS LE SAC CONTRE CUBA
Sur l’Immigration
LE LOGEMENT: Quand le capitalisme tue.
 Le 4 octobre 2005 dans la rue à l’offensive contre le néo-libéralisme et le capitalisme!

International

ALLEMAGNE: 
Une grande coalition au service du Capital

Sur le VENEZUELA

Solidarité avec le peuple Irakien

88ème ANNIVERSAIRE D’OCTOBRE 17
Pas de revanche pour les “blancs”!

Le Parti du Travail de Corée a 60 ans

L’URCF à Châteaubriant le dimanche 23 octobre 2005

AINCOURT (95)

25ème Heure du Livre du Mans

L’URSS A SAUVÉ L’HUMANITÉ
1944 : Révolution manquée ou non?

Ce n'est qu'un début On gagnera le combat!

 Édito

Le NON du peuple français à la Constitution européenne n’avait pas encore fini de retentir que déjà la grande bourgeoisie française mobilisait ses médias pour faire oublier ce cinglant échec. Sachant qu’elle pouvait compter sur les directions confédérales des syndicats pour étouffer les luttes, les isoler, les laisser pourrir.

             La lutte des marins de la SNCM contre la privatisation comme celle des transports marseillais a révélé le réel contenu de classe des positions de la direction confédérale de la CGT. Alors que le GIGN prenait d’assaut le Pascal PAOLI occupé par les marins, Bernard THIBAULT se rendait chez De VILLEPIN de son propre chef, non pour exiger le maintien du service public, mais pour trouver un compromis sur la privatisation.
            Autrefois, dans une telle situation où le pouvoir utilisait l’armée contre les grèvistes, un Benoît FRACHON aurait appelé à la grève générale pour le lendemain!
            Le principal responsable des marins CGT, Jean-Paul ISRAËL avait déclaré lors d’une réunion au siège Confédéral de la CGT à Montreuil, réunissant marins CGT, UD Bouches-du-Rhône et Confédération : “que la seule issue pour les grévistes de la SNCM se situait dans la convergence des luttes”
            Or à la fin de cette réunion, Bernard THIBAULT envoyait une lettre au premier ministre qui ne mettait plus en avant les principales revendications des salariés et levait tout préalable à l’ouverture  de négociations. C’était une féçon de mettre dans l’impasse un mouvement qui gênait sérieusement le gouvernement (une grève de 24 jours!). La suite, chacun la connaît: devant la menace de dépôt de bilan et le refus confédéral d’une convergence des luttes, sachant que les salariés étaient lâchés, la reprise du travail était inévitable.

            Depuis les grèves de 2003, tout a été fait pour que chaque catégorie de salariés en lutte reste isolée et soit finalement battue! Il est clair aujourd’hui que nous n’assitons pas à des erreurs tactiques mais bien à des stratégies mises en place pour détourner les aspirations des travailleurs et accompagner la stratégie du Capital.
            Privatisation des transports, d’EDF, de GDF, des autoroutes, c’est l’application de la Constitution européenne rejetée fin mai, dont on répète chaque jour qu’elle régit notre vie quotidienne! D’ailleurs, le Grand Capital, d’un côté délocalise ses entreprises dans les pays où le prix de la force de travail est très bas, de l’autre s’empare des entreprises dans les pays étrangers, et détruit les services publics en supprimant des milliers d’emplois de fonctionnaires.
            Le budget 2006 est en discussion au Parlement. De nouveaux cadeaux sont prévus: 75% d’abattement de l’impôt sur la fortune pour les possesseurs d’actions depuis plus de 6 ans.
            C’est ainsi que 4 milliards d’euros de baisse programmée d’impôts, 3 milliards iront à 20% des contribuables aisés et parmi eux ceux-ci: 2 milliards iront au quart d’entre eux!
       
            Si l’on ajoute à cela le blocage des salaires, le développement du chômage et les hausses de toute sorte de produits de consommation courante, on comprend le désarroi de la majorité de la population qui n’accorde aucun crédit à ce gouvernement, encore moins à ses résultats quand il prétend qu’il y aurait nouvelle baisse du chômage.
            Ce gouvernement de droite continue et aggrave la politique voulue par les sociétés multinationales européennes; il est à leur service. Seule la lutte coordonnée de l’ensemble des salariés peut demain mettre en échec la bourgeoisie monopoliste et ses alliés. Pour cela, les travailleurs doivent tirer les enseignements des luttes récentes et de leurs limites: ils ne peuvent compter que sur leurs propres luttes, convergentes, solidaires pour se faire entendre.

            On ne peut plus gagner isolé.
            L’URCF est au côté des travailleurs, pour contribuer à démasquer les leurres et illusions diffusés par  la social-démocratie et les appareils réformistes, tout en attaquant continuellement le capitalisme lui-même. L’heure n’est pas au découragement comme le voudraient nos adversaires, mais aux batailles auxquelles nous devos nous préparer  les gagner demain.

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L’État, instrument de la domination de classe!

            En ce qui concerne les travailleurs d’une entreprise sous-traitante d’Air France à Roissy, le doute n’est plus permis. En effet, les bagagistes de la société CBS en grève pour leurs revendications ont été réquisitionnés par le préfet qui, comme chacun sait, est le représentant de l’État.
            Il se trouve encore des gens de “gauche”, des syndicalistes qui dissertent sur l’État arbitre au service de l’intérêt général, qui réclément son intervention à Hue et à Dia au nom d’une certaine idée de la justice, de l’équité.
            Pourtant, qu’il s’agisse des lycéens, des marins de la SNCM, des salariés de Roissy, il est indéniable que l’intervention de l’État a été douloureusement ressentie par tous ceux qui luttent pour leurs revendications.
            Pour eux, l’État signifie sésormais violence judiciaire, politique et même militaire et préfectorale. Les travailleurs l’apprennent par leur vécu. C’est d’ailleurs MARX et ENGELS qui, dès le XIXème siècle, avait démontré que l’État n’est que l’instrument par lequel la classe bourgeoise exerce sa domination et sa dictature sur la classe ouvrière.
             
Aujourd’hui, les travailleurs doivent rejeter les pseudo-dirigeants ouvriers qui trahissent leurs intérêts de classe. En présentant l’État capitaliste comme neutre et arbitre, qui, à l’instar de leurs ancêtres combattus par MARX, continuent à professer que les vessies de la bourgeoisie sont des lanternes qui nous indiqueraient la route à suivre.
            Assez de prophètes du renoncement, de la résignation et de la paix sociale dont seuls profitent les privilégiés. Ce dont les ouvriers et travailleurs ont besoin, c’est d’une vision claire sur l’origine de leurs problèmes, de leur mal-vie. Notre campagne: “Accusons le Capitalisme” le permet en ciblant la propriété privée des moyens de production. Pas de look-out, non au réquisitions, solidarité avec les travailleurs de la CBS.

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SNCM: Les leçons d’une lutte

Les travailleurs de la Société Nationale Corse Méditerannée ont mené une lutte courageuse pour la défense de leur outil de travail et sa préservation des appétits du Capital. Le gouvernement avait, en premier lieu, reporté la  privatisation préparée de longue date après de rérérendum du 29 mai, pour la ressorttir au mois de septembre.
           Les marins comprirent rapidement la ncessité d’empêcher le privé de s’approprier un bien public. Lqes syndicats à la base se mobilisèrent dans l’unité et adopèrent des formes de lutte appropriées: grèves, occupation d’un navire, blocage des ports. Ils furent soutenus et rejoints par les travailleurs de Corse, les dockers de Marseille, les travailleurs de la Régie des Transports Marseillais, eux aussi visés par la privatisation et l’ouverture à la concurrence.
            Face à cette convergence exprimée, les bureaucraties syndicales, craignant une contgagion et une radicalisation de la lutte, s’empressèrent de cantonner le mouvement sur le terrain balisé par le gouvernement. Le 9 octobre 2005, THIBAULT écrivit à VILLEPIN pour lui demander de trouver une solution pour pérenniser la compagnie en acceptant la “perspective d’une présence de capitaux privés et l’hypothèse d’un plan social sous couvert d’en négocier précisément les dispositions”. En pleine grève des marins, il se rendit chez le premier ministre, jouant le rôle du pompier de service et non de dirigeant s yndical censé porter les revendications des travailleurs. Aucune concession ne fut obtenue, si ce n’est l’augmentation de la part de l’actionnariat salarié dans le capital! Outre qu’ainsi, les travailleurs participeront à leur propre exploitation, on les verra sous peu, tous actionnaires qu’ils soient, licenciés par les patrons pour faire monter le cours des dites actions.
            La réponse du pouvoir aux travailleurs est connue: envoi de la troupe pour reprendre le bateau par la force, poursuites judiciaires contre les marins, interventions aux ports bloqués pour rouvrir le trafic des marchandises et permettrenle retour de l’ordre dans les affaires des capitalistes.
C’est l’illustration de la nature de l’État et de la faillite du syndicalisme de négociation et de concertation.
            Le capital privé veut s’emparer au moindre coût (environ 10% de la valeur de l’actif) d’une compagnie construite et financée par les travailleurs, les usagers, l’État. Son but n’est que faire le maximum de profit, et, pour cela, il ne manquera pas de recourir aux licenciements (400 prévus dans un premier temps sur un effectif de 2 400), à l’augmentation de la charge de travail, à la hausse des tarifs. À terme, il n’est pas à exclure que Corsica Ferries, compagnie créée de toutes pièces pour briser le monopole de la SNCM et la mettre en difficulté, ne soit plus utile et fusionne avec la compagnie nouvellement privatisée, à moins de disparaître comme, dans le transport aérien, Air Liberté ou AOM.
            Si le travail a repris à la SNCM, les grévistes ont fait preuve de détermination, d’une claire conscience qu’ils ne pouvaientgagner isolément, d’une volonté d’élargir la lutte. Ils ont su solliciter la solidarité d’autres catégories de travailleurs de la région, dont certains sont toujours en lutte, et d’usagers et de citoyens attachés à un service public de qualité. Leur lutte exemplaire a obligé certains élus locaux à prendre parti en réclamant des engagements clairs de l’État.
            Plusieurs questions méritent d’être posées:
pourquoi les directions confédérales de la CGT n’ont pas fait du 4 octobre 2005 une grande journée de solidarité avec les SNCM?
pourquoi n’ont-elles pas appelé à débrayage après la scandaleuse intervention de l’armée?
pourquoi n’ont-elles pas suivi et popularisé le mot d’ordre de Jean-Paul ISRAËL appelant à la convergence des luttes.
            L’URCF présente le 15 octobre 2005 à la manifestation de Marseille, réaffirme son soutien aux salariés de Corse et de l’agglomération marseillaise, et se prononce pour le maintien à 100% du statut de compagnie publique de la SNCM, pour son refinancement, si nécessaire, au frais du Capital, pour la nationalisation ou l’intégration dans la compagnie nationale de Corsica Ferries et le rejet des diktats européens en matière de libre-concurrence.

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LES PAUVRES CIBLES DU CAPITAL

GALOUZEAU de VILLEPIN et son frère de classe SARKOZY s’acquittent avec méthode des besognes que leur confient les conseils d’administration des monopoles: destruction sociale pour le profit maximum des capitalistes en général et véritable guerre contre les pauvres en particulier. Ce gouvernement bourgeois s’applique à casser les droits des travailleurs les plus exploités pour s’en prendre encore mieux à la classe ouvrière tout entière.
            L’offensive a commencé contre les immigrés. C’est une politique de pression et de chasse aux sans-papiers. En attestent l’intensification des contrôles d’identité qui conduisent à de véritables raflis, le durcissement des conditions d’accès à l’Aide Médicale d’État d’où des conséquences inhumaines sur la santé des sans-papiers (et plus largement sur la santé publique). Les mesures pleuvent contre nos frère de classe immigrès: procédures expéditives dans l’examen des demandes d’asile, police spéciale pour traquer les sans-papiers et faire du chiffre dans les expulsions, suspicion systématique sur les mariages mixtes, restriction dramatique des possibilités d’accueil, fichage généralisé, mineurs étrangers qu’on vient chercher dans les établissements scolaires. La précarisation généralisée - travail, santé, logement - conduit directement à la mort, comme l’illustre l’épisode tragique des incendies parisiens. À l’échelle européenne, les États impérialistes montrent qu’ils savent faire bloc contre les peuples opprimés par l’organisation de charters européens d’exp^ulsion ou le réflexion sur la mise en place de quotas. Le refus d’envisager une mesure générale de régulation des “sans-papiers” a pour but d’assurer un volant de main-d’oeuvre taillable et corvéable à merci. Cette situation engendre, dans les préfectures, une politique de régularisation au “cas par cas” en fonction des quotas officieux définis par le patronat et le gouvernement. Rappelons que dans un pays comme le nôtre, avec les difficultés évidentes à avoir des statistiques fiables, on évalue entre 13% et 20% du PNB la part des richesses produites par les travailleurs clanderstins.
            Ce recours aux travailleurs immigrès, véritables esclaves des temps modernes, permet de faire baisser le prix de la force de travail, de mettre en concurrence les salariés et de diviser la classe ouvrière au moyen du racismenque diffuse le Capital par l’intermédiaire des partis fascistes. 
            Le gouvernement mène en parallèle une offensive contre les chômeurs. Les ouvriers et les employés éliminés de la production forment “l’armée industrielle de réserve”, l’armée des chômeurs. Cette armée est un attribut nécessaire et indissociable de l’économie capitaliste; l’exploitation de la classe toute entière est renforcée: d’une part, les chômeurs acceptent les plus dures conditions de travail et, d’autre part, le chômage crée une situation instable pour ceux qui travaillent et qui sont contraints d’accepter des salaires au rabais. Voilà pourquoi les capitalistes n’ont pas intérêt à voir disparaître le chômage.
            Mais la nouvelle politique des monopoles, le néolibéralisme, trouve encore tropcoûteuse l’indemnisation versée aux chômeurs. C’est pourquoi ce gouvernement de flics et de patrons a décidé de “sucrer” les indemnités aux chômeurs et de les radier s’ils refusent de prendre n’importe quel boulot. La circulaire du 05/09/2005 précise les manquements sanctionnés. Le premier groupe recouvre les insuffisances d’actes positifs (!) et répétés de recherche d’un emploi ou d’une formation et le refus d’une action d’insertion ... Pour juger des “manquements”, c’est le préfet (ou le directeur départemental de travail) qui a le pouvoir d’appréciation du comportement (!) du demandeur d’emploi. On peut lire par exemple qu’un d’emploi de plus de six mois peut difficilement refuser un emploi ou que les démarches prises en compte ne le sont que sur pièces justificatives. Sous-jacente est l’idée que le chômeur est un fainéant! Les capitalistes et le gouvernement n’ignorent pourtant pas les dégâts moraux et matériels considérables que provoque le chômage (dépression, suicide, dépendance et désocialisation); ils n’en ont cure! N’en déplaise aux réformistes, seul de profit retiré à une valeur à leurs  yeux. 
            Enfin, VILLEPIN-SARKOZY attaquent par ordonnance le Code du travail avec leur contrat “nouvelles embauches”: un CDI qui permet au bout de deux ans un licenciement selon une procédure simplifiée (ou plutôt expéditive!); bref, une précarisation supplémentaire du salariat. L’autre aspect de ce contrat est qu’il s’adresse aux entreprises de 20 salariés ou moins et qu’il joue donc un rôle dans l’affermissement du bloc capitaliste en confortant le petit patronat (qui avait, il est vrai, partiellement lâché les monopoles au référendum).
L
es marxistes-léninistes ne peuvent pas rester insensibles à l’appauvrissement et aux souffrances du peuple travailleur. Les communistes-révolutionnaires évitent le gauchisme qui prône la fin de la “lutte pour le beefsteak” (et le simple martèlement des buts finaux) sans tomber dans l’économisme qui oublie que, s’il est vrai que la bourgeoisie peut payer, elle ne le voudra jamais ou seulement partiellement et momentanément (profit et dictature du Capital oblige). C’est pourquoi l’URCF élabore un programme de rupture avec le néolibéralisme qui se heurtera à l’appareil d’État et à la bourgeoisie et révélera ainsi la rapacité du Capital, l’impossibilité de répondre réellement et durablement aux besoins de la population, finalement la nécessité d’en finir avec le capitalisme.

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Enseignants en colère

Transformer le mécontentement en mobilisation de masse contrela casse du service public d’éducation. Le 4 octobre 2005, les salariés de l’Éducation nationale se sont montrés nombreux dans les manifs, rappelant ainsi la nécessité de poursuivre, sous De ROBIEN, les luttes engagées sous FILLON pour la défense de l’école publique.
Si le taux de grévistes à été très variable, notamment en fonction des situations locales, les 52% d’enseignants en grève dans le second degré montrent le niveau d’exaspération atteint dans les collèges et lycées, là où les effets des suppressions de postes se sont faits le plus durement sentir.
            Concrètement, dans les établissements, les dégradations sont visibles pour les élèves, comme pour les personnels: classes souvent surchargées, enseignements et soutiens supprimés ou non assurés, crédits pédagogiques et fonds sociaux en peau de chagrin, profs sur plusieurs établissements, aux services alourdis d’heures ... supplémentaires, etc.
            À cette aggravation des conditions d’études des élèves, s’ajoute, par la voie de décrets passés en force cet été et par des rapports de députés ou d’experts adressés au ministre, toute une politique d’accentuation de l’inégalité scolaire et d’exclusion des classes populaires hors des formations les plus reconnues. Auquel on peut ajouter la destruction rampante du caractère public de l’Éducation nationale.
            Aggravation du tri social et délestage du collège vers les filets du patronat
            Le Haut Conseil de l’Éducation, mis en place à la rentrée, est en marche pour établir le “socle commun” de connaissance et de compétence qui servira de barrage dans la poursuite les plus défavorisés.
            Trois rapports commandés par RAFFARIN et arrivés chez De ROBIEN (des députés UMP THARIN et PÉRISSOL, et de l’inspection générale) convergent vers une même obsession: l’apprentissage, le plus tôt possible, dès l’âge de 13 ans (fin de 5ème), décrété comme seule solution valable pour résoudre le problème de l’échec scolaire; et surtout, que l’école se rapproche de l’entreprise pour viser à “l’employabilité” de ces quelques 500 000 apprentis programmés par FILLON.
           Désengagement de l’État et intrusion du privé dans l’école
            En poursuivant sa politique de régressions budgétaires, le gouvernement VILLEPIN ouvre un peu plus la porte à l’empiètement du privé dans la sphère publique. De ROBIEN déclarant sur Radio Notre-Dame, “qu’il faut donner aux enseignements punlics et privés une égalité de moyen”. Ce sont les ZEP (Zones d’Éducation Prioritaires) menacées par le plan BORLOO, de disparaître si elle ne se soumettent pas à des “contrats d’expérimentation”, c’est-à-dire au transfert de missions essentielles d’enseignement à des “partenaires extérieurs”; ce sont de plus en plus d’emplois de droit privé et ultra précaires qui se subsituent aux emplois de titulaires (par exemple, à la place des étudiants-surveillants, des personnels sans qualification embauchés par les établissements, et non par l’État, via l’ANPE, pour des contrats à temps partiels (de 6 mois à 2 ans au maximum ...) ; sans oublier la multiplication des enreprises privées de soutien scolaire à but très lucratif, qui valent aux familles une réduction d’impôt de 50%; d’autres familles, moins chanceuses sans doute, se voient, quant à elles, condamnées à de fortes amendes pour causes d’absentéisme de leurs enfants, sans qu’il soient jamais tenu compte des énormes difficultés de vie dans certains milieux.
Attaques contre les emplois, les statuts et les qualifications
            Parmi les décrets de l’été, celui sur le remplacement des professeurs absents a été le plus médiatisé; il provoque en efffet un mécontentement très majoritaire dans les établissements. 
            Il faut dire que cette mesure est assez emblématique de la politique menée contre les garanties statutaires et les acquis sociaux; en demandant à un professeur d’en remplacer un autre, on annule la référence à jn temps de service hebdomadaire maximum, sans se soucier des effets sur la qualité du service, de cette flexibilité et de l’accroissement de sa charge de travail; on déstabilise le métier d’enseignant en lui imposant des heures de surveillance à la place de ce qui fait sa qualification, à savoir l’enseignement; on joue sur la perte du pouvoir d’achat des enseignants, en leur proposant de “travailler plus pour gagner plus”; enfin, on augmente encore le pouvoir des chefs d’établissement qui pourront sanctionner les récalcitrants (car la loi autorise ceux-ci à réquisitionner les profs en cas d’absence volontaire) ou au contraire bien noter les plus méritants en vue d’une progression de carrière accélérée.
           La lutte s’est engagée, pour l’abrogation de ce décret, et monte en puissance dans les collèges et les lycées, notamment sous l’impulsion du SNES-FSU, avec déjà  100 000 signatures de pétitions et un mot d’ordre de grève lancé pour fin novembre 2005.
            Ce mouvement, malgré ses limites actuelles, et dans un contexte de léthargie syndicale savamment entretenue par les sociaux-libéraux, devrait permettre d’impulser une nouvelle prise de conscience des personnels de l’Éducation nationale, pour relancer la dynamique de la lutte collective et massive contre le gouvernement VILLEPIN-SARKOZY.

            C’est pourquoi les communistes de l’URCF y prendront toute leur place de militants actifs.

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LES SOURCES DE L’OPPORTUNISME

            Dès sa création, le mouvement ouvrier révolutionnaire a été confronté à des manifestations d’opportunisme. En France, beaucoup s’interrogent sur les trahisons successives de la social-démocratie dès 1914, puis la liquidation du PCF par le révisionnisme. La récente et scandaleuse attitude de THIBAULT demandant une rencontre seul avec le premier ministre alors que l’armée est intervenue pour réprimer la lutte syndicale, ne manque pas de poser cette question: d’où vient l’opportunisme?

L’exemple de la social-démocratie.

            La fin du 19ème siècle vit la social-démocratie allemande (SPD) remporter de grands succès notamment dans la lutte électorale. LÉNINE faisait ce constat: “le SPD a su utiliser la légalité bourgeoise de façon exemplaire”. LÉNINE précise que la tactique allemande était la bonne dans une période de “développement pacifique” où les contradictions du capitalisme ne sont pas encore aiguës. L’époque de l’impérialisme signifie une aggravation de toutes ces contradictions dans tous les domaines. Tout d’abord, le capitalisme au stade suprême ruine des couches de petits propriétaires condamnés à s’embaucher à l’usine. Ces couches gardent longtemps une idéologie petite-bourgeoise liée à leur ancienne situation sociale et sont donc réceptive au réformisme. Les ouvriers des petites entreprises présentent des caractéristiques similaires, en raison du paternalisme patronal. Toutefois, la principale source objective réside dans le pillage impérialiste des colonies. Les hauts profits monopolistes dans les colonies permettent que des sommes substantielles soient consacrées à la “corruption” de certains militants ouvriers: politique de salaires différenciant les petits chefs de la masse ouvrière, sinécures, promotions. Les marxistes-léninistes établissent une liaison étroite entre opportunisme et le stade impérialiste du capitalisme. Grâce à l’opportunisme, la bourgeoisie se crée un soutien social dans les rangs du prolétariat, via les ouvriers dotés de hauts salaires et tâches d’encadrement de leurs camarades. Les choix des méthodes exclusivement parlementaires par la majorité des partis de la deuxième internationale, le ralliement progressif à l’union sacrée via le nationalisme montre que la politique monopoliste de corruption d’une partie du proléatariat, notamment les “chefs” a été couronnée de succès.

Aristocratie et bureaucratie ouvrières.

            Cette corruption va consister en différentes méthodes. L’effort du Capital se porte sur les dirigeants (souvent les plus instruits de la classe ouvrière). Ces derniers, élus bénéficieront des avantages liés à toute fonction parlementaire dans les pays bourgeois: hauts traitements, secrétariat, gratuité des transports, etc. La bourgeoisie sait aussi flatter l’ego de certains responsables. Cela existe à l’entreprise, la CGT autrefois formait ses militants pour ne pas céder à ces compromissions, à fortiori au nifeau jational. Ces avantages personnels, d’ailleurs tour relatifs par rapport aux immenses profits, vont petit à petit changer la psyclologie et la conception du militant ou dirigeant qui accepte certains avantages “liés à ses mérites”. Beaucoup vont s’en tenir à la lutte quotidienne pensée comme fin en soi, perdre anisi les objectifs stratégiques. Peu à peu, certains vont inscrire leur action dans le système existant se vouant à son simple aménagement. Cette couche qui regroupe des parlemnetaires (pas tous),des journalistes, des permanents, des contremaîtres dans l’entreprise, des élus sociaux ou politiques tout en appartenant à la classe ouvrière, va former une couche sociale “au-dessus” de la classe: LÉNINE lui donne le nom d’aristocratie et de bureaucratie ouvrières.

 La question des permanents.

            Les tâches de direction de parti ou de syndicats exigent une disponibilité permanente, un sacrifice de sa vie personnelle. À l’exemple de la social-démocratie allemande, tous les partis se sont dotés de dirigeants travaillant exclusivement pour l’organisation. LÉNINE appelle cette couche les “fonctionnaires du prolétariat”. Du fait de leur fonction détachée de l’entreprise, le danger de bureaucratisme peut surgir. D’autant que ces responsables sont souvent choiusis pour leurs capacités de gestion, de commandement. 
             Une ligne de différenciation sociale et idéologique va séparer le permanent bureaucratisé et le révolutionnaire professionnel. Ce dernier s’identifie aux masses dont il partage le mode de vie et l’esprit de lutte. Le bureaucrate concidère sa missioin comme un “métier”, une “carrière”. Son activité devient empreinte de routine, son horizon devient plus étroit. Alors qu’un révolutionnaire ne sait jamais totalement ce que seront ses activités dans un ou deux ans. Ces “boutiquiers de bureau” (LÉNINE) ont pour unique “visée la régularité du paiement des cotisationsé, c’est-à-dire la simPle reproduction de l’organisation;
                Tout ce qui contredit cette routine, luttes inopinées, formes radicales de combat, changements de tatiques, durcissement des luttes va susciter une opposition plus ou  moins franche du bureaucrate, qui n’aime que les mouvememnts bien programmés, organisés, du type “journée d’action”. Cette inscription dans la routine (véritable conservatisme d’organisation), la fréquentation régulière de l’ennemi de classe (fonction oblige), ajoutée à une méconnaissance croissante de ce que pensent réellement les masses, va susciter dans la bureaucraie une propension à “une politique réaliste”: le réformisme. Le bureaucrate qui côtoie les patrons connaît mieux que d’autres leurs aspirations, dès lors, insensiblement il va proposer des actions, revendications uniquement acceptables par le Capital. Plus il agira ainsi, plus le Capital marquera se reconnaissance.  Le réformisme de cette couche de bureaucrates se traduit aussi par un fort rejet des idéologies révolutionnaires, “utopistes et irréalisables”. La brueaucratie est l’ennemie de la théorie révolutonnaire, d’où le lien entre reformisme et révisionnisme, c’est-à-dire l’abandon des principes du marxisme révolutionnaire. Ces dernières années, outre le pillage des États dominés, les capitalistes ont promu d’autres formes de corruption: l’intéressement aux bénéfices des entreprises et l’actionnariat. Ce ne sont pas les salariés que nous visons mais les opportunistes qui loin de soukigner les dangers, d’appeler la classe ouvrière à rejeter ces manoeuvres pour si battre pour l’ugmentation des salaires, demandent aux travailleurs d’utiliser ces moyens pour se faire entendre! Le secrétaire général de la CGT demande aux salariés éctionnaires d’utiliser leru influence, alors que précisément par la détention d’actions, ils participent de l’exploitation de leurs camarades. B.FRACHON l’expliquait autrefois quand il raillait le “capitalisme populaire”. Aujourd’hui, les adeptes de cette trompeie capitaliste dirigent la centrale forgée par B.FRACHON.

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Le rêve

            Un parti qui se réclame du communisme - le parti communiste français en l’occurence - qui, au-delà des envolées oratoires épisodiques de ses dirigeants, n’a plus de communiste que le nom, ayant dans la réalité des choses, fait du réformisme son credo, a édité une affiche, collée en quelques lieux, invitant les fraçais à se rassembler autour de lui pour changer la société.
             Cette affiche mérite réflexion, une réflexion frappée au coin du bon sens à mon humble avis.
            D’abord, sous la forme de cette question: pourquoi, avec ses alliés socialistes et radicaux de la dite “gauche plurielle” au pouvoir pendant cinq longue années (l’Assemblée nationale, là où leurs députés faisaient la pluie et le beau temps), n’a-t’il pas réalisé, hier, ce qu’il nous promet de mettre en oeuvre aujourd’hui,c’est-à-dire précisément, “de changer la société”.
            Ensuite, en faisant état d’un scepticisme compréhensible et indéniable: comment, en effet, pourrions--nous lui accorder notre confiance qujourd’hui, alors qu’hier, ll l’a trahie en renonçant à ses engagements électoraux. Plus encore, en reniant ses idéaux révolutionnaires pour rentrer dans le rang de la social-démoocratie qu’un de ses maîtres à penser, Léon BLUM, définissait jadis, comme “gérante loyale de capitalisme”.
            Enfin ...
            Enfin, revenons aux sources, qui, si elles ne sont lus celles du PCF, restent - Ô combien! - celles de l’URCF: la lutte au quotidien et dans la perspective d’abattre cette société dans laquelle - dixit Karl MARX - “l’homme est un loup pour l’homme”, afin à terme, reprenant la pensée de LÉNINE, que les “soviets” fleurissent partout et que partout leur revienne le pouvoir, autrement dit, en français, pour que le peuple prenne en mains ses destinées, débarrassé de la chape du plomb de la société capitaliste prédatrice, jamais assouvie.
            Rêve!
            Oui, rêve!
            Et alors?
            N’y a-t’il pas des rêves qui se réalisent? D’autant plus qu’au réveil, on décide de les réaliser.
            Rejoingnez l’URCF et, avec elle, en son sein, battez-vous pour que le rêve d’une société socialiste, façonnée par les travailleurs de toutes conditons, devienne réalité.
            La réalité de demain, produit de notre rêve et de nos combats d’aujourd’hui.

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            Les tâches présentes et futures des communistes           

Depuis plus de vingt ans, le néo-libéralisme a pu s’imposer dans la plupart des pays en tant que politique des monopoles visant à élever au maximum le taux de profit, dans le contexte de la crise du capitalisme au stade impérialiste.

La libéralisation du commerce, de la réglementation du travail; les privatisations, le démantèlement des services publics: telles sont les recettes imposées par les gouvernements sociaux-démocrates ou libéraux dans les États capitalistes développés et dans les pays dominés.
 
            La construction des partis communistes dans de nombreux pays et la domination du réformisme imposent au mouvement communiste de se reconstruire pour contrer l’offensive du Capital et empêcher de  nouvelles guerre impérialistes. En France, existe traditionnellement un mouvement spontané de lutte et de résistance; mais il est limité par l’emprise du réformisme, la non-perception des causes du chômage et des fermetures d’entreprises, l’idéologie petite-bourgeoise et l’individualisme. Des “journées d’actions” ont bien lieu çà et là, souvent en ordre dispersé, en réactions aux coups portés par le patronat et son gouvernement. Parfois, des luttes très radicales (Cellatex ...) se produisent, mais les revendications se limitent à obtenir un ‘bon” plan “social”, des indemnités de départ plus élevées. Ces solutions ne font qu’accompagner la destruction du tissu industriel, la désertification des régions, et surtout, elles épargnent le Capital et lui permettent de profiter d’aides publiques et de peser sur le prix de la force de travail. 
            Les organisations et partis réformistes font tout pour coller au mouvement social afin de le contenir dans la perspective de l’aménagement, de “l’humanisation” du système, du partage des richesses. Les communistes doivent, au contraire, faire comprendre qu’il ne peut y avoir d’État (ni d’Europe) social sous la domination des monopoles, mais que des mesures d’urgence peuvent être imposées par la lutte de tous les travailleurs de tous les secteurs, public et privé, en lien avec les usagers et tous ceux qui souffrent des conséquences du capitalisme.
            Lors de la campagne du NON, l’URCF, en liaison avec les quatre organisations marxistes laninistes ayant participé au meeting du 5 mai, a dénoncé l’Unioin Européenne comme cartel d’États impérialistes et machine de guerre contre les travailleurs, et le caractère réactionnaire de sa Constitution. Dans ses tracts, dans IC et lors des discussion avec les travailleurs, elle a dénoncé la politique néo-libérale visant à accroître les profits et à déréglementer encore plus le travail et supprimer les services publics.
            Il n’était pas possible d’en rester à une simple dénonciation de cette politique, car cela aurait semé l’illusion qu’une autre serait possible sous le capitalisme, et n’aurait apporté aucune autre perspective que le renforcement de la social-démocratie. En même temps, les travailleurs ont pu faire l’expérience du rôle de l’État au service de la classe bourgeoise, mettant touten oeuvre pour faire passer le OUI et, après la victoire du NON, pour faire passer l’essentiel des mesures contenues dans le texte rejeté. Ils l’ont encore vu à travers la répression des travailleurs immigrés et des salariés de la SNCM et des docks de Marseille.
            Le terrain est donc propice pour reconquérir et reconscientiser la masse des travailleurs trompée par les partis de gauche traditionnels. Les communistes doivent mettre toutes leurs forces pour oeuvrer à ce que se crée un vaste front de lutte contre les conséquences du néo-libéralisme, qui mette en accusation le capitalisme et lui impose des reculs. L’URCF travaille actuellement à l’élaboration d’un programme de reconquête des acquis, de renationalisation, de réindustrialisation, de satisfactoin des besoins. Y figurent la lutte pour la création de pôles de servive public (santé, énergie, transports ...) devant avoir comme objectifs la satisfaction des besoins au détriment de la rentabilité financière. Ce programme pourra être porté, après discussions dans les entreprises, quartiers populaires, comités de défense des services publics, forums, par le mouvement social et constituer une alternative pour permettre de conquérir de nouveaux droits.
            Nous, communistes, ne manquerons jamais, en guidant les travailleurs dans la lutte, de lier chacune de ces revendications et axes à la dénonciation du capitalisme et de ses fondements, et les avertirons qu’aucun acquis n’est durable, qu’il doit être défendu et que le capitalisme doit céder la place au socialisme par la révoluto et la prise du pouvoir par le prolétariat.
            Le prochain forum anticapitaliste devrait déboucher sur la créaton d’une organisation nationale de lutte anticapitaliste regroupant des ouvriers, employés, paysans, syndicalistes, communistes, défenseurs des droits sociaux, internationalistes. Il importe de mettre en échec la bureaucratie syndicale et de renouer avec le syndicalisme de lutte de classe et de masse. Dans la recomposition des forces progrssistes, la rupture avec le PS social-libéral est un préalable que les communistes doivent imposer. Sans cela, la bourgeoisie saura imoser ses solutions.
            Tant que n’existe  pas un parti communiste marxiste-léniniste lié aux masses et combattant à ses côtés pour ses revendicatons immédiates sans jamais obérer la perspective de la révolution socialiste, la bourgeoisie sera forte, car elle dispose de tous les instruments nécessaires (partis, confessions, associations, bureaucratie syndicale) pour maintenir sa domination politique. Il est nécessaire que les groupes communistes poursuivent le travail de clarification et de confrontation idéologique et théorique, et de poursuivre l’unité d’action dans les masses, afin d’accélérer le processus de construction du parti.

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ALLEMAGNEUne grande coalition au service du Capital

Les élections en Allemagne ont illustré - encore une fois - les contradictions entre les puissances impérialistes impliquées dans la construction de l’Union Européenne.

            Les électeurs ont exprimé un rejet de la politique du SPD, pilier de la dictature des monopoles allemands à l’instar du PS en France. SCHÖDER satisfaisait en partie le patronat par ses mesures de libéralisation du marché du travail, de chasse aux chômeurs (environ 5 millions, chiffre officiel) et de réduction des indemnités et des remboursements des soins: c’est-à-dire, en définitive, un transfert massif des revenus du travail vers le Capital.
            Il réussit aussi à faire jouer ses relais syndicaux réformistes, partie intégrante du modèle social (absence de Code du travail, négociation au niveau local, cogestion, etc .). permettant d’éviter une crise politique au moment des grandes manifestations contre la loi HARTZ 4. Les partis libéraux (CDU, CSU et FDP) ne le surpassent que dans leur volonté d’appliquer de manière forte les plans des monopoles allemands: généralisation de la retraite par capitalisation, recul de l’âge de la retraite à 67 ans, diminution encore plus drastique des aides sociales. C’est que l’Allemagne risque de ne pas remplir le critère des 3% maximum de déficit budgétaire qu’elle dépasse déjà depuis 3 ans. MERKEL se distingue aussi par l’alignement sur Washington et Londres et un désir d’utiliser l’armée allemande des des zones du monde que convoitent les capitalistes d’Outre-Rhin.
            Le SPD lui, reste attaché au renforcement de l’axe avec la France et hostile à l’envoi de Panzers en Irak. Bien entendu tous deux ont pour objectif l’expansion de l’impérialisme allemand; seuls les moyens différent. Les marchandages sur la composition du gouvernement ne portaient donc aucunement sur la remise en cause du système capitaliste mais sur les moyens d’atteindre les objectifs. Les entreprises capitalistes sont en guerre pour la conquête de nouveaux marchés et l’éviction des concurrents, qu’ils appartiennent ou non à l’UE. Ainsi, la Deutsch Post accroît ses axquisitions en Asie (Inde, Chine, Japon ...) et contrôle près de 40% du marché de la logistique et de l’express, en particulier par le biais de sa filiale DHL, profitant de la flexibilité de la main-d’oeuvre.
            L’UE apparaît de moins en moins comme un instrument apte à conjurer la crise  du capitalisme. La percée à gauche d’une force sociale-démocrate comprenant le PDS, que les travailleurs voient - à tort - comme un parti communiste, et des éléments de gauche du SPD est un indice du ras-le-bol de la politique de SCHRÖDER. Le faible score de l’extrême-droite illustre la maturité et la prise de conscience populaire que cela ne peut plus durer comme avant.
            Notre soutien est acquis aux travailleurs en lutte contre les mesures d’austérité et aux communistes marxistes-léninistes qui oeuvrent à la construction du parti communiste en Allemagne.

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LES DIRIGEANTS CGT PRIS LA MAIN DANS LE SAC CONTRE CUBA

                        La campagne impérialiste contre la révolution cubaine qui est particulièrement déchaînée dans notre pays, vise à soutenir la stratégie de l’UE destinée à faire plier Cuba, pourtant confrontée à l’action ouverte des contras pour un renversement du régime populaire. Là où les impérialistes américains envisagent le recours à la force armée, au terrorisme, l’UE prône la méthode des “contre-révolutions  de velours”, par le biais de l’action des sociaux-libéraux (ancienne social-démocratie), des révisionnistes (social-démocratie nouvelle), des bureaucraties syndicales. Les lignes qui suivent montrent combien la CGT, en alliance et connivence avec les autres centrales syndicales française, s’aligne sur la stratégie anticubaine de la bourgeoisie française et de l’UE, reprenant tous les clichés anticommunistes des officines de Miami.
            L’Union Network International  (UNI), fédération internationale des bureaux et services tenait son Congrès aux États-Unis, en août; les syndicats britanniques ont déposé une motion de soutien à Cuba contre le blocus US. Voici comment les sndicats affiliés à la CES ont amendé le texte initial des britanniques.
Motion n°15 émanant des syndicats Amicus, CWU, UK, IE.
Document initial proposé:
Depuis 44 ans, Cuba est victime d’une hostilité aggravée de la part des USA par un blocus économique illégal. Cette hostilité s’est aggravée malgré onze résolutions de l’Assemblée générale des Nations-Unies, chaque fois approuvée par une largte majorité. Toutes ces résolutions exigent la levée inconditionnelle du blocus. De plus, la loi HELMS-BURTON est condamnée par presque tous les pays du monde, parce qu’il s’agit d’une loi extraterritoriale.
Le blocus économique a indubitalement des effets négatifs sur les syndicats et travailleurs de Cuba. Pour cette raison, l’UNI et ses membres affiliés doivent faire pression sur les gouvernements pour qu’ils obligent les USA à mettre fin au blocus et qu’ilsappuient les efforts des syndicats à ce sujet, sensibiliser contre le blocus dans leurs organisations, établir des liens avec les syndicats cubains, organiser et stimuler les contacts entre dirigeants et les membres des syndicats cubains.
Amendements déposés par les syndicats de Belgique, des Pays-Bas, de France (CGT, CFDT, FO): 
  Ajouter un nouveau paragraphe: “Les travailleurs et le peuple cubain se trouvent dans une situation difficile extrême. Ils sont soumis au blocus imposé par les USA et ils souffrent d’atteintes insupportables contre les droits de l’homme et de la démocratie de la part du régime cubain”.
Barrer avant: “les travailleurs de Cuba”, les “syndicats” et ajouter “le peuple entier”, ajouter ensuite “le régime cubain utilise la pression économique de l’extérieur pour porter atteinte aux droits de l’homme, à la liberté de la presse, de réunion, d’association. Des syndicalistes libres et indépendants sont obligés de partir en exil ou sont emprisonnés. Ces faits ont été dénoncés par les organisations des droits de l’homme et par la commission spécialisée de l’ONU”.
Point 2 ajouter: “Et que les droits de l’homme soient respectés, tels que le droit  de réunion et les droits syndicaux”.

Barrer et remplacer le soutien aux syndicats cubains par: “soutien aux syndicalistes indépendants de Cuba”.

Notre commentaire

            Les militants de la CGT, soucieux des relations fraternelles et internationalistes avec les travailleurs de Cuba, avec la révolution cubaine, avec le PCC dirigé par Fidel CASTRO, doivent dénoncer haut et fort les agissements de leurs dirigeants qui n’ont pas consulté la base des syndiqués. Hypocrisie honteuse, quand le “grand défenseur des droits de l’homme à Cuba” B.THIBAULT non seulement ne dit pas un mot contre l’intervention du GIGN et de l’armée française contre des “syndicalistes libres” fussent-ilscorses, mais au contraire ne trouve pas mieux de rencontrer - à sa demande - le premier ministre VILLEPIN, le jour même, sans émettre une seule protestation, contre cette violation manifeste des droits de l’homme par le gouvernement français!

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Sur l’Immigration

            Fin septembre-début octobre, en moins de deux semaines, quatorze travailleurs chômeurs d’Afrique ont été tués par balles par les forces de répression des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, envoyées par le gouvernement de ZAPATERO. Des centaines d’autres ont été blessés; les autres ont été expulsés vers le Maroc. Les dirigeants de ce pays n’ont pas failli à leur impopularité auprès de leur propre peuple: ils ont déporté quelques centaines de migrants (entre 800 et 1 000 personnes de diverses nationalités) dans le désert du Sahara (à la frontière avec l’Algérie et la Mauritanie), et les ont abandonnés sans vivre ni assistance.
            Déjà, fin août 2005, près de 300 migrants d’Afrique subsaharienne avaient tenté de pénétrer à Melilla (partie marocaine), à l’aide d’échelles de fortune: certains ont réussi à passer, mais le plus grand nombre n’a pas résisté aux polices espagnole et marocaine. Il y a eu au moins un mort (Camerounais) et de nombreux blessés.
            Devant la protestation grandissante de nombreux militants progressistes et communistes, les gouvernements ont entamé leur cinéma habituel: se renvoyer la balle sur la responsabilité des morts, promettre une commission d’enquête ... et la Commission européenne de décider d’envoyer une mission de contrôle à Ceuta et Melilla - 40 millions d’€ sont débloqués pour ... la protection militaires des frontières et les expulsions!!! Car, il faut bien le rappeler: la police marocaine tire avec des armes et des balles fournies par l’UE impérialiste qui sous-traite sa politique de violence envers les immigrés: réprimer l’immigration “subie” (fauteur de chômage et de déficit de la Sécurité Sociale) et d’exploiter l’immigration “choisie” (utile et nécessaire à l’économie, dixit le ministre de l’intérieur français).   
         Les médias ont présenté ces méfaits du système capitaliste comme presque exceptionnels et surprenants. Mais, sur les dix dernières années, ce sont près de 6 500 personnes qui sont mortes en tentant de franchir les frontières. Ils sont encore plus nombreux, les ouvriers qui sont morts à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. À l’ère moderne, il n’y a que le capitalisme qui est capable d’un tel traitement inhumain.
            Mais, au-delà de l’aspect moral (l’ONU, l’UE et le HCR ont recommandé timidement “plus d’humanité” dans le traitement des migrants), il y a la politique poursuivie depuis plusieurs annéess par l’UE: ériger de véritables murs de la honte pour endiguer l’invasion des “clandestins” appauvris par les riches de l’Europe capitaliste.
            N’est-ce pas une confirmation de ce qu’écrivait MARX dans le Capital (tome 1):
“l’accumulation des richesses à un pôle, c’est également accumulation de pauvreté, de souffrances, d’ignorance, d’abrutissement, de dégradation morale, d’esclavage au pôle opposé, du côté de la classe qui produit le capital même.
           
Vue en perspective, la politique de l’UE tend à généraliser les formes d’embauche temporaires des immigrés. À  terme, c’est la création d’une “Bourse” de travailleurs immigrés temporaires, où les patrons se serviraient à leur guise (comme dans un système d’Apartheid). C’est le sens de l’AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) qui a commencé à être négociés à Cancun en septembre 2003 entre les pays membres de l’OMCQ: le travail étranger n’a le droit de rester sur le territoire que dans le cadre de sa relation contractuelle avec son employeur  et qui est contraint de repartir à tout moment au bon vouloir de l’employeur et, dans tous les cas, au terme du contrat de service. Le Capital a besoin de la force de travail ... sans le travailleur! Il faut bien voir que la cause principale de l’immigration est dans la domination des peules et des pays d’émigraion par l’impérialisme et le capitalisme: paupérisation massive au moyen des guerres de recolonisation, exploitation esclavagiste des masses populaires, razzia sur les ressources naturelles et humaines; déstabilisatioin des États nationaux en reconstruction après les catastrophes coloniales, par la dégradation des termes de l’échange (baisse des prix des matièèères premières exportées par ces pays et hausse des produits manufacturés importés). 

            L’URCF analyse la question de l’immigration comme un problème de lutte des classes: l’union des ouvriers français et immigrés est nécessaire pour affronter la classe des patrons et faire respecter les droits à une vie décente; mais, l’issue positive et durable de cette lutte n’est pas seulement dans l’accusatioin du capitalisme et “l’extorsion” de nouveaus droits: elle est dans la construction d’une organisation révolutionnaire pour renverser le capitalisme et détruire son État.

Illustration à travers l’exemple d’ALSTOM Marine

            Pour maintenir le profit patronal, diminuer les coûts de de construction des navires et ... diviser les travailleurs (le but stratégique) et annihiler leur action syndicale, la direction a développé la sous-traitance: plus de 600 entreprises, près de 15 conventions collectives pour une multiplicité de statuts et de corps de métiers, avec 70 à 80% des effectifs des entreprises sous-traitantes en travail intérimaire, CDD, stagiaires, CDI-Chantiers.
             Le recours à la main-d’oeuvre immigrée s’est fortement développé depuis 2001. Ces ouvriers étrangers vivaient des sitations inacceptables au regard des exigences du Code du travail= absence de vestiaires, absence de visite médicale, aucun aménagement pour prendre son déjeuner, dépassememnt des durées maximales de travil, isolement des ouvriers français (amenés au travail en forgon puis reconduits dans les lieux d’hébergement, à 6 ou 8 par chambre dans des lits superposés). Les récalcitrants ont été virés. Pour certains ouvriers Indiens, figurait dans leur contrat la clause de possibilité de renvoi en Inde pour indiscipline!
            Les syndicats ont dénoncé cette politique, comme ils ont dénoncé la collusion des services (publics) de l’ANPE: des offres d’emploi passées par Alstom portait la mention obligatoire de soudeurs parlant allemand, anglais, ... pour ne pas être satisfaites localement!
            Des luttes ont été menées et des succès ont été remportés: la lutte paie!

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Sur le VENEZUELA

Daniel YEGRES, responsable du Cercle Bolivarien de Paris, a accepté de répondrre aux questions d’Intervention Communiste.

 IC:      En 2005, où en est la Révolution vénézuélienne? 
            Peux-tu nous parler de ses réalisations, de ses espoirs et de ses difficultés?
D.Y:     La République bolivarienne poursuit sa révolution pacifique démocratique et anti-impérialiste. Son objectif, sa ligne directrice est l’amélioration de la vie quotidienne de tout le peuple vénézuélien. Il faut savoir que plus de 15 programmes sociaux sont en cours dans notre pays. Les pricipaux touchent:
la Santé (BARRIO ADENTRO, MIRACLE),
l’Éducation (ROBINSON pour l’alphabétisation jusqu’à SUCRE pour les études universitaires,
le réseau de distribution alimentaire à petits prix (MERCAL) ...
IC:      BARRIO ADENTRO”? Peux-tu préciser?
D.Y:     On traduirait en France par la “Santé dans les quartiers”.
            Pour faire face à l’urgence sanitaire, on a crée des petits dispensaires médicaux dans les quartiers et les banlieues populaires. Dans l’impossibilité de recuter un nombre suffisant dee médecins vénézuéliens, un accord de coopération humanitaire a été fait avec Cuba. Aujourd’hui, la gratuité des soins et des médicaments devient une réalité au Venenzuela. 
            Mission MIRACLE est un programme national d’interventions chirurgicales et de soins aux mal voyants. Le gouvernement prend en charge le transport des malades à Cuba où ils sont opérés. À l’heure actuelle, cette Mission MIRACLE a permis la récupératoin de la vue de plus de 60 000 personnes.
IC:      Le Venezuela s’est engagé dans une grande bataille contre l’analphabétisme.
            Concrètement, sur le terrain, comment cela se passe t-il?
D.Y:     On comptait avant la révolution plus d’un million et demi d’analphabètes pour un pays de 25 millions d’habitants. C’est donc un travail énorme qui a été entrepris. Nous avons adopté la méthode et le savoir faire cubain en matière d’alphabétisation.
            C’est une victoire importante et qu’il faudrait l’étendre à tout le continent latino-américain. Le 28 octobre 2005, le Venezuela va être déclaré terre libérée de l’analphabétisme.
IC:      En quoi consiste le programme alimentaire?
D.Y:     MERCAL est un réseau de distribution alimentaire à moitié prix (subventionné par le gouvernement) afin que tout Vénézuélien ait une bonne alimentation, qui est un des premiers droits de l’homme. 
            Le Venezuela veut arriver à la souveraineté alimentaire; 70% de nos alimentrs sont encore importés,principalement des États-Unis. Or, nous avons tout pour les y produire. La réforme agraire porte déjà sur 3 millions d’hectares et 150 000 familles organisées en coopératives agricoles. Le gouvernement fournit les terres, le soutien technique et économique.
IC:      Cuba apporte un large soutien au gouvernement vénézuélien, sans doute dans                        le cadre de ALBA.
  Quel avenir pour cet accord?
D.Y:     Tout d’abord, il faut faire le point. ALBA (ALternative Bolivarienne pour les Amériques) est un NON au libéralisme. Les États-Unis avaient proposé le projet ALCA (Zone de libre échange des Amériques), néolibéral, qui visait l’ouverture totale aux produits nord-américains, mais ne permettait pas un développement durable et amènerait la ruine des pays latino-américains. Pas d’égalité dans les échanges.
            L’ALCA devait entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2005, mais grâce à la position courageuse du gouvernement vénézuélien et d’autres pays latino-américains, il n’a pas été ratifié.
            Par contre, l’ALBA, dont l’axe principal n’est pas celui du marché, mais celui de l’être humain, à savoir: améliorer la qualité de vie, est un véritable accord de coopération. Sa réussite dépend de la volonté et de l’adhésion des autres pays du Continent.
            Déjà signé par Cuba et le Venezuela, il sera prochainement approuvé par le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay.
            PETROSUR, accord pour le gaz et le pétrole, est aussi un autre exemple concret. D’autre part, nous coopérons avec l’Argentine dans le domaine des chantiers navals pour la réparation de nos bateaux et avec l’Uruguay pour la production de ciment.
IC:      Quelle est l’attitude de l’administration BUSH?
On sait bien qu’elle ne supporte pas qu’un pays puisse choisir sa voie et  décider lui-même de son avenir.
D.Y:     Le discours est clair. L’administration BUSH est hostile à la révolution anti-impérialiste. Mais nous sommes dans un contexte géopolitique favorable. Notre pays est la première réserve mondiale de pétrole, quatrième producteur mondial. Avec la guerre en Irak, les besoins en pétrole augmentent et nous sommes les fournisseurs principaux des USA. Le blocus ou l’invasion s’avèrerait extrêmement hasardeux.
            Cependant, nous avons des preuves de l’implication du département d’État états-unien dans les tentatives de déstabilisation du Venezuela. Washington investit en permanence dans les groupes de conspiration à l’intérieur de notre pays, déjà plus de 10 millions de $!
IC:      Quel est le rôle de l’armée du Venezuela?
D.Y:     Le président CHAVEZ est issu de l’armée. Il faut savoir qu’au Venezuela, les militaires émanent des couches populaires et une grande partie (mais pas tous, si on se réfère au Coup d’État de 2002) soutient la République bolivarienne. 
            Hugo CHAVEZ a voulu que l’armée joue un rôle de progrès et non de répression. C’est pourquoi elle est mise au service de la population, par exemple: construction des écoles, transports, soins, ...
  La force du Venezula est la réussite par la démocratie. La force de la République bolivarienne émane de sa Constitution, notamment l’article 72 sur la possibilité de révoquer les élus à partir de la moitié de leur mandat; c’est le référendum révocatoire. Le 15 août 2004, Hugo CHAVEZ a été reconduit par référendum dans ses fonctions de Président par 60% des voix.
            Cette Révolution existe grâce au soutien populaire, mas pas seeulement des classes défavorisées. Les classes moyennes, longtemps manipulées par les medias, adhèrent peu à peu en constatant que la lutte pour la justice sociale bénéfice à tous. Les plus pauvres voient leur quotidien s’améliorer et de sentent impliqués. Le souci constant est de faire participer toute la population à la geston du pays, dans l’esprit de démocratie participative que propose la Constitution bolivarienne. En fait, le peuple vénézélien est la vérfitable force face au contre-pouvoir puissant que constituent élites économiques de l’ancien régime qui maîtrisent les médias réactionnaires.
            Concernant l’intégration latino-américaine, nous avons maintenant TELESUR. Télévision continentale latino-américaine pour contrecarrer les mensonges de CNN et de permettre un véritable rapprochement entre les pays latino-américains. Pour l’instant, l’Uruguay, l’Argentine et Cuba y participent. Les pourparlers sont en cours avec le Brésil. Une télévision publique qui transmet la réalité de notre Continent, un véritable mouvement alternatif, audiovisuel, informatif et intellectuel. Les programmes ne sont pas réalisés par de grandes sociétés de production, mais la plupart par des coopératives audiovisuelles indépendantes.
            Les informations et la culture latino-américaines vues par nous-mêmes et non par CNN, REUTER, AFP, etc.
            Ainsi, la barrière médiatique impérialiste est rompue. TELESUR va dans le même sens que l’ALBA.

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Solidarité avec le peuple Irakien

La situation de l’Irak est, paradoxale.
Nous avons un Irak virtuel et un Irak réel.
Mais les deux non seulement ne coïncident pas, mais ils sont à l’opposé l’un de l’autre.

            L’Irak virtuel, c’est celui de BUSH, de ses laquais, et des moyens de propagande de l’impérialisme. “Tout s’arrangerait, ça prend du temps, mais la situation se normalise. La preuve? Les élections à la “Constituante” se sont tenues, une Constitution a été votée et un référendum a été organisé pour que la population se prononce; dans quelques semaines une assemblée législative sera élue à son tour ... “. Bien sûr, la commission électorale officielle a déclaré que le référendum a eu lieu dans des conditoins qui n’ont rien à voir “avec les normes communèment admises par la communauté internationale lors d’une consultation électorale”. Mais elle a entériné ... la fraude, simplement avec quelques jours de retard. La Constitution a donc été adoptée. Les juristes étatsuniens sont contents: leur texte est oassé. Car personne ne niera que le texte a été rédigé par Washington, et pas même par les laquais locaux!
            Mais l’Irak réel lui vit l’Enfer. Plus de 100 000 morts selon les experts de l’ONU depuis l’agression de 2003, auquel s’ajoute un nombre très élevé de militaires US, plus les blessés et ceux qui sont rapatriés pour des raisons de santé mentale. Le chômage est catastrophique; le niveau de vie des masses est au plus bas; le gangstérisme gangrène la société, les attentats aveugles frappent les plus pauvres et visent à dresser les couches populaires les unes contre les autres. L’occupant met en effet tout en oeuvre pour briser la Nation irakienne. Dès avant l’invasion, BUSH avait annoncé la présence d’Al Qaïda en Irak. Pour le confirmer, on a le “feuilleton” sanglant d’El ZARKAOUI. Personne ne l’a vu, ne le connaît, mais si on vous dit qu’il existe et qu’il est sunnite, c’est sûrement qu’il existe, sinon vous faites partie de ces gens qui ont une vision conspirative de l’histoire, porteuse d’anti-américanisme primaire. Pourtant, il y a de quoi s’interroger, sur le fait que le nom de ZARKAOUI n’est apparu qu’après l’échec de la carte chiite. Les officiels yankees déclaraient que, face à la résistance montante, il fallait trouver le moyen de mettre en scène une “résistance” factice, mais sanglante, qui par la suite pourrait servir de relève aux États-Unis, une fois les fantoches épuisés. Au demeurant, les États-Unis et leurs services spéciaux ne sont pas les seuls: agissent aussi les services isréliens mais aussi irakiens.
            Autre mise en scène le procès de Saddam HUSSEIN. On nous avait annoncé qu’il allait capituler en rase campagne. Mais son procès - entièrement préparé aux États-Unis - apparaît d’ors et déjà comme une farce: les “juristes” n’ont retenu qu’une affaire, mais qui à l’avantage
immense ... que ne soit mise en cause l’administration américaine ou l’un de ses alliès. Saddam HUSSEIN a fait face et le “tribunal” a été obligé de faire droit à la demande de la défense de reporter le procès. Mais, farce tragique, car le lendemain, l’avocat d’un des co-accusés était assassiné par “des inconnus”.
            Face au terrorisme entretenu par les services impérialistes ou des puissances locales, la Résistance populaire se développe. Elle réunit des forces différentes, depuis les islamistes (à ne pas confondre avec ZARKAOUI) jusqu’aux communistes (à ne pas confondre avec la clique de renégats qui usurpent le nom de communiste et qui collabore avec l’occupant et ses fantoches) en passant par les Baasistes. Jusqu’à présent, la Résistance a pu éviter la rupture de la Nation selon des critères communautaristes religieux comme le voudrait Washington.  Des coups militaires sont portés à l’armée d’occupation, aux supplétifs de l’armée et à la police collaborationniste. La résistance est cependant victime d’une répression acharnée. Ainsi le Président du Front Patriotique, Al KUBAYSSI a été arrêté il y a plus d’un an maintenant et est détenu au secret. Notons que ce camarade, par le passé, a été victime de répression baasiste. Mais lui, comme les communistes regroupés dans le Parti Communiste Irakien-cadres, ont fait preuve de la maturité révolutionnaire qui sait déterminer la politique du Parti non point à partir de positions subjectives, mais par rapport à l’intérpet des masses populaires, de la Nation et des intérêts de la classe ouvrière mondiale.
           Non seulement, il est nécessaire que s’organise la solidarité avec le peuple et la Résistance Irakienne dans notre pays, mais la politique des États-Unis dans la région doit être dénoncée en permanence. Car la guerre en Irak, et en afghanistan dans une certaine mesure, est un des aspects de la politique globale des États-Unis dans toute la région du Moyen-Orient. C’est la tentative de décrédibiliser l’autorité nationale palestinienne, comme les menaces contre la Syrie et l’Iran. Les pressions contre Damas, avec l’aide d’un rapport de l’ONU qui semble pour le moins douteux démontrent la volonté belliciste de Washington. Les déclarations de BUSH sont en effet inquiétantes par les menaces ouvertes proférées contre la Syrie. Enlisé en Afghanistan et en Irak, la Maison Blanche pourrait être tentée par une nouvelle aventure militaire pour redorer son blason avec cette fois l’aval des Nations-Unies. Le chemin de Damas serait alors le préalable à celui de Téhéran. C’est d’ailleurs la Résistance Irakienne, en convergence avec le mouvement anti-guerre, qui  ont permis jusqu’ici d’empêcher l’extension du conflit à toute la région.
            Il faut donc que partout se développe la solidarité avec la Palestine et la Résistance Irakienne, contre la guerre impérialiste. L’URCF et ses militants doivent donc prendre toute leur place dans cette bataille, en liaison avec l’ensemble des forces qui sont mobilisées comme le Comité Résistance Irak.

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88ème ANNIVERSAIRE D’OCTOBRE 17

            Pas de revanche pour les “blancs”!

            Le président POUTINE veut parachever la liquidation des survivances de la Révolution Socialiste, chères au coeur des soviétiques. Les récentes mesures prises et annoncées visent à effacer, interdire la représentation et la commémoration des hauts faits et symboles de l’Union Soviétique. Sous couvert de décisions “administratives”, POUTINE ose se revendiquer des souhaits de LÉNINE, pour annoncer la fermeture définitive du mausolée portant fièrement le nom du fondateur de l’URSS avec le transfert de sa dépouille.
            C’est une mesure provocatrice, bien dans l’esprit de la suppression du jour férié, le 7 novembre, date de l’insurrection victorieuse. Suppression qui aura pour conséquence de rendre impossibles ou seulement réservées aux retraités, les manifestations de communistes commémorantla Révolution d’Octobre et dénonçant le régimeourgeois compradore qui vassalise la Russie.
            En lieu et place des festivités traditionnelles depuis 1917, POUTINE veut faire du 7 novembre, une journée de “pardon et de réconciliation” de la Russie blanche tsariste et capitaliste avec la Russie rouge ouvrière, paysanne et socialiste. Thème partagé par les révisionnistes sociaux-chauvins du PCFR de ZIOUGANOV qui avancent l’euro-asiatisme, comme source de la renaissance de la “Grande Russie”!
            Face aux conséquences framatiques de la  restauration du capitalisme et du pouvoir de l’oligarchie financière et maffieuse, POUTINE le privatiseur des biens construits sous le socialisme, le fauteur de guerre impériale en Tchétchénie, ce qui alimente l’islamo-fascisme et ses attentats meurtriers, ruine le pays. Là où le pouvoir soviétique repoussait avec quel héroïsme, l’envahisseur nazi, le régime bourgeois affaiblit sans commune mesure le pays, fait renaître les pires trafics: drogue, enfants, prostitution. Le pouvoir paupérise les pensionnés, jadis constructeurs d’une société sans exploitation capitaliste, sans chômage. La Russie est encerclée via de pseudos révolutions par l’impérialisme américain. Sur la terre soviétique, l’OTAN étend ses bases d’agressions futures.
La rhétorique nationaliste de POUTINE sur la “grandeur passée” camoufle le caractère compradore du régime, vendu aux impérialismes dominants: américain et de l’UE.
            Les provocations antisoviétiques se sont multipliées ces derniers mois. En mai, lors du 60ème anniversaire de la victoire sur le fascisme, les cortèges communistes ont été victimes de violences et provocations policières. Le pouvoir poutinien a tout fait pour effacer ce fait inoubliable: la victoire antifasciste est avant tout celle de l’URSS, de son régime socialiste, de son internationalisme, de son parti bolchevik et de l’Armée rouge des ouvriers et paysans.
            Les peuples libres savent qu’ils n’ont pas été libérés avec le drapeau oppression du tsarisme mais avec le drapeau rouge prolétarien flottant sur le Reichtag.

Une revanche qui vient de loin.

            Les impérialistes n’ont jamais pu admettre l’existence d’un État révolutionnaire, base arrière de tous les peuples en lutte. La démonstration pratique que le socialisme s’édifie contre le Capital jusqu’à la suppression de toute exploitation et oppression. Dès lors, les capitalistes n’ont eu de cesse de vouloir renverser le régime. Guerre civile internationalisée; complots des années 30; guerre totale du fascisme allemand. Le pouvoir soviétique a su repousser toutes les tentatives de restauration capitaliste;
            Toutefois, “Les forteresses se prennent de l’intérieur”; Le 20ème Congrès du PCUS allait initier un long processus de décomposition économique et politique qui allait conduire à la contre-révolution bourgeoise de 1991. Pour justifier d’un brevet de “léniniste” une politique qui prenait le contre-pied de l’édification du socialisme et de victoire dans la guerre mondiale contre le fascisme, les éléments révisionnistes autour de KHROUCHTCHEV devait “démoniser” celui qui était le théoricien et praticien de cette édification socialiste, la première dans l’histoire. C’est le sens de la campagne de calomnies anti-staliniennes exposées lors du “rapport secret” de KHROUCHTCHEV; “secret” sauf pour les services impérialistes. Les résultats sont là: abandon de la stratégie bolchevique avec la réhabilitation de la social-démocratie sous couvert d’une prétendue voie parlementaire au socialisme, extinction de la lutte de classe en URSS, liquidation de la dictature du prolétariat, compromission avec l’impérialisme sous couvert de “coexistence pacifique léniniste”. Les réformes économiques de 1955, 57, 65 affaiblissaient sans commune mesure la planification socialiste, développaient toujours plus la sphère d’activité des rapports marchands et de la loi de la valeur. L’être social petit-bourgeois se renforçait toujours plus, d’autant que la bureaucratie multipliait par 6 ses effectifs. POUTINE s’inspire de KHROUCHTCHEV qui fit brûler clandestinement en 1961 la dépouille de STALINE qui reposait auprès de son maître LÉNINE.
            La campagne antistalinienne visait aussi indirectement l’oeuvre de LÉNINE. Les réformes des révisionnistes conduisirent à la formation d’une couche bourgeoise de l’ombre, dans les années 70-80: affairistes, dirigeants d’entreprises, haute bureaucratie. Cette couche soutint la nouvelle direction du PCUS autour de GORBATCHEV et YAKOLEV: son mandat était clair, permettre à la nouvelle bourgeoisie de l’ombre de prendre le pouvoir politique afin de restaurer totalement le capitalisme. Ce fut la contre-révolution d’août 1991. GORBATCHEV, le social-démocrate qui avait contribué par la traitresse perestroïka, à la liquidation du PCUS, au démantèlement des cellules communistes dans l’armée et le KGB, à l’affaiblissement sans pareil du pays, à son alignement sur l’impérialisme, avait fait son temps.Pour la contre-révolution bourgeoise et la restauration de l’exploitation capitaliste, la bourgeoisie compradore confiait cette tâche au réactionnaire ELTSINE que les trotskistes présentait en 1988, comme le “champion de la lutte contre les privilèges bureaucratiques”!

Octobre vit et vivra dans le coeur des peuples!

            L’URCF condamne le transfert de la sépulture de LÉNINE et la fermeture du mausolée, ainsi que celle des dirigeants politiques et militaires de l’URSS, enterrés sur la Place Rouge. D’autant que le mercantilisme n’est pas absent puisqu’il s’agit d’y permettre l’organisation de concerts! Le mausolée appartient au patrimoine de l’humanité. L’URCF exigera d’être reçue à l’ambassade de Russie, afin de transmettre notre émotion et indignation.
            Le 12 novembre, sous l’égide de la revue “Alger Républicain” l’URCF et le CMC tiendront une réunion-débat à Lille sur l’apport de l’URSS à l’émancipation de l’humanité et les leçons de la contre-révolution bourgeoise.
            L’URCF s’associe à l’action    de “Russie laborieuse” et des anciens combattants pour l’érection d’un monument à Moscou honorant le camarade STALINE comme Commandant en Chef de l’Armée Soviétique, vainqueur du fascisme!

Vive LÉNINE et le léninisme!

Vive Octobre 17!

Solidarité avec les héritiers du bolchevisme et le grand peuple soviétique!

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L’URSS A SAUVÉ L’HUMANITÉ

1944 : Révolution manquée ou non?

            Le facteur militaire.

            Nous avons vu précédemment que deux orientations prévalaient quant à la Libération de la France. Les secteurs bourgeois et gaullistes misaient sur un débarquement allié, la résistance armée étant considérée comme force d’appoint. Le PCF, sans négliger la nécessité que les États-Unis et la Grande-Bretagne remplissent leurs engagements internationaux vis-à-vis de l’URSS, sur l’ouverture d’un second front, lutta conséquemment pour que l’insurrection nationale libère le territoire. Les FTP (Francs Tireurs et Partisans) travaillèrent à créér les conditions du soulèvement populaire général. Dès lors, les querelles se multiplient entre les organisations résistantes. Le gouvernement provisoire d’Alger demanda son aval pour toute action militaire. Ce qui revenait à subordonner les insurrections locales aux forces gaullistes, d’autant que ces dernières jouèrent l’attentisme en espérant la libération totale du pays par les alliés. Autre divergence: les gaullistes n’avaient pas une vision mondiale du combat antifasciste. Pour eux, la guerre s’arrêtait à la libération du pays. Le PCF liait ses tâches nationales à la lutte internationale de tous les peuples, URSS en tête, pour l’éradication du fascisme par sa capitulation. Le PCF, les FTP, la CGT clandestine déclenchèrent le 17 août 44 la grève générale à Marseille, et la préfecture tomba. La mairie fut occupée par les militants communistes et le socialiste Gaston DEFFERRE. À Lyon, la ville se souleva le 29 août, mais le 26, la Wehrmacht réoccupait la ville pour quelques jours, non sans miner tous les ponts. À Paris, l’action des résistants est déterminante: du 24 au 26 août, Paris s’insurgea et chassa les troupes fascistes. De GAULLE manoeuvra jusqu’au bout pour que les Anglo-Américains entrent les premiers dans la capitale. La fermeté du communiste ROL-TANGUY, chef FFI de Paris, permit la pleine reconnaissance du rôle de la résistance dans l’insurrection parisienne. Limoges, Tulle, Lille virent aussi des insurrections victorieuses.
            Toutefois, pour mesurer s’il existait des conditions révolutionnaires dans le pays, nous devons tracer un tableau plus exhaustif : sur 250 villes, 2% furent libérées par un soulèvement de la population, 13% le furent par l’action des FFI et FTP, sans participation des habitants, 84% des villes le furent grâce aux troupes américaines. La disparité s’accentuait entre le Nord et le Sud, où la Résistance était fort active. Nous ne minimisons absolument pas le rôle de la Résistance: partout, elle contribua  porter des coups décisifs contre la machine de guerre hitlérienne, aidant les alliés à remplir leur mission.
            Au coeur de la Résistance armée agissait la classe ouvrière, dont l’écrivain bourgeois François MAURIAC, reconnaîtra “qu’elle a sauvé l’honneur de la France”. La paysannerie laborieuse (notamment dans le Limousin, Auvergne, Corrèze, Dordogne) s’engagea résolument dans les actions de partisans. Mais pour établir l’hégémonie du prolétariat, selon l’axiome léniniste, il faut au moins neutraliser les couches moyennes, à défaut de les rallier. Cette donnée indispensable de tout basculement révolutionnaire n’existait pas.
La petite bourgeoisie (nombreuse en France) était soucieuse avant tout de son ravitaillement, catastrophique à cette époque et peu intéressée par l’avenir du pays. La bourgeoisie monopoliste grâce à De GAULLE, gardait son influence sur ces couches, d’autant que les américains fournissaient leurs produits et diffusaient un mode de vie “mythique” pour les tenants de l’enrichissement personnel. L’effervescence révolutionnaire régnait dans certaines villes: Paris, Marseille, Limoges, Toulouse, Lille, non sans contre-poids des alliés et des gaullistes, mais les autres villes étaient plus ou moins étrangères à cette agitation. L’une des conditions déterminantes de la Révolution selon LÉNINE, à savoir:
“un haut qui ne peut plus diriger, un bas qui ne veut plus être dirigé”
faisait défaut. En France, il n’y avait nulle vacance du pouvoir, la bourgeoisie tenait globalement les rênes des villes, des départements, de l’État.

 La question de l’État.

            C’est la question centrale de toute révolution. De GAULLE, dès son exil à Londres, se prononça sans ambiguïtés, sur la nécessité après la victoire de reconstituer l’appareil d’État bourgeois. PÉTAIN et le régime de Vichy étaient les représentants des monopoles qui misaient sur une victoire allemande. Après Stalingrad, certains d’entre eux se rallièrent à la résistance gauliste, PAPON illustre ce fait, mais est loin d’être une exception. À Londres, se trouvait d’ailleurs une partie significative de l’appareil d’État de la IIIème République: officiers, militaires, technocrates, services secrets. Au contraire, le PCF appelait à un pouvoir issu de la Résistance.
            Là où De GAULLE voyait une simple restauration avec le retour des préfets dont le rôle est de favoriser l’action centralisatrice du pouvoir bourgeois, la remise en selle de l’armée vaincue en 1940, de la police organisatrice de la rafle des juifs, les communistes proposaient une démocratisation profonde où l’essentiel du pouvoir aurait été détenu par les comités de résistance, un pouvoir populaire s’attaquant aux trusts. Le conflit s’aiguisa. André MARTY, représentant du PCF à Alger, écrivait à DIMITROV:
“L’orientation fasciste du gouvernement
(d’Alger. Note IC) se précise de plus en plus.”
           
Le PCF s’orientait, faute d’insurrection nationale victorieuse vers une tactique de double pouvoir.
“La coexistence pacifique des forces populaires et des forces réactionnaires de l’oligarchie financière touche à sa fin”
(A.MARTY)  
De GAULLE riposte et dissout les États-majors FFI, interdit le recrutement en leur sein, ordonne leur désarmement, et appelle à s’enroler dans l’armée régulière. Le PCF maintien sa ligne de dualité: la colonne FABIEN rejoint l’armée française pour combattre aux côtés des alliés en Allemagne et Jacques DUCLOS appelle à contourner les décisions du “haut” à la base grâce aux comités locaux. De GAULLE riposte par une tournée dans le pays qui lui permet de mesurer sa popularité réelle. Il en profite pour diffuser son programme: “C’est à l’État, à la justice de l’État, à l’autorité de l’État, à la force del’État de gouverner”.
            Les comités de Résistances de la zone Sud réunis en Congrès appelent à “une démocratie directe, politique, économique et sociale contre les trusts”. Le 23 octobre, les alliés reconnaissent le gouvernement De GAULLE (où siègent des communistes) comme légitime.
Jacques DUCLOS rappelle que “c’est la Résistance qui constitue la base légale du gouvernement provisoire de la République”. Le 28 octobre, De GAULLE dissout les milices patriotiques, obligées de rendre leurs armes. Le PCF, par l’intermédiaire de Jacques DUCLOS rejette la décision. Les tensions s’exacerbent sur fond de lutte de classes aiguës. Le PCF appelle les comités de gestion à s’emparer des usines, afin d’assurer le ravitaillement et de s’opposer au sabotage du patronat qui, à l’époque, fermait les usines. En novembre 44, aux États-Généraux de la Résistance, Jacques DUCLOS appelle “au contrôle des élus, au principe de la révocation si nécessaire, à l’expropriation des trusts au profit de la Nation”
            Toutefois, on a atteint alors les limites de la tactique du double pouvoir: la réaction n’était pas affaiblie et les troupes d’occupation US continuaient d’appuyer l’anticommunisme de De GAULLE. Surtout la Résistance n’élargit pas ses rangs et influences. L’équilibre instable entre Capital et peuple-travailleur perdurait, mais De GAULLE gagnait des positions.

Le rapport des forces internationales

             Alors que l’insurrection nationale n’a pu avoir lieu contre l’occupant nazi, dire, comme les trotskistes qu’elle aurait pu être victorieuse contre De GAULLE et les alliés, dont l’assise était réelle dans le pays, est une chimère et une méconnaissance du rapport de force réel. Les léninistes savent que les tactiques doivent être adaptées au rapport de forces mouvant. Fin 44, STALINE rencontre Maurice THOREZ, et lui conseille de stopper la tactique de double pouvoir qui peut avoir deux conséquences: la répressionouverte contre le PCF, un retournement des alliances internationales, alors que la guerre n’est pas terminée. Vaincre le fascisme à l’échelle internationale est la tâche principale.
            STALINE appelle à transformer le mouvement de partisans en force politique organisée en comités, à préparer les forces progressites à la contre-offensive le moment venu, en défendant la renaissance du pays, les droits démocratiques, l’épuration des fascistes et kollabos, en satisfaisant les revendications sociales. STALINE et THOREZ sont d’accord pour rechercher des alliés même instables afin d’éviter l’isolement. STALINE appelle à éviter les phrases sonores sur la dissolution des milices patriotiques, à la reconnaître formellement mais à contourner cette mesure en “gardant les armes pour contre-attaquer le moment venu”, quand l’offensive sera possible.
            Quant à l’accusation de “trahison du PCF en 1944”, nous voyons bien que ces mêmes critiques ignorent tout des conditions objectives et subjectives qui engendrent une révolution. La ligne trotskiste de “fraternisation avec les ouvriers en vert de gris”, elle, constituait une trahison authentique. Le PCF, qui se battit héroïquement et bien, “échoua” à gagner la direction politique de la Résistance, faute d’alliances de classes antifascistes jusqu’aux couches moyennes, de façon à isoler le capital monopoliste; faute aussi d’une difficulté à établir un lien indissoluble entre tactique et stratégie révolutionnaire. C’est une leçon qui doit être tirée pour que cette histoire-là ne se répète pas.

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Vive le 60ème anniversaire du Parti du Travail de Corée

            Le 6 octobre 2005, une réception à l’appel de l’URCF s’est déroulée à Paris en présence du Délégué Général de la RPDC en France, à l’occasion du 60ème anniversaire du Parti du Travail de Corée. La vice-présidente du Comité International de Liaison pour la Réunification de la Corée a fait le point sur la question nucléaire en montrant que le problème n’existe que par le fait de la politique de l’administration américaine. Maurice CUKIERMAN, pour l’URCF, a rappelé les grandes étapes du développement du mouvement communiste en Corée et souligné la signification historique de la créationdu Parti du Travail et son bilan dans la réalisation des tâches de la révolution coréenne à l’étape actuelle: réunifier la Corée et consolider la construction socialiste. Le Délégué Général a remercié l’URCF pour sa solidarité avec la lutte du peuple de Corée. Les participants ont réaffirmé leur exigence que la France reconnaisse diplomatiquement la RPDC et Jean-Luc SALLÉ, qui présidait la réunion, a ammolé à la multiplication d’initiatives pour faire connaître la réalité de la RPDC et pour mobiliser les travailleurs et les démocrates de notre pays contre toutes tentatives d’agression impérialistes contre la révolution coréenne. Un pot amical a terminé la réunion.

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L’URCF à Châteaubriant le dimanche 23 octobre 2005

            Le Comité Central de l’URCF avait décidé, lors de sa dernière réunion du 2 octobre, d’envoyer une délégation à la commémoration de Châteaubriand (cérémonie en hommage aux 27 camarades communistes fusillés en 1941 par les nazis avec la complicité de l’État français). La délégation était composée d’une quinzaine de camarades de la région parisienne, de l’Ile-et-Vilaine et de Vendée.
            Comme d’habitude, la gendarmerie, en étroite relation avec le service d’ordre du PCF, était là pour empêcher l’entrée des drapeaux rouges dans la carrière pendant la présence du Préfet et de l’armée. Cette année, les consignes étaient strictes, puisque même un élu PCF dut enlever son écharpe rouge pour avoir accès à la carrière: il s’exécuta d’ailleurs sans difficultés! Décidément, le rouge ne fait pas peur qu’aux bêtes à cornes!
            Une fois de plus, nous nous sommes heurtés aux organisateurs de la cérémonie qui n’avaient que de piètres arguments pour défendre leur attitude: “Nous nous sommes battus pour que les 27 fusillés aient les honneurs militaires et ces derniers ne veulent pas saluer le drapeau rouge!”. Ou encore “il y a de moins en moins de personnes qui se souviennent de cette période, qui va pouvoir s’occuper dans le futur de l’entretien de la carrière?
            Devant d’aussi  pitoyables arguments, nous avons décidé d’économiser notre salive!
            Mais, il s’avère que notre présence est nécessaire, tout comme celle d’autres organisations, pour rappeler que les 27 fusillés n’étaient pas des “Français comme les autres” (comme veut le faire croire l’association actuelle) mais des communistes que l’on a assassinés parce qu’ils représentaient un danger pour l’occupant nazi et les collaborateurs de Vichy.
            Prenons la résolution que, pour le 65ème anniversaire de la fusillade en 2006, nous puissions faire un important cortège avec la présence de tous les groupes communistes afin que le drapeau rouge flotte à nouveau sur la carrière!

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AINCOURT (95)

L’hommage de l’URCF

            Organisé par l’ANACR du Val d’Oise, une cérémonie a eu lieu dernièrement devant la stèle élevée à l’entrée de ce qui fut un camp d’internement d’Aincourt (95), où furent emprisonnés par le gouvernement de Vichy, au temps de l’occupation, nombre de patriotes, principalement des militants communistes et syndicaux.

            La plupart d’entre eux, livrés aux Allemands, furent déportés ou finirent sous les balles d’un peloton d’exécution à Châteaubriant.

            À cette occasion, une délégation  de l’URCF conduite par Jean SANITAS, ancien résistant FTP a déposé une gerbe au nom de notre organisation.

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LE LOGEMENT: Quand le capitalisme tue.

            En une semaine au mois d’août, deux incendies dans des immeubles vétustes (bd V.AURIOL et rue du Roi Doré), depuis longtemps inhabitables selon les normes de sécurité élémentaires, ont occasionné 24 victimes. Alors que le 3 septembre nous manifestions sur le pavé parisien pour exiger des logements décents pour tous et, en urgence, le relogement durable des familles sinistrées, germait dans la tête de quatre jeunes filles, l’idée folle de mettre le feu aux boites à lettres dans l’entrée d’une Tour à l’Haÿ-les-Roses, idée démoniaque qu’elles mettaient à exécution la nuit même. Cet incendie criminogène, touchant 118 logements habités par 373 locataires, a fait 18 victimes dont 3 enfants et plusieurs blessés graves.
            L’URCF s’associe à l’immense douleur des familles et leur présente ses condoléances attristées. Devant ces drames successifs, une politique du logement correspondant aux besoins doit être mise en place par un plan d’urgence: c’est la construction de 200 000 logements sociaux par an, le gel des démolitions envisagées, la réhabilitation ou l’utilisation de milliers de logements vides, l’arrêt des expulsions et la revalorisation de l’aide au logement. Ce sont également des mesures préventives de sécurité à prendre dans des logements dits “décents” comme l’utilisation de matériaux ininflammables, l’installation de détecteurs de fumée ou encore, la réglementation des IGH (Immeuble de Grande Hauteur) à étendre à toutes les tours, y compris celles non classées IGH (moins de 50m).
            Le samedi 15 octobre, les militants de l’URCF étaient à nouveau dans la rue et distribuaient un tract pour condamner avec la plus grande sévérité: les propos irresponsables du ministre de l’Intérieur Nicolas SARKOZY appelant à “fermer tous les squats et immeubles insalubres”, à reloger ceux qui ont des papiers et à expulser tous les autres”; et pour s’élever contre les expulsions ayant eu lieu et laissant les gens sur le trottoir. La solution ne réside pas dans des appels fascistes à une “chasse aux sorcières” stigmatisant les populations immigrées. Pour ce gouvernement réactionnaire, ce sont là des salariés, tout juste “bons à être exploités”, sans que le patronat ait une quelconque obligation de contribuer à loger ceux qui produisent les richesses des entreprises. Nous ne pouvons accepter les “mesurettes BORLOO de cohésion sociale”, effets d’annonces qui n’endiguent pas cette pénurie de logements. Notre exigence est d’imposer par les luttes un plan d’urgence du logement en conformité aux besoins non satisfaits et pour cela, construire en taxant les profits des spéculateurs, des monopoles, des boursicoteurs pour enrayer cette crise grave du logement jamais égalée depuis 1954. Les communistes de l’URCF sont sur le terrain pour imposer ces mesures en militant dans les associations de locataires. Dans les conseils d’administration d’habitat HLM, ils votent notamment contre les augmentations de loyer car le pouvoir d’achat des locataires est en baisse.
            C’est pourquoi nous appelons tous les communistes-révolutionnaires à réfléchir sur la constitution d’un “Pôle de service public” comprenant le “logement” comme le propose le  -Programme minimal -  de  “TACTIQUE ET STRATÉGIE DE L’URCF” pour créer les conditions d’une rupture générale avec le capitalisme;

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 Le 4 octobre 2005 dans la rue à l’offensive contre le néo-libéralisme et le capitalisme!

            En cette journée de manifestations dans toute a France pour les salaires, l’augmentation du pouvoir d’achat, les conditions de travail, contre les licenciements, une vingtaine de diffuseurs de l’URCF étaient présents parmi les manifestants, et ceux qui, après le NON du 29 mai au projet de Constitution européenne, continuent à dire NON à la politique réactionnaire du gouvernement CHIRAC-VILLEPIN-SARKOZY.
            Nous avons vendu notre journal “Intervention Communiste” et avons distribué 8000 tracts sur le parcours République-Nation avec pour mot d’ordre

“DANS NOS ENTREPRISES, DANS NOS QUARTIERS, PARTOUT, CONSTRUISONS DANS LA CLARTÉ, L’OFFENSIVE CONTRE LE NÉO-LIBÉRALISME ET LE CAPITALISME DU MEDEF ET DU POUVOIR”.
            Notre opposition commune, avec le Collectif Militant Communiste, à toutes les mesures de privatisations, de fermetures d’entreprises privées, aux mesures réactionnaires liquidant les retraites, la Sécurité Sociale, les délocalisations, le logement, les licenciements etc, mais pour l’abrogation de toutes ces lois scélérates: loi FILLON sur l’Éducation nationale (retraite et école) et nos propositions: pour un SMIC à 1 580 euros net, des embauches dans les secteurs publics et privés, la création d’un grand service public de construction et d’entretien du logement social, l’interdiction des délocalisations, tout cela a été lu avec attention;
            Le 29 mai a montré qu’une recomposition progressiste est possible, sans et contre le PS social-libéral, qui a trahi les travailleurs à maintes reprises a su s’organiser et s’exprimer sans eux et contre eux pour dire: “on ne veut plus”! Il doit maintenant s’organiser et s’exprimer politiquement pour dire: “voilà ce que nous voulons”

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25ème Heure du Livre du Mans

8 et 9 octobre 2005

            Pour la 2ème année consécutive, l’URCF participait à la “25ème Heure du Livre” du Mans. Ce salon du livre généralise regroupant auteurs, éditeurs, libraires et groupements divers, draine plusieurs milliers de visiteurs en 2 jours (cette année plus de 50 000 visiteurs).
   Pendant 2 jours, les militants de l’URCF ont tenu un stand fort remarqué par sa présentation: banderole, drapeau rouge soviétique, affichage de soutien aux luttes locales: lycéens inculpés suite à une manifestation et passant en procès au tribunal correctionnel du Mans le mercredi suivant, défense de la bibliothèque du C.E Renault face au démantèlement orchestré par la direction de l’usine aidée par la coalition jaune CFDT-CGC ... mais aussi par le contenu de sa table de vente: Intervention Communiste et tracts de l’URCF largement diffusés, les thèses pour une identité communiste révolutionnaire, les brochures, les classiques du marxisme-léninisme, les livres politiques des éditions EPO, etc ...
   Un débat portant sur le thème suivant: “Après la victoire du NON au référendum sur le Traité Constitutionnel européen: quelle alternative politique, quel programme, quelles tâches pour les révolutionnaires communistes? s’est déroulé le dimanche après-midi en présence du secrétaire général de l’URCF.
   Le bilan de cette initiative est très positif en ce qui concerne les discussions riches et prolongées, les nombreux contacts, la souscription d’abonnements ainsi que la vente de littérature politique;

 

 

 

 

 

 
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