Ce n'est qu'un début On gagnera le combat!
Édito
Le NON du peuple français à la Constitution européenne n’avait pas encore fini de retentir que déjà la grande bourgeoisie française mobilisait ses médias pour faire oublier ce cinglant échec. Sachant qu’elle pouvait compter sur les directions confédérales des syndicats pour étouffer les luttes, les isoler, les laisser pourrir.
La lutte des marins de la SNCM contre la privatisation comme celle des transports marseillais a révélé le réel contenu de classe des positions de la direction confédérale de la CGT. Alors que le GIGN prenait d’assaut le Pascal PAOLI occupé par les marins, Bernard THIBAULT se rendait chez De VILLEPIN de son propre chef, non pour exiger le maintien du service public, mais pour trouver un compromis sur la privatisation.
Autrefois, dans une telle situation où le pouvoir utilisait l’armée contre les grèvistes, un Benoît FRACHON aurait appelé à la grève générale pour le lendemain!
Le principal responsable des marins CGT, Jean-Paul ISRAËL avait déclaré lors d’une réunion au siège Confédéral de la CGT à Montreuil, réunissant marins CGT, UD Bouches-du-Rhône et Confédération : “que la seule issue pour les grévistes de la SNCM se situait dans la convergence des luttes”
Or à la fin de cette réunion, Bernard THIBAULT envoyait une lettre au premier ministre qui ne mettait plus en avant les principales revendications des salariés et levait tout préalable à l’ouverture de négociations. C’était une féçon de mettre dans l’impasse un mouvement qui gênait sérieusement le gouvernement (une grève de 24 jours!). La suite, chacun la connaît: devant la menace de dépôt de bilan et le refus confédéral d’une convergence des luttes, sachant que les salariés étaient lâchés, la reprise du travail était inévitable.
Depuis les grèves de 2003, tout a été fait pour que chaque catégorie de salariés en lutte reste isolée et soit finalement battue! Il est clair aujourd’hui que nous n’assitons pas à des erreurs tactiques mais bien à des stratégies mises en place pour détourner les aspirations des travailleurs et accompagner la stratégie du Capital.
Privatisation des transports, d’EDF, de GDF, des autoroutes, c’est l’application de la Constitution européenne rejetée fin mai, dont on répète chaque jour qu’elle régit notre vie quotidienne! D’ailleurs, le Grand Capital, d’un côté délocalise ses entreprises dans les pays où le prix de la force de travail est très bas, de l’autre s’empare des entreprises dans les pays étrangers, et détruit les services publics en supprimant des milliers d’emplois de fonctionnaires.
Le budget 2006 est en discussion au Parlement. De nouveaux cadeaux sont prévus: 75% d’abattement de l’impôt sur la fortune pour les possesseurs d’actions depuis plus de 6 ans.
C’est ainsi que 4 milliards d’euros de baisse programmée d’impôts, 3 milliards iront à 20% des contribuables aisés et parmi eux ceux-ci: 2 milliards iront au quart d’entre eux!
Si l’on ajoute à cela le blocage des salaires, le développement du chômage et les hausses de toute sorte de produits de consommation courante, on comprend le désarroi de la majorité de la population qui n’accorde aucun crédit à ce gouvernement, encore moins à ses résultats quand il prétend qu’il y aurait nouvelle baisse du chômage.
Ce gouvernement de droite continue et aggrave la politique voulue par les sociétés multinationales européennes; il est à leur service. Seule la lutte coordonnée de l’ensemble des salariés peut demain mettre en échec la bourgeoisie monopoliste et ses alliés. Pour cela, les travailleurs doivent tirer les enseignements des luttes récentes et de leurs limites: ils ne peuvent compter que sur leurs propres luttes, convergentes, solidaires pour se faire entendre.
On ne peut plus gagner isolé.
L’URCF est au côté des travailleurs, pour contribuer à démasquer les leurres et illusions diffusés par la social-démocratie et les appareils réformistes, tout en attaquant continuellement le capitalisme lui-même. L’heure n’est pas au découragement comme le voudraient nos adversaires, mais aux batailles auxquelles nous devos nous préparer les gagner demain.
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L’État, instrument de la domination de classe!
En ce qui concerne les travailleurs d’une entreprise sous-traitante d’Air France à Roissy, le doute n’est plus permis. En effet, les bagagistes de la société CBS en grève pour leurs revendications ont été réquisitionnés par le préfet qui, comme chacun sait, est le représentant de l’État.
Il se trouve encore des gens de “gauche”, des syndicalistes qui dissertent sur l’État arbitre au service de l’intérêt général, qui réclément son intervention à Hue et à Dia au nom d’une certaine idée de la justice, de l’équité.
Pourtant, qu’il s’agisse des lycéens, des marins de la SNCM, des salariés de Roissy, il est indéniable que l’intervention de l’État a été douloureusement ressentie par tous ceux qui luttent pour leurs revendications.
Pour eux, l’État signifie sésormais violence judiciaire, politique et même militaire et préfectorale. Les travailleurs l’apprennent par leur vécu. C’est d’ailleurs MARX et ENGELS qui, dès le XIXème siècle, avait démontré que l’État n’est que l’instrument par lequel la classe bourgeoise exerce sa domination et sa dictature sur la classe ouvrière.
Aujourd’hui, les travailleurs doivent rejeter les pseudo-dirigeants ouvriers qui trahissent leurs intérêts de classe. En présentant l’État capitaliste comme neutre et arbitre, qui, à l’instar de leurs ancêtres combattus par MARX, continuent à professer que les vessies de la bourgeoisie sont des lanternes qui nous indiqueraient la route à suivre.
Assez de prophètes du renoncement, de la résignation et de la paix sociale dont seuls profitent les privilégiés. Ce dont les ouvriers et travailleurs ont besoin, c’est d’une vision claire sur l’origine de leurs problèmes, de leur mal-vie. Notre campagne: “Accusons le Capitalisme” le permet en ciblant la propriété privée des moyens de production. Pas de look-out, non au réquisitions, solidarité avec les travailleurs de la CBS.
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SNCM: Les leçons d’une lutte
Les travailleurs de la Société Nationale Corse Méditerannée ont mené une lutte courageuse pour la défense de leur outil de travail et sa préservation des appétits du Capital. Le gouvernement avait, en premier lieu, reporté la privatisation préparée de longue date après de rérérendum du 29 mai, pour la ressorttir au mois de septembre.
Les marins comprirent rapidement la ncessité d’empêcher le privé de s’approprier un bien public. Lqes syndicats à la base se mobilisèrent dans l’unité et adopèrent des formes de lutte appropriées: grèves, occupation d’un navire, blocage des ports. Ils furent soutenus et rejoints par les travailleurs de Corse, les dockers de Marseille, les travailleurs de la Régie des Transports Marseillais, eux aussi visés par la privatisation et l’ouverture à la concurrence.
Face à cette convergence exprimée, les bureaucraties syndicales, craignant une contgagion et une radicalisation de la lutte, s’empressèrent de cantonner le mouvement sur le terrain balisé par le gouvernement. Le 9 octobre 2005, THIBAULT écrivit à VILLEPIN pour lui demander de trouver une solution pour pérenniser la compagnie en acceptant la “perspective d’une présence de capitaux privés et l’hypothèse d’un plan social sous couvert d’en négocier précisément les dispositions”. En pleine grève des marins, il se rendit chez le premier ministre, jouant le rôle du pompier de service et non de dirigeant s yndical censé porter les revendications des travailleurs. Aucune concession ne fut obtenue, si ce n’est l’augmentation de la part de l’actionnariat salarié dans le capital! Outre qu’ainsi, les travailleurs participeront à leur propre exploitation, on les verra sous peu, tous actionnaires qu’ils soient, licenciés par les patrons pour faire monter le cours des dites actions.
La réponse du pouvoir aux travailleurs est connue: envoi de la troupe pour reprendre le bateau par la force, poursuites judiciaires contre les marins, interventions aux ports bloqués pour rouvrir le trafic des marchandises et permettrenle retour de l’ordre dans les affaires des capitalistes.
C’est l’illustration de la nature de l’État et de la faillite du syndicalisme de négociation et de concertation.
Le capital privé veut s’emparer au moindre coût (environ 10% de la valeur de l’actif) d’une compagnie construite et financée par les travailleurs, les usagers, l’État. Son but n’est que faire le maximum de profit, et, pour cela, il ne manquera pas de recourir aux licenciements (400 prévus dans un premier temps sur un effectif de 2 400), à l’augmentation de la charge de travail, à la hausse des tarifs. À terme, il n’est pas à exclure que Corsica Ferries, compagnie créée de toutes pièces pour briser le monopole de la SNCM et la mettre en difficulté, ne soit plus utile et fusionne avec la compagnie nouvellement privatisée, à moins de disparaître comme, dans le transport aérien, Air Liberté ou AOM.
Si le travail a repris à la SNCM, les grévistes ont fait preuve de détermination, d’une claire conscience qu’ils ne pouvaientgagner isolément, d’une volonté d’élargir la lutte. Ils ont su solliciter la solidarité d’autres catégories de travailleurs de la région, dont certains sont toujours en lutte, et d’usagers et de citoyens attachés à un service public de qualité. Leur lutte exemplaire a obligé certains élus locaux à prendre parti en réclamant des engagements clairs de l’État.
Plusieurs questions méritent d’être posées:
pourquoi les directions confédérales de la CGT n’ont pas fait du 4 octobre 2005 une grande journée de solidarité avec les SNCM?
pourquoi n’ont-elles pas appelé à débrayage après la scandaleuse intervention de l’armée?
pourquoi n’ont-elles pas suivi et popularisé le mot d’ordre de Jean-Paul ISRAËL appelant à la convergence des luttes.
L’URCF présente le 15 octobre 2005 à la manifestation de Marseille, réaffirme son soutien aux salariés de Corse et de l’agglomération marseillaise, et se prononce pour le maintien à 100% du statut de compagnie publique de la SNCM, pour son refinancement, si nécessaire, au frais du Capital, pour la nationalisation ou l’intégration dans la compagnie nationale de Corsica Ferries et le rejet des diktats européens en matière de libre-concurrence.
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LES PAUVRES CIBLES DU CAPITAL
GALOUZEAU de VILLEPIN et son frère de classe SARKOZY s’acquittent avec méthode des besognes que leur confient les conseils d’administration des monopoles: destruction sociale pour le profit maximum des capitalistes en général et véritable guerre contre les pauvres en particulier. Ce gouvernement bourgeois s’applique à casser les droits des travailleurs les plus exploités pour s’en prendre encore mieux à la classe ouvrière tout entière.
L’offensive a commencé contre les immigrés. C’est une politique de pression et de chasse aux sans-papiers. En attestent l’intensification des contrôles d’identité qui conduisent à de véritables raflis, le durcissement des conditions d’accès à l’Aide Médicale d’État d’où des conséquences inhumaines sur la santé des sans-papiers (et plus largement sur la santé publique). Les mesures pleuvent contre nos frère de classe immigrès: procédures expéditives dans l’examen des demandes d’asile, police spéciale pour traquer les sans-papiers et faire du chiffre dans les expulsions, suspicion systématique sur les mariages mixtes, restriction dramatique des possibilités d’accueil, fichage généralisé, mineurs étrangers qu’on vient chercher dans les établissements scolaires. La précarisation généralisée - travail, santé, logement - conduit directement à la mort, comme l’illustre l’épisode tragique des incendies parisiens. À l’échelle européenne, les États impérialistes montrent qu’ils savent faire bloc contre les peuples opprimés par l’organisation de charters européens d’exp^ulsion ou le réflexion sur la mise en place de quotas. Le refus d’envisager une mesure générale de régulation des “sans-papiers” a pour but d’assurer un volant de main-d’oeuvre taillable et corvéable à merci. Cette situation engendre, dans les préfectures, une politique de régularisation au “cas par cas” en fonction des quotas officieux définis par le patronat et le gouvernement. Rappelons que dans un pays comme le nôtre, avec les difficultés évidentes à avoir des statistiques fiables, on évalue entre 13% et 20% du PNB la part des richesses produites par les travailleurs clanderstins.
Ce recours aux travailleurs immigrès, véritables esclaves des temps modernes, permet de faire baisser le prix de la force de travail, de mettre en concurrence les salariés et de diviser la classe ouvrière au moyen du racismenque diffuse le Capital par l’intermédiaire des partis fascistes.
Le gouvernement mène en parallèle une offensive contre les chômeurs. Les ouvriers et les employés éliminés de la production forment “l’armée industrielle de réserve”, l’armée des chômeurs. Cette armée est un attribut nécessaire et indissociable de l’économie capitaliste; l’exploitation de la classe toute entière est renforcée: d’une part, les chômeurs acceptent les plus dures conditions de travail et, d’autre part, le chômage crée une situation instable pour ceux qui travaillent et qui sont contraints d’accepter des salaires au rabais. Voilà pourquoi les capitalistes n’ont pas intérêt à voir disparaître le chômage.
Mais la nouvelle politique des monopoles, le néolibéralisme, trouve encore tropcoûteuse l’indemnisation versée aux chômeurs. C’est pourquoi ce gouvernement de flics et de patrons a décidé de “sucrer” les indemnités aux chômeurs et de les radier s’ils refusent de prendre n’importe quel boulot. La circulaire du 05/09/2005 précise les manquements sanctionnés. Le premier groupe recouvre les insuffisances d’actes positifs (!) et répétés de recherche d’un emploi ou d’une formation et le refus d’une action d’insertion ... Pour juger des “manquements”, c’est le préfet (ou le directeur départemental de travail) qui a le pouvoir d’appréciation du comportement (!) du demandeur d’emploi. On peut lire par exemple qu’un d’emploi de plus de six mois peut difficilement refuser un emploi ou que les démarches prises en compte ne le sont que sur pièces justificatives. Sous-jacente est l’idée que le chômeur est un fainéant! Les capitalistes et le gouvernement n’ignorent pourtant pas les dégâts moraux et matériels considérables que provoque le chômage (dépression, suicide, dépendance et désocialisation); ils n’en ont cure! N’en déplaise aux réformistes, seul de profit retiré à une valeur à leurs yeux.
Enfin, VILLEPIN-SARKOZY attaquent par ordonnance le Code du travail avec leur contrat “nouvelles embauches”: un CDI qui permet au bout de deux ans un licenciement selon une procédure simplifiée (ou plutôt expéditive!); bref, une précarisation supplémentaire du salariat. L’autre aspect de ce contrat est qu’il s’adresse aux entreprises de 20 salariés ou moins et qu’il joue donc un rôle dans l’affermissement du bloc capitaliste en confortant le petit patronat (qui avait, il est vrai, partiellement lâché les monopoles au référendum).
Les marxistes-léninistes ne peuvent pas rester insensibles à l’appauvrissement et aux souffrances du peuple travailleur. Les communistes-révolutionnaires évitent le gauchisme qui prône la fin de la “lutte pour le beefsteak” (et le simple martèlement des buts finaux) sans tomber dans l’économisme qui oublie que, s’il est vrai que la bourgeoisie peut payer, elle ne le voudra jamais ou seulement partiellement et momentanément (profit et dictature du Capital oblige). C’est pourquoi l’URCF élabore un programme de rupture avec le néolibéralisme qui se heurtera à l’appareil d’État et à la bourgeoisie et révélera ainsi la rapacité du Capital, l’impossibilité de répondre réellement et durablement aux besoins de la population, finalement la nécessité d’en finir avec le capitalisme.
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Transformer le mécontentement en mobilisation de masse contrela casse du service public d’éducation. Le 4 octobre 2005, les salariés de l’Éducation nationale se sont montrés nombreux dans les manifs, rappelant ainsi la nécessité de poursuivre, sous De ROBIEN, les luttes engagées sous FILLON pour la défense de l’école publique.
Si le taux de grévistes à été très variable, notamment en fonction des situations locales, les 52% d’enseignants en grève dans le second degré montrent le niveau d’exaspération atteint dans les collèges et lycées, là où les effets des suppressions de postes se sont faits le plus durement sentir.
Concrètement, dans les établissements, les dégradations sont visibles pour les élèves, comme pour les personnels: classes souvent surchargées, enseignements et soutiens supprimés ou non assurés, crédits pédagogiques et fonds sociaux en peau de chagrin, profs sur plusieurs établissements, aux services alourdis d’heures ... supplémentaires, etc.
À cette aggravation des conditions d’études des élèves, s’ajoute, par la voie de décrets passés en force cet été et par des rapports de députés ou d’experts adressés au ministre, toute une politique d’accentuation de l’inégalité scolaire et d’exclusion des classes populaires hors des formations les plus reconnues. Auquel on peut ajouter la destruction rampante du caractère public de l’Éducation nationale.
Aggravation du tri social et délestage du collège vers les filets du patronat
Le Haut Conseil de l’Éducation, mis en place à la rentrée, est en marche pour établir le “socle commun” de connaissance et de compétence qui servira de barrage dans la poursuite les plus défavorisés.
Trois rapports commandés par RAFFARIN et arrivés chez De ROBIEN (des députés UMP THARIN et PÉRISSOL, et de l’inspection générale) convergent vers une même obsession: l’apprentissage, le plus tôt possible, dès l’âge de 13 ans (fin de 5ème), décrété comme seule solution valable pour résoudre le problème de l’échec scolaire; et surtout, que l’école se rapproche de l’entreprise pour viser à “l’employabilité” de ces quelques 500 000 apprentis programmés par FILLON.
Désengagement de l’État et intrusion du privé dans l’école
En poursuivant sa politique de régressions budgétaires, le gouvernement VILLEPIN ouvre un peu plus la porte à l’empiètement du privé dans la sphère publique. De ROBIEN déclarant sur Radio Notre-Dame, “qu’il faut donner aux enseignements punlics et privés une égalité de moyen”. Ce sont les ZEP (Zones d’Éducation Prioritaires) menacées par le plan BORLOO, de disparaître si elle ne se soumettent pas à des “contrats d’expérimentation”, c’est-à-dire au transfert de missions essentielles d’enseignement à des “partenaires extérieurs”; ce sont de plus en plus d’emplois de droit privé et ultra précaires qui se subsituent aux emplois de titulaires (par exemple, à la place des étudiants-surveillants, des personnels sans qualification embauchés par les établissements, et non par l’État, via l’ANPE, pour des contrats à temps partiels (de 6 mois à 2 ans au maximum ...) ; sans oublier la multiplication des enreprises privées de soutien scolaire à but très lucratif, qui valent aux familles une réduction d’impôt de 50%; d’autres familles, moins chanceuses sans doute, se voient, quant à elles, condamnées à de fortes amendes pour causes d’absentéisme de leurs enfants, sans qu’il soient jamais tenu compte des énormes difficultés de vie dans certains milieux.
Attaques contre les emplois, les statuts et les qualifications
Parmi les décrets de l’été, celui sur le remplacement des professeurs absents a été le plus médiatisé; il provoque en efffet un mécontentement très majoritaire dans les établissements.
Il faut dire que cette mesure est assez emblématique de la politique menée contre les garanties statutaires et les acquis sociaux; en demandant à un professeur d’en remplacer un autre, on annule la référence à jn temps de service hebdomadaire maximum, sans se soucier des effets sur la qualité du service, de cette flexibilité et de l’accroissement de sa charge de travail; on déstabilise le métier d’enseignant en lui imposant des heures de surveillance à la place de ce qui fait sa qualification, à savoir l’enseignement; on joue sur la perte du pouvoir d’achat des enseignants, en leur proposant de “travailler plus pour gagner plus”; enfin, on augmente encore le pouvoir des chefs d’établissement qui pourront sanctionner les récalcitrants (car la loi autorise ceux-ci à réquisitionner les profs en cas d’absence volontaire) ou au contraire bien noter les plus méritants en vue d’une progression de carrière accélérée.
La lutte s’est engagée, pour l’abrogation de ce décret, et monte en puissance dans les collèges et les lycées, notamment sous l’impulsion du SNES-FSU, avec déjà 100 000 signatures de pétitions et un mot d’ordre de grève lancé pour fin novembre 2005.
Ce mouvement, malgré ses limites actuelles, et dans un contexte de léthargie syndicale savamment entretenue par les sociaux-libéraux, devrait permettre d’impulser une nouvelle prise de conscience des personnels de l’Éducation nationale, pour relancer la dynamique de la lutte collective et massive contre le gouvernement VILLEPIN-SARKOZY.
C’est pourquoi les communistes de l’URCF y prendront toute leur place de militants actifs.
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LES SOURCES DE L’OPPORTUNISME
Dès sa création, le mouvement ouvrier révolutionnaire a été confronté à des manifestations d’opportunisme. En France, beaucoup s’interrogent sur les trahisons successives de la social-démocratie dès 1914, puis la liquidation du PCF par le révisionnisme. La récente et scandaleuse attitude de THIBAULT demandant une rencontre seul avec le premier ministre alors que l’armée est intervenue pour réprimer la lutte syndicale, ne manque pas de poser cette question: d’où vient l’opportunisme?
L’exemple de la social-démocratie.
La fin du 19ème siècle vit la social-démocratie allemande (SPD) remporter de grands succès notamment dans la lutte électorale. LÉNINE faisait ce constat: “le SPD a su utiliser la légalité bourgeoise de façon exemplaire”. LÉNINE précise que la tactique allemande était la bonne dans une période de “développement pacifique” où les contradictions du capitalisme ne sont pas encore aiguës. L’époque de l’impérialisme signifie une aggravation de toutes ces contradictions dans tous les domaines. Tout d’abord, le capitalisme au stade suprême ruine des couches de petits propriétaires condamnés à s’embaucher à l’usine. Ces couches gardent longtemps une idéologie petite-bourgeoise liée à leur ancienne situation sociale et sont donc réceptive au réformisme. Les ouvriers des petites entreprises présentent des caractéristiques similaires, en raison du paternalisme patronal. Toutefois, la principale source objective réside dans le pillage impérialiste des colonies. Les hauts profits monopolistes dans les colonies permettent que des sommes substantielles soient consacrées à la “corruption” de certains militants ouvriers: politique de salaires différenciant les petits chefs de la masse ouvrière, sinécures, promotions. Les marxistes-léninistes établissent une liaison étroite entre opportunisme et le stade impérialiste du capitalisme. Grâce à l’opportunisme, la bourgeoisie se crée un soutien social dans les rangs du prolétariat, via les ouvriers dotés de hauts salaires et tâches d’encadrement de leurs camarades. Les choix des méthodes exclusivement parlementaires par la majorité des partis de la deuxième internationale, le ralliement progressif à l’union sacrée via le nationalisme montre que la politique monopoliste de corruption d’une partie du proléatariat, notamment les “chefs” a été couronnée de succès.
Aristocratie et bureaucratie ouvrières.
Cette corruption va consister en différentes méthodes. L’effort du Capital se porte sur les dirigeants (souvent les plus instruits de la classe ouvrière). Ces derniers, élus bénéficieront des avantages liés à toute fonction parlementaire dans les pays bourgeois: hauts traitements, secrétariat, gratuité des transports, etc. La bourgeoisie sait aussi flatter l’ego de certains responsables. Cela existe à l’entreprise, la CGT autrefois formait ses militants pour ne pas céder à ces compromissions, à fortiori au nifeau jational. Ces avantages personnels, d’ailleurs tour relatifs par rapport aux immenses profits, vont petit à petit changer la psyclologie et la conception du militant ou dirigeant qui accepte certains avantages “liés à ses mérites”. Beaucoup vont s’en tenir à la lutte quotidienne pensée comme fin en soi, perdre anisi les objectifs stratégiques. Peu à peu, certains vont inscrire leur action dans le système existant se vouant à son simple aménagement. Cette couche qui regroupe des parlemnetaires (pas tous),des journalistes, des permanents, des contremaîtres dans l’entreprise, des élus sociaux ou politiques tout en appartenant à la classe ouvrière, va former une couche sociale “au-dessus” de la classe: LÉNINE lui donne le nom d’aristocratie et de bureaucratie ouvrières.
La question des permanents.
Les tâches de direction de parti ou de syndicats exigent une disponibilité permanente, un sacrifice de sa vie personnelle. À l’exemple de la social-démocratie allemande, tous les partis se sont dotés de dirigeants travaillant exclusivement pour l’organisation. LÉNINE appelle cette couche les “fonctionnaires du prolétariat”. Du fait de leur fonction détachée de l’entreprise, le danger de bureaucratisme peut surgir. D’autant que ces responsables sont souvent choiusis pour leurs capacités de gestion, de commandement.
Une ligne de différenciation sociale et idéologique va séparer le permanent bureaucratisé et le révolutionnaire professionnel. Ce dernier s’identifie aux masses dont il partage le mode de vie et l’esprit de lutte. Le bureaucrate concidère sa missioin comme un “métier”, une “carrière”. Son activité devient empreinte de routine, son horizon devient plus étroit. Alors qu’un révolutionnaire ne sait jamais totalement ce que seront ses activités dans un ou deux ans. Ces “boutiquiers de bureau” (LÉNINE) ont pour unique “visée la régularité du paiement des cotisationsé, c’est-à-dire la simPle reproduction de l’organisation;
Tout ce qui contredit cette routine, luttes inopinées, formes radicales de combat, changements de tatiques, durcissement des luttes va susciter une opposition plus ou moins franche du bureaucrate, qui n’aime que les mouvememnts bien programmés, organisés, du type “journée d’action”. Cette inscription dans la routine (véritable conservatisme d’organisation), la fréquentation régulière de l’ennemi de classe (fonction oblige), ajoutée à une méconnaissance croissante de ce que pensent réellement les masses, va susciter dans la bureaucraie une propension à “une politique réaliste”: le réformisme. Le bureaucrate qui côtoie les patrons connaît mieux que d’autres leurs aspirations, dès lors, insensiblement il va proposer des actions, revendications uniquement acceptables par le Capital. Plus il agira ainsi, plus le Capital marquera se reconnaissance. Le réformisme de cette couche de bureaucrates se traduit aussi par un fort rejet des idéologies révolutionnaires, “utopistes et irréalisables”. La brueaucratie est l’ennemie de la théorie révolutonnaire, d’où le lien entre reformisme et révisionnisme, c’est-à-dire l’abandon des principes du marxisme révolutionnaire. Ces dernières années, outre le pillage des États dominés, les capitalistes ont promu d’autres formes de corruption: l’intéressement aux bénéfices des entreprises et l’actionnariat. Ce ne sont pas les salariés que nous visons mais les opportunistes qui loin de soukigner les dangers, d’appeler la classe ouvrière à rejeter ces manoeuvres pour si battre pour l’ugmentation des salaires, demandent aux travailleurs d’utiliser ces moyens pour se faire entendre! Le secrétaire général de la CGT demande aux salariés éctionnaires d’utiliser leru influence, alors que précisément par la détention d’actions, ils participent de l’exploitation de leurs camarades. B.FRACHON l’expliquait autrefois quand il raillait le “capitalisme populaire”. Aujourd’hui, les adeptes de cette trompeie capitaliste dirigent la centrale forgée par B.FRACHON.
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Un parti qui se réclame du communisme - le parti communiste français en l’occurence - qui, au-delà des envolées oratoires épisodiques de ses dirigeants, n’a plus de communiste que le nom, ayant dans la réalité des choses, fait du réformisme son credo, a édité une affiche, collée en quelques lieux, invitant les fraçais à se rassembler autour de lui pour changer la société.
Cette affiche mérite réflexion, une réflexion frappée au coin du bon sens à mon humble avis.
D’abord, sous la forme de cette question: pourquoi, avec ses alliés socialistes et radicaux de la dite “gauche plurielle” au pouvoir pendant cinq longue années (l’Assemblée nationale, là où leurs députés faisaient la pluie et le beau temps), n’a-t’il pas réalisé, hier, ce qu’il nous promet de mettre en oeuvre aujourd’hui,c’est-à-dire précisément, “de changer la société”.
Ensuite, en faisant état d’un scepticisme compréhensible et indéniable: comment, en effet, pourrions--nous lui accorder notre confiance qujourd’hui, alors qu’hier, ll l’a trahie en renonçant à ses engagements électoraux. Plus encore, en reniant ses idéaux révolutionnaires pour rentrer dans le rang de la social-démoocratie qu’un de ses maîtres à penser, Léon BLUM, définissait jadis, comme “gérante loyale de capitalisme”.
Enfin ...
Enfin, revenons aux sources, qui, si elles ne sont lus celles du PCF, restent - Ô combien! - celles de l’URCF: la lutte au quotidien et dans la perspective d’abattre cette société dans laquelle - dixit Karl MARX - “l’homme est un loup pour l’homme”, afin à terme, reprenant la pensée de LÉNINE, que les “soviets” fleurissent partout et que partout leur revienne le pouvoir, autrement dit, en français, pour que le peuple prenne en mains ses destinées, débarrassé de la chape du plomb de la société capitaliste prédatrice, jamais assouvie.
Rêve!
Oui, rêve!
Et alors?
N’y a-t’il pas des rêves qui se réalisent? D’autant plus qu’au réveil, on décide de les réaliser.
Rejoingnez l’URCF et, avec elle, en son sein, battez-vous pour que le rêve d’une société socialiste, façonnée par les travailleurs de toutes conditons, devienne réalité.
La réalité de demain, produit de notre rêve et de nos combats d’aujourd’hui.
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Les tâches présentes et futures des communistes
Depuis plus de vingt ans, le néo-libéralisme a pu s’imposer dans la plupart des pays en tant que politique des monopoles visant à élever au maximum le taux de profit, dans le contexte de la crise du capitalisme au stade impérialiste.
La libéralisation du commerce, de la réglementation du travail; les privatisations, le démantèlement des services publics: telles sont les recettes imposées par les gouvernements sociaux-démocrates ou libéraux dans les États capitalistes développés et dans les pays dominés.
La construction des partis communistes dans de nombreux pays et la domination du réformisme imposent au mouvement communiste de se reconstruire pour contrer l’offensive du Capital et empêcher de nouvelles guerre impérialistes. En France, existe traditionnellement un mouvement spontané de lutte et de résistance; mais il est limité par l’emprise du réformisme, la non-perception des causes du chômage et des fermetures d’entreprises, l’idéologie petite-bourgeoise et l’individualisme. Des “journées d’actions” ont bien lieu çà et là, souvent en ordre dispersé, en réactions aux coups portés par le patronat et son gouvernement. Parfois, des luttes très radicales (Cellatex ...) se produisent, mais les revendications se limitent à obtenir un ‘bon” plan “social”, des indemnités de départ plus élevées. Ces solutions ne font qu’accompagner la destruction du tissu industriel, la désertification des régions, et surtout, elles épargnent le Capital et lui permettent de profiter d’aides publiques et de peser sur le prix de la force de travail.
Les organisations et partis réformistes font tout pour coller au mouvement social afin de le contenir dans la perspective de l’aménagement, de “l’humanisation” du système, du partage des richesses. Les communistes doivent, au contraire, faire comprendre qu’il ne peut y avoir d’État (ni d’Europe) social sous la domination des monopoles, mais que des mesures d’urgence peuvent être imposées par la lutte de tous les travailleurs de tous les secteurs, public et privé, en lien avec les usagers et tous ceux qui souffrent des conséquences du capitalisme.
Lors de la campagne du NON, l’URCF, en liaison avec les quatre organisations marxistes laninistes ayant participé au meeting du 5 mai, a dénoncé l’Unioin Européenne comme cartel d’États impérialistes et machine de guerre contre les travailleurs, et le caractère réactionnaire de sa Constitution. Dans ses tracts, dans IC et lors des discussion avec les travailleurs, elle a dénoncé la politique néo-libérale visant à accroître les profits et à déréglementer encore plus le travail et supprimer les services publics.
Il n’était pas possible d’en rester à une simple dénonciation de cette politique, car cela aurait semé l’illusion qu’une autre serait possible sous le capitalisme, et n’aurait apporté aucune autre perspective que le renforcement de la social-démocratie. En même temps, les travailleurs ont pu faire l’expérience du rôle de l’État au service de la classe bourgeoise, mettant touten oeuvre pour faire passer le OUI et, après la victoire du NON, pour faire passer l’essentiel des mesures contenues dans le texte rejeté. Ils l’ont encore vu à travers la répression des travailleurs immigrés et des salariés de la SNCM et des docks de Marseille.
Le terrain est donc propice pour reconquérir et reconscientiser la masse des travailleurs trompée par les partis de gauche traditionnels. Les communistes doivent mettre toutes leurs forces pour oeuvrer à ce que se crée un vaste front de lutte contre les conséquences du néo-libéralisme, qui mette en accusation le capitalisme et lui impose des reculs. L’URCF travaille actuellement à l’élaboration d’un programme de reconquête des acquis, de renationalisation, de réindustrialisation, de satisfactoin des besoins. Y figurent la lutte pour la création de pôles de servive public (santé, énergie, transports ...) devant avoir comme objectifs la satisfaction des besoins au détriment de la rentabilité financière. Ce programme pourra être porté, après discussions dans les entreprises, quartiers populaires, comités de défense des services publics, forums, par le mouvement social et constituer une alternative pour permettre de conquérir de nouveaux droits.
Nous, communistes, ne manquerons jamais, en guidant les travailleurs dans la lutte, de lier chacune de ces revendications et axes à la dénonciation du capitalisme et de ses fondements, et les avertirons qu’aucun acquis n’est durable, qu’il doit être défendu et que le capitalisme doit céder la place au socialisme par la révoluto et la prise du pouvoir par le prolétariat.
Le prochain forum anticapitaliste devrait déboucher sur la créaton d’une organisation nationale de lutte anticapitaliste regroupant des ouvriers, employés, paysans, syndicalistes, communistes, défenseurs des droits sociaux, internationalistes. Il importe de mettre en échec la bureaucratie syndicale et de renouer avec le syndicalisme de lutte de classe et de masse. Dans la recomposition des forces progrssistes, la rupture avec le PS social-libéral est un préalable que les communistes doivent imposer. Sans cela, la bourgeoisie saura imoser ses solutions.
Tant que n’existe pas un parti communiste marxiste-léniniste lié aux masses et combattant à ses côtés pour ses revendicatons immédiates sans jamais obérer la perspective de la révolution socialiste, la bourgeoisie sera forte, car elle dispose de tous les instruments nécessaires (partis, confessions, associations, bureaucratie syndicale) pour maintenir sa domination politique. Il est nécessaire que les groupes communistes poursuivent le travail de clarification et de confrontation idéologique et théorique, et de poursuivre l’unité d’action dans les masses, afin d’accélérer le processus de construction du parti.
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ALLEMAGNE: Une grande coalition au service du Capital
Les élections en Allemagne ont illustré - encore une fois - les contradictions entre les puissances impérialistes impliquées dans la construction de l’Union Européenne.
Les électeurs ont exprimé un rejet de la politique du SPD, pilier de la dictature des monopoles allemands à l’instar du PS en France. SCHÖDER satisfaisait en partie le patronat par ses mesures de libéralisation du marché du travail, de chasse aux chômeurs (environ 5 millions, chiffre officiel) et de réduction des indemnités et des remboursements des soins: c’est-à-dire, en définitive, un transfert massif des revenus du travail vers le Capital.
Il réussit aussi à faire jouer ses relais syndicaux réformistes, partie intégrante du modèle social (absence de Code du travail, négociation au niveau local, cogestion, etc .). permettant d’éviter une crise politique au moment des grandes manifestations contre la loi HARTZ 4. Les partis libéraux (CDU, CSU et FDP) ne le surpassent que dans leur volonté d’appliquer de manière forte les plans des monopoles allemands: généralisation de la retraite par capitalisation, recul de l’âge de la retraite à 67 ans, diminution encore plus drastique des aides sociales. C’est que l’Allemagne risque de ne pas remplir le critère des 3% maximum de déficit budgétaire qu’elle dépasse déjà depuis 3 ans. MERKEL se distingue aussi par l’alignement sur Washington et Londres et un désir d’utiliser l’armée allemande des des zones du monde que convoitent les capitalistes d’Outre-Rhin.
Le SPD lui, reste attaché au renforcement de l’axe avec la France et hostile à l’envoi de Panzers en Irak. Bien entendu tous deux ont pour objectif l’expansion de l’impérialisme allemand; seuls les moyens différent. Les marchandages sur la composition du gouvernement ne portaient donc aucunement sur la remise en cause du système capitaliste mais sur les moyens d’atteindre les objectifs. Les entreprises capitalistes sont en guerre pour la conquête de nouveaux marchés et l’éviction des concurrents, qu’ils appartiennent ou non à l’UE. Ainsi, la Deutsch Post accroît ses axquisitions en Asie (Inde, Chine, Japon ...) et contrôle près de 40% du marché de la logistique et de l’express, en particulier par le biais de sa filiale DHL, profitant de la flexibilité de la main-d’oeuvre.
L’UE apparaît de moins en moins comme un instrument apte à conjurer la crise du capitalisme. La percée à gauche d’une force sociale-démocrate comprenant le PDS, que les travailleurs voient - à tort - comme un parti communiste, et des éléments de gauche du SPD est un indice du ras-le-bol de la politique de SCHRÖDER. Le faible score de l’extrême-droite illustre la maturité et la prise de conscience populaire que cela ne peut plus durer comme avant.
Notre soutien est acquis aux travailleurs en lutte contre les mesures d’austérité et aux communistes marxistes-léninistes qui oeuvrent à la construction du parti communiste en Allemagne.
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LES DIRIGEANTS CGT PRIS LA MAIN DANS LE SAC CONTRE CUBA
La campagne impérialiste contre la révolution cubaine qui est particulièrement déchaînée dans notre pays, vise à soutenir la stratégie de l’UE destinée à faire plier Cuba, pourtant confrontée à l’action ouverte des contras pour un renversement du régime populaire. Là où les impérialistes américains envisagent le recours à la force armée, au terrorisme, l’UE prône la méthode des “contre-révolutions de velours”, par le biais de l’action des sociaux-libéraux (ancienne social-démocratie), des révisionnistes (social-démocratie nouvelle), des bureaucraties syndicales. Les lignes qui suivent montrent combien la CGT, en alliance et connivence avec les autres centrales syndicales française, s’aligne sur la stratégie anticubaine de la bourgeoisie française et de l’UE, reprenant tous les clichés anticommunistes des officines de Miami.
L’Union Network International (UNI), fédération internationale des bureaux et services tenait son Congrès aux États-Unis, en août; les syndicats britanniques ont déposé une motion de soutien à Cuba contre le blocus US. Voici comment les sndicats affiliés à la CES ont amendé le texte initial des britanniques.
Motion n°15 émanant des syndicats Amicus, CWU, UK, IE.
Document initial proposé:Depuis 44 ans, Cuba est victime d’une hostilité aggravée de la part des USA par un blocus économique illégal. Cette hostilité s’est aggravée malgré onze résolutions de l’Assemblée générale des Nations-Unies, chaque fois approuvée par une largte majorité. Toutes ces résolutions exigent la levée inconditionnelle du blocus. De plus, la loi HELMS-BURTON est condamnée par presque tous les pays du monde, parce qu’il s’agit d’une loi extraterritoriale.
Le blocus économique a indubitalement des effets négatifs sur les syndicats et travailleurs de Cuba. Pour cette raison, l’UNI et ses membres affiliés doivent faire pression sur les gouvernements pour qu’ils obligent les USA à mettre fin au blocus et qu’ilsappuient les efforts des syndicats à ce sujet, sensibiliser contre le blocus dans leurs organisations, établir des liens avec les syndicats cubains, organiser et stimuler les contacts entre dirigeants et les membres des syndicats cubains.
Amendements déposés par les syndicats de Belgique, des Pays-Bas, de France (CGT, CFDT, FO): Ajouter un nouveau paragraphe: “Les travailleurs et le peuple cubain se trouvent dans une situation difficile extrême. Ils sont soumis au blocus imposé par les USA et ils souffrent d’atteintes insupportables contre les droits de l’homme et de la démocratie de la part du régime cubain”.
Barrer avant: “les travailleurs de Cuba”, les “syndicats” et ajouter “le peuple entier”, ajouter ensuite “le régime cubain utilise la pression économique de l’extérieur pour porter atteinte aux droits de l’homme, à la liberté de la presse, de réunion, d’association. Des syndicalistes libres et indépendants sont obligés de partir en exil ou sont emprisonnés. Ces faits ont été dénoncés par les organisations des droits de l’homme et par la commission spécialisée de l’ONU”.
Point 2 ajouter: “Et que les droits de l’homme soient respectés, tels que le droit de réunion et les droits syndicaux”.
Barrer et remplacer le soutien aux syndicats cubains par: “soutien aux syndicalistes indépendants de Cuba”.
Notre commentaire
Les militants de la CGT, soucieux des relations fraternelles et internationalistes avec les travailleurs de Cuba, avec la révolution cubaine, avec le PCC dirigé par Fidel CASTRO, doivent dénoncer haut et fort les agissements de leurs dirigeants qui n’ont pas consulté la base des syndiqués. Hypocrisie honteuse, quand le “grand défenseur des droits de l’homme à Cuba” B.THIBAULT non seulement ne dit pas un mot contre l’intervention du GIGN et de l’armée française contre des “syndicalistes libres” fussent-ilscorses, mais au contraire ne trouve pas mieux de rencontrer - à sa demande - le premier ministre VILLEPIN, le jour même, sans émettre une seule protestation, contre cette violation manifeste des droits de l’homme par le gouvernement français!
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Sur l’Immigration
Fin septembre-début octobre, en moins de deux semaines, quatorze travailleurs chômeurs d’Afrique ont été tués par balles par les forces de répression des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, envoyées par le gouvernement de ZAPATERO. Des centaines d’autres ont été blessés; les autres ont été expulsés vers le Maroc. Les dirigeants de ce pays n’ont pas failli à leur impopularité auprès de leur propre peuple: ils ont déporté quelques centaines de migrants (entre 800 et 1 000 personnes de diverses nationalités) dans le désert du Sahara (à la frontière avec l’Algérie et la Mauritanie), et les ont abandonnés sans vivre ni assistance.
Déjà, fin août 2005, près de 300 migrants d’Afrique subsaharienne avaient tenté de pénétrer à Melilla (partie marocaine), à l’aide d’échelles de fortune: certains ont réussi à passer, mais le plus grand nombre n’a pas résisté aux polices espagnole et marocaine. Il y a eu au moins un mort (Camerounais) et de nombreux blessés.
Devant la protestation grandissante de nombreux militants progressistes et communistes, les gouvernements ont entamé leur cinéma habituel: se renvoyer la balle sur la responsabilité de