Sommaire IC n°72


Edito: 
Le capitalisme c'est l'ennemi
FUSION SUEZ-GDF : Chronique d'une privatisation de plus!
En lutte jusqu’à l’abrogation du CPE et CNE
CPE = Destruction du Code du travail
SARKOZY : Police partout , école nulle part
La directive BOLKESTEIN déjà en application!
Ségolène ROYAL fait l’éloge du blairisme
Nettoyage industriel : LES SAMSIC EN GRÈVE!
Grève contre l’austérité salariale chez DALKIA
Unité des travailleurs, unité de lutte des communistes!
 
Mesures De ROBIEN sur les ZEP Vers des “Zones d’Exclusion Populaire”
 Force de frappe, menace nucléaire contre les peuples et prétentions de l’impérialisme français 
 Hugo CHAVEZ accusé d’”antisémitisme” par Libération et le Monde
CHARONNE 44ème Anniversaire de la répression sanglante
 L’AFFICHE ROUGE
48ème Congrès de la CGT  
 International
QUEL AVENIR POUR LA PALESTINE?
CONTRE LE MACCARTHYSME EN EUROPE!
 La jeunesse communiste tchèque menacée.
L’URSS A SAUVÉ L’HUMANITÉ
Septième partie  1944-1947 LE PCF, MÉRITES ET ERREURS
LE XXème CONGRÈS DU PCUS: LA REVANCHE DU SOCIAL-DÉMOCRATISME
ENTRE FAUCILLE ET MARTEAU
PAROLES ET INTENTIONS
 
CHÔMAGE - CPE - PRIVATISATION de  GDF

LE  CAPITALISME C’EST  L’ENNEMI

Le gouvernement VILLEPIN amplifie la guerre contre les travailleurs et décrète des lois d’exception pour empêcher la révolte populaire.
Rappelons-nous : digne successeur de RAFFARIN, VILLEPIN piétine la “vox populi” du NON au référendum pour faire passer tout le contenu de la Constitution européenne rejetée (privatisation, flexibilité, encadrement du mouvement ouvrier).
 À peine arrivée à la tête du MEDEF, Laurence PARISOT appelait à “libérer le travail”.
En écho, son serviteur VILLEPIN se lance aussitôt à l’assaut du Code du travail et fait adopter aux forceps le CNE puis le CPE.    

Fascisation de la vie politique.
            Les attaques antisociales, à caractère néo-libéral - véritable programme mondial de l’impérialisme - sont sans précédent. Les conditions objectives de mécontentement et de résistance de la population sont réunies. C’est la raison pour laquelle des VILLEPIN/SARKOZY développent la répression permanente (chasse aux immigrés, utilisation de l’armée contre les grévistes, couvre-feu, État d’urgence ...) sous couvert de “lutte contre le terrorisme”. Ces mesures accélèrent la fascisation de la société! Le Capital en vient à violer ses propres lois et principes: débat parlementaire piétiné, corruption amplifiée à grande échelle, criminalisation de communisme, réhabilitation de colonialisme, fichage de masse (avec participation de l’INSEE), mesures d’exceptions fascisantes.
Gouvernement VILLEPIN: l’ennemi de jeunes et de tout le Peuple travailleur.
            Le CPE exacerbe la précarité: liquidation des CDI, baisse du prix de vente de la force de travail, mise en concurrence des salariés (exclusions). Après 7 mois, 80% des salariés en contrat CNE (version senior du CPE pour les petites entreprises) ont été “remerciés” ... Le pouvoir aggrave toujours plus la condition d’existence des jeunes: sans travail, ils ne pourront accéder ni au travail, ni au logement, ni aux loisirs. Le gouvernement renforce le caractère ségrégatif de l’école, organisant la sélection selon l’appartenance de classe des parents: apprentissage dès l’âge de 14 ans,  etc 
            La sauvegarde des profits impérialistes passe par la ruine du tissu économique et industriel de la France. Le capitalisme français 2ème exportateur de capitaux dans le monde, est un des plus parasitaires de la planète: pilleur sans vergogne des pays néo-colonisés. Les monopoles privés, soucieux d’assurer le surprofit, transfèrent les emplois là où la vente de la force de travail s’effectue à bas prix. Une France réduite au “tourisme, aux banques, au commerce”, à la pauvreté, aux bas salaires, aux cadences insupportables, à la précarité généralisée et enfin à la guerre, voilà ce qu’on nous promet. La crise du capitalisme connaît une telle acuité que, pour assurer sa pérennité, la guerre est envisagée comme solution. Le président CHIRAC ayant même prôné l’usage possible de bombes nucléaires contre les États et les organisations “terroristes”.
Lutter contre le capitalisme
            Des chemins existent pour faire reculer le pouvoir de le Capital. Le gouvernement a peur du blocage du pays par les grèves des travailleurs, leurs convergences dans les luttes, le “Tous ensemble et en même temps”. Significative aussi est l’intégration de la direction CGT à ce dispositif de gestion de la crise. Les dirigeants CGT promettent qu’on ne “bloquera pas le pays” et déclarent “la grève générale contre le CPE est inopérante”.
            La jeunesse est de moins en moins dupe de ces paroles lénifiantes. Aujourd’hui, à Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Paris, etc ... et dans des dizaines de villes, les étudiants et les lycéens dans des AG démocratiques s’engagent dans l’action jusqu’au retrait du CPE. Ils nous montrent la seule voie juste: se mobiliser, informer la population, organiser la lutte.
Tous les travailleurs doivent les soutenir et les rejoindre!
            La première leçon que nous pouvons tirer de cette mobilisation, est la capacité croissante du mouvement populaire à s’organiser par lui-même dans et parfois contre les états-majors syndicaux.
            Pour le retrait du CPE et du CNE, l’URCF appelle tous les syndicalistes de lutte de classe à agir dans leurs syndicats respectifs pour la préparation d’une grève nationale et interprofessionnelle, seul moyen de faire plier le patronat et le pouvoir.
            Dans toutes les luttes, nous devons éclairer les intérêts communs des travailleurs, relier chaque injustice à sa cause: le capitalisme.
              L’URCF se bat pour l’unité des communistes-révolutionnaires, et consacre toute son énergie à la création du parti, outil indispensable du combat révolutionnaire pour le socialisme.retour en haut


FUSION SUEZ-GDF : CHRONIQUE D’UNE PRIVATISATION DE PLUS!

            Le “patriotisme économique” revendiqué par le premier ministre VILLEPIN, n’est qu’un masque pour camoufler la politique de l’impérialisme français visant, non à satisfaire les besoins énergétiques du pays et des travailleurs, mais les appétits financiers des actionnaires de Suez par l’absorption de GDF. L’argument du pouvoir qu’en agissant ainsi, l’État aurait défendu les “intérêts vitaux du pays”, en empêchant la mainmise du monopoliste italien ENEL, constitue un mensonge destiné à camoufler la privatisation réelle de GDF. La loi du 22 juillet 2004 garantissait que la part publique du capital de GDF ne pouvait être inférieure à 70%. L’UE exige la libéralisation des monopoles publics et c’est l’objectif de la décision du gouvernement français. On sera très loin des parts annoncés de “capital public”!
            Les conséquences de la fusion, véritable vol de la propriété publique, seront dramatiques: suppressions d’emplois (toutes les OPA et fusions se terminent ainsi, rentabilité capitaliste oblige!), dégradations des missions de service public, non satisfaction des besoins populaires, augmentation des tarifs, menaces sur EDF, pillage des ressources des autres pays puisque SUEZ-GDF constituera le second groupe européen.
            La résistance des usagers et des salariés en un Front unique s’impose autour de la défense de l’emploi et de la satisfaction des besoins. Le programme de l’URCF “de la lutte quotidienne contre le néo-libéralisme à la lutte générale contre le capitalisme” (septembre 2005) propose comme axe de lutte immédiat, des mesures strictement inverses: la création d’un grand pôle public de l’énergie avec EDF-GDF renationalisée à 100% et la nationalisation de SUEZ. Reprendre la voie de la lutte de classes est le passage obligé pour défendre l’intérêt des travailleurs et du pays, la riposte massive et solidaire doit s’organiser!


En lutte jusqu’à l’abrogation du CPE et CNE

CPE = Destruction du Code du travail

            Les Contrats Nouvelle Embauche (CNE) et le CPE (Contrat de Première Embauche), constituent une attaque généralisée contre les CDI (Contrats à Durée Indéterminée). En effet, arrachés par les luttes de classes, les CDI exigeaient “des motifs réels et sérieux” pour occasionner un licenciement. De plus, l’intervention des syndicats était prévue par la loi.

            Avec les CPE, la période d’essai est prolongée à deux ans! On imagine la gamme des pressions patronales qui vont s’exercer sur le “titulaire” d’un CPE: chantage aux heures supplémentaires non rémunérées, tâches en sus des siennes propres, brimades diverses ... En cas de refus ou, pire, de participation à une action collective, la “période d’essai” serait, à coup sûr, stoppée. Voilà ce que le gouvernement ose présenter comme le dernier cri de la lutte contre le chômage, mais qui, en réalité, n’est qu’une tentative d’offrir au patronat une main-d’oeuvre docile parce que légalement sans droits. C’est l’institutionnalisation du “travaille et tais-toi”.

            Les CNE ont déjà un premier bilan. Sur l’ensemble des contrats signés, le patronat a mis fin à 80% d’entre eux.

            La désinformation sur la prétendue baisse du chômage ne fait plus illusion. Depuis septembre, près de 45 000 emplois ont été supprimés à coup de licenciements, de fermetures d’entreprises ou de délocalisation. La “baisse” annoncée découle en fait à la fois des 200 000 radiations administratives par l’ANPE, des chômeurs en fin de droit touchant le RMI et n’entrant plus dans les statistiques du chômage, soit 1,6 millions de travailleurs! Donc, c’est l’aggravation du chômage dans les faits.

            Les CPE constituent de plus une réponse scandaleuse et méprisante de la part du patronat et du pouvoir à l’égard de la jeunesse, pourtant plus diplômée en nombre que les générations précédentes. 

         En réalité, le capitalisme veut “habituer” les jeunes générations à travailler dans l’incertitude du lendemain et la précarité permanente, à ne pouvoir, faute d’argent et de stabilité professionnelle, ne serait-ce que louer un appartement.

            Le MEDEF annonce déjà son souhait de voir la généralisation de ce type de contrat, en réclamant son extension à toutes les entreprises et toues les générations!

         Le gouvernement VILLEPIN fait des cadeaux supplémentaires au patronat. Les entreprises embauchant des CPE vont bénéficier d’aides financières par l’exonération des cotisations sociales. En clair, ce sont les salariés davantage pressurés qui financeront les CPE! Il est probable qu’au bout des deux ans “d’essai”, peu de CPE seront transformés en CDI. L.PARISOT, présidente du MEDEF, poétise:

”La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi?”

         Nos aînés avaient raison de dénoncer dans les patrons des “buveurs de sang”.

S’opposer à la stratégie du gouvernement par la convergence des luttes!

         L’ensemble des salariés, toutes générations confondues: jeunes chômeurs ou précaires, “anciens” obligés de travailler plus longtemps avec moins de pension, est victime de la politique gouvernementale et des monopoles. L’expérience montre que les luttes même exemplaires comme celles des marins de la SNCM et des traminots de la RTM, si elles restent isolées, ne peuvent être victorieuses sans convergence et soutien actif de tous les travailleurs. Nous devons en tirer toutes les leçons! L’ampleur des attaques subies avec le CPE, la baisse des indemnités-chômage, le flicage systématique des chômeurs pour réduire leurs droits, les délocalisations et fermetures d’entreprises qui jettent à la rue des dizaines de salariés et leur famille, les privatisations qui ne profitent qu’aux spéculateurs et boursicoteurs en cassant les missions de service public, les menaces sur les zones d’éducation prioritaire, la baisse du pouvoir d’achat de tous les salariés, créent les bases du rassemblement dans les luttes unitaires selon le mot d’ordre éprouvé:

“Tous ensemble et en même temps!”

            La lutte pour l’abrogation du CPE, du CNE, de la précarité doit suscitr une riposte de classe d’ampleur, bannissant les mobilisations ponctuelles et séparées dans le temps les unes des autres. Il faut une grande grève nationale et interprofessionnelle avec marche à Paris de toutes les victimes de la crise pour faire reculer le pouvoir. Stop, il est temps que la bourgeoisie sente la force collective de la classe ouvrière et des travailleurs!


SARKOZY : POLICE PARTOUT, ÉCOLE NULLE PART

            SARKOZY s’agite contre la violence scolaire.
            Quelques-unes de ses idées:Portiques électroniques aux entrées des écoles; Policiers détachés dans les établissements; Carnet de comportement allant de “la naissance  à l’entrée dans la vie d’adulte pour détecter les futurs délinquants”; Internat à construire, réservés “aux élèves exclus des collèges”;
Il propose également que les policiers et les magistrats forment les surveillants de collège.
            De plus, SARKOZY introduit le projet d’une école à l’américaine: suppression de la carte scolaire (les pauvres étant voués à des écoles ghettos), rémunération au mérite pour les profs.
            Dans le même temps, sachant que le gouvernement, au nom de la réduction du déficit budgétaire, assène des coupes sombres à l’Éducation nationale: décentralisation du personnel ouvrier ATOSS, réduction massive de postes et des places aux concours d’enseignants, suppression du statut des MI-SE, 40 000 postes de surveillants et autres aides éducateurs supprimés, licenciements des emplois-jeunes, ... Pour le pouvoir, il n’y a pas d’argent pour l’Éducation, mais il y en a pour caporaliser l’École au nom du “tout sécuritaire”. Il y en a pour lancer un nouveau sous-marin atomique au faire balader un porte-avion bourré d’amiante!
            Projet de milices SARKOZY
            SARKOZY propose la création d’une “réserve citoyenne de la police nationale” composée de volontaires désireux “d’apporter leur contribution à une meilleure sécurité”.
Dans le même esprit, l’administration de l’Éducation nationale expérimente la loi SARKOZY dite de “prévention de la délinquance”. Les enseignants sont sommés de dénoncer les élèves sans papiers.
            Partout, les enseignants se mobilisent contre la présence policière dans les établissements scolaires.
            Dans la perspective de la présidentielle, SARKOZY affiche la couleur: néo-libéralisme, surprofit, casse des statuts, police partout, et justice sociale nulle part.


  La directive BOLKESTEIN déjà en application!

            Après la grève du juillet dernier, 13 ouvriers polonais des Chantiers navals de Saint-Nazaire sont de nouveau dans l’action par une grève de la faim pour exiger ... le paiement de leurs salaires.

            Ils viennent de la région de Szczecin, région vouée à la construction navale. L’entreprise polonaise Kliper est habituée des contrats de sous-traitance auprès des Chantiers de l’Atlantique, via la société française Gestal (filiale de Alstom-Marine).
            Le patron de la société polonaise a disparu avec les salaires, le véhicule de l’entreprise et les contrats de travail.
            Ce n’est pas la première fois que des travailleurs étrangers font grève pour récupérer leurs dûs. En 2003 déjà, des travailleurs roumains avaient fait grève pour obtenir le paiement de leurs salaires. Alstom avait dû rompre le contrat de sous-traitance avec la société intermédiaire italienne Avco (pour le chantier du Queen Mary).
            Les victimes de la sous-traitance sont nombreuses. Le secrétaire USM-CGT révèle que la quarantaine d’ouvriers polonais recrutés par la SAFE sont payés à 5,5 euros de l’heure, et effectuent 47 à 60 heures par semaine!
            Alstom, c’est 3 000 emplois sédentaires autant d’emplois en sous-traitance: la sous-traitance instrument de division des travailleurs, de baisse des salaires et ... d’augmentation des profits capitaliste?

 

Ségolène ROYAL fait l’éloge du blairisme

         Ségolène, ça vous dit quelque chose?
          Les médias l’ont gâtée, après ses propos admiratifs pour la politique de Tony BLAIR, la voilà qui se propulse au Chili pour soutenir la candidate socialiste, se mettant ainsi en valeur pour assurer la prise en compte de sa candidature à la  présidence de la République française. Elle n’a pas mégoté sur son emploi du temps: une journée de vol pour l’aller, une journée sur place pour s’afficher et une journée de vol pour le retour, quelle santé! 
            Mais, revenons à ses affinités avec le blairisme qu’elle a affichées lors d’une interview au Financial Times: “Tony BLAIR a investi dans les services publics. Pour l’emploi des jeunes, il a enregistré de réels succès en introduisant plus de flexibilité et o la fois plus de décurité”.
            Madame ROYAL, nous balance tout net son admiration à peine voilée pour Tony BLAIR “qui n’a pas fait que des erreurs”, notamment en matière d’emploi des jeunes, en combinant flexibilité et sécurité. Elle poursuit en déclarant s’affranchir de tous les tabous: 
            “nous ne devons être bloqué sur aucun sujet, comme les 35h par exemple”.
            Certes, Ségolène ROYAL prend soin de “dénoncer” le CPE, ce que d’aucuns mourraient d’ailleurs trouver contradictoire avec ses propres déclarations sur la politique d’emploi des jeunes conduite par Tony BLAIR.
            Comme BLAIR, madame Ségolène ROYAL s’est  prononcée en faveur du “OUI” au référendum sur le Traité Constitutionnel européen et, en cela, elle ne se distingue pas des “éléphants” ses concurrents; elle récupère un soutien de choix, SÉGUÉLA vote Ségolène en 2007. SÉGUÉLA osera-t-il infliger à son amie Ségolène le traitement honteux de son ex-campagne publicitaire en faveur du PCF? (MARX avec des rondelles de concombre sur le visage).
            À nous, travailleurs, étudiants et tous ceux qui vivent de la vente de leur force de travail, de ne pas tomber dans le piège de l’illusion que la social-démocratie pourrait résoudre nos problèmes.
            Quelle que soit la musique, légère avec Ségolène, ou crépusculaire avec JOSPIN, pie voleuse ou vaisseau fantôme, le PS reste un instrument de duperie des travailleurs.

 

Nettoyage industriel : LES SAMSIC EN GRÈVE!            

À l’heure, où nous écrivons ces lignes, les agents de propreté de l’hôpital Esquirol de Saint-Maurice (94 Val-de-Marne) à l’appel de leur section CGT ont déclenché une grève à partir du 11 janvier, pour dénoncer leur charge de travail, exiger des moyens matériels, le paiement de toutes leurs heures supplémentaires, la reconnaissance des qualifications.
            Cette lutte exemplaire doit bénéficier d’une solidarité massive. La société SAMSIC emploie 31 000 salariés, répartis sur de multiples sites. Son chiffre d’affaires se monte à 150 millions d’euros, son PDG Christian ROULEAU possède 70% des actions alors que le salaire est de 8 euros par jour pour les travailleurs.
            Exprimons notre solidarité à leur grève (à l’heure où nous mettons sous  presse, 30ème jour) et notre solidarité de classe avec ces personnels humiliés, mal traités, aux horaires flexibles qui assurent une mission de service public à l’hôpital sans avoir la reconnaissance statutaire et salariale.

 

 Grève contre l’austérité salariale chez DALKIA

         Avec le soutien actif du CGT-E, les travailleurs chargés de la maintenance du CNAC Beaubourg, du Centre commercial Italie 2 et du Louvre des antiquaires, trois sites dits “de prestige”, se sont mis en grève, du 13 au 25 janvier, pour dénoncer la politique salariale de Dalkia et les mauvaises condition s de travail.
            La période de “promotions” annuelles a été le détonateur d mécontentement qui couvait depuis déjà plusieurs mois. Ainsi, les travailleurs dont la rémunération mensuelle brute oscille entre 1 400 et 1 900 euros après 20 ans de carrière (travail en équipe 7 jours sur 7, astreinte) ont été gratifiés d’une prime :
de 380 euros à répartir entre les 40 membres de l’effectif du CNAC
de 50 euros pour les 12 salariés du Louvre des antiquaires.
         Au premier jour du conflit, la direction a refusé la demande des salariés d’une augmentation de 300 euros bruts. La maison mère, le groupe Véolia, vise à limiter les augmentations générales, au profit de primes diverses, de l’intéressement et de la participation. Comme prévu, les salariés ont rejeté - à l’unanimité - ces propositions jugées méprisantes (20 euros bruts d’augmentation par personne!).
La peur de la contagion
            Face à la détermination et l’unité des salariés, la direction craignant la contagion a décidé de mettre tout en oeuvre pour casser le mouvement. Elle a adopté une stratégie de duperie en 4 points:
1.    Unité patronale. En effet, intérêt de classe oblige, Dalkia a su relier à sa cause les directions des sites en grève. En échange d’un service minimum, ces dernières ont accepté de ne pas appliquer les pénalités (6 000 euros/h) prévues par le cahier des charges en cas d’interruption du service.
2.    La sous-traitance. Malgré son coût extrêmement élevé, la direction a tenté de briser la grève en remplaçant les grévistes par des sous-traitants briseurs de grève.
3.    Recours à l’encadrement et à des salariés non-grévistes empruntés à d’autres sites. La direction encourage la politique consistant à utiliser les jaunes à briser les grèves, y compris en exécutant les tâches les plus ingrates et ce, par journée de 15 heures, week-end compris.
4.    Les syndicats réformistes: SLEC/UNSA - CFDT - FO - CFTC - CGC et maintenant CGT, ont donné là, une traduction concrète de ce qu’est le “syndicalisme rassemblé” dans la compromission et l’accompagnement, voire dans la trahison. Non seulement ils ont brillé par leur absence sur le terrain de la solidarité en entravant les efforts des militants du CGT-E pour généraliser le mouvement; ils ont clamé - sans embage - leur hostilité à cette grève en apportant leur soutien à la direction. Le délégué CFDT l’a même officiellement déclaré devant le Tribunal d’Instances de Vanves (92) qui examinait la demande d’annulation des mandats syndicaux des militants du CGT-E.
La trahison de la CGT
            Pour sa part, la section syndicale CGT Dalkia a fait pire que ses alliés. Elle a sacrifié les revendications des travailleurs sur l’autel de la revanche et de la haine contre CGT-E. Ainsi, au troisième jour du conflit, la CGT a entrepris, dans le dos des salariés toujours mobilisés une série de tractations et de manoeuvres pour récupérer le mouvement, tout en informant la direction de la combativité des grévistes.
            La CGT déclare aux travailleurs en lutte: “La CGT, en accord avec le DRH, aidera au règlement du conflit à condition que le CGT-E se retire”.
Furieux, les salariés expulsent l’élu CGT non sans l’avoir  traité de taupe ... Dès lors, la direction va jouer le pourrissement.
            Le CGT-E fait alors appel à la médiation de l’inspectrice du travail. Cette dernière interpelle la direction qui déclare que “l’entreprise n’accèdera pas à la demande des grévistes par peur de la contagion et des syndicats représentatifs qui ont menacé de se servir des sommes qui seraient octroyées comme base de discussion lors de la prochaine négociation annuelle sur les salaires”.
Toujours unis!
            Conscients des difficultés d’aller plus loinn dans leur action, les salariés ont décidé de suspendre leur mouvement et d’adresser une lettre à l’ensemble de leurs collègues dans laquelle ils expriment:
“leur colère devant le silence des syndicats qui, à l’exception du CGT-E présent depuis le début du conflit, ont brillé par leur absence quand ils n’ont pas condamné notre action”.
Dans cette adresse, ils dénoncent en ces termes “les tractations qui ont eu lieu en coulisses entre la CGT et la direction pour écarter le CGT-E des négociations”.
            Tirant les enseignements de ce premier conflit et les difficultés objectives rencontrées pour obtenir son extension vers d’autres secteurs et services, le CGT-E a lancé une consultation démocratique nationale sur les salaires, afin que les salariés pèsent directement sur les négociations que les autres centrales voudraient tenir à huis-clos.
            Forts de cette première grève, les salariés et les syndiqués de la CGT-E l’affirment: la lutte se poursuivra; 


UNITÉ DE LUTTE DES TRAVAILLEURS! UNITÉ DE LUTTE DES COMMUNISTES!

            L’URCF et le Collectif Militant Communiste, tirant les leçons du succès du meeting du 5 mai 2005 pour le NON à la Constitution de l’UE et des obstacles rencontrés pour la poursuite du travail unitaire sur les différents terrains où l’action coordonnés des marxistes-léninistes s’impose, publient l’Appel reproduit ( *ci-dessous). Il est urgent de mettre de côté les rancoeurs issues de désaccords tactiques et l’esprit de chapelle, et de mettre à l’avant-garde des luttes pour redonner espoir à la classe ouvrière et avancer vers la création du Parti. À l’heure actuelle où seule la convergence des luttes peut renverser le rapport de forces et contrer l’offensive du Capital, les communistes ne peuvent plus se permettre d’agir de façon désordonnée et de ne pas regrouper leurs forces pour frapper ensemble. Cet Appel n’impose nullement une renonciation à la confrontation idéologique: il ne vise pas à l’unification prématurée et artificielle entre des organisations d’importance et de développement différents dans leur appropriation de l’histoire du mouvement communiste et de la théorie marxiste-léniniste.

 Appel
POUR LA CLASSE OUVRIÈRE, CONTRE LE CAPITALISME ET L’IMPÉRIALISME, IL FAUT UN PARTI COMMUNISTE MARXISTE-LÉNINISTE.
            Le meeting unitaire du 5 mai 2005, à Paris, organisé par 5 organisations communistes:
URCF       : Union des Révolutionnaires-Communistes de France
CMC        : Collectif Militant Révolutionnaire
PCOF       : Parti Communiste des Ouvriers de France
PRCF       : Pôle pour la Renaissance Communiste en France
CC 59-62: Coordination Communiste 59-62
Pour la victoire du NON, a contribué au rejet effectif de la Constitution de l’UE et a permis que la voix des communistes, en phase avec les luttes des travailleurs contre le capitalisme et le bloc impérialiste européen en construction, s’exprime publiquement dans une initiative unitaire.
            Ce fut un pas dans le processus d’unité d'action des communistes et de construction du Parti communiste marxiste-léniniste. C’est en effet par l’unité d’action et la confrontation idéologique que seront surmontées les divergences et déviations héritées de la domination de révisionnisme dans le mouvement communiste. C’est lors d’actions de ce type que des centaines de communistes inorganisés reprennent espoir et peuvent être gagnés à l’action. Le meeting a redonné confiance dans nos propres forces et fait ressentir par tous, l’urgence d’accélérer la construction du Parti, de travailler à l’unification de tous les marxistes-léninistes dans un même parti, outil incontournable de la classe ouvrière pour affronter la bourgeoisie monopoliste et préparer la Révolution socialiste en France.
            Nous constatons cependant que ce succès n’a pas débouché sur la continuation de l’action unitaire. Ainsi, il est particulièrement regrettable que les organisations communistes n’aient pas été capables de prendre une position commune et d’agir ensemble pour soutenir les marins et les traminots de Marseille, contre l’intervention du GIGN et des forces policières, contre l’instauration de l’État d’urgence dans les quartiers populaires, véritable répétition générale en vue de réprimer les luttes ouvrières à venir, contre l’offensive des bourgeoisie européennes pour criminaliser le communisme (résolution 1481-LINDBLÄD). L’esprit de cercle, le repli sur le pré carré l’emportent, une fois de plus, sur la volonté unitaire!
            Qu’est-ce qui s’oppose à ce que les organisations marxistes-léninistes travaillent ensemble (sans masquer les divergences) afin que les communistes soient actifs, offensifs, et redonnent espoir aux travailleurs?
            Actuellement, l’impérialisme relance son offensive visant à criminaliser le communisme et interdire les organisations et partis qui refusent de renier la lutte des classes et la défense de l’URSS de LÉNINE et STALINE. La bourgeoisie monopolise profite de la division et de la faiblesse numérique des communistes et manoeuvre pour empêcher la renaissance de véritables partis révolutionnaires, notamment en soutenant financièrement les partis baptisés “communistes” ayant renié totalement leurs principes révolutionnaires. Il ya donc urgence à travailler et consolider l’unité des communistes car le sort des travailleurs et des peuples opprimés du monde entier est en jeu.
            La poursuite du travail commencé avec la campagne du NON est nécessaire pour préparer les luttes prochaines et avancer dans l’unification politique et idéologique des communistes. Sinon c’est l’ensemble des communistes qui resteront incapables de réaliser les tâches révolutionnaires les plus immédiates et incapables de rallier à eux les éléments avancés de la classe ouvrière  et de la jeunesse révolutionnaire. Il faut pour cela un cadre organisé nationalement, rassemblant les organisations se réclamant du marxisme-léninisme, ayant pour fonction la clarification idéologique, l’étude des classiques, l’analyse de l’impérialisme dans ses manifestations contemporaines, l’analyse des classes sociales en France et dans le monde, la définition et la mise en oeuvre commune d’axes de luttes politiques à contenu anticapitaliste et anti-impérialiste.
            L’Union des Révolutionnaires Communistes de France et le Collectif Militant Communiste ne se résignent pas à la division actuelle des organisations qui se réclament du marxisme-léninisme. Prenant leurs responsabilités à l’égard du mouvement révolutionnaire, ils s’engagent à poursuivre ensemble leurs efforts pour surmonter ces divisions,  ne jamais renoncer à l’indispensable unité d’action de tous les détachements marxistes-léninistes et ainsi avancer dans la construction du Parti communiste révolutionnaire, sur la lutte contre l’opportunisme. Ils s’adressent aux autres organisations marxistes-léninistes, aux camarades inorganisés pour qu’ils s’engagent dans cette démarche qui représente, sans nul doute, l’aspiration de la base de toutes les organisations communistes. 


Mesures De ROBIEN sur les ZEP Vers des “Zones d’Exclusion Populaire”

            Instaurée dans les années 80, sous SAVARY, la politique d’éducation prioritaire s’inscrit dans le cadre d’une politique territoriale de lutte contre les inégalités: reconnaissant l’interaction entre difficultés scolaires, l’État attribue aux établissements scolaires d’une même zone défavorisée environ 10% de moyens supplémentaires (soit 3 ou 4 postes de plus pour un collège de 500 élèves, par exemple) qui doivent permettre d’alléger les effectifs par classe et de réaliser des projets éducatifs pour aider davantage ces élèves.
Les limites des ZEP ...
Alors que, dans les écoles, collèges et lycées, la rentrée 2006 se prépare sur fond de nouvelles restrictions budgétaires, l’avenir de l’’éducation prioritaire”, c’est-à-dire celui des élèves de milieux populaires, est plus que jamais remis en cause par les mesures ministérielles confirmées début février; des mesures qui s’inscrivent, comme tant d’autres, dans une logique néo-libérale, fondée sur la déréglementation,l’individualisation et le retrait des garanties collectives.
            La première limite de cet outil est intrinsèque au système capitaliste, générateur de pauvreté et d’exclusion renforcées en période de crise; les ZEP ont connu le même sort que d’autres mesures d’accompagnement des effets de cette crise: elles se sont multipliées (on compte environ un millier aujourd’hui), mais sans les moyens nécessaires pour assurer pleinement leur efficacité. 
            L’autre limite est celle du budget destiné à l’école publique: quand le gouvernement supprime des milliers de postes (encore 4 500 suppressions prévues en 2006), notamment dans les collèges, il ne préserve pas les ZEP; bien au contraire, il les considère comme des viviers de postes à récupérer (environ un tiers des postes supprimés le sont dans les ZEP!).
Il lui est facile ensuite de produire des rapports sur un prétendu échec des ZEP; qu’il a lui-même programmé, afin de remettre en cause le dispositif  d’éducation prioritaire.
Les ZEP menacées de disparition, l’exclusion scolaire renforcée;
            Gilles de ROBIEN organise la suppression de ZEP sur trois ans, mettant en oeuvre la politique de tri social prévue par la loi FILLON.
            En septembre 2006, 249 collèges (sur les 1 200 actuellement classés ZEP) recevront le label cyniquement intitulé “ambition réussite”. Cela signifiera, pour ces collégiens, l’arrivée de 2 ou 3 enseignants “spéciaux” aux missions encore mal définies (alors que, rappelons-le, des postes auront pu être préalablement supprimés ...) et le recrutement de personnels précaires pour la surveillance  (à la place des anciens surveillants, au statut protégé d’étudiants-surveillants). Moyennant quoi, on exigera de ces élèves en difficultés qu’ils acquièrent un “socle commun” de connaissances réduites au minimum patronal. Pour d’autres, on exigera l’apprentissage, dès 14 ans.
            Les plus méritants, (aux yeux du ministère) au nombre forcément limité, recevraient comme récompense suprême de pouvoir choisir un lycée réputé (plutôt que leur lycée de secteur) pour poursuivre leurs études.
            On le voit, ces collèges, bien qu’appelés “EPI”, ne relèveront pas de l’éducation prioritaire, l’ambition du gouvernement étant de faire réussir d'abord ses élites et d’offrir au patronat la “chair fraîche” dont il a besoin pour ses emplois précaires et sous-payés.
            Quant aux 800 autres collèges, sortis progressivement du dispositif ZEP, ils n’auront plus, eux non plus,pour “aider” leurs  élèves in difficultés, que le recours au délestage vers l’apprentissage patronal.
Organiser la résistance
            Face à ce qui apparaît comme une mesure emblématique de la politique de régression sociale en cours, une mobilisation de grande ampleur est indispensable. Dés janvier, la grève a été déclenchée avec succès dans l’académie de Lille et en Seine-Saint-Denis, avec 2 000 manifestants devant l’Inspection académique et des occupations nocturnes d’établissements. Actions qui ont contraint le ministre à rassurer au sujet de la rentrée 2006, alors qu’il ne renonce nullement à son projet de suppression des ZEP dès 2007.
            Mais les attaques de ce gouvernement contre la jeunesse (Loi FILLON, Loi BORLOO, CPE, ZEP ... ) apparaissent désormais dans toute leur cohérence néo-libérale, et ne pourront être combattues efficacement que par la convergence des luttes des jeunes et des salariés, vers la grève générale.


Force de frappe, menace nucléaire contre les peuples et prétentions de l’impérialisme français

            Le président CHIRAC a tenu des propos d’une particulière gravité concernant la force de frappe française. Il a signifié ne pas laisser planer le doute sur notre volonté et notre capacité à mettre en oeuvre nous armes nucléaires en cas de menace contre “nos intérêts vitaux”, ou contre les dirigeants d’État qui auraient recours à des menaces terroristes. Le président a mis en garde “ceux qui envisageraient d’utiliser ... des armes de destruction massive”. 
            Quand on se souvient de la campagne de mensonges perpétrés par les États-Unis contre l’Irak sur les armes de destruction massive, on se doit d’être vigilant sur cette manière de poser les problèmes: l’Élysée, quand il en a besoin, n’est pas en reste sur la Maison Blanche pour inventer des prétextes à ses objectifs belliqueux;
            Le discours de Brest visait deux objectifs. Le premier était l’Iran, soupçonnée de vouloir se doter de la puissance nucléaire. On sait que Paris, Berlin et Londres comme Washington veulent “s’arroger l’exclusivité de la maîtrise du nucléaire, tant militaire que civil. C’est la raison pour laquelle, chaque fois qu’un gouvernement de pays en voie de développement veut affirmer son indépendance énergétique, on assiste à une levée de boucliers de la part des puissances impérialistes, la question de l’arme atomique proprement dite n’est rien d’autre qu’un prétexte: Israël, le Pakistan ont été dotés de telles armes (et en son temps,le régime d’apartheid sud-africain par Paris en particulier) par les mêmes que ceux qui prennent des airs affolés quand il s’agit de l’Iran ou de la Corée populaire. En réalité, les puissances impérialistes s’accrochent à leur monopole - accordant éventuellement des dérogations à leurs satellites.
            Mais pour autant, la politique chiraquienne n’est pas un réalignement sur Washington. Car c’est là, le deuxième objectif de ce discours: réaffirmer la prétention de l’impérialisme français à prendre la direction de l’UE en s’appuyant sur sa “supériorité” militaire.
            Aujourd’hui, la force de frappe française est un instrument politique pour compenser les faiblesses économiques de l’impérialisme français face à celui de la RFA. CHIRAC reprend le flambeau dans des conditions nouvelles. Il signifie à ses alliés que l’époque de la toute puissance américaine toucherait à sa fin. L’impérialisme français serait donc le plus à même d’offrir le rôle protecteur joué par l’oncle SAM jusqu’ici. On comprend alors mieux deux réactions à ce discours: la condamnation des propos par les hommes de l’atlantisme (notamment dans la droite allemande); le soutien apporté par certains ténors de la social-démocratie aux propos présidentiels comme FABIUS et STRAUSS-KAHN qui s’inscrivent dans le courant politique de l’impérialisme français. 
            Cependant, il faut s’interroger sur la crédibilité de ces objectifs stratégiques. Pour plusieurs raisons: la première, c’est l’accentuation de la tutelle états-unienne sur l’UE. Les pro-atlantistes y ont encore renforcé leurs positions (et pas seulement en Pologne, pais aussi en Allemagne). L’affaire des caricatures de Mahomet, publiées dans un journal danois conservateur et pro-américain pourrait bien s’inscrire dans une tentative états-unienne de se rallier les peuples européens dans leur croisade contre les peuples arabes et perses.
            D’autre part, l’UE est confrontée à l’exacerbation de ses contradictions internes entre les impérialismes. Le NON au référendum a affaibli les positions de Paris en regard de ses prétentions. Ce qu’ont exprimé les électeurs (out comme les Néerlandais), c’est l’hostilité à cette Europe du grand Capital, synonyme de régression sociale, de chômage, de militarisme et de profits mirifiques pour l’oligarchie financière.
             Une politique anti-impérialiste ne saurait se construire en s’alignant sur l’impérialisme français sous le prétexte que l’américain est l’ennemi le plus dangereux pour le moment. Car le discours va-t-en guerre de CHIRAC témoigne du fait que la dangerosité est justement dans l’essence impérialiste de ces politiques. Dans un contexte différent de celui de l’Irak, il faut mobiliser les travailleurs et les forces démocratiques pour empêcher soute agression contre l’Iran sous quelque prétexte qui soit.
            Il faut combattre les ingérences impérialistes visant à empêcher les pays du Tiers-Monde à accéder à leur indépendance énergétique. Et pour ce qui est de l’arme atomique, il faut rompre avec le consensus d’Union Sacrée réalisée par le PCF en 1977; nous devons dénoncer l’arme nucléaire et militer pour que la France, unilatéralement, renonce à cette arme criminelle dangereuse pour l’avenir de l’humanité. La défense, la sécurité d’un pays ne saurait se faire au moyen de la terreur mais par la conscience politique du peuple en armes.


 Hugo CHAVEZ accusé d’”antisémitisme” par Libération et le Monde

         Le 9 janvier, sur la base d’une citation truquée, Libération et Le Monde (renfloué récemment par ROTHSCHILD et LAGARDÈRE qui dictent la ligne et licencient ...) titrent:

“Le credo antisémite de Hugo CHAVEZ” et “Le centre Wiesenthal accuse Hugo CHAVEZ d’antisémitisme”. Les autres “grands” médias suivent ... Notons que cette provocation survient juste avant l’ouverture à Caracas du sixième Forum Social Mondial (100 000 participants dont la presse réactionnaire redoutait qu’ils ne “viennent apporter leur soutien à CHAVEZ”). Les fauteurs de trouble ne se sont ni rétractés ni excusés (ils n’ont pas non plus été limogés pour faute professionnelle ...) laissant la rumeur diffamatoire faire son oeuvre. La polémique laissera des traces: c’était là un de ses objectifs.

            L’ambassadeur du Venezuela a protesté et demandé des excuses: silence radio!

            Contre le Venezuela, sa révolution bolivarienne et son leader, pourtant confortés par neuf victoires électorales depuis l998, tout est bon : coups d’État, manoeuvres de déstabilisation et autres sabotages menés par une opposition conduite par le patronat avec le soutien des États-Unis qui déclare “CHAVEZ doit mourir comme un chien!”. Pour nous, tant que ce chef d’État mettra ses paroles en actes, oeuvrera au progrès social, s’opposera à l’impérialisme, défendra la voie souveraine de son peuple au développement, au risque réel de sa vie, il aura notre soutien total.

            Qu’avait dit CHAVEZ? Le 24 décembre dans un discours télévisé, le  président vénézuélien dénonce courageusement comme à son habitude les puissants de ce monde accaparant toutes les richesses et ne laissant à l’humanité que la désespérance et la mort.

            CHAVEZ les compare aux assassins du Christ et de BOLIVAR, références culturelles habituelles pour les responsables vénézuéliens:

“Le monde possède assez pour tous, donc, mais dans les faits des minorités, les descendants de ceux qui crucifièrent le Christ, les descendants de ceux qui jetèrent BOLIVAR hors d’ici et le crucifièrent à leur manière à Santa Maria en Colombie, une minorité s’est approprié la richesse du monde, une minorité s’est appropriée l’or de la  planète (...)”.

            Ce paragraphe (sur un discours de 26 pages) va être l’objet de l’accusation d’antisémitisme. Amputé de sa référence à BOLIVAR et de son contenu anti-impérialiste, il n’a plus rien à voir avec ce qu’a dit CHAVEZ, mais ... peut effectivement semer le doute ... ailleurs qu’en Amérique Latine (l’antisémitisme n’y a pas de base historique).

            La polémique reprise par des journaux de droite fait finalement un flop, l’agence Reuters publiant la citation originale et les associations juives locales protestant en soutien à CHAVEZ. Des organisations pro-sionistes avaient exigé, par une campagne de presse, des excuses publiques du président CHAVEZ, et faisant pression sur quatre gouvernements partenaires du Venezuela pour l’exclure des négociations du MERCOSUR.

         En France, le texte original circule sur Internet et les réactions indignées fusent! LMa “valetaille journalistique” (MARX déjà!) s’inquiète, à Libé, de “la violence des réactions des  partisans de CHAVEZ”. Elle a en effet de quoi “s’inquiéter” quand Internet s’installe  progressivement comme un contre-pouvoir, quand le mur de la désinformation se fissure, quand le “bas peuple” (et nous sommes des millions!) s’empare de sa liberté d’expression toute neuve, vient interrompre et contredire les “journalistes”, faire des investigations sérieuses à leur place. On a même trouvé une citation des plus troubles du nouveau pape ressassant l’accusation traditionnelle du Vatican contre les juifs: mais Libération n’a pas jugé utile de la publier, sans doute car le “panzer cardinal” ne menace pas la bourgeoisie. L’information exige l’analyse des faits réels et non une vulgaire opération de propagande. La polémique a fait un second plongeon! “Il ne faut pas brandir l’antisémitisme à tort et à travers” déclare maintenant l’Américain Jewish COMMITTCE. Dont acte! ... et “Pas touche au Venezuela!” 


CHARONNE 44ème Anniversaire de la répression sanglante

Rappel des faits:
7 février 1962:

            À Paris, en plein après-midi, dix nouvelles explosions secouent la capitale, sont visées des personnalités politiques, des journalistes, des écrivains, des universitaires.
            Les UD-CGT de la Seine et de la Seine-et-Oise décident le soir même de riposter et provoquent une réunion de toutes les organisations syndicales, politiques, étudiantes désireuses de s’opposer au fascisme de l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète - organisation fasciste de l’époque).

8 février 1962:
            Manifestation contre la “sale” guerre d’Algérie, et contre la terreur de l’OAS, 60 000 manifestants défilent en plusieurs cortèges calmes et pacifiques autour de la Place de la Bastille. Alors que la dislocation est annoncée, des brigades spéciales d’intervention chargent, avec une brutalité et une sauvagerie inouïe, le cortège du boulevard VOLTAIRE à la hauteur du métro CHARONNE.

            La volonté de tuer pour l’exemple est évidente. Des centaines de manifestants sont sauvagement matraqués, jetés à terre, refoulés vers la bouche de métro dont les portes avaient été fermées. Sur la foule entassée, les policiers jettent des grilles d’arbres en FONTE; les couloirs et escaliers d’immeubles, les cafés sont investis. Nul n’est épargné, femmes, enfants sont matraqués sans discernement. Tard dans la soirée, l’annonce de l’insupportable bilan: 8 morts, travailleurs syndiqués à la CGT dont 7 communistes, et un adolescent de 15 ans, 250 blessés dont une centaine grièvement atteints. Un moi