Sommaire IC n°79

Edito: Contre les profits, une seule arme, les lttes

Campagne communiste et enjeux de classe

Mobilisation inédite des enseignants contre les suppressions de postes et le décret De ROBIEN.

Enjeux de classe des nationalisations

Socialisme: Démasquez les contre-vérités!
Congrès FSU   Un nouvel avatar du syndicalisme international
Elyo Dalkia, même combat!
L'IMPÉRIALISME FRANÇAIS EN AFRIQUE
Le PEN: Le dernier rempart du capital
 Quand j'entends parler culture,
j'appelle la police
L'URCF dans les luttes
Le second Congrès de l'URCF Un grand succès!   
Interview de Jean FRANÇOIS,  délégué au IIè Congrès de l'URCF
Les interventions des partis frères et autres organisations au IIème Congrès 

Intervention de Tamila YABROVA,

DIS-MOI QUI ...
ÉCHOS DES LUTTES
dans les fédérations

 

CONTRE LES PROFITS :  Une seule arme, les luttes

          Les axes de combat immédiats de l'URCF portent sur des revendications démocratiques, sociales et économiques; seules les luttes peuvent obliger le Capital et les multinationales à des reculs. Ces luttes pour la nationalisation des monopoles, pour des droits des salariés dans les entreprises, pour l'augmentation de la part du budget pour la culture, la recherche ... répondent à de réels besoins. Ils seront satisfaits au prix de luttes de classe aiguës; les travailleurs se heurteront à l'État capitaliste et apprendront ainsi que la démocratie bourgeoise signifie la dictature sur les non-possédants et que seule la révolution socialiste permettra de mettre fin au pouvoir du Capital et de satisfaire durablement les besoins de la majorité.

           L'élaboration par l'URCF d'un ensemble d'axes revendicatifs se base sur les liens tissés avec la Classe Ouvrière, l'expérience acquise sur le terrain. Le Capital, pour perpétuer les profits à un niveau maximum, cherche à détruire tous les acquis des salariés, qui ont été arrachés par les conquêtes de la résistance antifasciste (durée légale du temps de travail, Sécurité Sociale, salaire minimum, CDI ... ). C'est ainsi que depuis les années 80, au niveau des dirigeants industriels dans toute l'UE, des politiques d'ouverture des marchés, de suppressions des services publics ont été préparées et appliquées par les gouvernements de droite comme de "gauche". Prenons quelques exemples.

Énergie

        La France disposait, suite à la nationalisation de l'électricité et du gaz, d'un réseau de qualité permettant de fournir de l'énergie à un tarif moins élevé que dans les pays où elle est aux mains de sociétés privées, de personnels qualifiés ayant un statut qui servait de référence et de point d'appui dans les luttes des autres catégories de travailleurs. Les investissements ayant été réalisés par l'argent public, l'activité est devenue hautement rentable. L'objectif du Capital est donc de briser le secteur public, de casser l'unité de l'entreprise pour faciliter sa vente. L'objectif étant aussi d'empêcher la résistance unifiée du personnel, et ainsi de pouvoir faire main basse sur un réseau qui ne lui a rien coûté, de liquider la péréquation tarifaire et d'économiser sur la maintenance. La trahison des missions de service public et l'ouverture du Capital a fait d'EDF une multinationale qui vise à piller l'énergie d'autres pays au détriment des besoins populaires. L'ouverture à la concurrence de la production de gaz et d'électricité, officialisée au Sommet de Barcelone de 2002, a donc été votée par la majorité PS avec l'abstention du groupe PCF. La droite n'avait plus qu'à lancer l'entrée en Bourse de GDF l'année dernière, qui fut suivie peu après d'une nouvelle augmentation du prix du gaz, car il faut bien rémunérer le Capital. L'URCF se prononce pour la reconquête d'un secteur public de l'énergie avec l'intégration de Suez, dans un pôle de l'énergie axé sur la satisfaction des besoins de la population.

Santé

          En matière de santé, alors que réapparaissent des maladies liées à la grande pauvreté comme la tuberculose, 100 000 lits d'hôpitaux ont été supprimés sous JOSPIN, des fermetures d'établissements jugés non-rentables (en fixant des quotas et en imposant la productivité!), l'impossibilité de nombreux services de fonctionner normalement faute de moyens. Une des conséquences de cette politique fut le décès de 15 000 personnes supplémentaires lors de la canicule de 2003. La protection sociale, qui constitue un salaire indirect que le Capital veut supprimer au profit d'assurances privées, est aussi progressivement démantelée, alors que le prix des médicaments et des journées d'hospitalisation grimpe en flèche.

          La conséquence est que beaucoup de gens ne peuvent plus se soigner et risquent des complications plus longues et plus coûteuses à traiter. L'URCF soutient les luttes contre les fermetures d'hôpitaux, pour l'embauche et la formation du personnel, propose de taxer les transactions financières au bénéfice du service public de santé et de ses travailleurs. Mais n'oublions pas que c'est sous le socialisme que les pays ont obtenu et obtiennent les meilleurs résultats en matière de santé.

Transports

          Les besoins populaires en matière de transport sont eux aussi en contradiction avec la politique menée de fermeture de gares, d'ouverture du Chemin de Fer aux compagnies privées et étrangères. La création, sous JUPPÉ, de Réseau Ferré de France (la gestion séparée du réseau) fut entérinée par le Gouvernement de la "Gauche Plurielle" et GAYSSOT, ministre PCF des Transports. La priorité donnée au TGV se fait au détriment des lignes régionales. La "Gauche Plurielle" a eu aussi "à son actif" la déréglementation du transport aérien, et la privatisation d'ADP et d'Air France, au nom de "la compétitivité, de la concurrence libre et non faussée".

           L'État capitaliste, tant sous la droite que la "gauche", a apporté des aides publiques colossales au Patronat du privé (de l'ordre de 40 milliards d'euros), soi-disant "pour l'emploi". On voit le résultat: le maximum de profit signifie licenciements massifs, délocalisations, casse du tissu industriel (Lu, Danone, Charles JOURDAN, Cacharel, Dim, Airbus, Renault, PSA, etc.). Rappelons aussi que le gouvernement de la "Gauche Plurielle" a été le champion toutes catégories des privatisations (175 milliards de francs).

             Quels que soit le candidat qui remportera l'élection présidentielle et les législations qui leur sont subordonnées, ces gens serviront les intérêts des monopoles. Pour les contrer, y compris en périodes électorales, seule la lutte permet de faire reculer le Capital. 

                  


Mobilisation inédite des enseignants contre les suppressions de postes et le décret De ROBIEN.

 

          Alors qu'ils se sont mis massivement en grève (à plus de 50%) le 18 décembre 2006, puis le 8 février et le 20 mars 2007, pour protester contre le décret De ROBIEN modifiant leurs obligations de service (voir article dans IC.78), les enseignants se sont vu opposer, une fois de plus, le passage en force du ministre; le décret a été publié dans son intégralité le 13 février 2007, obligeant une majorité d'enseignants à travailler une heure de plus devant les élèves pour le même salaire, et imposant des services sur plusieurs établissements ou dans plusieurs disciplines.

 

          Dans le même temps, tombait, des Rectorats et des Inspections d'Académie, la longue liste des quelques 5 500 suppressions de postes dans les établissements du Secondaire, dont plus de 3 000 liées à l'allongement du temps de travail des professeurs imposé par ce décret.

 

          À travers toute la France, ce sont des centaines d'établissements où la rentrée 2007 se prépare dans des conditions catastrophiques, aussi bien pour les élèves que pour les personnels.

 

          Du coup, depuis le 13 février, des clignotants de résistance se sont allumés un peu partout, notamment dans les lycées, et on a vu se multiplier des actions locales qui avaient comme points communs de s'inscrire dans la durée, de faire entendre que "la coupe est pleine" et de susciter le soutien des parents, des élèves et de l'opinion publique.

 

          Ces actions sont inédites par leur diversité et leurs modalités d'organisation: bien loin d'un spontanéisme désordonné, les décisions ont souvent été prises après plusieurs AG, consultations et votes des collègues. Boycotts d'examens blancs, grèves du zèle (refus de toute activité non statutaire), rétention de notes (copies corrigées mais notes non communiquées) se sont généralisés, tandis que des actions plus spectaculaires ont été réalisées (occupations de nuit, opérations "lycée mort" ... ).

 

          La médiatisation croissante et l'augmentation de nombre de bahuts engagés a d'ailleurs commencé à irriter le ministère, puisque celui-ci a sorti la menace de retraits sur salaires, menace sans effet sur la détermination des enseignants insoumis.

 

          Nous, communistes révolutionnaires, ne pouvons que nous impliquer pleinement dans un tel mouvement de lutte, qui prouve la justesse de nos analyses: quand les directions politiques et syndicales ont failli dans l'organisation de la résistance, les travailleurs, à la base, révèlent leurs potentialités et leur volonté de faire converger leurs luttes.

 

          C'est ce qui a poussé la direction du SNES à appeler à la grève pour le 20 mars, alors que les autres organisations réformistes (UNSA et SGEN-CFDT) montraient une fois de plus, leurs visages de briseurs de luttes.

 

            Les enseignants communistes, quant à eux, veilleront à ce que la flamme de la résistance ne s'éteigne pas, car c'est d'elle que se nourrit l'idéal révolutionnaire pour la construction du socialisme.

 


CAMPAGNE COMMUNISTE ET ENJEUX DE CLASSE

          La mission assignée par les monopoles aux instituts de sondage et aux médias est de promouvoir, par un battage incessant sur les chiffres, leurs candidats: SARKOZY, ROYAL, BAYROU, Le PEN qui additionneraient près de 87% des suffrages! Autant dire qu'un consensus profond régnerait autour des choix de gestion capitaliste. La réalité est tout autre, bien sûr.

          La crise politique (Référendum, lutte anti-CPE, révolte sociale des cités) contraint la bourgeoisie monopoliste a lancer de nouvelles formes de tromperies, tenant compte de la difficulté réelle du PS à encadrer les masses autour de la défense social-libérale du système d'exploitation.

          Les trois principaux candidats mis en avant dans tous les médias cachent mal leur identité de vues sur le caractère incontournable du néolibéralisme, reflet de leur politique commune de classe au service des grands groupes financiers. Les différences ne portent que sur les "personnalités" des candidats, le degré de mise en oeuvre des directives de liquidation des conquêtes sociales, le degré d'autoritarisme et de fascisation du système. SARKOZY campe sur le flanc le plus réactionnaire et vichyste: politique anti-immigrée radicale avec la proposition d'un "ministère de l'immigration et de l'identité française", néo-libéralisme sans entraves sur le modèle de la Constitution européenne rejetée par les électeurs. ROYAL, à l'instar des néo-socialistes des années 30, prône un "ordre juste", mélange de mesures autoritaires et de démagogie. Son axe central est de parachever la "décentralisation" pour accentuer la concurrence entre régions et travailleurs, renforcer l'Europe du Capital.

          Le moins qu'on puisse dire, dans l'opinion réelle est que la "sauce" ne prend pas. Dès lors la bourgeoisie a lancé à coups de sondages avantageux, l'homme d'une prétendue "troisième voie" BAYROU, comme nouvelle duperie électoraliste. L'opération doit être dénoncée, car elle consiste à former autour du président de l'UDF, un gouvernement d'union nationale, en somme un gouvernement droite/gauche à la place de la bipolarité par alternance! Le dispositif de pouvoir des monopoles (dictature) resterait intact. Quant à Le PEN, il est là à la fois pour servir d'épouvantail et de rabatteur du vote utile, diviser les travailleurs selon la nationalité ou l'origine, absoudre le Capital de ses responsabilités dans la misère, faire entériner l'autoritarisme croissant de la dernière décennie.

La division: arme du Capital

          La bourgeoisie monopoliste a peur. Par deux fois, le peuple-travailleur a montré que le pays réel n'était pas le pays "représenté!". La victoire au référendum acquise contre l'UMP, l'UDF et la majorité des instances du PS a été le fruit d'une campagne unitaire à la base. Conséquence aussi de cette victoire, la revendication d'une recomposition des forces progressistes a germé avec cette idée: il faut rompre avec le social-libéralisme du PS, construire à la base une alternative progressiste d'urgence. Les collectifs du 29 mai ont adopté une Charte antilibérale, alternant mesures et revendications progressistes et illusions réformistes et même réactionnaires (notamment sur l'UE impérialiste et la nature de classe de l'État). Grandissait aussi l'objectif d'un candidat unique du camp du NON progressiste. Ces espoirs ont été déçus. En septembre, dans les colonnes de notre journal, nous expliquions que la volonté des appareils de la LCR et du PCF, ainsi que l'électoralisme sectaire de LO, l'emporteraient sur l'aspiration à l'unité autour d'une candidature unique. BESANCENOT, BUFFET, BOVÉ, LAGUILLIER, SCHIVARDI, autant de candidatures de témoignages et de division qui ne profitent qu'au "vote utile" pour ROYAL et à la conciliation avec le social-libéralisme! Une occasion a été manquée: nous refusons la division du camp progressiste, et d'apporter notre soutien aux diviseurs.

          Quel peut être l'objectif d'une campagne véritablement révolutionnaire communiste? De progresser vers l'objectif de construire à la base un Front Populaire de Lutte.

           Dans cette campagne, l'URCF dévoile ce qui se cache derrière la "démocratie" du Capital, tronquée et instrumentalisée. Elle ciblera en permanence l'État capitaliste comme l'instrument de répression et de duperie au service de l'oligarchie financière. Nous montrerons que les décisions stratégiques sont prises dans les conseils d'administrations des monopoles, que choisir tel ou tel candidat du système, c'est opter pour celui qui appliquera la politique du MEDEF. Au centre de notre dispositif de campagne, nous placerons la défense des intérêts immédiats et d'avenir de la classe ouvrière. La principale victime de la course au profit des monopoles, c'est la classe ouvrière. L'objectif central du capital financier, c'est de faire baisser partout le prix de vente de la force de travail. Les fusions/acquisitions de ces dernières années: Alstom, SEB, Arcelor, la disparition en France des industries de la chaussure et du textile se sont traduites par des dizaines de milliers de licenciements, des délocalisations qui détruisent le tissu économique forgé par des générations de travailleurs. Les salaires sont bloqués depuis deux décennies; la baisse du pouvoir d'achat pour les catégories populaires oscille entre 20 et 30%. Près de 20% des salariés survivent payés au salaire minimum, soit près de 9 millions de personnes. Portons l'exigence de passage immédiat au SMIC à 1 500 € nets; exigeons la progression des petits salaires de 300 €. Dénonçons haut et fort l'allongement du temps de travail et exigeons le retour à la retraite à 60 ans et 55 ans sur la base de 37,5 annuités. Quant aux cadences, elles ne sont pas en reste: chez Bosch, Michelin, etc ..., les horaires ont été allongés avec le chantage aux licenciements; dans la restauration, des salariés font plus de 50h de travail; Airbus licencie massivement pour assurer le renforcement de ses profits; chez Renault, le sinistre patron "buveur de sang" comme on disait au début du XXè siècle, fixe de tels objectifs de production, qu'en trois mois, trois techniciens se sont donnés la mort.

 OUI  le capitalisme tue!

            Se soigner devient inaccessible aux catégories modestes et aussi à des salariés mieux lotis (prothèses dentaires, appareillages auditifs, franchise de 91 € supportée par les malades hospitalisés, déremboursement de très nombreux médicaments, etc ...). La Sécurité Sociale, les conquêtes de la Résistance antifasciste sont en voie liquidation, pour que les oligarques, les boursicoteurs spéculent sur les assurances et fonds de pensions. À Paris, en ce début de 21è siècle, on voit des sans-abris camper et mourir dans les rues. Pour toutes ces raisons, nous partons de la logique de satisfaction des besoins urgents, de l'exigence de nationalisations des monopoles et de formation de pôles de service public dans les secteurs vitaux: logement, santé, énergie, éducation, communication, agro-alimentaire, transports. Tous les maux ne sont pas seulement attribuables à la gestion de la droite ou de la "gauche" social-libérale. Si l'on peut satisfaire tel ou tel besoin immédiat par les luttes, le capitalisme est dans la capacité historique de satisfaire les besoins matériels et culturels durables. Le règne de la propriété privée des moyens de production, d'échange, d'information, le pouvoir du Capital sont bien les obstacles au progrès et à la marche en avant de l'humanité. Plus que jamais, la tâche historique est de travailler à ce que la classe ouvrière et les travailleurs renversent le capitalisme. C'est pourquoi nous allons diffuser cette conviction dans les entreprises et quartiers populaires: le socialisme est la seule alternative au capitalisme.


ENJEUX DE CLASSE DES NATIONALISATIONS

          Le néo-libéralisme précédé d'une campagne médiatique d'ampleur, aime à présenter les services publics comme synonymes de "bureaucratie", "d'inefficacité". La réalité débarrassée des oripeaux idéologiques et préjugés, témoigne de l'inverse. Les services publics ont assuré un service de meilleure qualité, avec péréquation des tarifs, sécurité, meilleures garanties pour les personnels et usagers. L'offensive néo-libérale s'est accompagnée d'un processus de démantèlement du secteur public; la rentabilité financière s'est imposée comme règle, affaiblissant sans commune mesure les missions de service public, ouvrant ainsi la voie aux privatisations, à la non-satisfaction des besoins, rentabilité oblige. Les entreprises publiques restantes s'inscrivent dans la lutte concurrentielle impérialiste des monopoles pour s'emparer de pans entiers de l'économie de pays, notamment du "Tiers-Monde".

          Nous assignons de toutes autres missions, fonctionnement, objectifs aux services publics. L'URCF est favorable à la nationalisation de nouveaux secteurs d'activités, de nouvelles entreprises. Nous n'ignorons pas qu'il s'agit de mesures relevant du capitalisme d'État, nullement d'îlots de "socialisme" comme les révisionnistes l'ont prétendu dans le passé. Mais, l'expérience historique montre que le contenu politique des nationalisations peut varier selon le rapport de forces entre prolétariat et bourgeoisie. En 1945, le gouvernement de coalition où siégeaient les représentants des forces ouvrières et démocratiques (PCF) conduisit des nationalisations avec des objectifs et des avancées sociales autres qu'en Grande-Bretagne où les travaillistes nationalisèrent pour pérenniser le système malade du capitalisme. Les entreprises nationalisées en France permirent la satisfaction des besoins urgents: électricité, chauffage, crédit, transport ... Elles assurèrent aux salariés des droits nouveaux et syndicaux élargis. Quand la bourgeoisie fut en mesure d'expulser les ministres communistes, le rapport de force avec l'aide de l'impérialisme américain avait déjà basculé dans un sens réactionnaire. Dès lors, les entreprises publiques perdirent petit à petit leur caractère progressiste et démocratique, pour servir de marche pied à leur capitalisation ultérieure.

           Comment les marxistes voient-ils les avantages et limites des nationalisations sous le capitalisme?

          Les nationalisations sont l'objet d'une âpre lutte de classe politique, économique, sociale:
          - satisfaction des besoins ou rentabilité financière?
          - nouveaux droits ou formation d'une bureaucratie encadrant les travailleurs?
         -  les nationalisations déboucheront-elles sur le vol progressif de la collectivité  par la privatisation? 
          - ou seront-elles un pas en avant vers la compréhension que le dernier  obstacle à l'émancipation réside dans l'État capitaliste, qu'il faut briser par  une révolution?

          Nous connaissons les dérives des nationalisations sous le capitalisme, qui ont renforcé bureaucratie réformiste pro-impérialiste. Mais, dans la situation actuelle, à l'heure où l'intérêt des monopoles passe par les privatisations, mesurons l'apport positif des nationalisations pour les luttes: apprentissage de la gestion par la classe ouvrière; coopération entre entreprises qui aideront à tisser les alliances de classes, démonstration de la qualité supérieure des "nationalisés" pour assurer les missions de service public. La classe ouvrière montrera ainsi qu'elle est bien la future classe apte à diriger le pays après la révolution. Depuis des décennies, la question de l'État est obscurcie par toutes sortes de théories révisionnistes qui nient la dictature de classe du Capital.

             Les limites des nationalisations résident dans leur caractère de capitalisme d'État. Là où les révisionnistes atténuaient la lutte des classes pour défendre des entreprises publiques, à la gestion pourtant de plus en plus capitaliste, les marxistes-léninistes partiront toujours des besoins croissants à satisfaire. Les nationalisations accentueront les contradictions entre les besoins à satisfaire et l'obstacle que constitue l'État capitaliste. C'est ainsi que le progrès social exigera le passage de la nationalisations à la socialisation, la liquidation de la propriété privée des moyens de production, par la révolution socialiste, renversant l'État bourgeois et le brisant.

  


Socialisme: Démasquez les contre-vérités!

Lors d'une émission de débat sur Tf1, une intervenante a déclaré que "le socialisme appauvrissait les peuples" (sic) à Mme LAGUILLER (LO) qui s'est abstenue - oh surprise - de contredire ce mensonge.

 

Nous, marxistes-léninistes, nous pourrions nous contenter de répondre théoriquement, ce qui donnerait: sous le socialisme, les richesses produites par les travailleurs sont propriété collective. La population laborieuse part des besoins matériels et culturels à satisfaire puis les produit, c'est la planification démocratique. Les bénéfices réalisés dans l'entreprise ne sont plus appropriés par des patrons, c'est-à-dire une minorité, mais appartiennent à tous ceux qui travaillent, c'est-à-dire l'immense majorité. En ce sens, le socialisme "n'appauvrit pas les peuples" mais les enrichis!

         

Prenons quelques exemples:

          1928, URSS: le chômage est liquidé et on ferme la dernière Bourse pour l'emploi. La croissance économique annuelle était supérieure à celle des pays capitalistes. Le logement devint accessible à tous (le loyer n'excédait pas 3% du salaire). La classe ouvrière obtient les congés et la gratuité des vacances. La santé et l'Éducation étaient totalement gratuites.

 

          La restauration du capitalisme, suite à la contre-révolution, a produit des effets tout différents: la production de biens a chuté de plus de 50%! L'espérance de vie y a chuté de 15 ans (sources officielles). Sont réapparues les mendiants dans les rues, les sans-logis, les sans-travail.

         

Et au XXIè siècle, le socialisme appauvrit-il les peuples?

Prenons Cuba.

          L'analphabétisme a été éradiqué et Cuba est même citée en modèle par des organismes de l'ONU. Avant la Révolution de 1959, l'avenir des enfants se résumait à la rue, aux bordels, aux champs de canne à sucre ou aux galeries minières; aujourd'hui, ils sont tous scolarisés. Les soins médicaux sont de qualités et gratuits, le nombre de médecins par habitant est le plus élevé du monde, la mortalité infantile y est inférieure à celle des États-Unis. La culture (y compris théâtre et opéra) est accessible à tous.

 

          Un institut britannique "référent" en matière d'environnement vient de classer Cuba dans les 3 premiers pays du monde où la population vit le mieux avec son environnement.

 

          Quel est le pays du Tiers-Monde qui peut en dire autant?

          La téléspectatrice veut-elle que nous comparions avec la situation des autres pays du Tiers-Monde où 900 millions de personnes souffrent de la faim et 40 000 meurent chaque jour de malnutrition, où 1 milliard d'humains n'ont pas de toit?

 

Et Cuba internationaliste, est capable de venir en aide aux pays frères du Tiers-Monde:

la révolution envoie 15 000 médecins (y compris dans les ghettos des États-Unis!)

- en solidarité avec les plus exploités de la planète;

- sur l'île, sont opérés des centaines de milliers d'enfants malades des yeux venus du monde entier;

- les Cubains accueillent des dizaines de milliers d'étudiants des pays pauvres pour les former. Cuba sauve aussi des vies grâce à son système performant de protection contre les cyclones/ouragans, système cité par l'ONU comme exemplaire, alors que des catastrophes identiques tuent par milliers les étatsuniens.

            Il faudrait des tomes entiers pour disserter des ravages du capitalisme. Oui, plus que jamais, en ce 90è anniversaire de la Révolution socialiste d'Octobre, nous saluons les héros qui bâtissent le socialisme, hier, aujourd'hui et demain, socialisme, qui loin d'appauvrir, enrichit et sauvé l'humanité

 


Congrès FSU   Un nouvel avatar du syndicalisme international

          Alors que le Congrès de la FSU vient de décider d'un vote des syndiqués sur la question de l'affiliation à la CSI (Confédération Syndicale Internationale) tenue par le syndicalisme chrétien et les collabos de classe), l'US publie un article de promotion publicitaire de Roger FERRARI (secrétaire international de la FSU) (24 février 2007) sur la dite centrale syndicale internationale. Le débat est plutôt mal parti pour être honnête: les partisans de l'adhésion s'arrogent un quart de page dans l'hebdomadaire, reléguant sans doute les opposants à la portion congrue. 
           L'article de FERRARI laisse rêveur.
          Ainsi la FSM (Fédération Syndicale Mondiale) n'est pas née de la guerre froide, contrairement à ce qu'affirme FERRARI, mais du combat des peuples du monde contre le fascisme. Son siège initial devant être Paris. Mais les États-Unis, déclenchant la guerre froide, ont financé à grand renfort de dollars la scission syndicale internationale et nationale (en France et en Italie). Le délégué de l'AFL-CIO (syndicat américain jaune) au BIT (Bureau International du Travail) à Genève, Irving BROWN, était chargé de l'affaire par la CIA et avec la CISL (Confédération International des Syndicats Libres), a créé un instrument de choix contre les États socialistes et le mouvement syndical de lutte de classe.

                    En France, FO fut étroitement encadré par des renégats de la SFIO et du syndicalisme: entre autre Georges ALBERTINI, ancien membre du syndicat CGT des instituteurs, puis ex-secrétaire général du Rassemblement National Populaire de Marcel DÉAT, condamné (bien légèrement si l'on considère l'époque) à la Libération et très vite libéré! Il a dirigé jusqu'à sa mort l'Institut d'Histoire Sociale (HIS), et Est/Ouest, qui furent une couverture pour les agissements de la CIA dans les milieux politiques, syndicaux et universitaires français. Ils furent les promoteurs de la CISL et les protecteurs de FO, ainsi que la CFT (Confédération Française du Travail, syndicat patronal de nervis briseurs de grève).

           En Amérique Latine, ce syndicalisme s'est illustré par sa corruption. Au Venezuela en 2002, ce type de syndicalistes a soutenu le coup d'État anti-CHAVEZ et salué l'accession du représentant patronal à la primature!  Et que dire de la maison-mère,l'AFL-CIO: les liens entre la maffia et les dirigeants réactionnaires de l'AFL ont émaillé l'histoire sociale de ce pays, avec Jimmy HOFFA, ex-président du syndicat des teamsters (camionneurs) et maffieux.

          Selon FERRARI, la FSM n'aurait joué aucun rôle dans le syndicalisme mondial? Pour mémoire, en France, elle a organisé la solidarité avec les mineurs lors des grèves de 1948 (celles où le socialiste Jules MOCH a utilisé les chars contre les mineurs), ainsi qu'à l'occasion des grèves des mineurs de celles de 1963, comme aussi celles des mineurs britanniques en 1982. Et pendant ce temps, qu'ont fait la CISL et la CMT (dont la liaison avec le Vatican et la démocratie chrétienne se suffit à elle-même)? La FSM a organisé la solidarité avec l'Indochine, avec l'Algérie, avec le Viet-Nam, soutenu la décolonisation, participé à la campagne pour le désarmement et l'interdiction de l'arme nucléaire autour de l'Appel de Stocklom, organisé la solidarité avec le peuple palestinien, avec le peuple d'Afrique du Sud en faisant campagne pour les sanctions globales et obligatoires contre l'apartheid, ce qu'à toujours refusé la CISL, etc. etc. Une paille! Car, de l'autre côté, nous avons la CSL, fusion de deux centrales aux bottes du Capital: leur objectif n'étant pas de s'opposer, mais bien d'accompagner, en critiquant seulement pour la forme, les politiques de l'OMC et ... de l'UE, qui malgré le référendum, continue de fasciner le secteur international du SNES et quelques autres. Il faudrait démontrer l'inactivité de la FSM et non la proclamer: en quoi le fait de recevoir FERRARI (ou THIBAULT) est-il une preuve d'activité de la CSI?

          Enfin, FERRARI n'échappe naturellement pas au langage de la guerre froide quand il parle de la FSM, pour dire "qu'elle regroupe un nombre restreint d'organisations, surtout sur une base idéologique ... courroies de transmission de leur pouvoir". Comme si la CSI ne regroupait pas ses organisations sur une base idéologiques!? La FSM, c'est la lutte des classes. La CSI, avec ses revendications de "travail décent" et "salaire décent", avec sa réforme de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), pour "changer le cours de la mondialisation", et son refus de soutenir la laïcité, c'est l'encyclique Rerum Novarum (Bulle du Pape de 1891 qui contribue à la création du syndicalisme chrétien) mâtiné de la philosophie de collaboration de classe d'André BERGERON, Léon JOUHAUX. Ils ont fait  du mouvement syndical la courroie de transmission du Capital et de ses gouvernements.

          La direction de la FSU a été battue concernant la proposition d'affiliation à la CSI et a dû accepter d'en appeler à la décision des adhérents.

            Par conséquent, les syndicalistes de lutte, ceux qui sont fidèles à l'identité d'Unité et Action (tendance communiste), dont l'ancienne secrétaire générale du SNES, avant d'avoir la légion d'honneur et de rallier le camp de ceux qu'elle avait toujours combattue, disait que c'était la tendance héritière du syndicalisme révolutionnaire de lutte de classe (réunion des militants Ile-de-France en 1992-1993 dans une salle du XVè arrondissement de Paris), ne sauraient accepter une affiliation qui (il ne faut pas se faire d'illusions) modifiera les orientations combatives qui restent les nôtres.


Elyo Dalkia, même combat!

          Le 17 octobre 2000, les salariés d'Elyo et de Dalkia, deux entreprises concurrentes filiales respectives des groupes monopolistes Suez-Lyonnaise des Eaux et Veolia Environnement, s'étaient regroupés pour faire la peau aux clauses de blocage des salaires et d'allongement de l'amplitude de travail de 8 à 15h et à la clause autorisant le travail du samedi matin inscrites dans les accords sur la prétendue réduction du temps de travail. Après 13 jours de lutte, cette action victorieuse, initiée à l'époque par les militants de la CGT des deux entités, fût qualifiée d'historique par les médias et des observateurs spécialisés. Elle avait permis l'unité des salariés autour de revendications communes, malgré l'absence de soutien des instances syndicales. Depuis, manoeuvres politiciennes aidant, les principaux acteurs de cette grève de 15 jours, ont été, pour la plupart, écartés de la CGT et ont été amenés à s'organiser, provisoirement chez Elyo et au CGT-E à Dalkia, pour maintenir intacts leurs collectifs de lutte. Aujourd'hui, plus que jamais, les bonnes raisons ne manquent pas pour que cette unité revive. Les deux groupes concurrents enregistrent depuis plusieurs années des bénéfices en constante augmentation. Veolia Environnement revendique, pour 2006, plus de 834 millions d'€ de profit contre 633 en 2005. Soit une progression de 31,82%. Dans le même temps, les effectifs permanents sont en baisse alors que le chiffre d'affaires pour les deux sociétés croît de façon constante, de plus de 10% par an. Le travail précaire se généralise à une vitesse inouïe: appel au CDD et à l'intérim. Dans de nombreux sites, les jeunes en alternance servent de palliatif. Sous couvert du tutorat, les directions s'emploient à piller le savoir des aînés à moindre coût. Ainsi, la pauvreté se généralise. Les travailleurs tentent de joindre les deux bouts en systématisant leurs demandes d'acomptes sur salaire. La rémunération mensuelle moyenne n'excède pas 1 500 €bruts pour les catégories ouvriers, employés et agents de maîtrise. Cette situation est caractérisée par une détérioration violente des conditions de travail. La multiplication des entretiens préalables à sanction pouvant aller jusqu'au licenciement, l'augmentation de l'absentéisme et des démissions attestent de la gravité de la situation et de l'état de souffrance des salariés.

          C'est dans ce contexte délétère qu'à l'appel du CGT-E, les militants se revendiquant du syndicalisme de lutte de classe des sociétés Dalkia et Elyo, ont décidé d'unir, une nouvelle fois, leurs efforts pour travailler au rassemblement des salariés pour frapper ensemble: contre la précarisation des emplois des jeunes et le pillage (gratuit) des compétences et des acquis des anciens sous couvertures d'accords scélérats signés par les syndicats réformistes supposés représentatifs, pour revendiquer la hausse des salaires; pour la reconnaissance des qualifications aujourd'hui niées par l'accord sur la nouvelle classification (ratifié par ces mêmes syndicats, dont la CGT réformiste). Un plan d'action a été élaboré pour préparer un fort mouvement de grève pour le mois d'octobre 2007 préparé par une journée de mobilisation devant la chambre patronale de la profession en juin prochain.

"Elyo/Dalkia même combat!" On continue et on remet ça!


Le second Congrès de l'URCF Un grand succès!   

          À son deuxième Congrès, les 3 et 4 mars 2007, l'URCF a adopté son programme de révolution socialiste en France, basé sur des axes de lutte partant des besoins et revendications des masses et faisant le lien entre leurs luttes et la dénonciation de l'État et du mode de production capitaliste. C'est une rupture, déjà théorisée lors de l'adoption des 200 thèses, avec les anciennes tendances portées par le PCF d'oublier le but final.

          Dans son rapport, le camarade Jean-Luc SALLÉ, Secrétaire Général, est revenu sur les trois années d'activité de l'URCF, centrée sur le travail parmi les masses, l'implantation de sections d'entreprises, la lutte pour le syndicalisme de lutte de classe. Se basant sur l'analyse matérialiste de la situation de la Classe Ouvrière et du fonctionnement de l'État bourgeois, les militants de l'URCF ont développé une pratique sur le terrain de luttes contre le Capital, d'appels permanents à l'unité de tous les travailleurs du secteur public et privé, des usagers, des privés d'emploi, français et immigrés, de conscientisation et d'organisation de l'avant-garde. Sur le terrain syndical, il faut arracher les travailleurs aux directions réformistes et oeuvrer à la défense du syndicalisme de lutte de classe. À propos des prochaines élections, l'URCF rappellera pendant la campagne la nature de classe de l'État, le rôle des différents partis (UMP, PS, social-démocratie) dans le dispositif de la dictature du Capital monopoliste. Suite aux manoeuvres de la "gauche", les comités du 29 mai n'ont pu présenter un candidat unique qui aurait été porteur d'un programme de rupture avec le néo-libéralisme. Cette division est néfaste aux intérêts communs des travailleurs. L'URCF a pour tâche de mettre la Classe Ouvrière au centre de la campagne en partant de ses besoins (salaires, services publics, emploi, droits démocratiques ...) et en dénonçant le système capitaliste et la propriété privée des moyens de production.

          Le Congrès a réaffirmé la nécessité pour les organisations communistes de France, dont plusieurs étaient présentes, d'agir ensemble contre le Capital, l'UE, pour la solidarité internationaliste avec les peuples opprimés et avec les pays qui maintiennent le socialisme (Cuba, RPD de Corée) ou résistent à l'impérialisme.

          De nombreux invités de Partis et d'Organisations étrangères ont apporté une grande contribution dans les débats, nous invitant à toujours tenir compte des expériences du Mouvement Communiste International, du point de vue des Partis frères et de la convergence des luttes contre les différents impérialismes, en premier lieu, le "nôtre".

            Le Congrès a élu un Comité Central à forte représentation ouvrière, comprenant des camarades issus de l'immigration, qui devra accroître le processus de bolchevisation, d'implantation dans les entreprises et les quartiers populaires, et porter haut le drapeau de l'unité et de l'internationalisme. Comme l'a dit un intervenant, "retour au bolchevisme".


 

Intervention de Tamila YABROVA, Présidente de l'Union des Communistes d'Ukraine.

Porte-parole du Parti Communiste des Ouvriers de Russie (PCOR)

"(...) La meilleure façon de commémorer la Révolution d'Octobre et le 85è anniversaire de la création de l'URSS est, comme le disait LÉNINE, de se concentrer sur les tâches non encore accomplies, et de tirer les conclusions de ces 90 années de lutte, des victoires et des défaites. DUCLOS disait à BLUM que ceux qui critiquent le socialisme ne l'ont jamais construit. Ceux qui ont fêté la chute de l'URSS ont été réfutés même par des philosophes réactionnaires. Les vrais communistes se rencontreront en novembre à Lisbonne, en Grèce, à Bruxelles, en Turquie. Partout, on revient à un parti de type léniniste. Aleka PAPARIGA, Secrétaire Général du Parti Communiste de Grèce, a dit qu'il fallait renforcer le pôle communiste dans le monde et les liens avec la classe ouvrière et ouvrir les directions à des représentants de celle-ci. Dans les statuts du PCOR, notre Parti, il est dit que 50% du Comité Central doit provenir de la classe ouvrière. (...) Il y a une attaque camouflée des partis révisionnistes contre le rôle d'avant-garde de la classe ouvrière.

          Le PCFR (Parti Communiste de la Fédération de Russie, révisionniste) va avoir un nouveau programme. Des voix s'y élèvent pour dire que la classe ouvrière n'a plus un rôle dirigeant dans l'histoire. Ils prétendent qu'on est à l'ère de l'information

et que les intellectuels sont le moteur de la révolution. Mais, de quoi peuvent-ils donc bien se nourrir? Mangent-ils de l'information? Qui a fabriqué les vêtements qu'ils portent? (...) On a parlé de l'anniversaire du 20è Congrès du PCUS. Ce fut un coup frontal. Les mensonges, critiques sur STALINE ont ouvert les portes pour la victoire de l'idéologie bourgeoise et le réformisme économique de type capitaliste. En cette année d'anniversaire d'Octobre, nous devons forger la conscience héroïque du peuple, parler moins des fautes et plus des acquis. Les bourgeois sont unis, et veulent que les ouvriers travaillent et c'est tout. Le capitalisme n'apporte que pauvreté, guerres civiles, retour aux temps anciens. On produit en Russie 41% de ce qu'on produisait en 91.

            Jamais LÉNINE et STALINE n'ont considéré la révolution soviétique comme la victoire d'un seul pays, mais comme une base pour développer la révolution mondiale. À Zimmerwald en 1914, LÉNINE a prôné la dictature du prolétariat; ils étaient 8 organisations; en 1919, 52 pour fonder le Komintern. Si on renforce l'unité,