
CONTRE LE LIBÉRALISME
ET LE SOCIAL-LIBÉRALISME!
CONSTRUIRE LE FRONT UNI DU TRAVAIL!
Le piège des institutions
Durant la campagne, l'URCF a dénoncé le présidentialisme comme le camouflage d'une démocratie tronquée. En effet, à chaque consultation, l’«alternance» permet que le pouvoir du Capital financier s'exerce sans anicroche au profit exclusif des partis des monopoles: UMP/UDF et PS. Cela revient à limiter le choix des électeurs entre deux types de gestion au même contenu de classe capitaliste: libéralisme ou social-libéralisme.
Après sa défaite au référendum, la bourgeoisie monopoliste n'a eu de cesse d'œuvrer à empêcher toute traduction politique du camp du NON progressiste. Son objectif permanent, afin de pérenniser son système d'exploitation, est d'assurer le contrôle politique et idéologique du mécontentement populaire que ne manque pas d'engendrer le libéralisme.
Avec le trio SARKOZY-ROYAL-BAYROU, le grand Capital a gagné provisoirement mais LÉNINE a montré que la classe ouvrière est à bonne école quand elle apprend de ses défaites!
Le camp du NON affaibli par la division
Au référendum, le NON progressiste a su transformer son handicap de départ, la diversité de ses composantes, en force. Des collectifs se sont formés, expression d'une démocratie directe, antithèse de la "démocratie" délégataire version Vè République. Une charte anti-libérale a été adoptée, dont l'URCF souligne les aspects progressistes mais aussi les sérieuses lacunes; mais le débat va se poursuivre. L'objectif alors était de mettre le PS social-libéral hors du mouvement populaire. Le Capital et le PS ont su s'appuyer sur les appétits électoraux et financiers, sur des intérêts étroits d'organisation pour diviser le camp progressiste à coups de multiples candidatures, porteuses de la conciliation avec le social-libéralisme. Au lieu du potentiel de 10% (exprimé au 1er tour) et qui aurait été plus important avec le dynamisme d'une campagne unitaire, les scores décevants des uns et autres attestent que la division du NON progressiste a été sanctionnée, nous sanctionnant tous!
Devoir d'analyse et de mémoire.
Le battage dans les médias, dans les derniers jours, annonçant le 50/50% au second tour entre SARKOZY et ROYAL, a suscité un "vote utile" désastreux pour les intérêts des travailleurs. Tant et si bien que les électeurs auront le choix, une fois de plus, entre la réaction et la fausse gauche. D'autant que certains marxistes oublient que sous le capitalisme, le réel exécutif se situe dans les conseils d'administration des monopoles, que l'élection consiste à élire les commis du Capital. La politique de demain sera celle dictée par les grandes sociétés. Ce sera toujours ainsi si on ne s'attaque pas au capitalisme.
SAKOZY est le candidat de la réaction sur toute la ligne. Son programme est directement inspiré de la "révolution conservatrice" mise en œuvre par REAGAN, THATCHER, BLAIR. Les rafles d'inspiration pétainiste et lepéniste, la répression contre les jeunes des cités, la généralisation de la flexibilité et de la précarité sur le mode du "travaille plus et tais-toi!", l'alignement sur la politique de l'impérialisme américain, figurent clairement à son programme.
Le piège se referme sur monde du travail. Beaucoup de travailleurs, de progressistes veulent apporter leurs voix pour battre SARKOZY et nous comprenons cette aspiration. Mais voilà, voter ROYAL, c'est une fois de plus donner un chèque en blanc à une candidate social-démocrate. N'ayons pas la mémoire courte. Le PS et son précurseur, la SFIO, sont à l'origine de maintes trahisons des intérêts des travailleurs. De la "non-intervention" durant la guerre d'Espagne, au décret SÉROL instituant la peine de mort pour activités communistes, du vote des pleins pouvoirs à PÉTAIN aux guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie, la social-démocratie a couvert les basses œuvres de l'impérialisme français. Plus récemment, le PS sous MITTERRAND, durant les années 80, a battu un triste record, celui du licenciement de 100 000 délégués syndicaux et JOSPIN a été le plus grand privatisateur, SARKOZY, c'est le militarisme, mais quelles garanties, dans la lutte pour la paix, et qu’avons-nous avec une candidate d'un PS qui a conduit la première guerre du Golfe, l'intervention contre un État souverain d'Europe: la Yougoslavie?
ROYAL, dans sa campagne, a avancé des concepts qui constituent une version à peine atténuée du programme de SARKOZY: "ordre juste", encadrement des jeunes par l'armée, CPE-bis. Des pans entiers de leurs propositions sont de même nature: allongement du temps de travail et précarité au nom de la "valeur travail", "sécurité sociale professionnelle" qui individualise les situations, aggrave la concurrence entre salariés et casse les conventions collectives, projet identique de faire adopter le Traité constitutionnel européen, rejeté par les électeurs, même bruit de bottes à l'encontre de l'Iran.
SARKOZY/ROYAL: quelle réelle alternative?
Au second tour, d'ores et déjà, nous pouvons dire qu'il y aura un seul vainqueur: le libéralisme. En 1938, 90% de la population approuvait l'accord de Munich qui, en livrant la Tchécoslovaquie, ouvrait la voie à la seconde guerre mondiale. Seul, le PCF osa aller contre-courant et choisit de ne pas se couler dans le consensus mou. L'URCF appelle, avec la même détermination, à refuser le piège tendu qui reviendrait, sous prétexte de "moindre mal", à endosser bon gré mal gré, la politique voulue par le Capital et ses deux candidats. On ne battra la politique réactionnaire que par le développement des luttes, la construction à la base d'une alternative progressiste. Toutes les conquêtes sociales ont été le résultat des luttes de classes; demain les véritables changements seront obtenus par les travailleurs en lutte.
Durant cette élection, les médias ont tu un événement marquant: le réveil de la classe ouvrière. Plus de 1 000 entreprises ont vu des grèves se déclencher. Les PSA d'Aulnay ont avancé les revendications qu'il faut partout généraliser: SMIC à 1 500 € nets tout de suite, 300 € d'augmentation mensuelles des salaires, transformation des emplois précaires en CDI.
L'existence d'un véritable parti communiste révolutionnaire aurait pesé d'un tout autre poids pour contenir la poussée de la réaction. L'URCF prendra ses responsabilités pour renforcer et faire vivre en actes l'unité de tous les communistes. Nous devons transformer les élections législatives en campagne de résistance contre le libéralisme et le social-libéralisme. Le gage du succès, c'est l'unité des partisans du NON progressiste avec des candidatures uniques dans chaque circonscription, centrées autour de la défense des revendications, de l'abrogation de la Vè République et pour l'instauration d'une Constituante, de la lutte contre l'UE impérialiste.
L'URCF soutiendra de telles candidatures tout en conduisant une campagne unitaire et indépendante. Il faut construire d'urgence une alternative progressiste, dans les luttes, afin que les travailleurs, aujourd'hui piégés, aient d'autres choix, enfin, que la peste réactionnaire ou le reniement de leurs aspirations via un ralliement impuissant!
LE RÉVEIL OUVRIER
Nous sommes le POUVOIR
En ce printemps, ce sont plusieurs centaines de luttes qui ont fleuri dans les entreprises à travers toute la France. Des luttes défensives contre la flexibilité et les délocalisations,
et offensives pour exiger la hausses des salaires et refuser les cadences infernales.
Les combats d'ouvriers et de travailleurs sonnent comme un démenti aux campagnes de la bourgeoisie et des dirigeants syndicaux réformistes qui ont disserté pendant des années sur le mythe de la prétendue disparition de la classe ouvrière. Ainsi, à les écouter, nous vivrions à l'ère de l'information et de l'informatique et la classe ouvrière aurait perdu son rôle historique d'émancipation de tous les travailleurs. Mais de quoi se nourrissent ces beaux parleurs? Ils "oublient" que tous les objets qu'ils utilisent sont produits par l'exploitation des travailleurs.
La classe ouvrière existe bel et bien! Au niveau mondial, elle regroupe plus d'un milliard de personnes.
En pleine campagne électorale, ces luttes de classe résonnent comme un écho à la campagne de l'URCF pour replacer la classe ouvrière au centre des débats.
Matérialistes, nous mesurons la haute significations de ces luttes pour les salaires car elles touchent au cœur le système: les profits; ces luttes salariales éclairent l'antagonisme fondamental opposant ceux qui produisent les richesses et ceux qui s'accaparent les profits (patrons, actionnaires et associés).
Il ne s'agit pas seulement de luttes (nécessaires) pour la défense des services publics, contre les privatisations et les conséquences du néolibéralisme. Il s'agit de luttes qui, en s'attaquant aux profits, commencent à cibler la cause du chômage, de la guerre et de la misère: le capitalisme et la propriété privée des moyens de production.
Mieux, les ouvriers en lutte, s'exerçant concrètement à la démocratie directe (assemblés générales), s'initient à l'apprentissage du pouvoir, montrent leur force y compris dirigeante et éclairent l'ensemble des travailleurs sur la nécessaire discipline pour vaincre.
Ces luttes de la classe ouvrière sont un véritable terreau pour les communistes: à nous d'y faire grandir la haine de toute la classe patronale et pas seulement de son patron; à nous d'y apporter, grâce à leur propre expérience, la compréhension de la nécessité d'en finir avec le capitalisme et son État, seul moyen de répondre durablement à tous nos besoins. Notre tâche est de continuer à forger les solidarités de classes autour de ces luttes, de s'appuyer sur la convergence d'intérêts des diverses couches populaires. À cause des bas salaires, nous peinons tous à satisfaire nos besoins élémentaires en nourriture, logement, habillement ou éducation. Oui, les grévistes de PSA ont raison d'exiger 300 €de plus pour tous. Cinq millions de travailleurs sont privés d'emploi et nous connaissons tous des proches au chômage ou en galère dans nos quartiers: la moitié de nos jeunes de moins de 25 ans sont au chômage partiel ou total, le mouvement gréviste se bat de plus en plus pour la création et la transformation d'emplois en CDI.
Les travailleurs subissent au quotidien les cadences infernales, la pression et même le harcèlement patronal. Popularisons ces résistances ouvrières afin que les échos de ces luttes de classe se répandent comme de la poudre dans toutes les entreprises. Leurs victoires sont les victoires de tous les exploités. Les ouvriers grévistes nous montrent la voie: contre les profits, une seule arme immédiate: les luttes, et une seule arme durable: la révolution socialiste!
LA QUESTION DES SALAIRES
La revendication qui monte
La question des salaires est un des axes centraux des luttes dans lesquelles s'impliquent les militants de l'URCF. La revendication d'une augmentation de 300 € pour tous, portée par les travailleurs de PSA à Aulnay, doit être popularisée et devenir l'objectif de tous les ouvriers en lutte.
Or, l'argent existe pour l'augmentation des salaires: l'ancien PDG d'EADS FORGEARD, s'est vu octroyer une indemnité de départ supérieure à 8 millions €.
Le CAC 40 a récemment dépassé son record de cotation de la bulle financière de février 2001, les profits des entreprises qui le composent s'étant élevés à 96 milliards en 2006, dont 40 milliards sont reversés aux actionnaires. Les salaires, en revanche, sont loin de rattraper les hausses du coût de la vie, liées précisément à l'augmentation des profits et aux conséquences du passage à la monnaie unique. Les prix de l'énergie s'envolent avec des augmentations de 8%, la privatisation d'EDF-GDF devant induire des hausses beaucoup plus élevées afin de rémunérer les actionnaires; les loyers HLM augmentent en moyenne de 4% et dans le privé, ils flambent de 10 à 12% (alors que le logement devient le premier poste de dépense des familles).
Un salarié sur cinq est payé au SMIC, tandis que de nombreux travailleurs jeunes, stagiaires, à temps partiel, vivent avec à peine 600 € par mois. La baisse du pouvoir d'achat depuis dix ans est estimée à 20%.
Bien entendu, la faiblesse des salaires entraîne une insuffisance des prestations sociales (salaires indirects), une baisse du pouvoir d'achat des retraités et des privés d'emploi.
Les travailleurs doivent unifier les luttes pour augmenter la part des salaires dans la richesse qu'ils créent.
L'URCF revendique le SMIC à 1 580 € net, l'augmentation de 300 € pour tous, tout en liant la lutte indispensable et incontournable pour les revendications immédiates, à la dénonciation générale des fondement du capitalisme. Sous le socialisme, la plus-value produite servira directement à satisfaire les besoins sociaux (y compris par la hausse des rémunérations) et à développer l'économie au service des travailleurs.
ÉCHOS DES USINES
PSA-Citroën Aulnay (93)
Du 27 février au 11 avril, les ouvriers de PSA ont fait grève pour une augmentation des salaires de 300 €, la transformation des 700 intérimaires en CDI et la retraite à 55 ans. À l'origine de la grève se trouve le refus des propositions dérisoires du patronat d'augmenter les salaires de 1,6% (moins que l'inflation). La solidarité de classe et la durée de la grève n'ont pas suffi à gagner sur les revendications, même si la direction a lâché 125 € pour tous, 5 jours de grève payés, remboursement de 50% du coût du transport. Comme les grévistes de PSA le disent aux-mêmes: "Déçus mais fiers, la lutte continue!".
Huhtamaki (Vendée-fabrication d'emballages).
Les 180 ouvriers bloquent l'usine contre le projet de cette multinationale finlandaise de baiser de 10% les salaires ou d'augmenter de 10% le temps de travail en échange d'investissements. 4 jours de détermination sans faille ont eu raison de l'arrogance d'une direction qui affiche bénéfices et salaires mirobolants pour ses cadres supérieurs: abandon du projet, +2% pour les salaires en 2007, +75 € de primes sur 2006.
Arkéma (Rhône-Chimie).
Le 27 mars, les salariés de Pierre Bénite occupent l'usine (80% de grévistes) contre la suppression de 226 postes sur 574 et la fermeture des unités de production soi-disant les moins performantes. Après plusieurs jours d'occupation, la direction d'Arkéma, ancienne filiale de Total, a renoncé à son projet. La vigilance s'impose.
Flextronics (Eure-et-Loir, fabrication de produits pour la téléphonie sans fil).
L'ensemble des 400 salariés du site de Châteaudun se sont mis en grève contre un plan de 100 licenciements et ont entrepris un blocus de l'entreprise, entraînant un arrêt total de la production. Les barrières du site Dunois ont été cadenassées. La société Nortel avait vendu ce site en août 2005 à Flextronics, la direction a finalement accepté de rencontrer les grévistes ... À suivre ...
Saman ex-Micasar (agro-alimentaire, Maître Prunille, Marseille).
(voir article précédent: l'interview des salariés)
Clear Channel (numéro 1 mondial de l'affichage publicitaire).
Plusieurs sites du troupe américain Clear Channel, chargé de l'affichage officiel de la campagne présidentielle dans toute la France, ont été bloqués dès le 1er avril (piquets de grève, arrêt des machines). Les ouvriers avec leurs syndicats dénoncent des suppressions d'emplois, ainsi que le gel des salaires qui dure depuis plus de quatre ans. Depuis, les grévistes ont gagné des augmentations de salaires! Remarque: Clear Channel touchera au total quelque 3 millions € pour la campagne présidentielle, versés directement par les préfectures, les frais de collage des affiches étant directement pris en charge par l'État depuis 2002.
Metzeler (Eure, Joints automobiles).
L'usine de joints pour l'automobile Metzeler de Charleval, où 310 emplois sur 940 sont menacés, a été bloquée dès le lundi 19 mars par les ouvriers qui veulent empêcher le déménagement de machines en Tunisie. Cet équipementier automobile allemand a annoncé fin décembre un projet de suppression de 310 emplois. Pour l'instant, pas de réponse de la direction. À suivre.
Bébé confort (Maine-et-Loire).
Depuis le 16 avril, aucun camion ne sort de l'usine. Le groupe canadien veut supprimer 113 postes ... alors qu'il vient bien sûr d'engranger des bénéfices et de verser 16 millions € de dividendes. À suivre ...
Fagor-Brandt (Loiret, électroménager).
Du 6 au 26 mars, les ouvriers ont décidé de bloquer l'usine par un piquet de grève, ce qui est inédit dans cette entreprise. Une grande partie des 700 salariés réclamaient une augmentation de salaire de 50 €. Ils obtiennent finalement 30 et 45 € pour les polyvalents. Le patron se venge en poursuivant les meneurs: amendes, tribunaux etc.
Non à la répression antisyndicale, solidarité avec les grévistes!
Renault ACI, Le Mans.
Les ouvriers de Renault - Le Mans sont aux avant-postes du combat contre la flexibilité. La logique patronale a voulu imposer un projet "souplesse et flexibilité". L'aggravation de l'exploitation salariale s'est traduite par des cadences toujours plus dures: suppression des temps de pause, travail le samedi non payé en heures supplémentaires.
Les travailleurs ont alors rejeté ce diktat patronal à une écrasante majorité (82%), à l'appel de la seule CGT. Les 15 et 16 mars, malgré le rejet de l'accord par les salariés, la direction s'est appuyée sur les directions des syndicats minoritaires pour faire appliquer son projet. La grève est alors devenue l'arme nécessaire pour faire respecter la volonté exprimée démocratiquement par les travailleurs du site.
Solidarité de classe avec la lutte des Renault - Le Mans!
Cette action met en avant la nécessité de démasquer les plans du Capital qui se profilent derrière les termes de "souplesse" et "flexibilité", de rejeter la surexploitation, les cadences et conditions de travail infernales à l'origine de 3 suicides dans le groupe.
La direction Renault poursuit un seul objectif: maximiser ses profits alors que de plus en plus, le pouvoir d'achat recule.
En effet, certaines directions syndicales ont, non seulement capitulé devant le patronat, mais ont poussé la trahison sociale jusqu'à réclamer des sanctions contre les grévistes.
Résultat: 5 licenciements ont été prononcés, et une dizaine de salariés ont été mis à pied. Le jeudi 19 avril se tenait un rassemblement de solidarité pour la réintégration des 5 licenciés. Le secrétaire de la section CGT Renault - Le Mans a salué la solidarité avec leurs luttes des PSA, des élus, et des travailleurs des autres sites Renault et de l'URCF dont les militants étaient présents.
Le camarade a très justement cité les phrases de Louis SCHWEITZER, ancien PDG de Renault: "les actionnaires n'ont pas de nationalité ... Ils n'ont aucun devoir, ils ont tous les droits".
Le camarade conclut: "La direction de Renault doit arrêter son insolence (...) exigeons la réintégration de nos camarades et la levée des sanctions."
Il est urgent que la solidarité de tous les Renault soit acquise à l'égard de leurs camarades de travail du Mans.
L'URCF prendra des initiatives à Douai et ailleurs pour faire connaître cette lutte et développer l'exigence de la réintégration des 5, la levée des sanctions et le refus de la flexibilité.
Mais aussi les grévistes de Magnéto (automobile), Michelin (Blavozy), Ports de Marseille, Camif (distribution), Aéroport de Paris, Airbus, SITA Ile-de-France (groupe Suez, ordures ménagères), Poste du Louvre, AMIPI (Angers et Le Mans métallurgie), Jeanneau (construction navale Vendée), Michelin (La Roche-sur-Yon), Merlin-Gérin (groupe Schneider Electric, Gard), site d'impression de Châtenoy-le-Royal (ouvriers du Livre, Saône-et-Loire), Fralib (Unilever) )à Gémenos (dans le Rhône), Lear (automobile, Oise).
Saluons et soutenons leurs luttes!
SOUTIEN AUX SANS PAPIERS
Quand la solidarité devient résistance
Bien loin de constituer une trêve dans la chasse aux Sans-Papiers, la période de campagne électorale a vu se multiplier les actes de répression policière s'abattant sur les familles étrangères en situation irrégulière et sur leurs soutiens. SARKOZY avait besoin, en effet, en tant que candidat et ministre de l'Intérieur, de donner des gages aux électeurs qu'il va chercher sur le terrain de Le PEN.
Il a donc chargé préfets et police d'illustrer au mieux, au cours des deux derniers mois, la politique de violence qu'il compte mener non seulement contre ses boucs-émissaires immigrés,
mais aussi contre tous ceux qui les défendent et tentent de les protéger.
La logique des rafles
Contrôles au faciès, opérations "coup de poing" dans des ateliers clandestins ou des centres d'hébergement, interpellations d'enfants avec leurs parents aux abords des écoles, convocations-pièges dans les préfectures, ces procédés sont autant de "techniques" d'expulsion, qui rappellent les pages noires des années vichystes. L'ethnologue Emmanuel TERRAY ("Réflexion sur un parallèle contesté" Site de RESF. "www.educationsansfrontieres.org") a mis en évidence cette analogie entre les deux périodes 40-45 et 2006-2007, en montrant les similitudes dans les discours (la prétendue mise en péril de notre identité par la seule présence de personnes ciblées) et les solutions envisagées (des "expulsions-livraisons" assorties d'un désintérêt total du devenir des personnes expulsées). Fondamentalement, c'est une logique de rafles qui est à l'œuvre, c'est-à-dire une chasse à l'homme à grande échelle, avec des objectifs chiffrés assignés aux forces de répression: en 2006, SARKOZY a "passé commande" d'au moins 25 000 expulsions de Sans-Papiers!
L'opposition des forces démocratiques
Face à ces pratiques d'un autre âge, des citoyens de plus en plus nombreux se mobilisent et s'engagent, désormais, non plus seulement dans des actions de soutien, mais aussi dans une véritable opposition physique aux agressions policières.
Ainsi a-t-on vu à Paris, à plusieurs reprises au mois de mars, des parents d'élèves et des enseignants se heurter aux forces de police et empêcher des arrestations; une directrice d'école à passé 7h en garde à vue pour avoir défendu un grand-père chinois interpellé devant son établissement; des passagers, par trois fois, ont refusé d'embarquer en présence d'un jeune Kurde menotté et en voie d'expulsion vers la Turquie; on a vu des citoyens se coucher devant des voitures de police, et des voyageurs intervenir vigoureusement, à la gare du Nord, contre la violence des policiers dans une opération de contrôle, puis des milliers de manifestants descendre dans la rue pour crier leur refus de cette répression. Pour contrer ces actions de résistance, qui sont autant de grains de sable dans sa machine à expulser, SARKOZY s'est fixé un nouveau quota: 4 000 mesures de poursuites pénales devront être engagées contre des soutiens de Sans-Papiers! Les premiers cas de procès politiques sont apparus, comme celui de Florimont GUIMARD, enseignant et militant RESF (Réseau Éducation Sans Frontières), qui s'est opposé à l'expulsion d'une famille algérienne et risque 3 ans de prison. Mais loin de museler le mouvement de solidarité autour des Sans-Papiers, ces procès ne feront que le renforcer, comme l'ont montré les nombreuses manifestations du 20 avril en faveur de Florimond.
La régularisation de tous les Sans-Papiers, une revendication anti-capitaliste!
Dans ce mouvement, les citoyens engagés sont de plus en plus conscients que l'exigence de la régularisation des Sans-Papiers va au-delà de la seule démarche humanitaire. Les immigrés sont bien les premières victimes des pillages orchestrés, dans leurs pays, par les multinationales des grandes puissances impérialistes; ces travailleurs, contraints à l'exil, sont aussi les victimes d'une exploitation patronale parfois proche de l'esclavage, que permet le maintien de la clandestinité; ils sont objectivement les frères de classe de tous ceux qui subissent l'oppression capitaliste; les libérer de cet état de clandestins, c'est aussi nous libérer d'un des maillons de la chaîne d'exploitation capitaliste. Rappelons que la politique de SARKOZY consiste, d'après les directives du Capital, à laisser les clandestins se faire embaucher, tant que le Capital en a besoin, et à les expulser ensuite eux et leurs familles.
C'est pourquoi les communistes de l'URCF s'inscrivent pleinement dans ce combat aux côtés des Sans-Papiers, pour leur régularisation et l'égalité des droits entre travailleurs français et immigrés.
Les DEUX AS de COEUR du CAPITAL
Nous ne cessons de dénoncer, de remettre en cause le présidentialisme. Au-delà de tout ce que notre organisation a écrit et dit sur le sujet, le résultat du 1er tour prouve que nos arguments étaient justes. Comme prévu, ce sont les représentants du libéralisme et du social-libéralisme qui restent en lice. Le piège se referme. Les travailleurs sont appelés à soutenir le moindre mal ...
Regardons d'un peu plus près le parcours des deux "lauréats".
Le premier, SARKOZY est issu de la noblesse hongroise; son père a émigré en France dès les premiers pas de la construction socialiste.
"Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es". Son premier parrain en politique fut Charles PASQUA, l'homme des basses œuvres du SAC, ce qui permit au "petit Nicolas" d'être élu maire de Neuilly à 28 ans; l'un de ses grands amis est Martin BOUYGUES, le patron de TF1. Au fil des années, le loup a les dents qui poussent de plus en plus vite: dès 1974, il se "place" à l'UDR en apportant son soutien sans faille à Chaban DELMAS, et en 1976, il adhère au RPR sous le parrainage de PASQUA (encore lui) duquel il déclarera en 1983 "Tout le monde sait que je suis son double". Ce porte-voix de l'oligarchie financière s'exprime avec brutalité et arrogance.
"On va vous débarrasser de la racaille au Kärcher",
"Je suis du côté de la France qui travaille, celle qui se lève tôt",
"Il faut travailler plus pour gagner plus",
"La France, aimez-la ou quittez-la".
Au travers de ces quelques phrases parmi tant d'autres, il crache son venin en direction des jeunes des banlieues, des chômeurs, des travailleurs qui osent revendiquer et gênent l'Ordre avec un grand O.
Quant à son programme en direction des entreprises, il se résume à un seul critère: toujours plus de cadeaux aux tenants du Capital. Son premier acte législatif sera de limiter le droit de grève dans le service public.
Passons à la deuxième lauréate, issue d'une famille bourgeoise, elle évolue entre un père colonel, et un grand-père général, et sa jeunesse se passe entre l'Afrique et la Martinique au gré des mutations coloniales des militaires. C'est peut-être la nostalgie de cette époque qui la pousse à proposer d'envoyer les jeunes difficiles "se faire rééduquer" par l'armée.
Dès 1978, à 25 ans, elle adhère au PS, et très rapidement commence pour elle la course à la carrière politique. Lors de sont premier mandat électif (conseillère municipale à Trouville-sur-Mer), elle brille par son absence. Elle n'assiste qu'à 12 conseils municipaux sur 39 et n'intervient en tout et pour tout que 8 fois au cours de son mandat. C'est en 88, qu'elle est parachutée par F.MITTERRAND dans les Deux-Sèvres où elle est élue députée. Comme le précédent lauréat, elle est loin d'être neuve en politique: plusieurs fois ministre ou ministre déléguée, elle se distingue, en défendant becs et ongles MITTERRAND lorsque les accointances de celui-ci avec le fasciste BOUSQUET furent démontrées.
Elle est assujettie à l'ISF, comme SARKOZY. Elle est loin du SMIC à 1 500 € brut qu'elle promet dans 5 ans si elle est élue.
Son premier acte législatif consistera à réunir une table ronde entre le MEDEF, les syndicats et l'État, pour discuter du montant du SMIC et des 35h. Cette négociation va servir de leurre, pour faire passer la pilule amère aux travailleurs, puisque le Capital ne cédera sur rien.
Voilà le choix qui nous est proposé pour ce deuxième tour. Aucun des deux ne peut répondre aux besoins urgents des travailleurs. Une seule positon juste: la lutte.
Paris, Réunion publique du PCOF
Invité par le PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France), l'URCF a participé, le 30 mars 2007, à Paris à une réunion sur le thème:
"Le néolibéralisme, de son rejet à la construction d'une alternative".
Le porte-parole du PCOF a dressé un tableau de cette nouvelle offensive particulièrement agressive de l'impérialisme qui se donne dans les médias les noms de "mondialisation", "globalisation" ou "libéralisme". Cette politique fut la réponse du Capital à la crise au début des années 70 aux États-Unis (chute vertigineuse des taux de profit qui gagna ensuite l'Europe). Le "néolibéralisme", invention de "l'école de Chicago" fut expérimenté par les États-Unis en Amérique Latine, en particulier au Chili, à la suite du coup d'État fasciste. En France, c'est BARRE (qui vient de s'illustrer dans un hommage à PAPON) qui introduisit cette politique (libération des prix, des loyers, idée de privatisation ...). Politique généralisée et appliquée aussi bien par la droite que par la gauche.
Le PCOF a aussi dressé un bilan de son travail à l'intérieur des collectifs du 29 mai et a souligné le caractère progressiste du débat qui a conduit à la rédaction d'une Charte antilibérale.
La discussion fut fraternelle et riche en témoignages. L'URCF, dans son intervention, a rappelé son accord sur la nécessité de partir de la lutte contre le libéralisme en la généralisant à la lutte contre le Capitalisme. Le néolibéralisme est une déclaration de guerre et une politique de terreur économique visant à la destruction des conquêtes sociales.
L'URCF se prononce pour la constitution d'un front populaire de lutte, à partir de ces collectifs et de tous les progressistes qui ont voté NON. Les communistes gardant leur indépendance en toutes circonstances dans ce front. Front populaire de lutte, qui, au fur et à mesure de son développement et des luttes, posera la question du renversement du capitalisme et de l'instauration du socialisme.
LA POLITIQUE DE PILLAGE DE L IMPERIALISME FRANCAIS
Nous reproduisons ci-dessous des extraits du message adressé par le
Rassemblement des Travailleurs Africains-Sénégal (RTA-S) à l'URCF
à l'occasion de son 2è Congrès.
Il met en lumière la politique de pillage de l'impérialisme français et le devoir des communistes et internationalistes de France de s'y opposer,
d'aider les forces progressistes et anti-impérialistes des pays dominés,
et de lutter pour l'égalité des droits pour les travailleurs immigrés.
"Camarades congressistes",
Le second Congrès de votre Parti intervient dans un contexte où l'impérialisme montre chaque jour combien il est agressif et barbare pour les peuples et nations opprimés du monde, de même que pour les travailleurs de leur propre pays.
(...) Les peuples d'Afrique, comme tous les peuples dominés et opprimés par l'impérialisme sont, aujourd'hui plus qu'hier, à la merci de ces puissances, désarmés politiquement, mais aussi moralement.
(...) Permettez-moi, chers congressistes, de vous donner un petit aperçu du système de pillage de notre économie par l'impérialisme français.
Les politiques de privatisations impulsées depuis le début des années 1980 par les institutions de BRETTON WOODS (FMI et BM) ont fait tomber la quasi-totalité de nos sociétés publiques et parapubliques dans d'escarcelle des multinationales françaises.
Quelques exemples: (les chiffres donnés sont en Francs CFA)
SONEES (eau) devenue SDE a été vendue au groupe Bouygues (français);
SONATEL (téléphone) devenue ORANGE: 105 milliards de bénéfice (2004-2005), principal actionnaire France Télécom;
SOCOCIM (ciment): 4 milliards de chiffre d'affaires jusqu'en 1999, vendue aujourd'hui au groupe Vicat (français);
LONASE (loterie), chiffre d'affaires 29 milliards de F-CFA en 2003 (100 millions/jour), a été vendue à un groupe français. Pendant que les loteries en France et aux États-Unis, restent du domaine public.
SNCS (chemin de fer) devenue TRANSRAIL: la ligne Dakar-Bamako qui rapportait 80% des recettes (900 millions/mois) a été vendue au groupe Canado- français Canac-Getmar.
SONACOS (Huile) devenue Suneor (chiffre d'affaires 12 milliards en 1996) est vendue au groupe Advens (français).
Les banques commerciales étrangères, toutes des filiales des Banques de France: SGBS, BICS, Crédit Lyonnais, etc, accaparent l'épargne des Sénégalais : 2 500 milliards par an, selon certaines estimations.
Notre commerce extérieur est capturé par les accords noués depuis la colonisation et qui ont crée le Franc CFA, monnaie communautaire garantie par la Banque de France où sont déposées directement les devises des pays africains.
Dans ce type d'accord, la France s'octroie les 65% des avoirs des pays africains.
En 2004, sur un total de 2 336 milliards de Franc CFA, soit 3,5 milliards € du compte courant extérieur du Sénégal, la France se garde les 1 538 milliards de F-CFA (2,3 milliards d'€) pour ne laisser à notre pays que 798 milliards de F-CFA (1,3 milliard €).
Voilà comment, de manière effroyable, notre économie est systématiquement pillée.
Voilà comment la France s'enrichit sur le dos des pays africains. Voilà, chers camarades, comment les pays impérialistes - comme la France - fabrique la pauvreté chez nous; ceci avec la complicité de nos gouvernements qui, eux également, participent au pillage, en détournant les deniers publics et en les transférant dans les comptes bancaires étrangers (France, Suisse, USA, etc.).
Les échanges de vive voix que nous avons eus, au cours des visites de notre coordonnateur national en France, et les échanges de publication qui les ont précédés et qui se poursuivent, ont révélé au fil du temps l'unité de vue très forte entre nos deux organisations. En plus d'être un véritable motif de satisfaction morale, ils constituent également un apport à la fois théorique et pratique qui ne peut que nous renforcer dans ce combat.
Car le combat chez vous contre la classe capitaliste impérialiste se confond avec notre combat à nous contre l'impérialisme français. Notre peuple et le peuple travailleur de France ont le même ennemi. Il est donc tout à fait naturel que nous nous donnions la main dans ce combat, que nous renforcions la collaboration et le soutien internationaliste, en pratique, en comprenant "qu'un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre" MARX.
Dans ce cadre, nous saluons ici la popularisation que l'URCF fait des luttes que mènent les masses populaires dans notre pays, à travers la publication dans votre site Web des déclarations et autres communiqués que notre parti édite à chaque occasion.
Nous avons mené une campagne contre le pillage de notre pays, en 2005, et contre sa prise en otage par les multinationales du pétrole (Total entre autres), en 2006. L'URCF a relayé une telle campagne. C'est tout cela qui motive notre intérêt pour les relations que nous entretenons avec l'URCF et qui nous motive à chercher par tous les moyens à rencontrer vos militants, à chaque fois que l'occasion nous est donnée de fouler le sol français.
Nous espérons que ce Congrès permettra de mieux baliser la voie et d'apporter des réponses concrètes aux questions qui nous préoccupent tous:
Que faire pour aider au renforcement de l'axe anti-impérialiste que traduit notre coopération militante?
Que faire pour rendre le soutien concret aux luttes de nos peuples et travailleurs opprimés et exploités par l'impérialisme français plus populaires dans nos pays respectifs?
Que faire pour rendre plus concret et plus militant le soutien internationaliste entre nos deux organisations et l'élever d'un cran?
Dans l'espoir que nos travaux apporteront des éléments de réponse à ces questions, nous souhaitons plein succès au 2è Congrès de l'URCF.
VIVE L'URCF!
VIVE LE RTA-S!
VIVE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALISTE!
POUR LA LIBÉRATION DES PEUPLES OPPRIMÉS!
POUR LA LIBÉRATION DES TRAVAILLEURS EXPLOITÉS!
Terrorisme islamiste et politique de réconciliation nationale en Algérie.
Les trois attentats-suicides qui ont frappé l'Algérie de 11 avril 2007 ne sont pas les premiers. D'autres ont déjà eu lieu à Alger en 1995. Par contre, l'attaque du Palais du gouvernement est une opération que, même au pire moment, les islamistes n'ont pu réaliser. L'ironie cruelle veut qu'ils se soient attaqués au gouvernement le plus favorable à leurs vues depuis janvier 1992. Cet acte ignoble est, au fond, un cinglant désaveu de la politique dite de réconciliation nationale censée pacifier le pays. Erreur sur toute la ligne! Le terrorisme n'a jamais cessé depuis la promulgation par Abdelaziz BOUTEFLIKA de la "concorde civile" au mois de juin 1999. Des milliers de terroristes se sont vus absous de leurs crimes au motif qu'ils auraient déposé les armes.
Que l'on prenne des mesures de clémence pour affaiblir les groupes islamistes, pourrait-être une politique réaliste, mais pas au prix de l'impunité! L'amnistie est un aveu de la faiblesse gouvernementale; en effet, le gouvernement est faible parce qu'il a perdu la confiance de la population. L'explosion sociale peut éclater, à tout moment, tellement la situation économique et sociale de la majorité de la population est catastrophique. Le feu couve sous l'huile! La misère, le chômage, la corruption, l'arbitraire et le bâillonnement des libertés démocratiques sont les éléments qui participent à la fermentation révolutionnaire des masses.
Ce qui se passe en Algérie doit être analysé à fond, parce qu'on occulte, dans les États capitalistes, la responsabilité de l'impérialisme dans le soutien à l'intégrisme islamiste contre le patriotisme arabe et le communisme. Le fondateur de la mystérieuse organisation El QaÏda, Oussama Ben LADEN, a fait un don d'un million $ au Front Islamique du Salut (FIS) en 1991, don qui a transité par la banque française BNP. Ce personnage était le financier des "volontaires arabes" qui combattaient le communisme en Afghanistan, quand ce pays était au cœur de la guerre froide. À l'époque, Ben LADEN et ses séides étaient qualifiés par Ronald REAGAN, Bernard Henry LÉVY, le journal Libération et les socialistes français, de "combattant de la liberté" (sic). L'islamisme algérien a subi une défaite militaire, politique et morale, mais il continue de bénéficier d'une base sociale importante. Pour détruire son influence, il faut unir les masses populaires, les mettre en mouvement autour de mots d'ordres justes, c'est-à-dire conformes à leurs aspirations démocratiques et sociales. Si les acquis de la lutte anti-islamiste ont été aussi facilement récupérés par la bourgeoisie, c'est qu'il manque un Parti communiste capable de les théoriser et de les transformer en exigences révolutionnaires.
Les réformistes de différentes mouvances n'effleurent même pas ces sujets, alors que de tels sujets révéleraient aux masses le besoin de renverser le capitalisme. Les problèmes sociaux et culturels sont l'aiguillon qui doit éclairer et clarifier la conscience de classe des prolétaires algériens. Aujourd'hui, le temps est venu pour les communistes algériens et des pays arabes de débattre. Si on considère que la lutte contre l'islamisme et pour les droits des travailleurs doit s'inscrire dans la lutte finale pour le socialisme, il faut mesurer que la bourgeoisie nationale est incapable d'exercer, aujourd'hui, un quelconque rôle révolutionnaire. Pour se maintenir au pouvoir, elle n'a pas hésité à s'unir à toutes les forces archaïques, à faire cause commune avec elles contre le peuple pour développer ses privilèges. C'est la principale leçon que l'on peut tirer des événements de ces dernières années en Algérie.
La classe bourgeoise cherche à limiter la lutte contre l'intégrisme au maintien de la démocratie bourgeoise. Elle fait tous ses efforts pour empêcher la lutte prolétarienne. Les ouvriers et paysans algériens doivent s'habituer à considérer la bourgeoisie comme l'ennemi qui les opprime et les exploite directement. Et à déceler et dénoncer ses agents opportunistes et révisionnistes.
Viva Cuba Viva Fidel
Alors que les 5 patriotes cubains sont toujours emprisonnés aux États-Unis, le chef contras terroriste Luis POSADA CARRILLES, auteur de l'attentat contre un avion de ligne Cubain en 1976, se promène librement à Miami. Il bénéficie de la bienveillance du régime de BUSH qui l'a fait libérer sous caution (on ne lui reprochait que d'avoir enfreint les lois sur l'immigration). BUSH aurait-il besoin de ses compétences pour faire un nouveau 11 septembre, préalable indispensable pour déclencher une agression contre l'Iran? La rage des ennemis de Cuba ne fait que croître au fur et à mesure que Fidel se rétablit et que les positions des monopoles US déclinent en Amérique Latine.
L'URCF appelle ses militants et sympathisants à soutenir Cuba socialiste en participant aux diverses initiatives de solidarité qui ont lieu en cette période (défilés, réunions, campagnes pour la libération des 5 et pour l'extradition au Venezuela de POSADA CARRILLES).
Les effacés de la seconde guerre mondiale
Tribune libre: Opinion d'une jeune lectrice étudiante sur le film "Indigènes"
Film conventionnel s'inscrivant dans la nouvelle formule à la mode nommée "devoir de mémoire"? Plus qu'une production sommaire visant uniquement à lutter contre l'oubli, le film ne comble cependant pas toutes les attentes du spectateur. Car si l'interprétation remarquable de ses 4 acteurs principaux (récompensés par le prix d'interprétation masculine à Cannes) donne au film une intensité certaine, celui-ci n'en reste pas moins épidermique. Cherchant à témoigner des injustices certaines d'une armée coloniale, le film ne dégage pas la question principale qui enveloppe, englobe, mais qui n'est malheureusement qu'effleurée par la réalisation: le passage à une conscience politique de ces "déracinés", qui sera le déclencheur futur de l'indépendance algérienne.
Fort d'un désir de vérité indéniable, le réalisateur Rachid BOUCHAREB possède le mérite de soulever ce chapitre de l'Histoire trop souvent délaissé. Manifestement, le film s'attache énormément à une retranscription minutieuse et détaillée le l'histoire dans sa forme concrète. Les décors l'attestent, au même titre que la mise en scène exceptionnelle qui en fait une œuvre plus qu'agréable au regard. Esthétiquement raffiné, il néglige cependant certains aspects qui auraient rendu le film plus tranchant, plus fort, plus incisif. La production insiste en effet sur les discriminations subies par les soldats. Injustices et inégalités au sein même de l'armée sont le lot commun de ces centaines de milliers de combattants. Mais si cette démonstration est indispensable pour comprendre le film, donc l'Histoire, la réside l'énorme difficulté de la production: celle-ci montre trop ou trop peu.
Accumulation, insuffisance et ambiguïté
Ainsi, les différentes rébellions des soldats s'articulent autour du seul et même thème de la disparité raciale, à l'intérieur des différents régiments. Et là où le spectateur attendrait du film un élargissement, une remis en cause plus forte de leur condition globale, il n'en est rien. De plus, certains détails redondants au cours du film donnent à se questionner: la surabondance d'expressions, les traits plus que forcés visant à la canonisation de la France sont impressionnants. À l'exemple de ces soldats hurlant constamment ces "Vive la France!" presque dénués de sens, ceux-là même ne remettant pas en cause les paroles du colonel leur annonçant "Nous rentrons chez nous!", alors que ceux-ci se dirigent droit vers la Provence française. Apologie du colonialisme de la part de ces combattants entonnant une Marseillaise passionnée? Ou stratégie habile du réalisateur usant de la méthode de la surcharge pour inviter à faire réfléchir le public au sens contraire de ce qu'il est démontré à l'écran? Lorsque le cinéaste présente un engagement volontaire de la part des paysans, la vérité ne serait-elle pas différente? Ces milliers d'indigènes n'auraient-ils pas été arrachés à leurs villages? Se pose alors une autre interrogation fondamentale: Rachid BOUCHAREB a-t-il été libre d'exprimer tout ce qu'il désirait? La France reste toujours un pays possédant une difficulté manifeste à réaliser son autocritique, surtout lorsque celle-ci concerne son Histoire.
Indépendance: Terme tabou?
De la sorte, pour aborder l'idée centrale de l'indépendance algérienne, le réalisateur semble emprunter des biais, à la vue de ce tract de propagande nazie invitant les indigènes à rejoindre les rangs opposés, où il est noté textuellement: "L'heure de l'indépendance a sonné". Pourquoi ne pas en faire mention à travers ces soldats colonisés? Abdelkader (incarné à l'écran par Sami BOUAJILA) insiste longuement sur "le combat pour la liberté", luttant pour plus de justice, pour moins d'iniquité. Seulement celui-ci ne va pas réellement au bout de sa démarche et ne prononce jamais ce mot, presque tabou, d'indépendance. Il est juste préjudiciable que le film n'aborde pas ce pan de l'Histoire suivant presque directement la seconde guerre mondiale. Trop simple serait d'affirmer que cette guerre contre le IIIè Reich n'est pas la leur, car au final, les forces qui soutenaient HITLER étaient les mêmes qui soutenaient l'impérialisme et le colonialisme. Or, il s'est passé quelque chose de capital pour les "indigènes" au cours de ces combats, qui n'apparaît pas: le passage à la conscience politique.
Un combat pour la Liberté
Cette impasse, conséquente, est d'autant plus distincte que le film glisse radicalement de la libération du village alsacien à la vision, soixante ans plus tard, du seul et unique survivant des quatre protagonistes principaux. Le réalisateur dénonce alors le sujet des pensions dues à ces anciens combattants de l'armée française. L'injustice perdure toujours . Le message abordé par Rachid BOUCHAREB ne diverge pas de celui formulé durant la totalité du film, tel un leitmotiv dont la production ne s'exempte jamais. Soixante ans après l'effondrement de l'empire nazi et la libération de la France par une population multinationale, le fossé séparant soldats français et indigènes subsiste invariablement. Mais si le problème mérite amplement d'être souligné, la place faite à la décolonisation en est d'autant plus occultée, amenuisant celle-ci à un propos subsidiaire, presque subalterne. Pourtant la production de Rachid BOUCHAREB aborde l'essence, la genèse même du désir d'émancipation de l'Algérie. L'attente d'une reconnaissance qui n'interviendra jamais (similaire à celle que souhaite ardemment Abdelkader), les promesses formulées malheureusement non tenues, là se noue l'ébauche d'un affranchissement. L'Histoire démontrera par la suite que bon nombre de soldats algériens introduits dans le conflit franco-allemand ont ensuite pris part au combat pour l'indépendance. Pourtant le film ne mentionne aucunement l'utilisation des acquis de la seconde guerre mondiale au profit de l'émancipation du peuple algérien. Le vide, le néant créé par l'ellipse ne fait qu'accroître le sentiment d'absence, d'amnésie presque, face au combat pour une Algérie détentrice d'elle-même.
Les premières minutes de projection débutent sur des images présentant un centre de transit se situant à Sétif en 1943. Est-ce volontaire de la part du réalisateur? Et si, comme pour clore le film d'une manière plus audacieuse et catégorique, Rachid BOUCHAREB avait filmé le massacre de Sétif du 8 mai 1945 perpétré par le colonialisme français, où des dizaines de milliers d'Algériens furent tués, le jour même où la métropole fête la victoire face à l'Allemagne nazie? Là aurait été résumée la partialité inhérente de la France, et aurait également intensifié le rôle de ces milliers d'hommes, qui, plus encore que de s'être battus contre la bête immonde du fascisme, se sont aussi battus pour eux-mêmes, pour la liberté, pour l'indépendance.
LA FRANÇAFRIQUE, C'EST LA GUERRE
deuxième partie
L'Afrique, par ses richesses, est un enjeu essentiel pour l'expansion et la survie de l'impérialisme. Elle est le théâtre d'un affrontement entre grandes puissances à l'origine de guerres, de pillages, d'exodes de millions de personnes et de l'appauvrissement du Continent.
C'est un nouveau partage qui est en cours.
Tout en étendant sa domination et en augmentant le volume de son commerce en Afrique, la France voit ses positions menacées dans son pré carré historique (la zone CFA) au profit d'autres puissances impérialistes (USA, Allemagne).
Depuis les années 1960, on compte une soixantaine d'interventions de l'armée française en Afrique, destinée à maintenir ou à porter au pouvoir les bourgeoisies compradores et à pérenniser son dispositif militaire stratégique afin d'assurer la domination des monopoles français, et de leur permettre de piller les richesses de ces pays. Dès leur accession à l'indépendance, l'État français leur imposa des accords de défense comprenant des clauses secrètes permettant des interventions de "maintien de l'ordre". Ces interventions sont présentées à l'opinion publique comme des opérations humanitaires, de maintien de la paix, de protection des ressortissants français appelés "coopérants" (nos frères immigrés ont rarement droit à ce qualificatif ...). Elles se font avec l'appui de sociétés privées spécialisées dans le renseignement, la logistique, l'organisation humanitaire (MSF, MDM ...) et l'ONU servent de couverture au droit d'ingérence. Le complexe militaro-industriel tire profit de ces opérations et de la fourniture d'armes coûteuses aux régimes. C'est aussi pour cela que la France entretien des conflits armés, appuyant alternativement des camps opposés (Côte-d'Ivoire). Des manœuvres communes ont aussi régulièrement lieu au Sénégal et ailleurs.
Voici quelques-unes des expéditions militaires françaises au cours de l'histoire récente:
- 1964: Intervention au Gabon pour sauver le régime du président M'BA, puis en 1990 pour celui de BONGO.. Le Gabon recèle de grands gisements de pétrole exploités par ELF.
- Interventions multiples au Tchad depuis 1968, avec la mise en place de dictatures sanguinaires: en 1978, 1983, 1986. En 1990, l'opération "Épervier" met en place DÉBY, dont la garde présidentielle, responsable de nombreux massacres et pillages, est entraînée, équipée et encadrée par la France et DÉBY accorda à ELF une partie de la manne pétrolière.
Dernièrement, l'armée française vola avec ses Mirages à son secours en bombardant la rébellion et le mettant à l'abri.
- 1978: Interventions de parachutistes sur Kolweizi au Zaïre pour sauver MOBUTU.
- 1979: Renversement de BOKASSA en Centrafrique pour y mettre DACKO.
- 1981: Renversement de DACKO pour y mettre KOLIMBA.
- 1986: Intervention au Togo pour sauver EYADEMA d'une mutinerie dans son armée.
- 1989: Intervention aux Comores après l'assassinat du président ABDALLAH, alors que leur marionnette DENARD, mercenaire auteur de nombreux putschs, devenait incontrôlable.
-1990: Intervention contre le Front patriotique rwandais, puis en 1994 avec la participation des auteurs du génocide des Tootsis afin de leur permettre de se réorganiser au ZaÏre (opération "Turquoise").
-1996: Répressions de mutineries dans l'armée. Après les réactions hostiles de la population (exécution de soldats français), la France est contrainte de retirer ses bases pour se redéployer au Tchad.
À côté des interventions militaires directes, il y a le soutien aux régimes en place et l'entretien de guerres civiles (au Congo, où on retrouve ELF).
La Côte-d'Ivoire est une des bases principales de l'impérialisme français en Afrique. Le pays est aux mains de la Société Générale, du Crédit Lyonnais, de BOUYGUES, de BOLLORÉ (ports, chemins de fer), sans oublier ELF.
La France utilise aussi, pour son profit, l'UE, dont le militarisme est un des aspects principaux (le projet de Constitution y consacrait une large place), ce qui aiguise les appétits de ses concurrents à l'intérieur de celle-ci. L'intervention de l'Eurofor en RDC pour officiellement soutenir le processus électoral permet à d'autres puissances de consolider leur pénétration. L'impérialisme allemand lorgne sur les matières premières de ce pays (notamment le Cobalt, utilisé pour la fabrication de composants de téléphones portables), et aussi de l'Afrique australe.
Les guerres en Afrique ne sont nullement dues à des rivalités tribales ou ethniques; elles sont un moyen de réprimer les peuples et de départager l'un ou l'autre impérialisme. Les phrases sur la démocratie, l'ingérence humanitaire et l'aide au développement masquent mal la domination des puissances impérialistes et la responsabilité de celles-ci dans la situation de misère et de guerres que connaît l'Afrique. Pour être conséquente, chaque action de solidarité doit avoir pour mot d'ordre le retrait des troupes françaises, le refus de toute ingérence de l'impérialisme français et l'annulation de la dette.
Échos des luttes dans les Fédérations
VENDÉE
La situation est tendue en Vendée, où un petit grain de sable peut parfois déclencher une lutte: usine Fleury Michon, un ouvrier reçoit par erreur, dans sa boite aux lettres, le bulletin de paye d'un directeur. Le lendemain, le travail est stoppé pour dénoncer les bas salaires des ouvriers
L'URCF développe ses liens avec la classe ouvrière et soutient les luttes dans les entreprises.
Après l'envoi d'un message de soutien, l'URCF est allé à la rencontre des ouvriers d'Huhtamaki (groupe finlandais), qui bloquaient l'usine depuis trois jours. L'accueil fut fraternel et l'URCF a assisté à l'AG de reconduction de la grève. Les grévistes ont apprécié et nous ont remerciés pour le tract de solidarité de classe "Accusons le Capitalisme", qui a été distribué dans les bassins industriels de Luçon et de Fontenay. Leur victoire résonne comme un appel pour tous les travailleurs, dans un département classé au 95è rang (sur 98) pour le niveau des salaires!
À l'usine SKF (métallurgie), l'URCF a organisé une collecte de solidarité pour les Renault en lutte.
Dans les zones industrielles, ainsi que dans les quartiers populaires du Sud-Vendée, les tracts du CNU (sur les élections) ont été distribués.
LOT-et-GARONNE
Quand les collectivités locales, de droite comme de "gauche", jouent la musique du Capital, avec la bénédiction des banques.
Lors de la liquidation de l'usine sidérurgique SADEFA, l'activité a été relancée sous forme de coopérative. Fumel Technologie reçoit alors un soutien de circonstances des élus, mais un refus catégorique des banques sollicitées pour un apport financier destiné à une trésorerie de fonctionnement. Le Capital reprend le combat de l'asservissement. En effet, une coopérative ne peut échapper au trio infernal directeur-actionnaires-profits, alors que cet outil industriel fonctionnel était doté d'un personnel qualifié et d'un carnet de commandes conséquent. En redressement judiciaire, Fumel Technologie, devenue F2A, licencie, recrute des intérimaires, et recherche un candidat à la reprise. Un consensus local émerge, regroupant banques, Communauté de communes du Fumélois, Départements, Région et État. Sous le couvert de maintien de l'emploi, des financements se débloquent, la Communauté de communes devient acquéreur du patrimoine de l'usine avec le Département et la Région; une avance conséquente et des aides sont débloquées par la Région et l'État. Les sommes, qui ont fait défaut à la direction coopérative, deviennent du domaine du possible pour un actionnaire. Le Capital puise allègrement dans les caisses des collectivités locales, avec le concours "providentiel" des banques. Épilogue: malgré un carnet de commandes qui s'étoffe, à ce jour, pas de réel repreneur à l'horizon.
Un épisode de vie de salariés restés otages et victimes du Capital.
RHÔNE
CHIMIE-PLASTURGIE-PHARMACEUTIQUE
On assiste, sur le Rhône, et plus largement dans le pays, à une volonté, de la part des monopoles, de démanteler encore plus le tissu industriel et le potentiel de recherche de l'industrie de la Chimie. Sur les 574 salariés de l'Usine Arkéma de Pierre-Bénite, 226 sont menacés de licenciement. Les promesses du directeur de campagne de Ségolène ROYAL ne sont pas plus rassurantes: les sociaux-libéraux du PS, ont trop souvent trahi les travailleurs pour que ces derniers puissent accorder le moindre crédit à des promesses électorales, d'où qu'elles viennent. Arkéma, ancienne filiale de Total, comptait, en 2004: 19 167 salariés; elle se retrouve avec aujourd'hui 17 044 personnes, soit 2 123 pertes d'emplois en moins de trois ans. Si la course aux profits des actionnaires, camouflée par l'entreprise en "restructuration due à la conjoncture" était appliquée, cela représentait une perte de près de 2 500 emplois dans cette seule usine de Pierre-Bénite. Même l'annonce du regroupement des équipes de PVC à St-Fons n'a rien de rassurant; que deviendront les autres sites de production en France: Balan dans l'Ain, Berre dans les Bouches-du-Rhône, St-Auban dans les Alpes-de-Haute-Provence? Malheureusement, Arkema n'est pas la seule concernée par des licenciements: la direction du groupe Novembal (plasturgie) a présenté et annoncé aux Représentants du Personnel l'arrêt de ses activités industrielles concernant les bouchons plastiques sur son site des chères, près de Villefranche-sur-Saône (Rhône). De son côté, Rhodia a vendu les activité silicones de son usine de St-Fons au groupe chinois Blue Star. Aucune garantie véritable n'est apportée aux travailleurs de l'entreprise quant à la pérennité de l'emploi. La fermeture pour 2008 de l'Usine CIBA, par le groupe américain Huntsman, jetterait 254 travailleurs à la rue. Les groupes pharmaceutiques ne sont pas à la traîne en matière de liquidation des activités industrielles et des emplois. Sanofis-Aventis, leader européen du médicament, va supprimer 110 emplois à Neuville-sur-Saône, alors que Merck Générique a liquidé son site de l'avenue LACASSAGNE à Lyon (Production et Recherches-Développement). C'est pour cela que notre fédération s'emploie à développer les luttes autour des axes suivants:
-Nationalisation des groupes chimiques et des grands laboratoires pharmaceutiques;
-Interdiction des licenciements économiques;
-Priorité à la recherche (5% du budget national doit être consacré à la recherche publique).
ANPE
La grève des travailleurs de l'ANPE pour la défense du service public et contre la privatisation, a rencontré un grand succès. Le Progrès titrait "grève historique à l'ANPE", preuve une fois de plus que l'unité des travailleurs est la condition du succès. En effet, 8 syndicats appelaient à cette grève. Les agences de Lyon-Opéra, Vénissieux, Rillieux, Givors et Villefranche, étaient en effet fermées.
Une délégation de 75 personnes est allée manifester à Paris.
ALLIADE
Les militants du Rhône de l'URCF soutiennent les habitants des immeubles gérés par Alliade Habitat, société privée d'HLM, qui affiche des profits records en méprisant les locataires, en laissant se dégrader les ascenseurs au point que ces derniers doivent être arrêtés pour raisons de sécurité durant plusieurs mois. Sans oublier des augmentations de charges et d'eau injustifiées à Écully, Vénissieux, Francheville ...
Que les habitants sachent qu'ils peuvent compter sur nos militants pour leur apporter toute l'aide nécessaire qui leur fait cruellement défaut de la part des élus vénissians.
RÉGION PACA
INTERVIEW DES SALARIÉS DE L'ENTREPRISE SAMAN EN GRÈVE
Les salariés de l'entreprise Saman, anciennement MICASAR, occupent leur usine jour et nuit depuis le 26 mars, afin de s'opposer au plan de restructuration et de délocalisation vers la région d'Agen. Nous sommes allés rencontrer les grévistes et les délégués CGT et CFDT pour leur apporter le soutien de l'URCF, et en savoir plus sur les raisons de cette lutte.
IC: Que pouvez-vous nous dire sur votre entreprise et quelles sont les raisons de cette grève?
MOHKTAR: Cette entreprise fait partie de l'histoire de Marseille, des générations de Marseillais y ont travaillé et ce, malgré les dures conditions de travail; les bas salaires, et les déménagements successifs dans la cité phocéenne. Son activité consiste au traitement et au conditionnement des dattes arrivées d'Afrique du Nord par les cargos qui accostent au PAM. Saman a été rachetée en 2002 par la Sté France-Prune plus connue sous le nom de "Maître Prunille", dont le siège est situé à Agen. Propriétaire de 6 sites en France, elle emploie 600 personnes pour un chiffre d'affaires de 180 millions d'€.
Patrick: Au début de l'année, la direction du groupe a annoncé une restructuration qui prévoit la fermeture du site de Marseille, et une délocalisation vers Vitrolles (pour une partie du personnel) et dans le Sud-Ouest pour les autres. Mais nous savons bien qu'après Marseille, Vitrolles sera aussi dans le collimateur, et l'on regrette que les salariés du site vitrollais n'en aient pas conscience et ne prennent pas part à cette grève.
IC: Quelles sont les raisons invoquées pour cette fermeture?
Patrick: La vétusté de l'usine, d'une part, mais les installations sont les mêmes que lors du rachat de Saman il y a 3 ans, la baisse des subventions de la PAC d'autre part, mais là aussi, cela était prévisible et le patron le savait.
MOHKTAR: La troisième raison, c'est la baisse de rentabilité de la production de pruneaux. Rappelons que la vente de dattes représente 40% du chiffre d'affaires. Il s'agit de prétextes fallacieux.
IC: Combien de salariés sont touchés par ce plan?
Une ouvrière manutentionnaire: 26 emplois permanents et plus d'une centaine d'emplois saisonniers sur 6 à 8 mois par an. À la limite, nous pourrions accepter d'être délocalisés sur Vitrolles, s'il y avait la garantie du maintien de l'emploi et de nos salaires, conformément à nos compétences. Si la stratégie du patron aboutit, les consommateurs assisteront à une dégradation du produit, d'autant que les machines de traitement des dattes sont à Marseille et pas à Agen.
Une autre ouvrière: De plus, faire arriver les dattes à Marseille, les envoyer par camions à Agen, pour les retourner en région PACA par les mêmes moyens après conditionnement (car c'est là que la plus grosse partie de la production trouve acquéreurs), ça n'améliorera ni la qualité, ni le prix pour les amateurs de dattes.
À l'URCF, nous savons bien que les vraies raisons sont ailleurs, d'une part dans la volonté des patrons d'augmenter toujours plus les profits; mais dans ce cas précis, il y a aussi la responsabilité de la commune, qui verrait d'un bon œil le fait de récupérer des terrains proches de l'autoroute afin de permettre de lucratives opérations immobilières.
Face à cette mobilisation, dans des cas de délocalisations comme celui-ci, l'URCF mesure encore plus la nécessité impérieuse que se réalise l'unité de combat des travailleurs de tous les sites, autour des revendications communes, pour la sauvegarde de tous les emplois.
À l'heure où nous écrivons, la lutte se poursuit, mais d'ores et déjà, nous tirons un grand coup de chapeau aux grévistes de Saman.
PARIS ET RÉGION PARISIENNE
Dans le cadre du CNU (Comité National pour l'Unification du mouvement communiste), bon nombre d'adhérents, lecteurs ou sympathisants de l'URCF 75 ont participé à la réunion-débat sur le thème: Marxisme-léninisme, l'État bourgeois et la question électorale dans le contexte politique des présidentielles. Les échanges ont été animés et ont porté notamment sur la dénonciation de la répression anti-syndicale qui s'accentue, et du degré de fascisation conduite par la droite et le PS ces dernières années. Les victimes, tels les grévistes licenciés de Renault, ont pour seul tort de s'élever contre des cadences infernales, contre la flexibilité ou contre le bas niveau des salaires, comme chez PSA-Peugeot Aulnay, où les grévistes exigent une augmentation de 300 €et l'embauche des CDD. À l'issue de cette réunion, nous sommes sortis confortés dans le fait que, afin de dégager une alternative révolutionnaire au capitalisme, une seule voie s'impose: les luttes comme perspective immédiate, et le refus des candidats du Capital et la division entretenue par la multiplicité des candidats se réclamant du NON. Nous avons diffusé notre déclaration sur les élections présidentielles "Refusons cette duperie du Capital!", et placé quelques brochures URCF: thèses, programme, etc.
Et la chasse aux sorcières continue ...
Le 6 avril, devant le VAISSEAU-DALKIA à Issy-les-Moulineaux, nous étions aux côtés de l'élu CGT-E, injustement accusé de faits inventés de toute pièce, pour exiger le retrait immédiat de la procédure de licenciement dont il est menacé. Notre journal "Intervention Communiste" a été diffusé et est toujours bien apprécié, ainsi que notre présence qui "fait chaud au cœur" des militants syndicaux du CGT-E.
La preuve que notre ligne politique paye: plusieurs adhésions ont été réalisées ces dernières semaines, renforçant notre influence dans le mouvement communiste révolutionnaire.
Entre faucille et marteau le billet de Jean SANITAS
L'EUROPE EN VOIE DE LUSTRATION
Dans l'antiquité romaine se pratiquait une cérémonie, dite de lustration, qui était censée purifier un lieu ou une personne considérée, à tort ou à raison souillé(e) par quelque impureté. L'Église catholique à, dans sa liturgie, repris l'idée et, à l'occasion, a pratiqué la lustration au cours d'un rite plus ou moins équivalent. L'actuel pouvoir polonais (à la suite des tchèques) s'est emparé de la pratique en question et l'a institutionnalisée sous la forme d'une loi: la loi de lustration. Tout bonnement.
C'est ainsi, en vertu de cette loi que 700 000 fonctionnaires, enseignants, écrivains, journalistes (et d'autres) sont en cours de "lustration" au pays de DOMBROWSKI (héros de la Commune de Paris), c'est-à-dire mis dans l'obligation de fournir des explications à une commission ad hoc, "l'institut de la mémoire nationale", véritable tribunal inquisitionnel, sur leurs activités dans la République populaire de Pologne. Le tribunal - pardon! La commission - les fera blancs ou rouges. Nombre d'entre eux - pour avoir, alors, simplement rempli les devoirs de leur charge ou la fonction inhérente à leur profession - seront stigmatisés par la société officielle et se verront privés de leur travail avec, en corollaire, le chômage et la misère pour leur famille. Mieux, les noms des volontaires ayant trouvé la mort dans les Brigades Internationales, organisées pour venir au secours des républicains espagnols dans leur guerre contre FRANCO, ont été effacé sur les monuments rappelant leur sacrifice. Leurs veuves ont été, elles, privées de leur pension. "On déclasse les héros en Pologne, Brigadistes ou Résistants à l'occupation nazie", a écrit Bernard KON, 97 ans, un ancien des Brigades Internationales. Tous mis dans le même sac. Et il n'y a pas que la Pologne à criminaliser le communisme. En République Tchèque, les Jeunesses communistes ont été interdites. L'exposé des idées communistes est censuré. Un jeu a fait son apparition que l'Internet local, consistant à faire brûler le plus vite possible la ville de Lidice, détruite par les nazis au cours de la dernière guerre mondiale, ville martyr comme le fut Oradour-sur-Glane en France.
Les néo-nazis - plus nazis que néo - relèvent la tête. En Allemagne, en Italie, en Autriche et dans les Pays-Bas, tous pays membres de l'UE qu'encensent le ban et l'arrière ban des réactionnaires siégeant à Bruxelles et à Strasbourg, avec, en tête, Daniel COHN-BENDIT.
Dans les pays Baltes, les idées communistes sont interdites d'expression. On réhabilite les collabos et les assassins de communistes. Le rapport LINDBLAD, déposé au parlement européen, au nom de la démocratie, vise à l'interdiction légale des partis communistes.
Les années qui viennent seront de tous les dangers pour les libertés collectives et individuelles. Aux démocrates de savoir faire preuve de lucidité, de savoir s'unir et se battre pour les défendre et les sauver.