Sommaire IC n°74

Edito: 
JEUNESSE EN LUTTE, JEUNESSE VICTORIEUSE!

CRISE DE LA 5ème RÉPUBLIQUE
 SALUONS LES PRIVÉS EN LUTTE : un éveil des boîtes.
 SÉCURITÉ SOCIALE PROFESSIONNELLE :UNE PRÉCARISATION CAMOUFLÉE
 GDF contre la fusion avec SUEZ : vannes fermées au centre de stockage de Chémery  (41 Loir-et-Cher)
 
Lutte des Postiers à Gonesse et de Deuil-la-Barre (95 Val d'Oise)
ENTRE FAUCILLE ET MARTEAU : LES TRILOBITES 
Contre la précarité et le reste: l'illusion démocratique
Les métallos du Nord Pas-de-Calais en lutte contre le syndicalisme rassemblé.
Un ouvrage à lire et méditer d'Annie LACROIX-RIZ "Le Choix de la défaite, les élites françaises dans les années 30"
La nationalisation des hydrocarbures adoptée en Bolivie.
L'impérialisme américain prépare UNE NOUVELLE BUSHERIE
Italie : Pouvoir du Capital et bipolarité
La question de Staline 
Liberté pour nos cinq cubains injustement emprisonnés dans les geôles étasuniennes.

JEUNESSE EN LUTTE, JEUNESSE VICTORIEUSE!

La lutte pour le retrait du CPE a constitué le quatrième affrontement majeur avec le Capital monopoliste après 1968, 1995, 2003.

ÉDITO

Le CPE, dans le droit fil du Sommet de Lisbonne des Chefs d'État européens, représentait un axe stratégique décisif pour le pouvoir chiraquien et le MEDEF. Son objectif était d'opérer une étape accélérée dans la destruction du Code du Travail en précarisant sans limites la jeunesse, en la livrant totalement à l'arbitraire patronal, tant pour les conditions de travail, que d'horaires et de rémunération. Le CPE entériné aurait été étendu à toutes les catégories de salariés. Ce facteur explique l'acharnement du gouvernement VILLEPIN à refuser toute concession, misant sur le pourrissement, les provocations, la trahison des bureaucraties syndicales réformistes.

En 1995, les travailleurs des entreprises publiques étaient entrés massivement en grève, mais ce n'était pas le cas des salariés du privé (la fameuse grève par "procuration"). De plus, la jeunesse était absente du mouvement. En 2003, ce qui avait fait défaut alors, c'était, au-delà de la lutte des lycéens contre la réforme FILLON et celle des salariés contre la liquidation de la retraite à 60 ans, leur absence de jonction en un courant unique de lutte!

En 1995 et 2003, les directions syndicales réformistes avaient "encadré" le mouvement gréviste et avaient limité ses revendications en acceptant de négocier à partir du cadre gouvernemental, en refusant toute extension du mouvement et préparation de la grève générale.

Ce dispositif de soutien "social" au pouvoir n'a pu fonctionner en 2006 en raison de la radicalité de la revendication de la jeunesse, exigeant le retrait du CPE (et non pas son aménagement), de l'ampleur de la mobilisation, résultant de l'immense colère populaire, avec 3 millions de manifestants!

Les facteurs de la victoire.

La cause première, c'est l'irruption massive de la jeunesse dans le combat frontal contre le patronat et le gouvernement VILLEPIN-SARKOZY à son service. Les étudiants et les lycéens ont utilisé la démocratie directe dans les assemblées générales, organisé les piquets de grève, le blocage et l'occupation des bâtiments scolaires. Le mouvement de la jeunesse a su opérer les alliances de classe nécessaires, en popularisant le mouvement, tant et si bien que la revendication de retrait puis d'abrogation du CPE a été comprise par l'opinion publique, isolant ainsi le pouvoir. Les opérations "coups de poing" conduites en alliance avec les éléments avancés des syndicats, ont assuré un caractère continu à la lutte, faute de grève générale.

Autre précieux et indispensable facteur de la victoire, c'est la solidarité de classe et intergénérationnelle exprimée dans les journées de grève des travailleurs. Les salariés ont clairement exprimé leur refus de voir leurs enfants condamnés à la précarité et aux "petits boulots". Progrès qualitatif, les grèves et manifestations ont vu les travailleurs des monopoles privés se mobiliser. C'est, là aussi, un acquis important de la lutte.

Ne faisons pas la fine bouche: la capitulation du pouvoir signifie une défaite cuisante du Capital et d'un gouvernement totalement illégitime, mais aussi, un avertissement aux sociaux-libéraux qui rêvent d'un "blairisme" à la française! C'est la première lutte victorieuse du mouvement populaire depuis très longtemps, amplifiant le succès du NON au référendum. C'est aussi l'indice possible que le mouvement ouvrier et populaire passe de la simple résistance à la contre-offensive.

Une victoire qui doit en appeler d'autres.

La situation en France continue d'être caractérisée par l'écart entre la combativité spontanée et massive des travailleurs et de la jeunesse et l'absence de perspectives politiques. Le facteur subjectif (un vrai parti communiste à construire fait défaut), ce qui livre le mouvement aux appétits hégémoniques des sociaux-libéraux du PS, à l'utopie réformiste impuissante du PCF et des trotskistes. La mobilisation exemplaire, la détermination de la jeunesse ont cependant exercé une pression constante sur les directions syndicales réformistes qui en seraient volontiers restées à la seule "journée d'action" du 7 février. Les grèves et occupations ne cessant de s'amplifier dans les établissements universitaires et scolaires, dès lors, toute "ouverture" ou concession des directions des centrales, éludant le retrait ou l'abrogation du CPE, aurait été perçue comme une trahison directe des aspirations de la jeunesse, condamnant les traîtres à l'opprobre générale et à la désaffection de ses adhérents. Ne soyons pas dupes, tout de même, du travail de "roue de secours" du régime, opéré par le réformisme politique et syndical et manifesté par le refus de cibler l'ensemble de la politique gouvernementale.

 L'URCF, dans cette lutte, tout en soutenant les revendications vitales de la jeunesse, a dénoncé le CPE, en reliant cette réforme à la nature même du capitalisme, à sa propriété privée des moyens de production et d'échange, à la dictature de classe du Capital sur l'État et la société, à la nature impérialiste de l'UE.

 L'URCF a poursuivi son travail de conviction sur la nécessité de fédérer les revendications en un courant unique de luttes, de travailler à créer les conditions de la grève générale, seul moyen de gagner les revendications vitales: emplois, retraites, défense des services publics, interdiction des licenciements, refus des diktats de l'UE.

 Dans cette lutte, de nombreux jeunes ont acquis la compréhension profonde que le CPE n'était pas seulement le choix ponctuel voire "maladroit" d'un gouvernement à bout de course, mais l'expression de la stratégie des monopoles capitalistes, même si le lien avec la dénonciation nécessaire de l'UE impérialiste n'est pas encore véritablement opéré.

 Dans cette lutte, de nombreux jeunes ont exigé le renvoi de ce gouvernement. En effet, la trilogie CHIRAC-VILLEPIN-SARKOZY est l'expression concentrée de la confusion entre affaires privées et gestion publique, la preuve que sous l'impérialisme, le pourrissement des "élites" (affaire ClearStream) est la résultante inéluctable de la dictature des monopoles sur l'État.

 D'autres batailles, toujours plus massives, seront nécessaires pour renverser les sources du chômage, de la misère, de la guerre, par la construction d'une alternative révolutionnaire au capitalisme.             

 Le travail des révolutionnaires communistes dot contribuer à fédérer toutes les victimes du capitalisme: les jeunes étudiants à l'avenir précaire comme les exclus et les discriminés des cités, les travailleurs du public et du privé, les chômeurs pour que, dans les luttes futures, renaisse le parti communiste marxiste-léniniste, outil incontournable d'une véritable alternative aux politiciens de droite et de "gauche" et au régime capitaliste qui nous gouverne.

 Le progrès social ne dépend pas des échéances électorales de 2007 mais bien des combats de classe à mener. Plus que jamais, la lutte continue! retour sommaire

 

CRISE DE LA 5ème RÉPUBLIQUE

Le grand mouvement populaire contre le CPE, qui a rassemblé dans la rue plus de 3 millions de jeunes et de travailleurs, a poussé les contradictions au sein du système bourgeois de représentation et de gouvernement au point de faire capituler le pouvoir sur le CPE et de provoquer une crise politique aiguë.

Le caractère antidémocratique et de duperie des structures politiques s'est révélé avec force dans ces affrontements de classe. Les rivalités et querelles personnelles des politiciens bourgeois, accentuées par le présidentialisme, sont l'illustration de la pourriture croissante du système politique du capitalisme en France. Le consensus pour sauver le régime s'est traduit par une double expression: la droite renonçait au CPE pour rester au gouvernement, et la social-démocratie limitait le mouvement à la seule contestation sociale pour éviter la crise de régime.

 De fait, le PS n'a jamais demandé la démission de VILLEPIN, mot d'ordre qui commençait à prendre corps dans les manifestations. C'est qu'il craignait par-dessus tout que les luttes se radicalisent dans la grève générale.

 On arrive à une situation paradoxale: les illusions sur la social-démocratie sortent sans doute renforcée; mais, dans le même temps, l'espace pour une politique social-libérale s'est rétrécie, car les jeunes qui ont lutté contre le CPE ont rejeté clairement le néolibéralisme.

 Aujourd'hui comme hier, les dirigeants PS n'ont d'autres recettes que celles qui accroissent la flexibilité et réduisent les droits et les salaires. Les références constantes au blairisme de S.ROYAL, les liens entre chefs de la social-démocratie et le grand Capital sont une constante du système capitaliste:

 STRAUSS-KAHN proche de KESSLER - MEDEF - ancien vice-président du Cercle de l'Industrie, groupe de pression des intérêts patronaux créé par SCHWEITZER, monde dans lequel naviguent aussi FABIUS, GUIGOU ancienne administratrice de Peugeot et LVMH, fondatrice d'un autre lobby patronal appelé Europartenaires.

 Du côté du pouvoir, on assiste à un sanglant combat de chefs qui ouvre les yeux à beaucoup de ceux qui croyaient aux institutions de la République!

 Aujourd'hui, le scandale Clearstream, né des rivalités, ambitions et coups tordus, atteste de l'ampleur de la dégénérescence de la 5ème République: un Parlement, composé pourtant de politiciens bourgeois majoritairement UMP, transformé en simple chambre d'enregistrement des lois imposées par l'Exécutif. Ce fut déjà le cas pour le CNE, promulgué par ordonnance par VILLEPIN en août 2005. Puis, après avoir voté pour le CPE, finalement adopté avec le 49-3.

 Le PS, tout à sa peur de la grève générale, s'est tourné vers le Conseil Constitutionnel avec l'espoir que ce dernier - par un avis négatif - permettrait de sortir du conflit en sauvant le régime. Mais, le 

 Conseil, autre institution non-démocratique, autre pilier de la 5ème République, valide le texte, et CHIRAC, en dépit de l'inflexibilité de son Premier Ministre, signe le décret d'application de la loi en annonçant que le CPE ne pourra pas être appliqué. VILLEPIN, dessaisi de l'affaire au profit de l'UMP - parti dirigé par SARKOZY  - annonce le retrait du CPE mais reste à son poste.

 Tout au long de cette crise, chacun y allait de ses crocs-en-jambe, refilant la patate chaude à son rival, dénigrant l'action de son "camarade" de parti. Derrière cette bouffonnerie délibérément étalée et entretenue par les diverses factions, il faut aussi voir une campagne idéologique visant à faire ressentir la nécessité d'un pouvoir fort. Dans ce contexte, la remise en selle du FN par les médias et instituts de sondage vise à rendre acceptables les idées antidémocratiques et racistes de SARKOZY et à permettre son élection à la présidentielle en utilisant l'argument du "moindre mal".

 La 5ème République est aussi remise en question. Certains appellent à la création d'une 6ème République. SARKOZY lui-même admet qu'un rééquilibrage en faveur du Parlement est nécessaire. En vérité, chacun souhaiterait conserver de celle-ci les fondements antidémocratiques (pouvoir personnel, primauté de l'Exécutif), tout en évitant le risque de paralysie du pouvoir en cas de désaccord. Ceci implique forcément une lutte acharnée pour s'emparer de l'Exécutif, sachant que, sous le capitalisme, les conflits d'intérêts sont inévitables car ils reposent sur les bases matérielles que sont la concurrence et la course au profit et la fusion du capital financier avec la classe politique.

Les masses, pour prolonger leur victoire et faire retirer l'ensemble des lois scélérates, doivent s'unir et s'organiser à la base afin de préparer les conditions d'un prochain assaut. Celui-ci devra unir salariés du public et du privé, chômeurs, jeunes, français ou immigrés, et s'émanciper de la tutelle des directions syndicales réformistes et des partis traditionnels (PCF, PS, Verts ... ) qui ne remettent pas en cause le capitalisme et ses fondements.

 Le rassemblement des forces progressistes et démocratiques est possible pour mettre à bas la 5ème République, élaborer une Constitution démocratique garantissant la révocabilité des élus, la souveraineté du Peuple, l'indépendance nationale face aux diktats européens et aux puissances impérialistes.

 Les communistes doivent poursuivre le travail de lien avec les travailleurs et de lutte commune contre le Capital. Le grand mouvement anti-CPE a une fois de plus montré qu'un Parti Communiste révolutionnaire manque cruellement à la classe ouvrière: l'URCF en poursuit la construction. retour sommaire

 

SALUONS LES PRIVÉS EN LUTTE :un éveil des boîtes.

 L'immense mouvement contre le CPE a suscité une contestation dans tout le pays qui se traduit par des luttes sous toutes formes, que ce soit grèves, arrêts de travail, manifestations pour leur propre revendications et/ou contre le CPE et la "loi sur l'égalité des chances".

Voici quelques exemples d'entreprises en lutte:

MÉTALLURGIE

          INOXY France à Lambersart et OXFORD à Douai (59) : Grève pour les salaires
          ALTIS à Corbeil-Essonnes (91) :     Rassemblements contre les licenciements et les conditions de travail
          SICLI à Saint-Florentin (89) et NEXANS à Draveil (91) :  Grèves pour les salaires et primes

AGRO-ALIMENTAIRE

          ONNO à Pontivy (56) : Occupation pour les salaires, la reconnaissance des qualifications et   les conditions de travail
          FRALIB à Marseille (13) :  Rassemblements pour le maintien du jour férié
          GEO à Ablis (78) : Pour les salaires - usine occupée
          NESTLÉ FRANCE à Dijon (21) :  Pétition, arrêt de travail, rassemblements dans le cadre des négociations de salaires (l'ensemble des établissements NESTLÉ est concerné)

TEXTILE-HABILLEMENT-CUIR

          PTPM à AŸ (51) : Rassemblements et grève contre les licenciements    

TRANSPORTS

          Les cars PERRIER à Trappes (78): Gréve pour salaires, effectifs supplémentaires, conditions de travail
          GÉODIS Logistics à Toulouse (31) : Pétitions, grève pour salaires, reconnaissance professionnelle/ syndicale

CHIMIE

          Albemarle Chemicals à Port-de-Bouc et ARKEMA à Fos-sur-Mer (13): Grève pour le retrait du CPE et de la loi Égalité des chances

COMMERCE ET SERVICE

          Monoprix Bourguignons à Asnières (92):        Pétition, rassemblements, grève avec occupation pour: salaires, respect du Code du Travail et du Droit syndical

CONSTRUCTION

          Appia Sotramaine à Voivre Lès - Le Mans (72) : Pétition, rassemblements, grève pour l'augmentation des salaires et des primes

VERRE ET CÉRAMIQUE

          Cristallerie de Baccarat (54) : Rassemblements et grève pour salaires et titularisations en CDI

L'URCF soutien le combat des salariés des entreprises privées où souvent le Droit syndical est bafoué. Ces travailleurs, en lutte pour leurs justes revendications, combattent la politique de licenciement et de délocalisations des monopoles, luttent pied à pied contre les situations dramatiques et pour le  développement de l'emploi local et régional. Notre programme "TACTIQUE ET STRATÉGIE" rappelle la nécessité d'un front unique de lutte privé-public-chômeurs pour combattre la politique du Capital.  retour au sommaire

  

SÉCURITÉ SOCIALE PROFESSIONNELLE :UNE PRÉCARISATION CAMOUFLÉE

Il y a maintenant plusieurs décennies que le réformisme s'est installé dans le PCF et la CGT. Si, au début, certains s'attaquaient timidement - mais sûrement - à la remise en cause du rôle historique de la classe ouvrière, ils franchirent rapidement le pas dès les années 80 avec la péréstroïka et la victoire de la contre-révolution en URSS en 1991, en avouant ouvertement que l'économie de marché (c'est-à-dire le capitalisme) était la seule forme viable de société.
Partant du postulat que le socialisme avait été un "échec" et qu'il n'était pas dans leurs intentions de faire une analyse sérieuse des causes réelles qui avaient conduit à cette situation, ils ont une fois pour toute capitulé afin de rendre (le pensent-ils vraiment?) le système capitaliste moins inhumain!
C'est ainsi que les soi-disant économistes comme BOCCARA et consorts ont jeté des ponts vers les ennemis des travailleurs en créant "Confrontations" avec des  patrons comme GANDOIS, PEYRELEVADE, Francis MER avec des politiciens bourgeois tels que HERZOG et ROCARD.
Ce mouvement au départ axé sur la construction européenne, pour faire passer plus facilement l'intégration de notre pays dans l'UE, organisait des débats où l'on retrouvait des responsables syndicaux CGT, des élus communistes avec des patrons et parfois même avec la participation de ministres de gauche comme de droite. C'est ainsi que rapidement l'appareil cégétiste est devenu de plus en plus perméable aux idées patronales.
Dès 1995, c'est le "syndicalisme rassemblé" qui est prôné, c'est-à-dire l'unité syndicale à tout prix, niant tout rôle d'avant-garde à la CGT. Alors que le patronat remet en cause tous les acquis et mène une gigantesque bataille idéologique sur le prix de la force de travail, toute la stratégie de l'aristocratie ouvrière consiste à empêcher l'élargissement des luttes et saper tout mouvement important qui pourrait gagner en ampleur: 35h bidon mais annualisation de fait du temps de travail, remise en cause de nombreuses conventions collectives; loi FILLON sur les retraites qui prolonge le travail à moyen terme jusqu'à 65 ans! Remise en cause du Code du Travail avec la loi sur l'égalité des chances (CNE et apprentissage à 14 ans).
Seule la lutte contre le CPE n'a pas pu être pervertie, principalement en raison de la forte mobilisation des jeunes lycéens et étudiants, qui avaient le soutien d'un large éventail de la population! Et pourtant, les appels du pied n'ont pas manqué: cf J.CHIRAC qui évoque la Sécurité Sociale professionnelle dans son allocution.
La lecture du texte confédéral CGT pour le Congrès laisse pantois: aucune analyse de notre société; rien sur la victoire du NON en 2005! Un texte ignorant le contexte politique actuel dans une société totalement virtuelle. C'est ainsi que l'on découvre, au détour de propositions de décisions, celle de la Sécurité Sociale professionnelle (la 7ème proposition).
Cette revendication très confuse, que nul n'arrive, du côté de ses initiateurs, à véritablement expliquer, consisterait à acquérir des droits transférables lors de la mobilité des salariés d'une entreprise à l'autre. Chaque salarié serait ainsi doté de droits cumulés: salaire, formation que l'employeur suivant devrait prendre en compte! Le tout serait financé par une cotisation mutualisée payée par les entreprises d'un bassin d'emploi ou d'une branche professionnelle. Le salarié percevrait jusqu'au reclassement effectif!! On croit rêver!
La réalité est plus grave; cette revendication conduit à liquider les droits inscrits dans les Conventions Collectives, comme dans le Code du Travail, au profit d'une individualisation des "parcours professionnels". C'est le retour à l'individualisation du déroulement de carrière et du salaire; c'est le retour aux années 1880, au livret de travail abolit par les luttes de la CGT au 20ème siècle, qui ont imposé des contrats collectifs. Elle conduira à effacer des statistiques de nombreux chômeurs, sans bannir le chômage. Maryse DUMAS expliquait, lors d'une conférence de presse en fin d'année 2005, qu'il s'agissait en fait de ne plus faire dépendre les salariés de l'entreprise où ils travaillent, et que les employeurs devraient tenir compte des droits acquis des salariés. Chacun imagine bien que si un tel projet passait, un salarié ne serait jamais repris au même salaire, le droit resterait lettre morte et le patron embaucherait un salarié moins payé.
Le gouvernement UMP-MEDEF, qui fait tout pour casser le Code du Travail et rendre les salariés taillables et corvéables à merci, est d'accord pour déposer un projet de loi dans ce sens. C'est même une aubaine pour lui de se trouver devant une telle revendication!
Il est clair que les travailleurs doivent retrouver les chemins de la lutte, comme ils ont commencé à le faire avec le CPE et lutter pour la hausse collective de leurs salaires, l'interdiction des licenciements, le transfert au Service Public des entreprises qui ferment ou délocalisent.
Au lieu d'individualiser les droits des travailleurs, il faut au contraire améliorer la législation collective, seule façon de satisfaire les revendications.
Face aux inégalités croissantes, il faut choisir des objectifs qui tirent l'ensemble des salariés vers le haut! Il faut passer de la défense de nos acquis à la bataille pour l'amélioration des conditions de vie. retour au sommaire

  

GDF contre la fusion avec SUEZ : vannes fermées au centre de stockage de Chémery  (41 Loir-et-Cher)

Courant mars, les agents GDF se mobilisent dans un mouvement de grève pour faire plier le gouvernement car ils sont opposés au projet de fusion entre GDF et SUEZ. Pendant plusieurs jours, les grévistes de Chémery bloquent les vannes du plus important centre de stockage de gaz d'Europe. Un responsable de l'union régionale CGT explique que, dans ce nouvel ensemble, "C'est une privatisation déguisée". Les gaziers de Chémery et des départements voisins, soutenus par des délégations venues des centrales nucléaires de St-Laurent, de Chinon et de Belleville-sur-Loire, soit 400 agents, ont bloqué les accès au site dès 8h après avoir coupé l'émission de gaz. Malgré un barrage de la direction par des chaînes, cadenas, etc., ils ont réussi - sans effraction - à fermer les vannes. Au niveau national, d'autres sites de stockage de gaz ont été perturbés ainsi que certaines centrales nucléaires EDF en grève de solidarité. 
Un délégué CGT déclare que: "la fin du monopole de distribution entraînerait des appels d'offres sur chaque concession et les coûts de distribution pourraient exploser alors que le gaz ne cesse d'augmenter". Il ajoute: "l'énergie n'est pas une marchandise comme les autres et nous souhaitons un pôle public à 100%". Pour un gréviste, sa participation au mouvement "c'est tout simplement pour défendre le service public et pour exiger une vraie fusion EDF-GDF"; la fusion avec SUEZ lui fait peur car ce serait 10 000 emplois qui seraient supprimés dans les deux entreprises. Un autre gréviste ajoute: "c'est pour la maintenance des postes, des lignes et de la distribution publique. Un métier pas toujours simple soumis aux contraintes réglementaires. Qu'en sera-t-il avec SUEZ? Cette fusion sera au détriment de la sécurité, de l'emploi et ce sont les usagers qui vont payer la hausse du gaz". Certes, au niveau national, la grève a touché aussi des sites importants tels que les deux terminaux méthaniers de Montoir-de-Bretagne et Fos-sur-Mer; mais la mobilisation de Chémery est restée isolée et n'a pas été suivie d'un mouvement général plus long, ce qui fait dire à l'élu CGT : "si tout le monde avait suivi aussi fort que nous, on aurait gagné". L'URCF soutient la lutte des gaziers et se battra à leur côté pour s'opposer à cette fusion. En effet, on ne saurait se limiter à signer la pétition initiée par les dirigeants de la Fédération de l'Énergie CGT proposant "des mesures anti-OPA qui méritent d'être débattues car ces opérations sont hostiles aux salariés de GDF et de SUEZ, la construction d'un pôle public de l'énergie à vocation européenne et la création d'une agence européenne de l'énergie". Mais il faut agir pour la renationalisation de ces entreprises et s'organiser pour la création de comités regroupant les usagers/salariés/élus autour d'un intérêt commun: des tarifs régulés et non des augmentations galopantes qui atteignent plus de 30% sur ces dernières années. Comme indiqué dans son document-programme "TACTIQUE ET STRATÉGIE"; de la lutte quotidienne contre le néolibéralisme à la lutte générale contre le capitalisme. L'URCF propose un pôle de service public "ÉNERGIE"avec renationalisation et l'extension d'un grand service public EDF-GDF, la nationalisation de "SUEZ Énergie" ainsi que des groupes pétroliers. La mission de service public assurera la satisfaction des besoins par l'égalité de traitement des citoyens devant la loi et la péréquation des tarifs entreprises/usagers.  retour au sommaire

 

 ENTRE FAUCILLE ET MARTEAU  LES TRILOBITES

Une trilogie, nous apprend le Petit Larousse illustré, est l'ensemble de trois tragédies sur un même thème. Par exemple, la trilogie de PAGNOL, Marius, Fanny, César, pour nous faire sourire. Ou encore, celle de VALLÈS, l'Enfant, le Bachelier, l'Insurgé, pour nous faire réfléchir. Il y a désormais la trilogie de l'UMP, CHIRAC, de VILLEPIN, SARKOZY, pour la remise en cause de tous les acquis sociaux, notamment ceux du Front Populaire, en 36, et ceux du Conseil National de la Résistance, en 44. Une trilogie qui se prend pour une Trinité, le Père, Le Fils, le Saint-Esprit, Jacques, Dominique, Nicolas, établie en l'Enfer du MEDEF. À l'unisson pour faire suer toujours plus le bleu de travail et la blouse blanche - Nicolas n'a-t-il pas (mais oui!) imaginé le CPE, Dominique ne l'a-t-il pas défendu et Jacques ne l'a-t-il pas promulgué? - Les trois de cette Trinité-là s'entre-dévorent pour être celui qui restera ou s'assoira sur le trône à partir duquel se pérennise le système capitaliste, dont ils sont les serviteurs dévoués. Mais, ceci dit, que vous importe qu'il en soit ainsi, camarades en bleu de travail ou en blouse blanche, que soit prochainement couronné Jacques, ou Dominique, ou Nicolas, combattez-les, avec nous, tous les trois, en combattant le capitalisme qui les dorlote indifféremment et vous exploite, vous, collectivement. Combattez aussi, avec nous, ceux qui, au-delà des apparences révolutionnaires qu'ils se donnent, des mots qu'ils emploient pour faie illusion sur leurs intentions réelles, le servent, comme eux. Le capitalisme ne s'aménage pas. Il est ou il n'est pas. Pour qu'il ne soit pas, il faut l'éradiquer. Éradiquons la Trinité selon l'UMP. Éradiquons les idées qui illusionnent selon une gauche qui n'a de gauche que le nom. En zoologie, les trilobites sont des crustacés à trois anneaux dorsaux, fossiles de l'époque primaire, en politique, les trilobites sont des fossiles de notre époque, à dorsale rigide, qui croient morte l'idée du socialisme. retour au sommaire

   Contre la précarité et le reste: l'illusion démocratique

Avec la lutte victorieuse contre le CPE, certains veulent nous faire croire qu'ils sont contre la précarité et nous attirer vers leurs bulletins de vote salvateurs.Les communistes savent qu'il faut juger aux actes les personnels politiques de la bourgeoisie. Rafraîchissons-nous la mémoire par un bref rappel historique des contrats précaires les plus "célèbres".
En 1984, les TUC créés par Laurent FABIUS sont des contrats de 6 mois renouvelables à mi-temps, payés moins de la moitié du SMIC (!) dans le secteur "non marchand". Cinq ans plus tard, ROCARD les transforme en CES pour passer à 12 mois renouvelables. En 1992, il se mue en CEC, grâce à BÉRÉGOVOY, et devient un ¾ temps. JUPPÉ lance son CIE (1995) pour les chômeurs de longue durée et JOSPIN ses emplois-jeunes en 1997, contrats de 5 ans réservés au moins de 26 ans et payés au SMIC. En juin 2004, RAFFARIN fusionne CES et CEC pour accoucher du CAE qui surexploite (en 2006) 150 000 travailleurs. Année 2005, VILLEPIN passe en force le CNE et bute sur la force collective des jeunes et la solidarité intergénérationnelle des travailleurs pour légaliser la précarité et casser le Code du Travail. 
On le voit, la gauche plurielle au pouvoir comme la Droite, tous multiplient et prolongent les contrats qui camouflent (en plus du chômage) une sinistre réalité: emploi sans garantie, absence de droits syndicaux, très bas salaires, avenir bouché. C'est de cette manière que les hommes de la démocratie bourgeoise appliquent la loi fondamentale du capitalisme: profit maximum et pérennité du système. Pour baisser le prix de la force de travail (profit maximum oblige), l'objectif est de niveler par le bas en généralisant la précarité. À travers les jeunes, le Capital met en place la société capitaliste sans entraves juridiques ni limites à l'exploitation. Le néolibéralisme, véritable programme mondial de l'impérialisme, systématise la flexibilité pour adapter la production et la vente de la force de travail aux besoins du marché jusqu'à obtenir le travail à la tâche généralisé. 
Quelle que soit sa forme, l'État capitaliste a toujours le même contenu de classe: la dictature du Capital qui permet le monopole de la bourgeoisie sur les moyens de production et d'échange. L'illusion démocratique du suffrage universel et des élections est bien la plus grande duperie de la dictature bourgeoise (ce qui ne veut pas dire que les marxistes-léninistes ne mènent pas le combat des élections - quand ils le peuvent). 
En jouant encore les amnésiques, nous pourrions écouter les futurs présidentiables : le fasciste Le PEN, représentant des monopoles les plus réactionnaires a soutenu jusqu'au bout le CPE; SARKOZY demande plus de flexibilité après être resté plus ou moins muet en accord avec L.PARISOT (patronne du MEDEF) qui aurait préféré un CPE pour tout le peuple-travailleur (sic); FABIUS (voir TUC) nous dit qu'on ne peut pas être contre les aides financières aux entreprises; S.ROYAL fait l'éloge de Tony BLAIR ... ; HOLLANDE nous repropose des emplois-jeunes; BUFFET cherche de nouveau l'alliance avec le PS et rêve d'une "société humaine" ...  
Après la victoire du NON, pour la deuxième fois en moins d'un an, le pays représenté s'est révélé aux yeux des masses, ne pas être le pays réel. Cette nouvelle victoire obtenue par la lutte pose avec encore plus d'acuité la nécessité d'une alternative révolutionnaire et progressiste au capitalisme, l'élaboration d'un programme contre le capitalisme et la création d'un parti communiste marxiste-léniniste. retour au sommaire

   Les métallos du Nord Pas-de-Calais en lutte contre le syndicalisme rassemblé.

Le 26 avril 2006, l'USTM-CGT Flandres-Douaisis a organisé un rassemblement à la Bourse du Travail de Lille pour faire entendre la voix du syndicalisme de lutte des classes. Trois cents militants syndicaux des autres professions (chimie, construction, bâtiment, agro-alimentaire, enseignement ...) des militants des différentes régions du pays ont répondu à l'appel des métallurgistes de la région Nord. La rencontre avait pour objectif de prolonger l'esprit de l'assemblée générale du 8 février 2006 de Denain où un vent d'espoir avait soufflé. Une pétition pour une orientation de lutte des classes a été adoptée en vue de jeter les bases d'un collectif national interprofessionnel, un pôle de résistance et de contestation de la ligne confédérale actuelle de la CGT. Les étudiants en lutte pour l'abrogation de la loi sur l'égalité des chances, du CPE, du CNE et l'apprentissage à 14 ans sont venus renforcer l'action. Tous avaient pour préoccupation de dénoncer le manque de résultats probants du "syndicalisme rassemblé" qui a à son actif un squelettique bilan à revendiquer; en effet, ses échecs successifs sur les grands dossiers des retraites complémentaires, de l'augmentation de la retraite, la protection sociale, l'emploi et les salaires, la formation professionnelle, etc. sont patents. 
La montée du réformisme ne peut que favoriser l'idéologie d'obéissance passive aux diktats patronaux et gouvernementaux. 
À Lille, l'accentuation du cours réformiste s'est manifesté clairement. La direction confédérale et Bernard THIBAULT ont cadenassé toute opposition au Congrès en réduisant les temps d'intervention des délégués, alors que Bernard THIBAUX a bénéficié de la faveur des médias, de Martine AUBRY, la sociale-libérale, qui fait l'unanimité des milieux financiers de la droite et de la gauche, et qui n'a pas hésité à déclarer, lorsqu'elle était ministre de BÉRÉGOVOY que "la société devait accepter un seuil incompressible de chômeurs". Avec la victoire sur le CPE, l'état-major réformiste de la CGT se refait une virginité en la présentant comme le résultat de la stratégie du syndicalisme rassemblé, ce qui est une pure imposture. En fait, c'est la détermination de la jeunesse qui a été le moteur du succès. Par ailleurs, aux assemblées générales interprofessionnelles avec les étudiants et les lycéens, on entendait la colère contre cette société incapable de répondre aux besoins sociaux et culturels de la population. Beaucoup disaient : ce n'est pas uniquement contre le CPE, le CNE et la loi pour l'égalité des chances que nous nous battons, mais contre cette société capitaliste qui produit souffrances et malheurs à un pôle et richesses et prospérité à l'autre pôle. 
Ce "syndicalisme rassemblé", dont la fonction est d'encadrer les masses populaires pour limiter leurs luttes n'a pas d'avenir si les syndicalistes de lutte de classe savent se lier aux masses les plus larges. Quant à ceux qui, au delà du CPE, veulent continuer le combat contre le capitalisme, ils doivent s'éduquer à la théorie marxiste-léniniste, et s'organiser en conséquence pour bâtir un véritable parti communiste de masse qui exprime la volonté des travailleurs, qui défende les intérêts des prolétaires contre ceux de la bourgeoisie. Le combat syndical ne peut pas prétendre mener à lui seul cette colossale mission historique. retour au somaire

 La nationalisation des hydrocarbures adoptée en Bolivie.

Déclaration du Secrétaire des Relations Internationales du

Parti Communiste du Brésil (PCdoB)

La nationalisation des hydrocarbures décrétée par le président bolivien Evo MORALES est une décision juste et courageuse du président de ce pays frère. Elle constitue une victoire historique pour le peuple bolivien, dont les richesses ont été pillées au cours de plusieurs décennies par les gouvernements néo-libéraux et par l'impérialisme. 
C'est une décision souveraine qui va dans le sens des intérêts nationaux de la Bolivie et qui doit être félicitée par les forces progressistes du Brésil et respectée par notre gouvernement, même si elle interfère avec les intérêts commerciaux de l'entreprise Petrobràs (entreprise pétrolifère du Brésil). Mettre la politique au poste de commandement et continuer à miser sur l'option stratégique de la solidarité et de l'intégration latino-américaine doit continuer à être l'attitude de notre diplomatie. La victorieuse politique externe du gouvernement du président LULA trouvera les moyens de parer à d'éventuelles difficultés commerciales et financières que pourrait entraîner la décision prise par le gouvernement bolivien. 
Les voix qui s'élèvent contre les justes mesures de président MORALES sont celles qui défendent la Zone de Libre Échange des Amériques (ZLEA), le néocolonialisme et la soumission du  Brésil et de l'Amérique latine aux intérêts de l'impérialisme états-unien". retour au sommaire

 

L'impérialisme américain prépare UNE NOUVELLE BUSHERIE

L'impérialisme US poursuit sa croisade visant la domination mondiale absolue.
Elle passe par la réalisation de son plan de "Grand Moyen-Orient" destiné à installer durablement dans les États de la région des régimes favorables à Washington, à renforcer la présence de ses multinationales en évinçant les concurrents, à anéantir les mouvements de libération nationale, et pour ce faire, déployer des bases et une présence militaire permanente et renforcer son allié et instrument Israël.
Le contrôle des approvisionnements en énergie revêt une importance capitale. Ceci explique l'entreprise d'intimidation et d'agression contre l'Iran, 2ème producteur de pétrole, 1er en gaz naturel, situé sur le détroit d'Ormuz où passe 20% du trafic mondial d'or noir. La volonté de ce pays de développer l'utilisation de l'énergie nucléaire constitue le prétexte de BUSH pour l'accuser de vouloir se doter d'armes de destruction massive, alors qu'Israël, qui n'a jamais signé le Traité de non-prolifération nucléaire, a menacé à plusieurs reprises de se servir de ses bombes atomiques contre des pays de la région. Le scénario qui avait servi à préparer l'agression de l'Irak est ainsi réutilisé: accusations de développer une activité nucléaire à des fins militaires, prétentions des agents de l'AIEA - liés pour la plupart à la CIA - à visiter et surveiller toutes les installations nucléaires civiles. Devant le refus des autorités d'accepter ces ingérences et cet espionnage destinés à préparer les bombardements prévus, le lancement de la procédure de saisine du Conseil de Sécurité de l'ONU est destiné à donner une légitimation à la future agression: campagne médiatique de préparation de l'opinion publique à la guerre et à l'utilisation contre l'Iran d'armes nucléaires tactiques. De même que les nazis avaient accusé la Pologne "d'agression contre l'Allemagne" pour l'envahir, les médias bourgeois, contrôlés par les monopoles d'armement, utilisent chaque jour une "nouvelle provocation" du Président AHMADINEDJAD ou d'un responsable iranien, pour accréditer l'idée que l'Iran menacerait le monde entier et refuserait de se soumettre à la légalité internationale. Le prétexte de l'antisémitisme est bien sûr largement employé quand le chef de l'État iranien confond antisionisme et antisémitisme. Certaines sources annoncent que des opérations de la CIA ont déjà commencé sur le territoire iranien. BUSH et les chefs de l'armée envisagent ouvertement d'utiliser des armes nucléaires, un peu plus de cinquante ans près Hiroshima et Nagasaki. Les USA disposent de 7 000 armes nucléaires et élaborent une nouvelle génération de missiles tactiques destinés à des frappes ciblées devant anéantir les capacités industrielles et défensives du pays victime, et éventuellement de de rayer plusieurs villes de la carte (on justifiera cela en expliquant que cela fera moins de victimes que dans une guerre conventionnelle prolongée ... ). Le lobby militaro-industriel US, avide de profits, qui dirige en fait la politique étatsunienne, a obtenu des milliards de dollars de crédits pour fabriquer de nouvelles armes, dans une telle proportion (80 milliards pour la défense: recherche, opérations spéciales, drones ... , 50 milliards pour l'occupation de l'Irak et de l'Afghanistan + 70 milliards pour 2006) que le Congrès traîne des pieds devant la facture faramineuse. Du reste, les dépenses sociales sont sacrifiées et les travailleurs subissent l'aggravation de l'exploitation et de la précarité. Il faut rappeler que le pays de l'Oncle Sam est le plus endetté du monde et que son économie est tributaire des investissements étrangers qui financent son déficit (environ 400 milliards de dollars) et sans lesquels il serait en faillite depuis longtemps. D'autre part, chaque guerre permet de tester sur le terrain les nouvelles armes pour remporter des commandes. Comme en 1939, le capitalisme n'hésitera pas à commettre des crimes pour multiplier ses profits et soumettre les peuples qui lui résistent. 
L'UE et le gouvernement français semblent emboîter le pas de Washington, du fait du retour des pro-américains aux affaires en Allemagne et de l'influence croissante de SARKOZY. La société Dassault développe également ses avions sans pilote (élaborés en coopération avec des entreprises israéliennes) et espère les utiliser sur les champs de bataille. Une des cartes majeures dont dispose aussi l'impérialisme pour mener cette agression est l'État sioniste que l'OTAN souhaiterait intégrer en son sein. Cela explique les pressions sur le Hamas pour "reconnaître Israël" (que l'on ne presse pas de reconnaître les droits nationaux du peuple palestinien). Les obstacles à l'expansion américaine et sioniste sont cependant nombreux: la résistance du peuple irakien inflige à la plus grande puissance armée du monde des pertes insupportables et entrave le contrôle du territoire. Le peuple palestinien est lui aussi toujours debout et a poussé l'occupant à se retirer de la bande de Gaza. L'impérialisme (USA, UE) tente de le "punir" depuis la victoire électorale du Hamas acquise de peu. Enfin, les forces démocratiques et anti-impérialistes, y compris aux États-Unis, se mobilisent dans la lutte contre le pouvoir US illégitime et fauteur de guerres. 
 Parallèlement, BUSH multiplie les provocations contre d'autres pays coupables de ne pas partager les "lois du libre-marché", de  prétendre à la souveraineté et à l'indépendance, ou de rivaliser avec les monopoles US sur "leurs" marchés. Ce sont les dernières ingérences dans les affaires intérieures de la chine lors de la visite du Hu JINTAO à Washington, les manifestations sous l'égide d'ONG américaines en Bielorussie contre le président LOUKACHENKO, les menaces contre la RPD de Corée et les entraves mises au processus de réunification pacifique de la péninsule en encourageant la renaissance du militarisme japonais et menaçant la RPDC, "d'attaques nucléaires préventives", la subversion contre le Venezuela et d'autres pays d'Amérique latine cherchant à s'émanciper de la domination nord-américaine, la tentative de restauration des régimes compradores, la poursuite du blocus contre Cuba, l'emprisonnement illégal des cinq patriotes cubains et le financement comme partout ailleurs où le régime ne lui convient pas, d'une opposition créée de toutes pièces. 
Face au danger de guerre, les communistes et progressistes du monde entier doivent dénoncer les préparatifs de guerre de l'impérialisme US, s'opposer à toute participation de leur pays au conflit, soutenir sans réserve les pays et peuples qui résistent au "nouvel ordre mondial impérialiste", dénoncer les mensonges des médias et mobiliser de larges masses pour la paix et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et à choisir librement leur régime politique et leur système économique. retour au sommaire

  

Un ouvrage à lire et méditer d'Annie LACROIX-RIZ "Le Choix de la défaite, les élites françaises dans les années 30"

La sortie du dernier livre d'Annie LACROIX-RIZ, "Le Choix de la défaite, les élites françaises dans les années 30", est un événement de toute première importance pour l'historiographie française et pour ceux qui veulent comprendre le monde contemporain. Déjà, beaucoup d'entre nous avaient pu apprécier ses précédents ouvrages en particulier, "Vatican, l'Europe et le Reich" et "Banquiers sous l'occupation". 
Nous avons là, la première exploitation systématique des archives officielles aujourd'hui disponibles sur les années cruciales qui ont vu la crise de 1929 éclater, l'ébranlement du capitalisme qui en est résulté, le choix du fascisme fait par les bourgeoisie européennes, la montée du mouvement populaire antifasciste et son expression politique, le Front Populaire, la contre-offensive de la bourgeoisie, la guerre, la défaite et l'instauration du fascisme sous la botte nazie. Or, ce qui saute aux yeux, à la lecture de ce livre, c'est la justesse vérifiée des analyses politiques faites par l'Internationale Communiste et le PCF pendant toute la période considérée. Ce que les archives de la bourgeoisie nous livrent, c'est bel et bien ce que seuls les communistes (comme mouvement organisé) ont dénoncé sans relâche pendant toutes ces années, recevant les sarcasmes de tous les autres, jusqu'aux histrions contemporains. 
Au fil des pages, c'est bien la mise en place consciente, systématique, des conditions pour la victoire du fascisme qui est révélée, victoire qui nécessitait la défaite face à l'Allemagne en 1939 (ce qu'en terme pénal on appelle "haute"). Plus encore, on découvre que la bourgeoisie française avait partie liée avec l'impérialisme allemand depuis 1924, sous le parapluie américain, ce qui devait se révéler particulièrement utile au moment où, le nazisme se faisant écraser par l'armée soviétique, il fallut trouver une alternative qui permette de conserver sa domination au Capital monopoliste. Dirigeants et historiens ont tout fait dans l'après-guerre pour masquer la trahison de 1940, et ont mis sur le compte de l'incompétence, et de la surprise l'ampleur sans précédent de la défaite. 
Or, Annie LACROIX démontre page après page, qu'il s'agissait d'une politique cohérente qui était certes dictée par la peur du Front Populaire, mais avant tout par la volonté (apparue avec la Crise en pleine période d'atonie relative de la Classe ouvrière) d'écraser les salaires d'une manière drastique pour relever le taux de profit. MUSSOLINI d'abord, HITLER ensuite donnaient l'exemple, il n'y avait qu'à les suivre. 
Le livre s'attarde longuement sur une réalité politique longtemps sujette à polémique: celle de l'existence de la Synarchie et de la réalité de la Cagoule son bras armé. Les archives démontrent que l'oligarchie financière s'est organisée à partir de 1922 dans une organisation secrète pour mettre en oeuvre ses objectifs; à court comme à moyen terme. C'est cette organisation dont la Banque WORMS et le Comité des Forges ont été les inspirateurs, qui a conduit l'ensemble du dispositif de la bourgeoisie contre le mouvement ouvrier et démocratique, pour le rapprochement avec l'impérialisme allemand, contre les institutions démocratiques bourgeoises dépassées à l'époque du stade impérialiste du capitalisme. Dans les années 30, la Cagoule avait pour finalité de renverser ces institutions et mettre au pas le mouvement ouvrier. Il s'agissait de l'embryon de la future milice, et ses crimes furent nombreux alors que les enquêtes les concernant furent toutes étouffées (avant comme après la guerre). Notons d'ailleurs, que les règlements de comptes internes firent de notables victimes! Ce sont les Cagoulards, et dans les faits la Synarchie, qui mit en lice PÉTAIN et WEYGAND dont le livre rappelle l'étroite "collaboration" antidémocratique et antirépublicaine pour établir le fascisme. Le problème de la Synarchie n'est pas seulement une question d'histoire. En fait, nous sommes en face d'une question politique de grande acuité: celle des organismes de décisions politiques et idéologiques du grand Capital et de gestion de son personnel politique. 
La Synarchie a provoqué pendant les soixante dernières années les mêmes réactions. Il est en réalité vital pour le système de protéger le sanctuaire. Alors que l'on tente de faire avaliser par les masses que la politique se réduit à des choix entre des individus, il serait catastrophique que le peuple travailleur se rende compte que, derrière cette mécanique bien rodée, il existe des organisations où l'on discute de ce qu'il faut faire à l'abri des regards indiscrets. C'était le cas de la Synarchie, où se rencontraient fascistes de toutes nuances, royalistes, catholiques, droite "civilisée" (plus pour longtemps en 1936), radicaux et aile droite de la social-démocratie et du mouvement syndical, Francs-maçons. Et j'allais oublier les renégats du PCF comme SOUVARINE, DORIOT et quelques autres. Or, la Synarchie ne s'est pas dissoute avec la guerre. Pro-atlantiste avant 1930, puis pro-nazie jusqu'en 1943, la Banque WORMS devait de nouveau se tourner vers Washington (quand les plus intelligents ont compris que la guerre était perdue). 
Certains ex-collaborateurs et vichystes parmi les moins marqués se recyclèrent en gaullistes sans difficulté. C'est bel et bien la banque WORMS qui fut le mentor de l'officine d'ALBERTINI, ex-collabo, stipendié ensuite par la CIA, dans les bureaux duquel se croisèrent SFIO, RPF, Syndicalistes jaunes de FO, MRP, OAS, etc. Ce n'était plus la Cagoule mais les "gladiateurs" ou STAYBEHIND, qui formaient le bras armé des États-Unis dans toute l'Europe.
Leurs ennemis sont toujours les mêmes comme en témoigne la constance de leur anticommunisme.         
Tel LEROY-LADURIE, expert "scientifique" de l'Institut d'Histoire Sociale, créé par ALBERTINI avec l'argent de la Banque WORMS, qui occupait selon les archives une place de choix dans la Synarchie. Les Think-Thank américains, le club de l'Horloge, la Trilatérale, le club de BIDELBERG, le défunt institut Saint-Simon (chargé de recruter, en son temps, "à gauche" pour asurer la politique du Grand Capital) voir Confrontations de Philippe HERZOG ne sont rien d'autres que des organisations qui ont des relents synarchiques pour les unes ou des pratiques et des objectifs semblables.
Enfin, je pointerai l'importance d'une des découvertes d'Annie LACROIX-RIZ: les archives du Ministère des Affaires Étrangères ne laissent aucun doute sur la culpabilité du maréchal TOUKHACHEVSKI et de sept complices fusillés avec lui en 1937. La légende de l'intoxication des services secrets tchèques par ceux des nazis a fait long feu. Mieux encore, les services du 2ème bureau français ne seraient pas étrangers à la découverte que l'ex-maréchal avait des contacts avec l'Allemagne et qu'il préparait un coup d'État. Jusqu'à présent seul l'ambassadeur DAVIES, envoyé spécial de ROOSEVELT à Moscou à l'époque, avait eu le courage de le dire dans ses mémoires, ce qui était connu de l'ensemble du corps diplomatique occidental en poste à Moscou. 
Cet article ne prétend pas faire le tour des questions que ce livre soulève. Il faut le lire, le faire lire, et ne pas s'arrêter sur l'épaisseur du volume: c'est un pavé qui est jeté dans la mare de l'Histoire officielle et unique qui justifie l'ordre établi et, tout en faisant mine de prendre ses distances avec le nazisme ou la collaboration cache la réalité historique pour empêcher de mieux appréhender le présent. retour sommaire

  

Italie : Pouvoir du Capital et bipolarité

Les élections législatives et sénatoriales en Italie sont l'illustration et le résultat des nouvelles formes politiques revêtues par la dictature de l'oligarchie financière, en période de crise structurelle du nouvel ordre mondial impérialiste. Cette forme repose sur la prétendue compétition de deux pôles, l'un réactionnaire fasciste, l'autre social-libéral. Le pôle réactionnaire fasciste est davantage adapté à une période d'offensive brutale des monopoles pour casser les acquis sociaux et liquider l'héritage des résistances antifascistes. La politique de BERLUSCONI s'est parfaitement inscrite dans ce cadre. L'autre pôle, social-libéral, arrive qu pouvoir dans une période qui nécessite une certaine stabilisation, obligeant les monopoles à une "régression de velours".
Si les méthodes changent, le contenu de classe monopoliste est assuré par l'un et l'autre des deux pôles. Les élections italiennes traduisaient donc les contradictions inter-monopolistiques en Italie, mais nullement , un véritable antagonisme Capital/Travail.
La coalition BERLUSCONI-FINI-Alessandra MUSSOLINI représente l'alliance du Capital financier des grands propriétaires fonciers, de la Mafia et des héritiers du régime fasciste.
Il représente les intérêts des secteurs bourgeois qui misent sur l'alignement sur l'impérialisme américain, comme l'a montré la participation active de l'Italie à la guerre criminelle contre l'Iraq. 
L'alternance a donné le pouvoir au "pôle de centre-gauche", dirigé par PRODI (ancien président de la Commission européenne), bloc qui associe et représente les champions des multinationales italiennes (le MEDEF italien appelait à voter PRODI), les secteurs misant sur l'UE pour assurer leurs surprofits, les dirigeants syndicalistes intégrés, la magistrature opposée au clientélisme de type mafieux, beaucoup d'intellectuels salariés. Les partis héritiers du PCI révisionniste se sont rangés derrière la coalition de PRODI afin d'établir le consensus entre travailleurs industriels et les monopoles pro-européens. On ne peut qu'être saisi par le fait que le numéro UN de Rifondazione Comunista BERTTINOTI a été élu à la tête de l'Assemblée nationale pour conduire une politique sociale-libérale revendiquée comme telle par le président du Conseil, et apporter la stabilité politique qui avait manqué à l'expérience précédente de PRODI. 
La politique brutale, néo-fasciste, y compris dans ses aspects caricaturaux d'un BERLUSCONI contrôlant tous les médias, poussant la chansonnette, président du principal club de football, s'autoamnistiant, a produit un rejet compréhensible de la droite réactionnaire sous forme de vote utile, alimentant parallèlement un glissement à droite de l'ensemble des forces politiques italiennes, y compris la force antagonique de la classe ouvrière. 
À ces élections, les marxistes-léninistes italiens, divisés, ont présenté, ici ou là, des candidatures, ou bien ont appelé au boycott, mais dans une situation piégée. La situation présente de nombreuses similitudes avec la France, à la fois dans la forme politique de la dictature capitaliste et aussi dans les effets dévastateurs du révisionnisme sur le mouvement ouvrier: pour 2007, nous avons d'un côté le bloc réactionnaire reprenant les thèmes fascistes et racistes avec SARKOZY, et de l'autre la coalition social-libérale qui se profile, avec Ségolène ROYAL dans le sillage de BLAIR, à laquelle ne manquera pas de se rallier au deuxième tour la coalition opportuniste du PCF et de la LCR. 
En France, comme en Italie, les résistances au néolibéralisme, les révoltes des chômeurs et des précaires, l'opposition au fascisme et au racisme, les mouvements de la jeunesse contre l'école de la discrimination, le mouvement démocratique des femmes, celui des intermittents et des chercheurs, tout cela constitue la base sociale sur laquelle reconstruire un pôle réel d'alternative anticapitaliste, opposé aux deux pôles de la soi-disant alternance. retour au sommaire

 

Non au projet de loi scélérat Immigration-Intégration

Mardi 2 mai 2006, l'Assemblée Nationale a examiné le projet du ministre de l'Intérieur Nicolas SARKOZY intitulé "Immigration et Intégration". Comme souvent avec les projets réactionnaires, l'intitulé est trompeur puisqu'en réalité, ce projet va rendre illusoire et encore plus ardue, l'intégration des travailleurs immigrés et de leurs familles. 
La toile de fond du projet SARKOZY est d'aménager une nouvelle politique de l'immigration en l'alignant de manière encore plus utilitaire sur les besoins en main-d'oeuvre des monopoles capitalistes et leur course au profit. 
 Cette politique prônée par SARKOZY vise à donner des moyens supplémentaires et légaux à l'impérialisme français avec "l'immigration choisie" pour faciliter davantage son inscription dans la lutte concurrentielle pour la conquête de marchés et de la main-d'oeuvre des pays dominés. 
Les étrangers ne seront autorisés à travailler en France, dans le cadre de cette "immigration choisie" que si le Capital les juge corvéables, surexploitables et hautement rentables. Avec l'adoption d'un tel dispositif, la France capitaliste vise à participer à la chasse et au pillage des diplômés des États du "Tiers-Monde", rendant la situation économique de ces pays encore plus dramatiques et paupérisée. De plus, ce projet tourne le dos précisément à toute possibilité d'intégration pour la masse des immigrés en les subordonnant au patronat et aux maires des communes, seuls juges de leur "intégration"! Ainsi vont s'exercer chantages et pressions à l'égard, par exemple, des militants associatifs ou syndicaux issus de l'immigration qui seront incités "à rentrer dans le rang" sous peine d'expulsion ou de non-reconduction des titres de séjour. 
Pour des immigrés plus anciens, "reliquats" des précédentes lois et non "choisis", les régularisations seront rendues plus difficiles. La suppression du droit à la délivrance d'un titre de séjour pour les étrangers présents au moins depuis 10 ans va multiplier les situations irrégulières et élargir le nombre de sans-papiers ou les conduire au départ. Une sélection sera introduite pour le séjour des étudiants afin de les subordonner à leurs résultats universitaires et aussi à leur non-participation aux luttes revendicatives. Le regroupement familial sera durci dans des proportions importantes: examen des ressources (opérant une discrimination selon les critères d'argent), logement (menace sur tous les mal-logés en raison du racisme des propriétaires qui refusent de louer des appartements aux immigrés à faibles revenus), avis du maire et du patron sur "l'intégration"! En somme, le regroupement familial ne sera plus possible pour tous ceux qui viennent en France, poussés par leur misère extrême dans leur pays d'origine! Preuve supplémentaire, les pères étrangers d'enfants français devront justifier de leur paternité! 
Cette dérégulation des détenteurs de titre de séjour vise à renforcer l'immigration dépourvue de tous droits et de papiers car cette dernière est source d'énormes profits dans les secteurs pourvoyeurs de main-d'oeuvre précarisée à l'extrême: bâtiments, restauration, etc. 
L'URCF s'associe à la pétition "uni(e) contre une immigration jetable" et la conclusion de son appel: "Nous appelons donc à nous mobiliser contre la réforme CESEDA qui, si elle était adoptée, ferait des étrangers en France, réguliers ou irréguliers, une population de seconde zone, privés de droits, précarisée et livrée pieds et poings liés à l'arbitraire du Patronat, de l'administration, du pouvoir.
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LA QUESTION DE STALINE
Nous inaugurons une série de trois articles portant sur la question de STALINE.
STALINE aujourd'hui. (Première partie)

Pourquoi poser la question aujourd'hui?
Le lecteur reconnaîtra que le confort intellectuel, la quiétude politique consisterait en un silence hypocrite, pour éviter tout contre-courant et même plus mode encore, de s'adonner à la condamnation bruyante et indignée des "crimes du stalinisme", à la dénonciation de ce que Georges MARCHAIS, Robert HUE ont appelé "une perversion monstrueuse du socialisme". Le rapport LINDBLÄD, source "théorique" de la vague actuelle de maccarthysme en Europe, fixe un impératif à tous les partis communistes: "condamner les crimes passés et actuels du communisme", en somme se renier pour pouvoir quémander une petite existence légale d'ornement de gauche de la démocratie bourgeoise. Certains se montrent déjà élèves zélés: on a pu entendre M.G BUFFET à la télévision, expliquer la non-participation de son parti aux manifestations de défense du communisme à Strasbourg, par son accord avec le contenu du texte, se disant même prête à débattre, sa seule divergence étant sémantique, pourquoi parler de "communisme" et pas de stalinisme?
En France, le consensus le plus large n'existe-t-il pas sur la dénonciation du "stalinisme", front unique, de fait, regroupant de Le PEN à BESANCENOT? même front qui opère pour dénoncer le "goulag tropical" et les "crimes" du camarade Fidel CASTRO! L'historiographie contemporaine française et sa pensée unique, à la louable exception d'Annie LACROIX-RIZ (voir notre article ci-dessous), assimile le vainqueur et le vaincu dans la seconde guerre mondiale antifasciste, comme "criminels de même nature", communisme et fascisme sous l'étiquette passe-partout de "dictatures totalitaires".
La reconstruction du mouvement communiste sur des bases révolutionnaires exige donc tant la lutte acharnée contre le maccarthysme que la nécessaire réappropriation de l'histoire réelle du communisme, de la première expérience de construction du socialisme, de l'oeuvre de LÉNINE et de STALINE.
Telle est la conviction de l'URCF, comme du PC de Grèce, du PTB, des marxistes-léninistes de Russie, du Parti communiste de GB (m-l) et de bien d'autres organisations et partis communistes de par le monde!
La guerre permanente de l'impérialisme contre l'URSS.
Toutes ces thèses ne tombent pas du ciel. La Révolution Soviétique d'Octobre 17, parce qu'elle ouvrait la voie de la construction du socialisme contre le capitalisme, qu'elle assura des conquêtes sociales inconcevables dans le cadre du régime d'exploitation, a suscité une haine de classe ininterrompue des "accapareurs et expropriateurs". Le soutien et la venue au pouvoir des régimes fascistes furent la réponse directe des cercles impérialistes à la victoire du communisme en URSS, pour opérer son renversement, par la guerre ou la contre-révolution. En URSS même, la bourgeoisie opérait une résistance à grande échelle pour sauvegarder son pouvoir et ses privilèges: sabotages de la production, assassinats de militants communistes, infiltration du parti bolchevik pour y promouvoir tantôt une ligne de "droite" défendant la petite et moyenne propriété capitaliste ou de "gauche" sur la "révolution mondiale trahie par STALINE". Toutes ces lignes avaient une racine commune: la capitulation devant la bourgeoisie russe avec comme thème "l'impossibilité d'édifier le socialisme" dans un pays "arriéré" comme l'URSS!
Les peuples retrouvèrent leur liberté, au prix de 60 millions de victimes dans la guerre mondiale antifasciste, grâce avant tout à l'Union Soviétique. Ce fait est intolérable pour le capitalisme. Après 1945, l'impérialisme américain se situa aux avant-postes de la lutte anticommuniste. La CIA et le Conseil de sécurité fixèrent les lignes idéologiques suivantes pour abattre l'URSS: noircir l'image de l'URSS en effaçant son rôle libérateur dans les mémoires, en montrant que son régime est aussi "tyrannique" que celui du nazisme. Après avoir lancé le thème de la lutte contre le "fascisme rouge", les cercles impérialistes préférèrent utiliser le concept de la philosophe Hanna HARENDT de "totalitarisme". Les États-Unis encourageaient et appuyaient les critiques antisoviétiques émanant des formations de "gauche". La social-démocratie fut utilisée comme pièce maîtresse de la "marshallisation" de la France au nom du "socialisme démocratique". Les impérialistes continuaient de diffuser massivement les oeuvres de TROTSKI afin de détourner la jeunesse du marxisme-léniniste, tout en appuyant le "communisme national" de TITO avec le capitalisme agraire, et exportation de la main-d'oeuvre ouvrière dans les États capitalistes occidentaux. Titisme réhabilité par KHROUCHTCHEV dès sa venue au pouvoir! La lutte contre les déviations dans le mouvement ouvrier, contre l'opportunisme, était donc une lutte à mort pour la défense de l'URSS et du camp socialiste.
Le Rapport secret: une forme idéaliste pour un contenu révisionniste.
"Même dans mes rêves les plus fous, je n'aurai imaginé une telle aubaine" (Allen DULLES, chef de la CIA, à propos du XXème Congrès du PCUS), STALINE a dirigé la première expérience de construction du socialisme et le MCI durant trente ans. Lors de son dernier discours aux partis frères (1952), il avait appelé à étudier "les mérites et les erreurs" de la politique du PC(b)US. En soi, il n'était pas condamnable de tracer un bilan des réalisations et contradictions de la société soviétique, pour poursuivre la marche en avant. Bilan qui devait s'effectuer à partir de la conception matérialiste et dialectique de l'histoire, de l'étude des rapports de production, de l'encerclement capitaliste, des luttes de classe en URSS comme forces motrices du développement. Le nouveau secrétaire général Nikita KHROUCHTCHEV va au contraire livrer un réquisitoire contre STALINE qui symbolisait et incarnait la direction communiste antérieure, en se livrant en fait à une attaque contre la dictature du prolétariat et l'édification socialiste! 
Concernant la forme, KHROUCHTCHEV va présenter un rapport "personnel". En effet, le Bureau politique était réticent sur l'aspect manoeuvrier que constituait un rapport lu après les travaux du Congrès. Rapport "secret", à huis-clos, les délégués devant écouter sans prendre de notes et sans débat. Les délégués des partis frères recevant le texte à leur hôtel avec exigence de lecture immédiate! Ce rapport sera ensuite lu dans les instances du parti, mais là-aussi sans débat. Le "rapport secret" ressemble plus à une enquête de police qu'à un document émanant d'un parti communiste. La méthode est empreinte de l'idéalisme bourgeois d'analyse des phénomènes. Aux louanges bruyantes sur les mérites dont KHROUCHTCHEV n'était pas avare dans la période précédente, Monsieur K explique les événements historiques survenus par la seule analyse des prétendus défauts personnels de STALINE. Est-ce là une méthode bolchevique de critique devant les masses, est-ce là une analyse matérialiste, prenant appui sur la conviction que ce sont les masses qui font l'histoire? Non, bien sûr. 
Les mensonges et calomnies affluent tout le long du "rapport secret" autour de trois axes: la critique du "culte" (les archives montrent le combat de STALINE pour combattre cette survivance de la religiosité, mais la direction du parti fit preuve de manque de détermination), l'incompétence militaire de STALINE dans la guerre mondiale antifasciste (démentie par tous les maréchaux et généraux), sa responsabilité unique dans la "violation de la légalité socialiste", les répressions, le manque de démocratie dans le Parti (sait-on que le Parti et STALINE condamnèrent ces mêmes violations au 18ème Congrès du PC(b)US, comme déviation bureaucratique?). La méthode khrouchtchevienne de "Rapport seccret" non discuté dans la préparation du Congrès, montre qu'à cet égard non plus, Mr K n'avait pas de leçons à donner à STALINE! 
Le "Rapport secret" ne le restera pas longtemps. Ce texte fut transmis à l'Ambassade d'Israël en Pologne qui l'envoya au département d'État pour publication dans le New-York Times et Le Monde. La campagne antistalinienne était lancée. Au-delà de STALINE, c'est bien la dictature du prolétariat et le socialisme mondial qui étaient visés. Pour la première fois, l'opinion publique des pays capitalistes était utilisée pour conforter le pouvoir d'une faction révisionniste en URSS. 
Dans le même temps, KHROUCHTCHEV révisait les principes du bolchevisme dans le sens de l'adaptation à l'impérialisme: voie parlementaire au socialisme, alliance avec la social-démocratie, reconnaissance de "la volonté de paix" (sic) des dirigeants américains. 
Pour détruire et éradiquer les principes marxistes-léninistes, il fallait que s'opère une condamnation en règle de STALINE comme continuateur de l'oeuvre de LÉNINE et dirigeant de la première expérience de construction du socialisme. Le ver était désormais dans le fruit. De KHROUCHTCHEV à GORBATCHEV, le fil est continu dans la politique de désagrégation de l'URSS! retour au sommaire
 

FLORILÈGE DES MENSONGES DE KHROUCHTCHEV

KHROUCHTCHEV démenti par les faits sur le "culte de la personalité".

"Nos victoires et nos réalisations sont dues à la juste politique du parti communiste, à la direction éclairée du Comité Central léniniste-staliniste, à notre chef et éducateur bien-aimé, le camarade STALINE" KHROUCHTCHEV "Cahier du communisme" édition spéciale nov. 1952.

"Le Comité Central condamne le culte de la  personnalité comme étranger à l'esprit du marxisme-léninisme"(KHROUCHTCHEV en 1956 "Rapport secret" p. 80-81 édition anglaise)

À MOLOTOV qui se revendiquait "disciple de STALINE". STALINE répond: "C'est un non-sens, vous n'êtes pas mes disciples, nous sommes tous les disciples de LÉNINE"J.V STALINE. Discours au Comité Central élu par le XIXème Congrès PCUS 1952. "Revotutionary democracy". Sept 2002.

Sur "l'incapacité militaire de STALINE".

"Après le début de la guerre, la nervosité et le comportement hystérique de STALINE, quand il se mêlait des opérations militaires, était pour notre pays, un sérieux handicap".KHROUCHTCHEV "Rapport secret" au XXème Congrès.

"Ici est présent le maréchal SOKOLOVSKY, qu'il confirme que STALINE ne comprenait pas les questions militaires, n'ai-je pas raison? KHROUCHTCHEV

"Pas du tout, Nikita Sergueievitch"!Réponse de SOKOLOVSKY Réunion post-XXème Congrès du PCUS.

"Sa mémoire innée, son expérience de la lutte politique, son intuition, ses larges connaissances aidaient STALINE dans la direction de la lutte armée; il n'y a aucun doute, il était le commandant de valeur"

Maréchal G.JOUKOV: "Mémoires et réflexions" p.295.1965.

"Mes bons rapports avec KHROUCHTCHEV se sont brutalement détériorés du fait que je ne l'ai pas soutenu dans ses déclarations selon lesquelles STALINE ne comprenait pas les questions stratégiques des opérations et qu'il dirigeait les actions des armées avec incompétence (...) je peux apporter nombre de documents attestant que le Commandant en Chef (STALINE) était à la hauteur en tant que dirigeant et organisateur de nos armées " Maréchal VASSILEVSKY "Oeuvre pour toute une vie" p.456. 1967.

Dans le "Rapport secret", KHROUCHTCHEV accuse STALINE d'avoir sombré dans la dépression et de ne pas avoir rempli sa tâche. Voici le témoignage de G.DIMITROV, leader du Komintern:

"Le 22 juin 1941 (premier jour de la guerre), à la réunion dans le bureau de STALINE, il y avait MOLOTOV, VOROCHILOV, KAGANOVITCH et MALENKOV. STALINE et tous les présents étaient d'un calme extraordinaire, manifestaient esprit de décision et de confiance"Journal de G.DIMITROV

"Il a été prouvé que le Commandant en Chef n'était pas pris de panique,  qu'il ne s'était pas enfermé dans son domicile"I.STADNIUK "le Patriote" n°12.1982.

Sur l'absence de "collégialité" dans le parti.

"STALINE a introduit le pouvoir personnel"KHROUCHTCHEV "Rapport  secret"

"En dépit de l'opinion répandue (dans les années autour des XX et XXIIème Congrès du PCUS), toutes les questions y compris celles des nominations dans le groupe dirigeant, étaient décidées au Bureau politique collectivement. Les discussions étaient animées, des propositions opposées étaient exposées; Il n'y avait pas d'unanimité silencieuse et soumise. STALINE et ses collaborateurs ne pouvaient accepter une chose pareille. Il est vrai que l'opinion de STALINE l'emportait souvent car il envisageait les problèmes sous tous leurs aspects, objectivement, il voyait plus loin et plus profond que les autres"

I.BENEDIKTOV: membre du Comité Central, ministre de l'agriculture. Site Internet du Parti Communiste Ouvrier de Russie. Article "STALINE et KHROUCHTCHEV" (à suivre)

 

Lutte des Postiers à Gonesse et de Deuil-la-Barre (9