Sommaire IC n°79

Edito: Contre les profits, une seule arme, les luttes

Campagne communiste et enjeux de classe

Mobilisation inédite des enseignants contre les suppressions de postes et le décret De ROBIEN.

Enjeux de classe des nationalisations

Socialisme: Démasquez les contre-vérités!
Congrès FSU   Un nouvel avatar du syndicalisme international
Elyo Dalkia, même combat!
L'IMPÉRIALISME FRANÇAIS EN AFRIQUE
Le PEN: Le dernier rempart du capital
 Quand j'entends parler culture,
j'appelle la police
L'URCF dans les luttes
Le second Congrès de l'URCF Un grand succès!   
Interview de Jean FRANÇOIS,  délégué au IIè Congrès de l'URCF
Les interventions des partis frères et autres organisations au IIème Congrès 

Intervention de Tamila YABROVA,

DIS-MOI QUI ...
ÉCHOS DES LUTTES
dans les fédérations

 

CONTRE LES PROFITS :  Une seule arme, les luttes

          Les axes de combat immédiats de l'URCF portent sur des revendications démocratiques, sociales et économiques; seules les luttes peuvent obliger le Capital et les multinationales à des reculs. Ces luttes pour la nationalisation des monopoles, pour des droits des salariés dans les entreprises, pour l'augmentation de la part du budget pour la culture, la recherche ... répondent à de réels besoins. Ils seront satisfaits au prix de luttes de classe aiguës; les travailleurs se heurteront à l'État capitaliste et apprendront ainsi que la démocratie bourgeoise signifie la dictature sur les non-possédants et que seule la révolution socialiste permettra de mettre fin au pouvoir du Capital et de satisfaire durablement les besoins de la majorité.

           L'élaboration par l'URCF d'un ensemble d'axes revendicatifs se base sur les liens tissés avec la Classe Ouvrière, l'expérience acquise sur le terrain. Le Capital, pour perpétuer les profits à un niveau maximum, cherche à détruire tous les acquis des salariés, qui ont été arrachés par les conquêtes de la résistance antifasciste (durée légale du temps de travail, Sécurité Sociale, salaire minimum, CDI ... ). C'est ainsi que depuis les années 80, au niveau des dirigeants industriels dans toute l'UE, des politiques d'ouverture des marchés, de suppressions des services publics ont été préparées et appliquées par les gouvernements de droite comme de "gauche". Prenons quelques exemples.

Énergie

        La France disposait, suite à la nationalisation de l'électricité et du gaz, d'un réseau de qualité permettant de fournir de l'énergie à un tarif moins élevé que dans les pays où elle est aux mains de sociétés privées, de personnels qualifiés ayant un statut qui servait de référence et de point d'appui dans les luttes des autres catégories de travailleurs. Les investissements ayant été réalisés par l'argent public, l'activité est devenue hautement rentable. L'objectif du Capital est donc de briser le secteur public, de casser l'unité de l'entreprise pour faciliter sa vente. L'objectif étant aussi d'empêcher la résistance unifiée du personnel, et ainsi de pouvoir faire main basse sur un réseau qui ne lui a rien coûté, de liquider la péréquation tarifaire et d'économiser sur la maintenance. La trahison des missions de service public et l'ouverture du Capital a fait d'EDF une multinationale qui vise à piller l'énergie d'autres pays au détriment des besoins populaires. L'ouverture à la concurrence de la production de gaz et d'électricité, officialisée au Sommet de Barcelone de 2002, a donc été votée par la majorité PS avec l'abstention du groupe PCF. La droite n'avait plus qu'à lancer l'entrée en Bourse de GDF l'année dernière, qui fut suivie peu après d'une nouvelle augmentation du prix du gaz, car il faut bien rémunérer le Capital. L'URCF se prononce pour la reconquête d'un secteur public de l'énergie avec l'intégration de Suez, dans un pôle de l'énergie axé sur la satisfaction des besoins de la population.

Santé

          En matière de santé, alors que réapparaissent des maladies liées à la grande pauvreté comme la tuberculose, 100 000 lits d'hôpitaux ont été supprimés sous JOSPIN, des fermetures d'établissements jugés non-rentables (en fixant des quotas et en imposant la productivité!), l'impossibilité de nombreux services de fonctionner normalement faute de moyens. Une des conséquences de cette politique fut le décès de 15 000 personnes supplémentaires lors de la canicule de 2003. La protection sociale, qui constitue un salaire indirect que le Capital veut supprimer au profit d'assurances privées, est aussi progressivement démantelée, alors que le prix des médicaments et des journées d'hospitalisation grimpe en flèche.

          La conséquence est que beaucoup de gens ne peuvent plus se soigner et risquent des complications plus longues et plus coûteuses à traiter. L'URCF soutient les luttes contre les fermetures d'hôpitaux, pour l'embauche et la formation du personnel, propose de taxer les transactions financières au bénéfice du service public de santé et de ses travailleurs. Mais n'oublions pas que c'est sous le socialisme que les pays ont obtenu et obtiennent les meilleurs résultats en matière de santé.

Transports

          Les besoins populaires en matière de transport sont eux aussi en contradiction avec la politique menée de fermeture de gares, d'ouverture du Chemin de Fer aux compagnies privées et étrangères. La création, sous JUPPÉ, de Réseau Ferré de France (la gestion séparée du réseau) fut entérinée par le Gouvernement de la "Gauche Plurielle" et GAYSSOT, ministre PCF des Transports. La priorité donnée au TGV se fait au détriment des lignes régionales. La "Gauche Plurielle" a eu aussi "à son actif" la déréglementation du transport aérien, et la privatisation d'ADP et d'Air France, au nom de "la compétitivité, de la concurrence libre et non faussée".

           L'État capitaliste, tant sous la droite que la "gauche", a apporté des aides publiques colossales au Patronat du privé (de l'ordre de 40 milliards d'euros), soi-disant "pour l'emploi". On voit le résultat: le maximum de profit signifie licenciements massifs, délocalisations, casse du tissu industriel (Lu, Danone, Charles JOURDAN, Cacharel, Dim, Airbus, Renault, PSA, etc.). Rappelons aussi que le gouvernement de la "Gauche Plurielle" a été le champion toutes catégories des privatisations (175 milliards de francs).

             Quels que soit le candidat qui remportera l'élection présidentielle et les législations qui leur sont subordonnées, ces gens serviront les intérêts des monopoles. Pour les contrer, y compris en périodes électorales, seule la lutte permet de faire reculer le Capital. 

                  


Mobilisation inédite des enseignants contre les suppressions de postes et le décret De ROBIEN.

 

          Alors qu'ils se sont mis massivement en grève (à plus de 50%) le 18 décembre 2006, puis le 8 février et le 20 mars 2007, pour protester contre le décret De ROBIEN modifiant leurs obligations de service (voir article dans IC.78), les enseignants se sont vu opposer, une fois de plus, le passage en force du ministre; le décret a été publié dans son intégralité le 13 février 2007, obligeant une majorité d'enseignants à travailler une heure de plus devant les élèves pour le même salaire, et imposant des services sur plusieurs établissements ou dans plusieurs disciplines.

 

          Dans le même temps, tombait, des Rectorats et des Inspections d'Académie, la longue liste des quelques 5 500 suppressions de postes dans les établissements du Secondaire, dont plus de 3 000 liées à l'allongement du temps de travail des professeurs imposé par ce décret.

 

          À travers toute la France, ce sont des centaines d'établissements où la rentrée 2007 se prépare dans des conditions catastrophiques, aussi bien pour les élèves que pour les personnels.

 

          Du coup, depuis le 13 février, des clignotants de résistance se sont allumés un peu partout, notamment dans les lycées, et on a vu se multiplier des actions locales qui avaient comme points communs de s'inscrire dans la durée, de faire entendre que "la coupe est pleine" et de susciter le soutien des parents, des élèves et de l'opinion publique.

 

          Ces actions sont inédites par leur diversité et leurs modalités d'organisation: bien loin d'un spontanéisme désordonné, les décisions ont souvent été prises après plusieurs AG, consultations et votes des collègues. Boycotts d'examens blancs, grèves du zèle (refus de toute activité non statutaire), rétention de notes (copies corrigées mais notes non communiquées) se sont généralisés, tandis que des actions plus spectaculaires ont été réalisées (occupations de nuit, opérations "lycée mort" ... ).

 

          La médiatisation croissante et l'augmentation de nombre de bahuts engagés a d'ailleurs commencé à irriter le ministère, puisque celui-ci a sorti la menace de retraits sur salaires, menace sans effet sur la détermination des enseignants insoumis.

 

          Nous, communistes révolutionnaires, ne pouvons que nous impliquer pleinement dans un tel mouvement de lutte, qui prouve la justesse de nos analyses: quand les directions politiques et syndicales ont failli dans l'organisation de la résistance, les travailleurs, à la base, révèlent leurs potentialités et leur volonté de faire converger leurs luttes.

 

          C'est ce qui a poussé la direction du SNES à appeler à la grève pour le 20 mars, alors que les autres organisations réformistes (UNSA et SGEN-CFDT) montraient une fois de plus, leurs visages de briseurs de luttes.

 

            Les enseignants communistes, quant à eux, veilleront à ce que la flamme de la résistance ne s'éteigne pas, car c'est d'elle que se nourrit l'idéal révolutionnaire pour la construction du socialisme.

 


CAMPAGNE COMMUNISTE ET ENJEUX DE CLASSE

          La mission assignée par les monopoles aux instituts de sondage et aux médias est de promouvoir, par un battage incessant sur les chiffres, leurs candidats: SARKOZY, ROYAL, BAYROU, Le PEN qui additionneraient près de 87% des suffrages! Autant dire qu'un consensus profond régnerait autour des choix de gestion capitaliste. La réalité est tout autre, bien sûr.

          La crise politique (Référendum, lutte anti-CPE, révolte sociale des cités) contraint la bourgeoisie monopoliste a lancer de nouvelles formes de tromperies, tenant compte de la difficulté réelle du PS à encadrer les masses autour de la défense social-libérale du système d'exploitation.

          Les trois principaux candidats mis en avant dans tous les médias cachent mal leur identité de vues sur le caractère incontournable du néolibéralisme, reflet de leur politique commune de classe au service des grands groupes financiers. Les différences ne portent que sur les "personnalités" des candidats, le degré de mise en oeuvre des directives de liquidation des conquêtes sociales, le degré d'autoritarisme et de fascisation du système. SARKOZY campe sur le flanc le plus réactionnaire et vichyste: politique anti-immigrée radicale avec la proposition d'un "ministère de l'immigration et de l'identité française", néo-libéralisme sans entraves sur le modèle de la Constitution européenne rejetée par les électeurs. ROYAL, à l'instar des néo-socialistes des années 30, prône un "ordre juste", mélange de mesures autoritaires et de démagogie. Son axe central est de parachever la "décentralisation" pour accentuer la concurrence entre régions et travailleurs, renforcer l'Europe du Capital.

          Le moins qu'on puisse dire, dans l'opinion réelle est que la "sauce" ne prend pas. Dès lors la bourgeoisie a lancé à coups de sondages avantageux, l'homme d'une prétendue "troisième voie" BAYROU, comme nouvelle duperie électoraliste. L'opération doit être dénoncée, car elle consiste à former autour du président de l'UDF, un gouvernement d'union nationale, en somme un gouvernement droite/gauche à la place de la bipolarité par alternance! Le dispositif de pouvoir des monopoles (dictature) resterait intact. Quant à Le PEN, il est là à la fois pour servir d'épouvantail et de rabatteur du vote utile, diviser les travailleurs selon la nationalité ou l'origine, absoudre le Capital de ses responsabilités dans la misère, faire entériner l'autoritarisme croissant de la dernière décennie.

La division: arme du Capital

          La bourgeoisie monopoliste a peur. Par deux fois, le peuple-travailleur a montré que le pays réel n'était pas le pays "représenté!". La victoire au référendum acquise contre l'UMP, l'UDF et la majorité des instances du PS a été le fruit d'une campagne unitaire à la base. Conséquence aussi de cette victoire, la revendication d'une recomposition des forces progressistes a germé avec cette idée: il faut rompre avec le social-libéralisme du PS, construire à la base une alternative progressiste d'urgence. Les collectifs du 29 mai ont adopté une Charte antilibérale, alternant mesures et revendications progressistes et illusions réformistes et même réactionnaires (notamment sur l'UE impérialiste et la nature de classe de l'État). Grandissait aussi l'objectif d'un candidat unique du camp du NON progressiste. Ces espoirs ont été déçus. En septembre, dans les colonnes de notre journal, nous expliquions que la volonté des appareils de la LCR et du PCF, ainsi que l'électoralisme sectaire de LO, l'emporteraient sur l'aspiration à l'unité autour d'une candidature unique. BESANCENOT, BUFFET, BOVÉ, LAGUILLIER, SCHIVARDI, autant de candidatures de témoignages et de division qui ne profitent qu'au "vote utile" pour ROYAL et à la conciliation avec le social-libéralisme! Une occasion a été manquée: nous refusons la division du camp progressiste, et d'apporter notre soutien aux diviseurs.

          Quel peut être l'objectif d'une campagne véritablement révolutionnaire communiste? De progresser vers l'objectif de construire à la base un Front Populaire de Lutte.

           Dans cette campagne, l'URCF dévoile ce qui se cache derrière la "démocratie" du Capital, tronquée et instrumentalisée. Elle ciblera en permanence l'État capitaliste comme l'instrument de répression et de duperie au service de l'oligarchie financière. Nous montrerons que les décisions stratégiques sont prises dans les conseils d'administrations des monopoles, que choisir tel ou tel candidat du système, c'est opter pour celui qui appliquera la politique du MEDEF. Au centre de notre dispositif de campagne, nous placerons la défense des intérêts immédiats et d'avenir de la classe ouvrière. La principale victime de la course au profit des monopoles, c'est la classe ouvrière. L'objectif central du capital financier, c'est de faire baisser partout le prix de vente de la force de travail. Les fusions/acquisitions de ces dernières années: Alstom, SEB, Arcelor, la disparition en France des industries de la chaussure et du textile se sont traduites par des dizaines de milliers de licenciements, des délocalisations qui détruisent le tissu économique forgé par des générations de travailleurs. Les salaires sont bloqués depuis deux décennies; la baisse du pouvoir d'achat pour les catégories populaires oscille entre 20 et 30%. Près de 20% des salariés survivent payés au salaire minimum, soit près de 9 millions de personnes. Portons l'exigence de passage immédiat au SMIC à 1 500 € nets; exigeons la progression des petits salaires de 300 €. Dénonçons haut et fort l'allongement du temps de travail et exigeons le retour à la retraite à 60 ans et 55 ans sur la base de 37,5 annuités. Quant aux cadences, elles ne sont pas en reste: chez Bosch, Michelin, etc ..., les horaires ont été allongés avec le chantage aux licenciements; dans la restauration, des salariés font plus de 50h de travail; Airbus licencie massivement pour assurer le renforcement de ses profits; chez Renault, le sinistre patron "buveur de sang" comme on disait au début du XXè siècle, fixe de tels objectifs de production, qu'en trois mois, trois techniciens se sont donnés la mort.

 OUI  le capitalisme tue!

            Se soigner devient inaccessible aux catégories modestes et aussi à des salariés mieux lotis (prothèses dentaires, appareillages auditifs, franchise de 91 € supportée par les malades hospitalisés, déremboursement de très nombreux médicaments, etc ...). La Sécurité Sociale, les conquêtes de la Résistance antifasciste sont en voie liquidation, pour que les oligarques, les boursicoteurs spéculent sur les assurances et fonds de pensions. À Paris, en ce début de 21è siècle, on voit des sans-abris camper et mourir dans les rues. Pour toutes ces raisons, nous partons de la logique de satisfaction des besoins urgents, de l'exigence de nationalisations des monopoles et de formation de pôles de service public dans les secteurs vitaux: logement, santé, énergie, éducation, communication, agro-alimentaire, transports. Tous les maux ne sont pas seulement attribuables à la gestion de la droite ou de la "gauche" social-libérale. Si l'on peut satisfaire tel ou tel besoin immédiat par les luttes, le capitalisme est dans la capacité historique de satisfaire les besoins matériels et culturels durables. Le règne de la propriété privée des moyens de production, d'échange, d'information, le pouvoir du Capital sont bien les obstacles au progrès et à la marche en avant de l'humanité. Plus que jamais, la tâche historique est de travailler à ce que la classe ouvrière et les travailleurs renversent le capitalisme. C'est pourquoi nous allons diffuser cette conviction dans les entreprises et quartiers populaires: le socialisme est la seule alternative au capitalisme.


ENJEUX DE CLASSE DES NATIONALISATIONS

          Le néo-libéralisme précédé d'une campagne médiatique d'ampleur, aime à présenter les services publics comme synonymes de "bureaucratie", "d'inefficacité". La réalité débarrassée des oripeaux idéologiques et préjugés, témoigne de l'inverse. Les services publics ont assuré un service de meilleure qualité, avec péréquation des tarifs, sécurité, meilleures garanties pour les personnels et usagers. L'offensive néo-libérale s'est accompagnée d'un processus de démantèlement du secteur public; la rentabilité financière s'est imposée comme règle, affaiblissant sans commune mesure les missions de service public, ouvrant ainsi la voie aux privatisations, à la non-satisfaction des besoins, rentabilité oblige. Les entreprises publiques restantes s'inscrivent dans la lutte concurrentielle impérialiste des monopoles pour s'emparer de pans entiers de l'économie de pays, notamment du "Tiers-Monde".

          Nous assignons de toutes autres missions, fonctionnement, objectifs aux services publics. L'URCF est favorable à la nationalisation de nouveaux secteurs d'activités, de nouvelles entreprises. Nous n'ignorons pas qu'il s'agit de mesures relevant du capitalisme d'État, nullement d'îlots de "socialisme" comme les révisionnistes l'ont prétendu dans le passé. Mais, l'expérience historique montre que le contenu politique des nationalisations peut varier selon le rapport de forces entre prolétariat et bourgeoisie. En 1945, le gouvernement de coalition où siégeaient les représentants des forces ouvrières et démocratiques (PCF) conduisit des nationalisations avec des objectifs et des avancées sociales autres qu'en Grande-Bretagne où les travaillistes nationalisèrent pour pérenniser le système malade du capitalisme. Les entreprises nationalisées en France permirent la satisfaction des besoins urgents: électricité, chauffage, crédit, transport ... Elles assurèrent aux salariés des droits nouveaux et syndicaux élargis. Quand la bourgeoisie fut en mesure d'expulser les ministres communistes, le rapport de force avec l'aide de l'impérialisme américain avait déjà basculé dans un sens réactionnaire. Dès lors, les entreprises publiques perdirent petit à petit leur caractère progressiste et démocratique, pour servir de marche pied à leur capitalisation ultérieure.

           Comment les marxistes voient-ils les avantages et limites des nationalisations sous le capitalisme?

          Les nationalisations sont l'objet d'une âpre lutte de classe politique, économique, sociale:
          - satisfaction des besoins ou rentabilité financière?
          - nouveaux droits ou formation d'une bureaucratie encadrant les travailleurs?
         -  les nationalisations déboucheront-elles sur le vol progressif de la collectivité  par la privatisation? 
          - ou seront-elles un pas en avant vers la compréhension que le dernier  obstacle à l'émancipation réside dans l'État capitaliste, qu'il faut briser par  une révolution?

          Nous connaissons les dérives des nationalisations sous le capitalisme, qui ont renforcé bureaucratie réformiste pro-impérialiste. Mais, dans la situation actuelle, à l'heure où l'intérêt des monopoles passe par les privatisations, mesurons l'apport positif des nationalisations pour les luttes: apprentissage de la gestion par la classe ouvrière; coopération entre entreprises qui aideront à tisser les alliances de classes, démonstration de la qualité supérieure des "nationalisés" pour assurer les missions de service public. La classe ouvrière montrera ainsi qu'elle est bien la future classe apte à diriger le pays après la révolution. Depuis des décennies, la question de l'État est obscurcie par toutes sortes de théories révisionnistes qui nient la dictature de classe du Capital.

             Les limites des nationalisations résident dans leur caractère de capitalisme d'État. Là où les révisionnistes atténuaient la lutte des classes pour défendre des entreprises publiques, à la gestion pourtant de plus en plus capitaliste, les marxistes-léninistes partiront toujours des besoins croissants à satisfaire. Les nationalisations accentueront les contradictions entre les besoins à satisfaire et l'obstacle que constitue l'État capitaliste. C'est ainsi que le progrès social exigera le passage de la nationalisations à la socialisation, la liquidation de la propriété privée des moyens de production, par la révolution socialiste, renversant l'État bourgeois et le brisant.

  


Socialisme: Démasquez les contre-vérités!

Lors d'une émission de débat sur Tf1, une intervenante a déclaré que "le socialisme appauvrissait les peuples" (sic) à Mme LAGUILLER (LO) qui s'est abstenue - oh surprise - de contredire ce mensonge.

 

Nous, marxistes-léninistes, nous pourrions nous contenter de répondre théoriquement, ce qui donnerait: sous le socialisme, les richesses produites par les travailleurs sont propriété collective. La population laborieuse part des besoins matériels et culturels à satisfaire puis les produit, c'est la planification démocratique. Les bénéfices réalisés dans l'entreprise ne sont plus appropriés par des patrons, c'est-à-dire une minorité, mais appartiennent à tous ceux qui travaillent, c'est-à-dire l'immense majorité. En ce sens, le socialisme "n'appauvrit pas les peuples" mais les enrichis!

         

Prenons quelques exemples:

          1928, URSS: le chômage est liquidé et on ferme la dernière Bourse pour l'emploi. La croissance économique annuelle était supérieure à celle des pays capitalistes. Le logement devint accessible à tous (le loyer n'excédait pas 3% du salaire). La classe ouvrière obtient les congés et la gratuité des vacances. La santé et l'Éducation étaient totalement gratuites.

 

          La restauration du capitalisme, suite à la contre-révolution, a produit des effets tout différents: la production de biens a chuté de plus de 50%! L'espérance de vie y a chuté de 15 ans (sources officielles). Sont réapparues les mendiants dans les rues, les sans-logis, les sans-travail.

         

Et au XXIè siècle, le socialisme appauvrit-il les peuples?

Prenons Cuba.

          L'analphabétisme a été éradiqué et Cuba est même citée en modèle par des organismes de l'ONU. Avant la Révolution de 1959, l'avenir des enfants se résumait à la rue, aux bordels, aux champs de canne à sucre ou aux galeries minières; aujourd'hui, ils sont tous scolarisés. Les soins médicaux sont de qualités et gratuits, le nombre de médecins par habitant est le plus élevé du monde, la mortalité infantile y est inférieure à celle des États-Unis. La culture (y compris théâtre et opéra) est accessible à tous.

 

          Un institut britannique "référent" en matière d'environnement vient de classer Cuba dans les 3 premiers pays du monde où la population vit le mieux avec son environnement.

 

          Quel est le pays du Tiers-Monde qui peut en dire autant?

          La téléspectatrice veut-elle que nous comparions avec la situation des autres pays du Tiers-Monde où 900 millions de personnes souffrent de la faim et 40 000 meurent chaque jour de malnutrition, où 1 milliard d'humains n'ont pas de toit?

 

Et Cuba internationaliste, est capable de venir en aide aux pays frères du Tiers-Monde:

la révolution envoie 15 000 médecins (y compris dans les ghettos des États-Unis!)

- en solidarité avec les plus exploités de la planète;

- sur l'île, sont opérés des centaines de milliers d'enfants malades des yeux venus du monde entier;

- les Cubains accueillent des dizaines de milliers d'étudiants des pays pauvres pour les former. Cuba sauve aussi des vies grâce à son système performant de protection contre les cyclones/ouragans, système cité par l'ONU comme exemplaire, alors que des catastrophes identiques tuent par milliers les étatsuniens.

            Il faudrait des tomes entiers pour disserter des ravages du capitalisme. Oui, plus que jamais, en ce 90è anniversaire de la Révolution socialiste d'Octobre, nous saluons les héros qui bâtissent le socialisme, hier, aujourd'hui et demain, socialisme, qui loin d'appauvrir, enrichit et sauvé l'humanité

 


Congrès FSU   Un nouvel avatar du syndicalisme international

          Alors que le Congrès de la FSU vient de décider d'un vote des syndiqués sur la question de l'affiliation à la CSI (Confédération Syndicale Internationale) tenue par le syndicalisme chrétien et les collabos de classe), l'US publie un article de promotion publicitaire de Roger FERRARI (secrétaire international de la FSU) (24 février 2007) sur la dite centrale syndicale internationale. Le débat est plutôt mal parti pour être honnête: les partisans de l'adhésion s'arrogent un quart de page dans l'hebdomadaire, reléguant sans doute les opposants à la portion congrue. 
           L'article de FERRARI laisse rêveur.
          Ainsi la FSM (Fédération Syndicale Mondiale) n'est pas née de la guerre froide, contrairement à ce qu'affirme FERRARI, mais du combat des peuples du monde contre le fascisme. Son siège initial devant être Paris. Mais les États-Unis, déclenchant la guerre froide, ont financé à grand renfort de dollars la scission syndicale internationale et nationale (en France et en Italie). Le délégué de l'AFL-CIO (syndicat américain jaune) au BIT (Bureau International du Travail) à Genève, Irving BROWN, était chargé de l'affaire par la CIA et avec la CISL (Confédération International des Syndicats Libres), a créé un instrument de choix contre les États socialistes et le mouvement syndical de lutte de classe.

                    En France, FO fut étroitement encadré par des renégats de la SFIO et du syndicalisme: entre autre Georges ALBERTINI, ancien membre du syndicat CGT des instituteurs, puis ex-secrétaire général du Rassemblement National Populaire de Marcel DÉAT, condamné (bien légèrement si l'on considère l'époque) à la Libération et très vite libéré! Il a dirigé jusqu'à sa mort l'Institut d'Histoire Sociale (HIS), et Est/Ouest, qui furent une couverture pour les agissements de la CIA dans les milieux politiques, syndicaux et universitaires français. Ils furent les promoteurs de la CISL et les protecteurs de FO, ainsi que la CFT (Confédération Française du Travail, syndicat patronal de nervis briseurs de grève).

           En Amérique Latine, ce syndicalisme s'est illustré par sa corruption. Au Venezuela en 2002, ce type de syndicalistes a soutenu le coup d'État anti-CHAVEZ et salué l'accession du représentant patronal à la primature!  Et que dire de la maison-mère,l'AFL-CIO: les liens entre la maffia et les dirigeants réactionnaires de l'AFL ont émaillé l'histoire sociale de ce pays, avec Jimmy HOFFA, ex-président du syndicat des teamsters (camionneurs) et maffieux.

          Selon FERRARI, la FSM n'aurait joué aucun rôle dans le syndicalisme mondial? Pour mémoire, en France, elle a organisé la solidarité avec les mineurs lors des grèves de 1948 (celles où le socialiste Jules MOCH a utilisé les chars contre les mineurs), ainsi qu'à l'occasion des grèves des mineurs de celles de 1963, comme aussi celles des mineurs britanniques en 1982. Et pendant ce temps, qu'ont fait la CISL et la CMT (dont la liaison avec le Vatican et la démocratie chrétienne se suffit à elle-même)? La FSM a organisé la solidarité avec l'Indochine, avec l'Algérie, avec le Viet-Nam, soutenu la décolonisation, participé à la campagne pour le désarmement et l'interdiction de l'arme nucléaire autour de l'Appel de Stocklom, organisé la solidarité avec le peuple palestinien, avec le peuple d'Afrique du Sud en faisant campagne pour les sanctions globales et obligatoires contre l'apartheid, ce qu'à toujours refusé la CISL, etc. etc. Une paille! Car, de l'autre côté, nous avons la CSL, fusion de deux centrales aux bottes du Capital: leur objectif n'étant pas de s'opposer, mais bien d'accompagner, en critiquant seulement pour la forme, les politiques de l'OMC et ... de l'UE, qui malgré le référendum, continue de fasciner le secteur international du SNES et quelques autres. Il faudrait démontrer l'inactivité de la FSM et non la proclamer: en quoi le fait de recevoir FERRARI (ou THIBAULT) est-il une preuve d'activité de la CSI?

          Enfin, FERRARI n'échappe naturellement pas au langage de la guerre froide quand il parle de la FSM, pour dire "qu'elle regroupe un nombre restreint d'organisations, surtout sur une base idéologique ... courroies de transmission de leur pouvoir". Comme si la CSI ne regroupait pas ses organisations sur une base idéologiques!? La FSM, c'est la lutte des classes. La CSI, avec ses revendications de "travail décent" et "salaire décent", avec sa réforme de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), pour "changer le cours de la mondialisation", et son refus de soutenir la laïcité, c'est l'encyclique Rerum Novarum (Bulle du Pape de 1891 qui contribue à la création du syndicalisme chrétien) mâtiné de la philosophie de collaboration de classe d'André BERGERON, Léon JOUHAUX. Ils ont fait  du mouvement syndical la courroie de transmission du Capital et de ses gouvernements.

          La direction de la FSU a été battue concernant la proposition d'affiliation à la CSI et a dû accepter d'en appeler à la décision des adhérents.

            Par conséquent, les syndicalistes de lutte, ceux qui sont fidèles à l'identité d'Unité et Action (tendance communiste), dont l'ancienne secrétaire générale du SNES, avant d'avoir la légion d'honneur et de rallier le camp de ceux qu'elle avait toujours combattue, disait que c'était la tendance héritière du syndicalisme révolutionnaire de lutte de classe (réunion des militants Ile-de-France en 1992-1993 dans une salle du XVè arrondissement de Paris), ne sauraient accepter une affiliation qui (il ne faut pas se faire d'illusions) modifiera les orientations combatives qui restent les nôtres.


Elyo Dalkia, même combat!

          Le 17 octobre 2000, les salariés d'Elyo et de Dalkia, deux entreprises concurrentes filiales respectives des groupes monopolistes Suez-Lyonnaise des Eaux et Veolia Environnement, s'étaient regroupés pour faire la peau aux clauses de blocage des salaires et d'allongement de l'amplitude de travail de 8 à 15h et à la clause autorisant le travail du samedi matin inscrites dans les accords sur la prétendue réduction du temps de travail. Après 13 jours de lutte, cette action victorieuse, initiée à l'époque par les militants de la CGT des deux entités, fût qualifiée d'historique par les médias et des observateurs spécialisés. Elle avait permis l'unité des salariés autour de revendications communes, malgré l'absence de soutien des instances syndicales. Depuis, manoeuvres politiciennes aidant, les principaux acteurs de cette grève de 15 jours, ont été, pour la plupart, écartés de la CGT et ont été amenés à s'organiser, provisoirement chez Elyo et au CGT-E à Dalkia, pour maintenir intacts leurs collectifs de lutte. Aujourd'hui, plus que jamais, les bonnes raisons ne manquent pas pour que cette unité revive. Les deux groupes concurrents enregistrent depuis plusieurs années des bénéfices en constante augmentation. Veolia Environnement revendique, pour 2006, plus de 834 millions d'€ de profit contre 633 en 2005. Soit une progression de 31,82%. Dans le même temps, les effectifs permanents sont en baisse alors que le chiffre d'affaires pour les deux sociétés croît de façon constante, de plus de 10% par an. Le travail précaire se généralise à une vitesse inouïe: appel au CDD et à l'intérim. Dans de nombreux sites, les jeunes en alternance servent de palliatif. Sous couvert du tutorat, les directions s'emploient à piller le savoir des aînés à moindre coût. Ainsi, la pauvreté se généralise. Les travailleurs tentent de joindre les deux bouts en systématisant leurs demandes d'acomptes sur salaire. La rémunération mensuelle moyenne n'excède pas 1 500 €bruts pour les catégories ouvriers, employés et agents de maîtrise. Cette situation est caractérisée par une détérioration violente des conditions de travail. La multiplication des entretiens préalables à sanction pouvant aller jusqu'au licenciement, l'augmentation de l'absentéisme et des démissions attestent de la gravité de la situation et de l'état de souffrance des salariés.

          C'est dans ce contexte délétère qu'à l'appel du CGT-E, les militants se revendiquant du syndicalisme de lutte de classe des sociétés Dalkia et Elyo, ont décidé d'unir, une nouvelle fois, leurs efforts pour travailler au rassemblement des salariés pour frapper ensemble: contre la précarisation des emplois des jeunes et le pillage (gratuit) des compétences et des acquis des anciens sous couvertures d'accords scélérats signés par les syndicats réformistes supposés représentatifs, pour revendiquer la hausse des salaires; pour la reconnaissance des qualifications aujourd'hui niées par l'accord sur la nouvelle classification (ratifié par ces mêmes syndicats, dont la CGT réformiste). Un plan d'action a été élaboré pour préparer un fort mouvement de grève pour le mois d'octobre 2007 préparé par une journée de mobilisation devant la chambre patronale de la profession en juin prochain.

"Elyo/Dalkia même combat!" On continue et on remet ça!


Le second Congrès de l'URCF Un grand succès!   

          À son deuxième Congrès, les 3 et 4 mars 2007, l'URCF a adopté son programme de révolution socialiste en France, basé sur des axes de lutte partant des besoins et revendications des masses et faisant le lien entre leurs luttes et la dénonciation de l'État et du mode de production capitaliste. C'est une rupture, déjà théorisée lors de l'adoption des 200 thèses, avec les anciennes tendances portées par le PCF d'oublier le but final.

          Dans son rapport, le camarade Jean-Luc SALLÉ, Secrétaire Général, est revenu sur les trois années d'activité de l'URCF, centrée sur le travail parmi les masses, l'implantation de sections d'entreprises, la lutte pour le syndicalisme de lutte de classe. Se basant sur l'analyse matérialiste de la situation de la Classe Ouvrière et du fonctionnement de l'État bourgeois, les militants de l'URCF ont développé une pratique sur le terrain de luttes contre le Capital, d'appels permanents à l'unité de tous les travailleurs du secteur public et privé, des usagers, des privés d'emploi, français et immigrés, de conscientisation et d'organisation de l'avant-garde. Sur le terrain syndical, il faut arracher les travailleurs aux directions réformistes et oeuvrer à la défense du syndicalisme de lutte de classe. À propos des prochaines élections, l'URCF rappellera pendant la campagne la nature de classe de l'État, le rôle des différents partis (UMP, PS, social-démocratie) dans le dispositif de la dictature du Capital monopoliste. Suite aux manoeuvres de la "gauche", les comités du 29 mai n'ont pu présenter un candidat unique qui aurait été porteur d'un programme de rupture avec le néo-libéralisme. Cette division est néfaste aux intérêts communs des travailleurs. L'URCF a pour tâche de mettre la Classe Ouvrière au centre de la campagne en partant de ses besoins (salaires, services publics, emploi, droits démocratiques ...) et en dénonçant le système capitaliste et la propriété privée des moyens de production.

          Le Congrès a réaffirmé la nécessité pour les organisations communistes de France, dont plusieurs étaient présentes, d'agir ensemble contre le Capital, l'UE, pour la solidarité internationaliste avec les peuples opprimés et avec les pays qui maintiennent le socialisme (Cuba, RPD de Corée) ou résistent à l'impérialisme.

          De nombreux invités de Partis et d'Organisations étrangères ont apporté une grande contribution dans les débats, nous invitant à toujours tenir compte des expériences du Mouvement Communiste International, du point de vue des Partis frères et de la convergence des luttes contre les différents impérialismes, en premier lieu, le "nôtre".

            Le Congrès a élu un Comité Central à forte représentation ouvrière, comprenant des camarades issus de l'immigration, qui devra accroître le processus de bolchevisation, d'implantation dans les entreprises et les quartiers populaires, et porter haut le drapeau de l'unité et de l'internationalisme. Comme l'a dit un intervenant, "retour au bolchevisme".


 

Intervention de Tamila YABROVA, Présidente de l'Union des Communistes d'Ukraine.

Porte-parole du Parti Communiste des Ouvriers de Russie (PCOR)

"(...) La meilleure façon de commémorer la Révolution d'Octobre et le 85è anniversaire de la création de l'URSS est, comme le disait LÉNINE, de se concentrer sur les tâches non encore accomplies, et de tirer les conclusions de ces 90 années de lutte, des victoires et des défaites. DUCLOS disait à BLUM que ceux qui critiquent le socialisme ne l'ont jamais construit. Ceux qui ont fêté la chute de l'URSS ont été réfutés même par des philosophes réactionnaires. Les vrais communistes se rencontreront en novembre à Lisbonne, en Grèce, à Bruxelles, en Turquie. Partout, on revient à un parti de type léniniste. Aleka PAPARIGA, Secrétaire Général du Parti Communiste de Grèce, a dit qu'il fallait renforcer le pôle communiste dans le monde et les liens avec la classe ouvrière et ouvrir les directions à des représentants de celle-ci. Dans les statuts du PCOR, notre Parti, il est dit que 50% du Comité Central doit provenir de la classe ouvrière. (...) Il y a une attaque camouflée des partis révisionnistes contre le rôle d'avant-garde de la classe ouvrière.

          Le PCFR (Parti Communiste de la Fédération de Russie, révisionniste) va avoir un nouveau programme. Des voix s'y élèvent pour dire que la classe ouvrière n'a plus un rôle dirigeant dans l'histoire. Ils prétendent qu'on est à l'ère de l'information

et que les intellectuels sont le moteur de la révolution. Mais, de quoi peuvent-ils donc bien se nourrir? Mangent-ils de l'information? Qui a fabriqué les vêtements qu'ils portent? (...) On a parlé de l'anniversaire du 20è Congrès du PCUS. Ce fut un coup frontal. Les mensonges, critiques sur STALINE ont ouvert les portes pour la victoire de l'idéologie bourgeoise et le réformisme économique de type capitaliste. En cette année d'anniversaire d'Octobre, nous devons forger la conscience héroïque du peuple, parler moins des fautes et plus des acquis. Les bourgeois sont unis, et veulent que les ouvriers travaillent et c'est tout. Le capitalisme n'apporte que pauvreté, guerres civiles, retour aux temps anciens. On produit en Russie 41% de ce qu'on produisait en 91.

            Jamais LÉNINE et STALINE n'ont considéré la révolution soviétique comme la victoire d'un seul pays, mais comme une base pour développer la révolution mondiale. À Zimmerwald en 1914, LÉNINE a prôné la dictature du prolétariat; ils étaient 8 organisations; en 1919, 52 pour fonder le Komintern. Si on renforce l'unité, si on garde le marxisme-léninisme comme guide, l'avenir est au socialisme.Les interventions des partis frères et autres organisations

(Extraits)

PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France)

          "Nous avons les mêmes racines. Nous partageons beaucoup des fondamentaux contenus dans le rapport. Le PRCF se prononce pour un programme commun de lutte pour sortir la France hors de l'UE, pour des nationalisations passant par un rassemblement populaire majoritaire pour aller vers le socialisme, en alliant drapeau rouge et drapeau tricolore".

Parti Communiste de Cuba

          "La seule issue pour l'Humanité est le socialisme. Le Che, combattant internationaliste, a lutté contre le système impérialiste, sans concession sur les principes révolutionnaires. Cuba reste un espoir pour tous les communistes et révolutionnaires".

Communistes

          "On a crée notre parti il y a cinq ans. La faillite du PCF était irrémédiable. On est un parti révolutionnaire dont l'existence est officielle".

PADS (Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme)

          "En Algérie, tout est orienté vers la satisfaction de la bourgeoisie compradore et les multinationales. On subit l'autoritarisme du pouvoir. Des luttes populaires, contre les privatisations, pour les salaires ont fait reculé le pouvoir. Il ne faut pas chercher à amadouer les impérialistes".

ACTUS (ACtion Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme)

          "Le Tchad est un pays qui n'a jamais connu la liberté. 12% seulement des revenus du pétrole reviennent au tchadiens. Certains disent, que nous, africains, avons un langage violent. Mais quelle est la solution? (...) Qu'on nous laisse la possibilité de renverser DÉBY (Président tchadien actuel). La France lui a sauvé la mise avec ses Mirages. On doit créer un large front pour vaincre".

PTB (Parti du Travail de Belgique)

          "Merci à l'URCF. Votre Congrès est un pas important dans la création d'un parti communiste unique en France (...). Aux communales, nous sommes passés de 5 à 15 élus. Nous voulons devenir un parti de masse, tout en restant révolutionnaire. (...) Mais sans être trop haut par rapport à la conscience".

Association des Amis d'Alger républicain

          "Ce journal, né en 1938, a participé à tous les combats anticoloniaux, et fut interdit et censuré à maintes reprises. (...) il compte beaucoup de martyrs. Reparu dès le 1er mai 2003, il reprend le combat de l'émancipation du peuple algérien. Défenseur de l'indépendance, du progrès et de la démocratie sociale, Alger Républicain heurte les intérêts des intégristes et de leurs soutiens impérialistes. Il faut un financement urgent, organiser une souscription en vue de sauver l'existence de ce journal. Nous avons besoin du soutien de tous".

Coordination Communiste Nord Pas-de-Calais

          "Il y a cinq ans que nos chemins ont divergé. On entame un travail de discussions bilatérales. Nous avons décidé de soutenir M.G BUFFET à la présidentielle. BOVÉ est désormais le cri de ralliement des droitiers du PCF et de la petite bourgeoisie anticommuniste. (...). Pas de reconstruction du parti sans beaucoup de militants du PCF. C'est le reflet de notre vécu sur le terrain".

Le Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF)

          Le camarade voit dans l'invitation de l'URCF une marque de confiance.

          "Depuis la victoire du NON au référendum, le courant anti-néolibéral n'a cessé de se développer. Il y a eu prise de conscience des intérêts communs entre les couches du peuple, et d'autres peuples victimes de cette même politique. Nous avons eu des avancées sur la Charte anti-libérale (droit de vote des immigrés, critique de l'impérialisme français en Afrique). Pour faire avancer les choses, il faut être dans les collectifs du 29 mai, rechercher les alliances et les appuis. Nous regrettons la division actuelle des anti-libéraux. Nous sommes prêts à travailler avec vous et d'autres forces sur trois objectifs:

1-le front pour empêcher le retour d'un nouveau projet constitutionnel sur l'Europe;

2-la lutte contre la Francafrique et la régularisation des sans-papiers;

3-la vigilance par rapport aux menaces contre l'Iran, et la lutte contre la politique de  guerre de l'impérialisme".

PC Libanais

          Le camarade remercie l'URCF pour son soutien lors de l'agression israélienne.

          "Il n'y aura pas de paix sans droit des palestiniens. Le PCL ne peut que soutenir la résistance. Je vous demande de contrer la propagande des SARKOZY et des médias, qui visent au désarmement du Hezbollah (...). Le PCL est fier d'avoir été dans la résistance de tous les patriotes libanais, qui a permis de vaincre l'agression d'Israël.

Le camarade Sergio de Colombie

          "Dans notre pays, la mafia a le pouvoir et le pays est livré aux escadrons de la mort. Les FARC, contrairement à ce que prétendent les impérialistes, n'est pas un mouvement de narco-guérilla. La lutte armée s'est imposée à cause de l'oligarchie qui refuse les libertés démocratiques élémentaires aux citoyens. Plus de 270 syndicalistes ont été assassinés; plus de 25 journalistes. BUSH donne plus de 750 millions de $ pour la lutte contre la guérilla".

Cercle bolivarien de Paris

          "Les cercles sont la première forme d'organisation populaire aux Venezuela sur les questions économiques sociales et politiques, (...). Les menaces contre CHAVEZ persistent, et la population se prépare. Le processus révolutionnaire est une construction permanente".

Union Prolétaria

          "Dans la mesure de notre capacité, nous allons transmettre aux communistes, aux ouvriers et au peuple espagnol les réflexions et les expériences si riches et utiles que ce Congrès nous a apporté. Nous vous souhaitons beaucoup de succès dans la réalisation des décisions politiques que vous venez de prendre. Nous sommes convaincus que vos succès seront aussi les nôtres, ceux de l'ensemble du Mouvement Ouvrier et Communiste International".

Parti des Travailleurs de Corée

(Message)

          "Nous saluons le combat de l'URCF. Partout dans le monde, la lutte grandit contre l'impérialisme. Les peuples peuvent escompter de nouveaux succès".

Rassemblement des Travailleurs Africains-Sénégal (RTA-S)

          "Notre pays, le Sénégal, subit directement la domination économique de la puissance impérialiste qu'est la France. C'est un motif de satisfaction que de trouver chez les révolutionnaires-communistes de votre parti une unité de vue permettant de développer une solidarité internationaliste dans le combat que nous menons ici pour la libération nationale et la libération sociale des travailleurs de notre planète. (la suite de l'intervention, très intéressante, sera publiée dans notre prochain numéro).

Parti Communiste Ouvrier de Russie

Victor TIOULKINE Secrétaire Général

(Message)

          "Chers Camarades de lutte, nous avons une profonde identité de vue avec votre programme de lutte. Ce n'est pas une coïncidence pour ceux qui s'en tiennent à une ferme approche du matérialisme dialectique. Victor TIOULKINE a rappelé de danger croissant des forces liquidatrices dans le mouvement communiste international, des forces révisionnistes qui se parent du titre de communiste, et du courant national communiste".

Le CNU (Comité National Unitaire)

(Message)

            "C'est en effet sur la base d'un texte commun URCF-CMC que 7 organisations se réclamant du marxisme-léninisme se sont réunies à Paris pour créer le CNU. Un cadre national, qui, tenant compte d'organisations non encore prêtes à fusionner, permettrait d'abord de frapper ensemble l'ennemi de classe. Et aussi de mener le débat idéologique nécessaire pour progresser dans l'édification d'un seul parti".

Liste des Organisations présentes.

L'URCF remercie fraternellement tous les participants.

International:

Parti Communiste Ouvrier de
Union des Communiste d'Ukraine
Parti du Travail de Belgique
Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme
Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme
Parti Communiste Libanais
Parti Communiste de Grèce
Parti Communiste de Cuba
Union Prolétaria (Espagne)
Association des Amis d'Alger Républicain
Cercle Bolivarien de Paris
Colombie
Collectif: "Ne laissons pas faire", pour la libération des membres d'Action directe

 France:

Parti Communiste des Ouvriers de France
Pôle pour la Renaissance Communiste en France
Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais
Communistes
Collectif pour la libération de Georges Ibrahim ABDALLAH


Plusieurs organisations ont envoyé un message de solidarité:

Comité National Unitaire
Annie LACROIX-RIZ
Rassemblement des Travailleurs Africains-Sénégal
Parti du Travail de Corée


 

Interview de Jean FRANÇOIS,  délégué de la Fédération du Var au IIè Congrès de l'URCF  

 

IC: Bonjour Jean-FRANÇOIS, tu as 36 ans, les 3 et 4 mars, tu as participé au IIè Congrès de l'URCF, peux-tu me donner tes impressions?

Jean FRANÇOIS: Je dois dire que je suis très agréablement surpris par le déroulement de ce Congrès. J'ai adhérer à l'URCF en janvier 2007 et les camarades de la Fédération du Var m'ont proposé de faire partie de la délégation. Après un peu d'hésitation, j'ai accepté et je ne le regrette pas. C'est incroyable ce que ces deux jours m'ont apporté, tant sur le plan des connaissances théoriques que sur les tactiques des lutte et sur le  plan de la solidarité et de la fraternité.

IC: Comment as-tu connu l'URCF?

Jean FRANÇOIS: Les membres de ma famille ont toujours milité à la CGT et pendant le longues années au PCF, qu'ils ont quitté suite à des désaccords profonds et la social-démocratisation de ce parti. Issus de la classe ouvrière, ils étaient et sont toujours de toutes les manifs. Depuis plusieurs années, ils militent à l'URCF (anciennement Coordination Communiste) et grâce aux tracts distribués lors de ces manifs, notamment depuis la campagne "Accusons le Capitalisme", j'ai pris conscience que je partageais l'avis de cette organisation. De tracts en discussions, j'ai décidé de les rejoindre.

IC: Alors ce Congrès, qu'en as-tu retiré?

Jean FRANÇOIS: Tout d'abord un grand moment de rencontres, d'échanges, d'idées et de retrouvailles pour beaucoup de participants. Les travaux se sont déroulés dans une ambiance studieuse certes, mais aussi très fraternelle.

IC: Cela a l'air de te surprendre?

Jean FRANÇOIS: Oui, cette fraternité n'existe pas dans mon organisation syndicale. Malheureusement, lorsqu'un syndiqué fait part de divergence, il est mis à l'index et devient persona non grata. Alors là, quand j'ai vu la libre intervention des organisations et partis invités dans le respect des participants malgré certaines divergences, j'ai pu apprécier l'importance de la démocratie au sein de l'URCF. Comme j'ai apprécié le sérieux avec lequel les documents préparatoires avaient été discutés dans les fédérations.

IC: Quel est le moment du Congrès qui t'a le plus marqué?

Jean FRANÇOIS: Les interventions et le soutien des partis frères, notamment la contribution du PCOR qui, ayant expérimenté le socialisme, a confirmé la justesse de l'analyse politique et historique de l'URCF, mettant en lumière les causes réelles de l'effondrement du socialisme à l'Est et dans le monde et le danger permanent que constitue le révisionnisme. Ces deux jours ont été pour moi très bénéfiques. J'ai appris beaucoup et des journées comme celles-là donnent vraiment envie de lutter et de faire le maximum pour créer les conditions de l'élargissement des luttes.

BROCHURE

            La brochure deuxième Congrès de l'URCF sera bientôt disponible au prix de 8 €. Elle contiendra l'intégralité des rapports de Jean-Luc SALLÉ Situation nationale et luttes, et celui du responsable à l'International. Les interventions de tous les délégué(e)s de l'URCF, celles des camarades des organisations soeurs de France, du mouvement communiste international, et de nombreuses photos


L'URCF dans les luttes

Fédé 93

PSA-Citroën

          Depuis trois semaines, 500 ouvriers de PSA-Aulnay sont en grève pour rejeter les propositions patronales consistant à une hausse des salaires de 1,75%. Les grévistes CGT, CFDT, SUD, etc. exigent une hausse des salaires de 300 €. Et la création de 700 emplois. L'URCF apporte son soutien militant et financier, collecte des fonds de solidarité pour les travailleurs en lutte, et participe à la manifestation qu'ils organisent à Paris le 24 mars.

Airbus

          Au début de la semaine du 5 mars, plusieurs syndicats français dont la CGT de la filiale EADS avaient indiqué qu'une manifestation européenne aurait lieu à Bruxelles le vendredi 16 mars 2007. Que nenni, il fallait compter sur l'intervention de la FEM (Fédération Européenne des Métallurgistes) qui faisait savoir le vendredi 9 mars, qu'il n'y aura pas de manifestation européenne des salariés d'Airbus à Bruxelles, au motif: qu'il serait difficile d'organiser une telle action! Les actionnaires jubilent d'une telle connivence d'intérêts!!!

          Donc, cette FEM composante de la CES continue de saper l'efficacité du mouvement d'opposition. Ajoutons qu'il est scandaleux que des manifestations du type de "chacun pour soi dans son coin" et surtout pas "tous ensemble et en même temps" puissent encore avoir cours.

          De plus, le Parlement européen saisi (difficilement) expédie Airbus en 3/4 d'heure! Vraiment, ces élus ne représentent pas le peuple travailleur, le manque d'un Parti communiste véritable est flagrant! Il est urgent de remédier à cette carence catastrophique.

          Vendredi 16 mars 2007, des dizaines de milliers de salariés se sont mobilisés dans toutes les usines d'Airbus dans des manifestations décentralisées, 20 000 à Hambourg, 7 000 à Toulouse, 4 000 à St-Nazaire, Nantes, Méaulte selon les organisations syndicales, et 250 devant la maison "mère" EADS.

          En Espagne, environ 80% des 9 000 salariés ont participé à des rassemblements devant les 7 sites d'Airbus-EADS-CASA selon les syndicats.

            C'est le début d'une lutte âpre contre le Capital, qui sera victorieuse à la condition que tout le monde s'y mette massivement, entreprises privées et publiques, retraités, à l'échelle nationale et internationale.


QUAND J'ENTENDS PARLER CULTURE J'APPELLE LA POLICE!

Un message du comité de défense des usagers de France-Culture

          Depuis juin 1940, en France, l'occupant allemand diffusait sur les ondes, sans retenue toute la propagande nazie. En 1944, le CNR (Conseil National de la Résistance) qui voulait sauvegarder la liberté du pays par rapport aux influences nord-américaines, imposa le contrôle démocratique, c'est-à-dire la nationalisation. Il n'y eut plus aucune radio commerciale en France.

          De suite, se dessina la nécessité d'une radio purement culturelle, dans la diversité des programmes nationaux. Une chaîne spécifique fut mise en place qui prit le nom de France-Culture en 1963.

           Cette chaîne culturelle jouait un grand rôle avec en plus des émetteurs autonomes en province. Chaque région avait ses propres productions (théâtre, fictions, documentaires). L'objectif de France-Culture a été de construire une véritable université populaire. Dans des domaines aussi divers que la philosophie, la littérature, l'histoire, dans toutes les sciences, la médecine, la musique, tout le patrimoine de l'humanité était mis à la disposition des auditeurs. Ce qu'il y avait de remarquable, c'est que l'animateur convoquait autour des micros les meilleurs spécialistes. Il mettait toujours le discours à la portée d'un public, non pas d'érudit, mais de tous ceux qui ont l'esprit ouvert, qui ont soif de connaissances.

          Nous l'avons constaté, des artisans, des paysans, des ménagères, tous ces gens très simples écoutaient France-Culture aussi bien que les universitaires, les étudiants et les lycéens.

          Le premier coup contre ce service public fut le démantèlement de l'ORTF (Office de Radiodiffusion Télévision Française). En 1974, la télévision va la première devenir la proie des prédateurs financiers.

           France-Culture résistera jusqu'en 1977. Il se faisait là un travail extraordinaire; les producteurs et réalisateurs avaient l'équivalent du statut d'intermittents du spectacle, ce qui paraît un désavantage parce qu'on pouvait les remercier à tout moment. Mais, en même temps, ils avaient la faculté de refuser les émissions de complaisance, la promotion des produits commerciaux, le parisianisme, les mondanités. Ils n'étaient pas les exécutants passifs des ordres de leur hiérarchies.

          N'oublions pas l'immense travail hors antenne des réalisateurs et producteurs. C'étaient des artistes, très peu payés. Il était impossible d'interviewer GIDE à l'antenne. Il bafouille, crachouille, c'est inaudible. Cependant, avec deux heures d'enregistrement, on sort, grâce à un montage soigné, vingt minutes parfaitement audibles.

          Des feuilletons comme Guerre et Paix de TOLSTOÏ avec Jean TOPOR, Le Père GORIOT de BALZAC, Le Rouge et le Noir de STENDHAL avec les meilleurs acteurs, vous aviez tout. Et surtout le théâtre.

          Le grand changement commence avec Patricd GÉLINET. GÉLINET était tellement brutal qu'il y a eu un incident avec Michel BYDLOWSKI, cet homme fragile et très consciencieux qui a tellement été harcelé. Il ne s'est pas suicidé par hasard en se jetant de la fenêtre de son bureau à France-Culture. Il dirigeait le Panorama après Jacques DUCHATEAU. Dans cette émission de critique littéraire remarquable, c'était des auteurs de qualité peu connus qu'on allait chercher chez de petits éditeurs. Il y avait un vrai débat contradictoire: deux intervenants pour défendre le livre, deux pour le critiquer et un modérateur. À la place, on a maintenant la promotion des best-sellers dont tout le monde parle, les productions de Grasset, Hachette, Gallimard, toutes les grandes maisons d'éditions. La chaîne a été également affermée aux organes de presse privés, comme le journal Le Monde.

          COLOMBANI vient avec son équipe le samedi matin. Il occupe l'antenne pendant une heure. Des créneaux sont donnés aussi à l'Express, au Figaro, etc. Le patrimoine a quasiment disparu au profit des Républiques bananières de la presse et de l'édition.

          "Les Chemins de la Connaissance" étaient animés par dix producteurs permanents et plusieurs dizaines de producteurs tournants, tous de très grandes qualité, tous de très grande qualité. On pourrait alors se forger là, des outils pour comprendre le monde actuel.

          Pour dominer un peuple, il ne suffit pas de le précariser, il faut aussi décerveler.

          Ce gâchis, ce saccage, sont inacceptables.

          Nous avons crée une association, le RACCFC (Rassemblement des Auditeurs contre la Casse de France-Culture). Avec une banderole, on a aussitôt organisé nos propres manifestations devant le théâtre de l'Odéon et le ministère de la Culture, place du Palais Royal. Avec nos tables, nous nous sommes placés sur le bord de toutes les grandes manifestations (retraites, CPE, NON au référendum). Nous avons été deux fois, une semaine entière, au festival d'Avignon et aussi cinq années de suite en louant un stand à la fête de l'Humanité.

          On a été reçu par le chef de cabinet de Mme TASCA et aussi par l'actuel directeur de France-Culture, Mr David KESSLER.

          Les anciens directeurs de France-Culture comme Yves JAIGU étaient avant tout des hommes de grande culture. On a maintenant des politiciens issus des gouvernements précédents.

           Nous avons distribué nos tracts et caricatures deux fois à tout le personnel aux portes de Radio France. Nous avons soutenu toutes les grèves du personnel et sommes invités chaque année à la reprise des cartes du syndicat CGT qui vient de nous verser 100 € pour les frais du procès.

            Apparemment, toute contestation gêne. C'est sans doute pour cela que Radio France et Mme Laure ADLER nous intentent un procès, 17è Chambre Correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, vendredi 11 mai 2007 à 13h30. C'est la même Chambre qui a jugé les caricatures de Charlie Hebdo sur Mahomet. Le motif de la plainte: "injure publique" pour une caricature représentant Mme Laure ADLER portant une pancarte avec le titre du livre de Gilles CHÂTELET, éd.Folio "Vivre et Penser comme des Porcs." Il est très important que la salle d'audience pour ce procès public, soit pleine. Toute aide financière pour les frais d'avocat (2 400 €) est la bienvenue.

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Le PEN: LE DERNIER REMPART DU CAPITAL

          En 1968, le Patronat et son État furent surpris par un immense mouvement de grève et de remise en cause de la société capitaliste. Même s'ils surent duper les travailleurs grâce à leur vielle expérience, l'idée que le capitalisme était nuisible et dépassée était répandue dans la tête de nombreux ouvriers. Le socialisme était devenu un immense espoir, ce qui inquiétait la grande bourgeoisie française.

 

          Avec l'élection de François MITTERRAND en 1981, le Capital décida de se protéger en promouvant de toute pièce, avec l'aide des socialistes à l'époque au pouvoir, un parti ouvertement fascisant, capable de représenter sa version violente de domination de la société au cas où la démocratie bourgeoise ne pourrait plus assurer son rôle.

 

          En fait, le grand Capital n'a pas le choix. En raison de la baisse tendancielle du taux de profits, il doit surexploiter la classe ouvrière, baisser les salaires, augmenter les cadences par les suppressions d'emplois, délocaliser dans les pays à bas salaires, remettre en cause les acquis sociaux! Cette politique rencontre des résistances. Le Capital a mis depuis longtemps un dispositif en place, capable, en cas de crise grave, de trouver des solutions appropriées. Ce dispositif évolue en fonction de la nature des difficultés; la presse écrite est devenue sa totale propriété tout comme les médias, radios et télévisions qui ont été, au fur et à mesure, achetés par les grands groupes monopolistes; mais, cela ne lui permet pas de tromper durablement la population de plus en plus mécontente! C'est pour cela que le dispositif d'accompagnement de cette politique est étendu non seulement aux bureaucraties syndicales de tout bord qui visent à encadrer tout mouvement de révolte et de colère, mais est aussi étendu aux forces politiques chargées de proposer des "alternatives" qui s'inscrivent dans la politique des monopoles.

 

          Nous en avons la preuve par le NON à la Constitution européenne: dans  un premier temps, la victoire à 55% est un immense échec pour la quasi-totalité des partis politiques français qui appelait au OUI du PS à l'UMP en passant par les Verts et l'UDF. Quant aux partisans du NON, certains ajoutaient un "OUI à l'Europe sociale", ce qui créait l'illusion qu'une autre Europe était possible.

 

          Si, dans un premier temps, les médias ont dû reconnaître leur échec, rapidement, ils ont nié cet épisode et recommencé à parler comme si le référendum n'avait pas existé.

          Les sondages actuels nous rejouent le coup habituel, SARKOZY, ROYAL, BAYROU dans un mouchoir de poche, 3 candidats ouvertement réactionnaires qui proposent des politiques de droite. N'est-ce pas déjà une grande victoire de Le PEN, qui fait mine de se plaindre du vol de son programme, d'où sa formule "que les électeurs préféreront l'original à la copie!".

 

          En fait, le grand Capital, depuis plus de 25 ans s'est servi du Front National pour diviser les travailleurs, les opposer entre eux: non-grévistes contre grévistes, travailleurs français contre travailleurs immigrés, travailleurs français d'origine étrangère contre nouveaux arrivants, création de ghettos, salariés du privé contre ceux du public etc.

          C'est ainsi que les propositions réactionnaires tenues autrefois par Le PEN se retrouvent aujourd'hui dans la propagande électorale de plusieurs autres candidats de 2007. Cela s'appelle la fascisation de la société. Depuis toujours, lorsque les populations s'appauvrissent, sont en colère du sort qu'il leur est fait, les responsables de leur situation désignent des coupables, autrefois: les juifs, les étrangers; aujourd'hui, ce sont les immigrés fuyant leurs pays où règnent la famine et la guerre, souvent exportées par les pays impérialistes dont la France fait partie.

 

          La lepénisation de la société s'aggrave: sa raison, c'est le profond dénuement où se trouve la population. Plus les conditions de vie seront difficiles, plus la population serait sensible aux thèses racistes et xénophobes! Au contraire, plus les luttes seront importantes et victorieuses, plus les thèses fascistes reculeront, car le rempart contre l'extrême-droite, c'est l'amélioration du niveau de vie, la sécurité de l'emploi, le progrès social. 

          Lors de sa convention présidentielle à Lille, Jean-Marie Le PEN a salué les travailleurs du Nord, les luttes des mineurs, les luttes pour l'amélioration des conditions de travail! En fait, le Front National est l'ennemi des travailleurs; il est le sbire des patrons, il soutient les jaunes dans les grèves, tout comme les S.A en Allemagne dans les années 1930. Comme tous les fascistes, il n'hésite pas, pour flatter les ouvriers, à faire de la démagogie, mais il suffit de regarder de près leur programme: tout pour le Capital! (Allongement de la durée du travail, suppression du SMIC, scission de la Sécu entre une Sécu immigrée et une Sécu nationale, etc.).

 

          Enfin, n'oublions pas que près de 40% de la classe ouvrière sont des immigrés qui produisent des richesses: ce sont nos frères de combat et de lutte!

Solidarité avec nos camarades immigrés.


L'IMPÉRIALISME FRANÇAIS EN AFRIQUE

(première partie)         

La prise en compte du caractère impérialiste du capitalisme en France est un impératif révolutionnaire après des décennies de chauvinisme et de perte des repères marxistes sur la nature de classe de l'État.

Aux origines de l'impérialisme français.

          La France a été une grande puissance coloniale, en superficie le second empire au monde. En s'assujettissant des peuples, en contrôlant directement l'administration de ces pays, le Capital colonial visait à piller directement les ressources et matières premières, s'octroyait une main-d'oeuvre surexploitable et des réserves de "chairs  canons", puisque les peuples coloniaux comptèrent le plus grand nombre de victimes lors des deux conflits mondiaux. La France était l'un des plus grands oppresseurs des peuples. Après le passage au stade impérialiste, et plus tard la guerre pour le repartage du monde en 1914-18, la rupture de la Russie révolutionnaire, la concurrence des États-Unis, allaient pousser le capitalisme français au repli sur son pré carré colonial. Le poids du capitalisme colonial "particulièrement rapace et usurier" (LÉNINE) contribua à donner un aspect retardataire à l'impérialisme français, eu égard à ses concurrents. La IIIè République, forme prise par la dictature du Capital en France, signifiait que les monopoles et le Capital colonial constituaient la fraction dominante de la bourgeoisie d'où rôle prééminent du Parlement et des combinaisons ministérielles, négation des droits démocratiques élémentaires des peuples coloniaux, et extrême oppression et brutalité des colons.

 Les craquements de l'empire colonial.

          La guerre antifasciste et la victoire de l'URSS et des Résistances armées ont modifié les rapports de forces dans un sens plus favorable aux forces ouvrières et anti-impérialistes. La formation d'un camp socialiste s'est accompagnée de la lutte pour désagréger et liquider le colonialisme. Les protectorats de Syrie et du Liban échappèrent à domination française; les peuples coloniaux, comme les résistants français, voulaient chasser le pays oppresseur mais l'oppresseur n'était pas le même. Les révoltes de Sétif (le 8 mai 1945) et de Madagascar en 1947, sauvagement réprimées, attestaient du degré atteint par le mouvement de libération nationale mais aussi de la volonté farouche de la puissance coloniale de maintenir son appareil de coercition et ses privilèges. Le relatif silence des forces démocratiques et du PCF face à la répression découlait de plusieurs facteurs. La SFIO (ancêtre du PS) était non seulement le relais des intérêts de l'impérialisme US, mais aussi la championne du maintien de l'empire colonial où la France, suivant les paroles des BLUM, MOLLET, devait apporter "la civilisation": en réalité, faire fructifier les surprofits des monopoles. Le PCF avait conduit une politique anti-impérialiste courageuse lors de la guerre du Rif (années 20), en soutenant les insurgés et le droit à l'autodétermination des peuples. Après la formation du Front populaire, des tendances opportunistes apparurent dans sa politique anticoloniale: tendance à subordonner la libération des colonies aux impératifs français, théorie reprise de JAURÉS sur "la mission universelle de la France"; concept d'"Union française" alors que régnait le pouvoir d'État de la bourgeoisie (dictature de classe); retard dans la prise en compte des aspirations réelles à l'indépendance des peuples coloniaux. Cette déviation chauvine coexistait en même temps, de manière contradictoire, avec les luttes solidaires des militants avec les peuples d'Indochine, d'Algérie, d'Afrique noire.

            LÉNINE a montré le lien entre opportunisme et surprofits impérialistes. La bureaucratie ouvrière, payée par le surprofit impérialiste, constitue le "soutien social du capitalisme". Face aux exigences de vivre libres des peuples indochinois et algérien, l'impérialisme français n'hésita pas à déclencher des sales guerres coloniales, particulièrement meurtrières, et qui se soldèrent par la défaite militaire et politique de la puissance coloniale. Le coup d'État gaulliste de 1958 traduisait l'objectif des monopoles de restructurer leur politique, compte-tenu de la perte de "l'empire". L'impérialisme français opta pour la reconnaissance formelle de l'indépendance des États mais s'opposa aux nouveaux régimes, là où l'indépendance signifiait rupture avec l'oppresseur, comme la Guinée de Sékou TOURÉ.

           Cette politique de l'impérialisme présente un caractère néo-colonial: le pays est formellement "indépendant" mais son économie, sa politique sont édictées par Paris. Dans les néo-colonies, les colons, baptisés "coopérants" donnent le LA avec le soutien recherché des secteurs de la bourgeoisie locale qui vivent du pillage de l'économie nationale, de l'échange inégal, des privilèges de l'appareil d'État, formant  ainsi une bourgeoisie compradore. Dans ce dispositif qui règle les destinées de la "Francafrique", les monopoles français publics et privés recherchent la rentabilité immédiate par l'exportation des capitaux et le rôle des banques françaises, par les mécanismes financiers du paiement des intérêts de la lutte, par les ventes et le trafic d'armes. L'aide au "développement" est un alibi et un leurre, quand on sait que les profits du seul groupe Total se montant à 7,7 milliards d'euros, dépassent de loin les "aides"! Le complexe militaro-industriel et le secteur pétrolier dirigent en réalité la politique de l'impérialisme français sur le continent africain, donnant à cette politique son caractère brutal, belliciste et chauvin.

           L'oppression ne manque pas de susciter la résistance croissante des peuples. Le complexe militaro-industriel  étant par ailleurs propriétaire de nombre de média (LAGARDÈRE), cette politique néo-coloniale est présentée frauduleusement sous le masque trompeur de la "démocratie" de la "défense des coopérants menacés", voire de la "paix civile". Les interventions militaires et guerrières de l'armée française au Rwanda, avec le soutien logistique des forces génocidaires des réactionnaires Hutus, au Tchad pour soutenir le dictateur DÉBY, au Togo pour maintenir la bourgeoisie compradore en place, en Côte d'Ivoire, pour s'opposer au président GBAGBO, y compris par des bombardements, attestent selon la formule de MARX "qu'un peuple qui en opprime un autre ne sauraient être libre". Les patriotes et démocrates-révolutionnaires, les communistes d'Afrique, tous ceux qui ont à coeur la liberté pour chaque peuple de décider de son avenir sans ingérence, de profiter de ses richesses sans pillage colonial, doivent être soutenus par les forces progressistes de France. Les communistes, considérant les peuples frères d'Afrique, non seulement comme des acteurs d'une juste cause, mais comme des alliés de classe contre le même ennemi: l'impérialisme français.

 

LES MONOPOLES FRANÇAIS EN AFRIQUE.

BOLLORE TECHNOLOGIE        

Transports aériens et maritimes, Bois

TOTAL-ELF

Pétrole

IMETAL

Nickel, métaux non ferreux, uranium

PECHINEY

Aluminium

AVENTIS

Médicaments

AIR LIQUIDE

                     Gaz liquéfié     

SAINT-GOBAIN

Verre, isolation

PSA, RENAULT

Automobiles

MICHELIN

Pneumatiques

BOUYGUES

BTP

LAFARGE

Ciment

LVMH

Mode et industrie du luxe

L'OREAL

Cosmétiques

CARREFOUR, PPRedoute

Distribution

BNP, SOCIETE GENERALE,

CREDIT AGRICOLE

Banques

AXA, AGF, GROUPAMA

Assurances

DASSAULT, LAGARDERE

Vente d'armes, médias

VEOLIA-ENVIRONNEMENT

Gestion de l'eau, des déchets, de l'environnement

SUEZ-EDF

Energie, électricité

France-TELECOM

Communication, téléphonie

 


DIS-MOI QUI ...

          Avez-vous entendu parler d'un certain Tony BLAIR, le très social-démocrate, Premier Ministre, depuis 10 ans de sa gracieuse majesté - dit-on - reine d'Angleterre? Oui? Bien! Mais que savez-vous du bilan de ces dix années de gestion du pays sus nommé? Pas grand-chose? Bon! Je vais donc éclairer votre lanterne. Ce bilan se solde par le pire déficit commercial de l'histoire du Royaume-Uni (80 milliards d'euros concernant l'exercice 2006!); l'endettement personnel des Anglais s'accroît de 1million d'euros toutes les 2 minutes! 23 000 citoyens britanniques ont perdu leur domicile, n'ayant plus les moyens de rembourser leurs emprunts - au cours du dernier trimestre de l'an dernier - 29 hôpitaux ont fermé leurs services d'urgence, depuis le début de l'année, les visites de médecins, à domicile, sont supprimées.

Et pendant ce temps, Tony BLAIR fait la guerre à l'Irak et les "gros matous de la City" s'engraissent allègrement, consciencieusement. Sans doute connaissez-vous cette autre célébrité qu'est Laurence PARISOT, la présidente du MEDEF, le "syndicat" des patrons. Bien entendu!

Mais peut-être n'avez-vous pas eu connaissance d'une de ses fracassantes déclarations. Non? Je vais donc vous la rappeler. Sachant que pour elle, la vie étant provisoire, la santé également, l'amour de même, pourquoi le travail ne le serait-il pas lui aussi? Et de réclamer cyniquement, d'en finir avec "ce droit constitutionnel". Tant mieux pour vous si vous n'en trouvez pas! Cela porte un nom: la flexibilité. Le patron vous embauche, le patron vous débauche, à son gré. C'est cela qui doit devenir le droit!

Et alors? Alors, c'est à ça que je voulais en venir: sachant que Tony BLAIR est l'ami de Ségolène ROYAL (n'a-t-elle pas dit toute l'admiration qu'elle a pour lui?), que Laurence PARISOT est celle de Nicolas SARKOZY (il ne se cache pas de cette amitié), un SARKOZY qui, d'autre part, comme Tony BLAIR, est partisan de la guerre impérialiste menée par un autre de ses amis G.W BUSH, en Irak, on peut s'interroger sur la valeur à accorder aux promesses qu'ils réitèrent à longueur de discours, de faire le bonheur si nous les portions elle ou lui, peu importe; à la présidence de la République.

Mais à quoi bon se le demander, la réponse s'impose d'elle-même; élue, la social-démocrate française fera la politique du social-démocrate anglais (les chiens ne font pas des chats), élu l'ultra libéral ministre de droite fera la politique de l'ultra libéral porte drapeau des capitalistes (qui se ressemble s'assemble).

Il est bien vrai, le diction populaire français affirmant: "Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es". Et les autres? Les autres, de Marie-George BUFFET à Olivier BESANCENOT, chacun de leur discours se termine à mon oreille comme se termine une chanson de Dalida: "Paroles! ... Paroles! ... " Des paroles qui ont, c'est connu, la manie de s'envoler ...

 


ÉCHOS DES LUTTES DANS LES FÉDÉRATIONS

75 et Région parisienne

          Outre les discussions préparatoires au Congrès au cours des réunions fédérales mensuelles sur le programme de l'URCF "le socialisme seule réponse au capitalisme", la Fédé de Paris et RP a mené des actions telles que : distributions de tracts exprimant la position de l'URCF sur les présidentielles aux travailleurs de l'aéroport d'Orly et de la gare de Lyon; un tract plus spécifique soutenant les revendications des étudiants a été diffusé devant les universités de Jussieu, St-Denis, Tolbiac avec à chaque fois, proposition de notre journal IC. Nous étions également  présents à la manifestation "FrancAfrique" (aux côtés de nos camarades du PCOF) pour dénoncer le Sommet des Chefs d'États d'Afrique reçus à Cannes par CHIRAC en criant les mots d'ordre "Solidarité avec les peuples africains - À bas l'impérialisme français", le 11 mars 2007 pour dire "NON AUX EXPULSIONS" et exiger un logement pour tous. La soirée "LATINO" du 26 janvier 2007 a réuni bon nombre de camarades au-delà des rangs de l'URCF; les témoignages des révolutionnaires vénézuéliens, colombiens et boliviens avec la projection de reportages ont été d'un grand enseignement sur les acquis qu'ont obtenus nos frères de lutte: énergie, eau, gaz, santé, éducation et sur le combat qu'ils mènent tout les jours pour se libérer des chaînes impérialistes étatsuniennes de BUSH et consorts.

Vendée (85)

          Notre organisation se renforce. Nous déployons notre travail collectif en direction de SKF (500 salariés de la métallurgie) où nous avons distribué en janvier le tract politique national (actualisé) en rajoutant des informations particulières sur le besoin de créer le parti de la classe ouvrière et sur la trésorerie et les bénéfices de l'entreprise alors qu'elle licencie 148 travailleurs sur son site vendéen. Nous complétons ce travail  part un affichage et des distributions dans 3 cités populaires de Fontenay, Luçon et de La Roche-sur-Yon. Nous étions présents à la manif fonction publique/service public du 8 février (500 à 600 personnes d'après les journalistes sous un déluge d'eau). Nous étions la seule organisation politique à nous adresser aux travailleurs avec notre tract national et des affiches imperméabilisées très remarquées: "Accusons le Capitalisme" et "ROYAL et SARKO: ils servent les monopoles". Les manifestants venaient chercher le tract de l'URCF, plusieurs discussions avec les travailleurs ont montré leur conscience du besoin du "Tous ensemble et en même temps" et leur combativité.

Gers (32) (Fédération en construction) 

          Nous avons décidé de nous concentrer sur la zone industrielle Est d'Auch (la préfecture du Gers). Le tract politique national (actualisé) a été distribué dans trois PME (fabrication de cartons, fabrication de composants électroniques et fabrication d'étiquettes autocollantes) d'une soixantaine de salariés. Des informations particulières sur le besoin de créer le parti de la classe ouvrière et sur la trésorerie et les bénéfices de ces entreprises ont été rajoutées sur les tracts. Un deuxième tract a été distribué expliquant que ce sont les ouvriers et les employés qui créent toutes les richesses dans l'entreprise alors que le patron, et les actionnaires s'approprient toute la plus-value créée. Effets immédiats! Un cadre des ressources humaines (supplétif du patron) d'une PME, a tenté d'empêcher l'URCF de distribuer son tract; muni de notre tract, il s'est écrié "c'est quoi ce torchon? allez voir ailleurs, il y a déjà un délégué syndical (?) ici". Preuve que nous sommes sur la bonne voie! L'URCF a aussi affiché et distribué plus de 1 000 tracts dans la plus  grande cité populaire d'Auch.

Nord (59)

          Débat de solidarité avec les résistances palestiniennes et libanaises.

          Le 13 janvier 2007, un collectif d'organisations progressistes, dont la Fédé du Nord URCF, a organisé un débat de solidarité avec la résistance palestinienne et libanaise. Les orateurs étaient le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), le Parti Communiste Libanais (PCL), et la CAPJO. Il est dommage que le lien avec la résistance irakienne ait été écarté volontairement par certains organisateurs. L'un des orateurs a rappelé l'influence de la résistance irakienne sur le moral des peuples arabes. Le prétendu Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) s'est invité à sa façon dans le débat. Il a protesté auprès du ministre de l'Intérieur, Nicolas SARKOZY, de la présence sur le territoire du camarade du FPLP. D'après le CRIF, le FPLP est un mouvement terroriste inscrit dans la liste des organisations "terroristes" de l'UE. Nous rappelons simplement que le vice-président de l'Union des parlementaires arabes est un militant du FPLP. Les États impérialistes européens devraient interdire la circulation de l'Union des parlementaires arabes, si elle veut se conformer avec se logique du deux poids deux mesures. Encore une fois, le CRIF, se lance dans la diversion pour détourner le regard de "l'opinion publique" française sur les crimes de l'État sioniste en Palestine et au Liban. L'un comme l'autre la résistance palestinienne, libanaise, irakienne contre l'impérialo-sioniste reste un motif d'espoir pour les peuples épris de paix et de liberté. Le message libérateur de ses luttes justes ne peut être étouffé ni par la violence réactionnaire, ni par le terrorisme intellectuel.

          Le tribunal de l'histoire a jugé et condamné l'impérialisme ce stade ultime du capitalisme, il revient aux peuples opprimés d'Orient en union avec les classes exploitées d'Occident d'exécuter la sentence. C'est en substance le message qui est sorti de la Rencontre Internationale du 13 janvier 2007.

Vive la Résistance palestinienne, libanaise et irakienne. Vive l'Internationalisme prolétarien.

Puy-de-Dôme (63)

          Le lundi 26 février nous avons distribué l'Étincelle 63 devant les portes de l'usine MICHELIN. Comme d'habitude, nous avons reçu un bon accueil. L'usine des ANGYSES (aciéries) était la prochaine étape de cette ventilation. Nous avons des contacts avec les salariés de ces entreprises qui nous connaissent en tant que communistes URCF, notre objectif est bien sûr de fidéliser les salariés à la lecture de nos journaux et ceci pas simplement les jours de manifestations ou de grèves, nous continuerons par cette pratique à informer les masses (les jours de luttes des salariés ne se trompent pas, sur nos convictions).

Haute-Vienne (87) et Dordogne (24)

          Comme prévu suite à notre IIè Congrès à Paris, nous nous sommes réunis en Dordogne. Le camarade secrétaire de la Fédé Dordogne, membre de la délégation représentant les deux Fédés, nous a fait un très long compte-rendu sur ces deux journées. Il a approuvé le long rapport de notre secrétaire général dont nous avions eu le document, et le très bon rapport du camarade responsable du secteur  international sur la situation internationale. Nous avons été très intéressé et très attentifs aux informations données sur les partis frères, en particulier sur le PC Belge, du PC libanais après les événements dans ce pays, du camarade du Cameroun sur son voisin le Tchad, le PC de Cuba, les représentants bolivariens sur la formation du PC du Venezuela et l'évolution de ce pays sous la direction du Président CHAVEZ, du PC algérien et les difficultés de son journal "Alger Républicain". Cette réunion s'est terminée par une très longue discussion au sujet des élections en France.

Var (83)

          Notre Fédé, a décidé avant les vacances d'organiser une rencontre fraternelle et néanmoins politique ouvertes aux adhérents, sympathisants, lecteurs d'IC de la région PACA qui le souhaitent. La date a été fixée au 2 juin 2007, nous pourrons ainsi, autour d'un repas pris en commun, débattre, confronter les idées et prendre les décisions utiles et nécessaires au renforcement de notre organisation ainsi qu'à la poursuite de son investissement dans les luttes. Pour celles et ceux qui souhaitent y participer, envoyer un message à la boite postale: Les Amis d'Oulianov, BP 40084 75862 Paris Cedex 18, ou un courriel à: urcfvar@wanadoo.fr

Hérault (34)

          Quiconque essaiera de pénétrer dans la seconde ville du département se heurtera désormais à quelques impossibilités. Venant de l'Ouest, Perpignan et aussi Toulouse, il se verra en entrée de ville bloqué au niveau d'un rond-point: l'axe principal (une rue) s'interrompt momentanément depuis plusieurs mois. Remontant vers la "cathédrale", haut lieu du tourisme local, il ne pourra plus en sortir, sauf à se laisser expulser vers la périphérie! Venant de l'Est (Montpellier, Agde) il se trouvera coincé au niveau de la gare SNCF: travaux! Il faudra à notre homme une bonne connaissance du terrain et un solide sens de l'humour. Cependant, d'autres questions remuent le bon peuple. Notre député UMP nous apporte un cadeau électoral de taille. Le professeur CUGNERIC revient de Paris avec une prison. Et pas une petite! Il s'agirait d'un vaste coffrage de béton haut de 15 mètres et de 20 mètres de long surplombé par un mirador haut de 21 mètres. Ah! La jolie vue avec, en arrière plan toujours, la célèbre cathédrale. Je vois de loin les futures cartes postales ... Bref, dira-t-on des prisons, il en faut, ça créé de l'emploi, ça active le commerce etc. Mais cette imposante bâtisse offre une capacité de 810 places, pourquoi? À l'heure actuelle la tendance est plutôt à diminuer taille et volume des établissements. Confort, prudence, humanisation des rapports entre ceux qui sont contraints de rester là ... Le maire de Béziers est donc d'inspiration "anti tendance". La preuve, une fois de plus après le mini drame qui a secoué les abords de la PJ. Un certain Félipe BIDAR, ci-devant indépendantiste basque, avait été, il y a 25 ans, condamné à la perpétuité. Comme ceci se produit d'habitude, il a été remis en "conditionnelle" et affecté à un centre social de réinsertion situé à Béziers. Drame à l'hôtel de ville, terrorisme, ben idem, les tours du 11 septembre!! Pour le maire de Béziers l'éternité ne se soulage pas. Nulle clémence à espérer. La sciate ogni Spéranza, voi ch'entrate! Mais notre magistrat municipal se prend pour le bon Dieu? Car c'est lui qui a écrit sur les portes de l'enfer: et moi aussi l'amour divin m'a créé! Chacun à sa place: le mortel le plus important (!) n'est qu'un homme parmi d'autres et donc il ne jugera pas s'il ne veut pas être jugé!

 

    

 
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