Mobilisation inédite des enseignants contre les suppressions de postes et le décret De ROBIEN.
Alors qu'ils se sont mis massivement en grève (à plus de 50%) le 18 décembre 2006, puis le 8 février et le 20 mars 2007, pour protester contre le décret De ROBIEN modifiant leurs obligations de service (voir article dans IC.78), les enseignants se sont vu opposer, une fois de plus, le passage en force du ministre; le décret a été publié dans son intégralité le 13 février 2007, obligeant une majorité d'enseignants à travailler une heure de plus devant les élèves pour le même salaire, et imposant des services sur plusieurs établissements ou dans plusieurs disciplines.
Dans le même temps, tombait, des Rectorats et des Inspections d'Académie, la longue liste des quelques 5 500 suppressions de postes dans les établissements du Secondaire, dont plus de 3 000 liées à l'allongement du temps de travail des professeurs imposé par ce décret.
À travers toute la France, ce sont des centaines d'établissements où la rentrée 2007 se prépare dans des conditions catastrophiques, aussi bien pour les élèves que pour les personnels.
Du coup, depuis le 13 février, des clignotants de résistance se sont allumés un peu partout, notamment dans les lycées, et on a vu se multiplier des actions locales qui avaient comme points communs de s'inscrire dans la durée, de faire entendre que "la coupe est pleine" et de susciter le soutien des parents, des élèves et de l'opinion publique.
Ces actions sont inédites par leur diversité et leurs modalités d'organisation: bien loin d'un spontanéisme désordonné, les décisions ont souvent été prises après plusieurs AG, consultations et votes des collègues. Boycotts d'examens blancs, grèves du zèle (refus de toute activité non statutaire), rétention de notes (copies corrigées mais notes non communiquées) se sont généralisés, tandis que des actions plus spectaculaires ont été réalisées (occupations de nuit, opérations "lycée mort" ... ).
La médiatisation croissante et l'augmentation de nombre de bahuts engagés a d'ailleurs commencé à irriter le ministère, puisque celui-ci a sorti la menace de retraits sur salaires, menace sans effet sur la détermination des enseignants insoumis.
Nous, communistes révolutionnaires, ne pouvons que nous impliquer pleinement dans un tel mouvement de lutte, qui prouve la justesse de nos analyses: quand les directions politiques et syndicales ont failli dans l'organisation de la résistance, les travailleurs, à la base, révèlent leurs potentialités et leur volonté de faire converger leurs luttes.
C'est ce qui a poussé la direction du SNES à appeler à la grève pour le 20 mars, alors que les autres organisations réformistes (UNSA et SGEN-CFDT) montraient une fois de plus, leurs visages de briseurs de luttes.
Les enseignants communistes, quant à eux, veilleront à ce que la flamme de la résistance ne s'éteigne pas, car c'est d'elle que se nourrit l'idéal révolutionnaire pour la construction du socialisme.
CAMPAGNE COMMUNISTE ET ENJEUX DE CLASSE
La mission assignée par les monopoles aux instituts de sondage et aux médias est de promouvoir, par un battage incessant sur les chiffres, leurs candidats: SARKOZY, ROYAL, BAYROU, Le PEN qui additionneraient près de 87% des suffrages! Autant dire qu'un consensus profond régnerait autour des choix de gestion capitaliste. La réalité est tout autre, bien sûr.
La crise politique (Référendum, lutte anti-CPE, révolte sociale des cités) contraint la bourgeoisie monopoliste a lancer de nouvelles formes de tromperies, tenant compte de la difficulté réelle du PS à encadrer les masses autour de la défense social-libérale du système d'exploitation.
Les trois principaux candidats mis en avant dans tous les médias cachent mal leur identité de vues sur le caractère incontournable du néolibéralisme, reflet de leur politique commune de classe au service des grands groupes financiers. Les différences ne portent que sur les "personnalités" des candidats, le degré de mise en oeuvre des directives de liquidation des conquêtes sociales, le degré d'autoritarisme et de fascisation du système. SARKOZY campe sur le flanc le plus réactionnaire et vichyste: politique anti-immigrée radicale avec la proposition d'un "ministère de l'immigration et de l'identité française", néo-libéralisme sans entraves sur le modèle de la Constitution européenne rejetée par les électeurs. ROYAL, à l'instar des néo-socialistes des années 30, prône un "ordre juste", mélange de mesures autoritaires et de démagogie. Son axe central est de parachever la "décentralisation" pour accentuer la concurrence entre régions et travailleurs, renforcer l'Europe du Capital.
Le moins qu'on puisse dire, dans l'opinion réelle est que la "sauce" ne prend pas. Dès lors la bourgeoisie a lancé à coups de sondages avantageux, l'homme d'une prétendue "troisième voie" BAYROU, comme nouvelle duperie électoraliste. L'opération doit être dénoncée, car elle consiste à former autour du président de l'UDF, un gouvernement d'union nationale, en somme un gouvernement droite/gauche à la place de la bipolarité par alternance! Le dispositif de pouvoir des monopoles (dictature) resterait intact. Quant à Le PEN, il est là à la fois pour servir d'épouvantail et de rabatteur du vote utile, diviser les travailleurs selon la nationalité ou l'origine, absoudre le Capital de ses responsabilités dans la misère, faire entériner l'autoritarisme croissant de la dernière décennie.
La division: arme du Capital
La bourgeoisie monopoliste a peur. Par deux fois, le peuple-travailleur a montré que le pays réel n'était pas le pays "représenté!". La victoire au référendum acquise contre l'UMP, l'UDF et la majorité des instances du PS a été le fruit d'une campagne unitaire à la base. Conséquence aussi de cette victoire, la revendication d'une recomposition des forces progressistes a germé avec cette idée: il faut rompre avec le social-libéralisme du PS, construire à la base une alternative progressiste d'urgence. Les collectifs du 29 mai ont adopté une Charte antilibérale, alternant mesures et revendications progressistes et illusions réformistes et même réactionnaires (notamment sur l'UE impérialiste et la nature de classe de l'État). Grandissait aussi l'objectif d'un candidat unique du camp du NON progressiste. Ces espoirs ont été déçus. En septembre, dans les colonnes de notre journal, nous expliquions que la volonté des appareils de la LCR et du PCF, ainsi que l'électoralisme sectaire de LO, l'emporteraient sur l'aspiration à l'unité autour d'une candidature unique. BESANCENOT, BUFFET, BOVÉ, LAGUILLIER, SCHIVARDI, autant de candidatures de témoignages et de division qui ne profitent qu'au "vote utile" pour ROYAL et à la conciliation avec le social-libéralisme! Une occasion a été manquée: nous refusons la division du camp progressiste, et d'apporter notre soutien aux diviseurs.
Quel peut être l'objectif d'une campagne véritablement révolutionnaire communiste? De progresser vers l'objectif de construire à la base un Front Populaire de Lutte.
Dans cette campagne, l'URCF dévoile ce qui se cache derrière la "démocratie" du Capital, tronquée et instrumentalisée. Elle ciblera en permanence l'État capitaliste comme l'instrument de répression et de duperie au service de l'oligarchie financière. Nous montrerons que les décisions stratégiques sont prises dans les conseils d'administrations des monopoles, que choisir tel ou tel candidat du système, c'est opter pour celui qui appliquera la politique du MEDEF. Au centre de notre dispositif de campagne, nous placerons la défense des intérêts immédiats et d'avenir de la classe ouvrière. La principale victime de la course au profit des monopoles, c'est la classe ouvrière. L'objectif central du capital financier, c'est de faire baisser partout le prix de vente de la force de travail. Les fusions/acquisitions de ces dernières années: Alstom, SEB, Arcelor, la disparition en France des industries de la chaussure et du textile se sont traduites par des dizaines de milliers de licenciements, des délocalisations qui détruisent le tissu économique forgé par des générations de travailleurs. Les salaires sont bloqués depuis deux décennies; la baisse du pouvoir d'achat pour les catégories populaires oscille entre 20 et 30%. Près de 20% des salariés survivent payés au salaire minimum, soit près de 9 millions de personnes. Portons l'exigence de passage immédiat au SMIC à 1 500 € nets; exigeons la progression des petits salaires de 300 €. Dénonçons haut et fort l'allongement du temps de travail et exigeons le retour à la retraite à 60 ans et 55 ans sur la base de 37,5 annuités. Quant aux cadences, elles ne sont pas en reste: chez Bosch, Michelin, etc ..., les horaires ont été allongés avec le chantage aux licenciements; dans la restauration, des salariés font plus de 50h de travail; Airbus licencie massivement pour assurer le renforcement de ses profits; chez Renault, le sinistre patron "buveur de sang" comme on disait au début du XXè siècle, fixe de tels objectifs de production, qu'en trois mois, trois techniciens se sont donnés la mort.
OUI le capitalisme tue!
Se soigner devient inaccessible aux catégories modestes et aussi à des salariés mieux lotis (prothèses dentaires, appareillages auditifs, franchise de 91 € supportée par les malades hospitalisés, déremboursement de très nombreux médicaments, etc ...). La Sécurité Sociale, les conquêtes de la Résistance antifasciste sont en voie liquidation, pour que les oligarques, les boursicoteurs spéculent sur les assurances et fonds de pensions. À Paris, en ce début de 21è siècle, on voit des sans-abris camper et mourir dans les rues. Pour toutes ces raisons, nous partons de la logique de satisfaction des besoins urgents, de l'exigence de nationalisations des monopoles et de formation de pôles de service public dans les secteurs vitaux: logement, santé, énergie, éducation, communication, agro-alimentaire, transports. Tous les maux ne sont pas seulement attribuables à la gestion de la droite ou de la "gauche" social-libérale. Si l'on peut satisfaire tel ou tel besoin immédiat par les luttes, le capitalisme est dans la capacité historique de satisfaire les besoins matériels et culturels durables. Le règne de la propriété privée des moyens de production, d'échange, d'information, le pouvoir du Capital sont bien les obstacles au progrès et à la marche en avant de l'humanité. Plus que jamais, la tâche historique est de travailler à ce que la classe ouvrière et les travailleurs renversent le capitalisme. C'est pourquoi nous allons diffuser cette conviction dans les entreprises et quartiers populaires: le socialisme est la seule alternative au capitalisme.
ENJEUX DE CLASSE DES NATIONALISATIONS
Le néo-libéralisme précédé d'une campagne médiatique d'ampleur, aime à présenter les services publics comme synonymes de "bureaucratie", "d'inefficacité". La réalité débarrassée des oripeaux idéologiques et préjugés, témoigne de l'inverse. Les services publics ont assuré un service de meilleure qualité, avec péréquation des tarifs, sécurité, meilleures garanties pour les personnels et usagers. L'offensive néo-libérale s'est accompagnée d'un processus de démantèlement du secteur public; la rentabilité financière s'est imposée comme règle, affaiblissant sans commune mesure les missions de service public, ouvrant ainsi la voie aux privatisations, à la non-satisfaction des besoins, rentabilité oblige. Les entreprises publiques restantes s'inscrivent dans la lutte concurrentielle impérialiste des monopoles pour s'emparer de pans entiers de l'économie de pays, notamment du "Tiers-Monde".
Nous assignons de toutes autres missions, fonctionnement, objectifs aux services publics. L'URCF est favorable à la nationalisation de nouveaux secteurs d'activités, de nouvelles entreprises. Nous n'ignorons pas qu'il s'agit de mesures relevant du capitalisme d'État, nullement d'îlots de "socialisme" comme les révisionnistes l'ont prétendu dans le passé. Mais, l'expérience historique montre que le contenu politique des nationalisations peut varier selon le rapport de forces entre prolétariat et bourgeoisie. En 1945, le gouvernement de coalition où siégeaient les représentants des forces ouvrières et démocratiques (PCF) conduisit des nationalisations avec des objectifs et des avancées sociales autres qu'en Grande-Bretagne où les travaillistes nationalisèrent pour pérenniser le système malade du capitalisme. Les entreprises nationalisées en France permirent la satisfaction des besoins urgents: électricité, chauffage, crédit, transport ... Elles assurèrent aux salariés des droits nouveaux et syndicaux élargis. Quand la bourgeoisie fut en mesure d'expulser les ministres communistes, le rapport de force avec l'aide de l'impérialisme américain avait déjà basculé dans un sens réactionnaire. Dès lors, les entreprises publiques perdirent petit à petit leur caractère progressiste et démocratique, pour servir de marche pied à leur capitalisation ultérieure.
Comment les marxistes voient-ils les avantages et limites des nationalisations sous le capitalisme?
Les nationalisations sont l'objet d'une âpre lutte de classe politique, économique, sociale:
- satisfaction des besoins ou rentabilité financière?
- nouveaux droits ou formation d'une bureaucratie encadrant les travailleurs?
- les nationalisations déboucheront-elles sur le vol progressif de la collectivité par la privatisation?
- ou seront-elles un pas en avant vers la compréhension que le dernier obstacle à l'émancipation réside dans l'État capitaliste, qu'il faut briser par une révolution?
Nous connaissons les dérives des nationalisations sous le capitalisme, qui ont renforcé bureaucratie réformiste pro-impérialiste. Mais, dans la situation actuelle, à l'heure où l'intérêt des monopoles passe par les privatisations, mesurons l'apport positif des nationalisations pour les luttes: apprentissage de la gestion par la classe ouvrière; coopération entre entreprises qui aideront à tisser les alliances de classes, démonstration de la qualité supérieure des "nationalisés" pour assurer les missions de service public. La classe ouvrière montrera ainsi qu'elle est bien la future classe apte à diriger le pays après la révolution. Depuis des décennies, la question de l'État est obscurcie par toutes sortes de théories révisionnistes qui nient la dictature de classe du Capital.
Les limites des nationalisations résident dans leur caractère de capitalisme d'État. Là où les révisionnistes atténuaient la lutte des classes pour défendre des entreprises publiques, à la gestion pourtant de plus en plus capitaliste, les marxistes-léninistes partiront toujours des besoins croissants à satisfaire. Les nationalisations accentueront les contradictions entre les besoins à satisfaire et l'obstacle que constitue l'État capitaliste. C'est ainsi que le progrès social exigera le passage de la nationalisations à la socialisation, la liquidation de la propriété privée des moyens de production, par la révolution socialiste, renversant l'État bourgeois et le brisant.
Socialisme: Démasquez les contre-vérités!
Lors d'une émission de débat sur Tf1, une intervenante a déclaré que "le socialisme appauvrissait les peuples" (sic) à Mme LAGUILLER (LO) qui s'est abstenue - oh surprise - de contredire ce mensonge.
Nous, marxistes-léninistes, nous pourrions nous contenter de répondre théoriquement, ce qui donnerait: sous le socialisme, les richesses produites par les travailleurs sont propriété collective. La population laborieuse part des besoins matériels et culturels à satisfaire puis les produit, c'est la planification démocratique. Les bénéfices réalisés dans l'entreprise ne sont plus appropriés par des patrons, c'est-à-dire une minorité, mais appartiennent à tous ceux qui travaillent, c'est-à-dire l'immense majorité. En ce sens, le socialisme "n'appauvrit pas les peuples" mais les enrichis!
Prenons quelques exemples:
1928, URSS: le chômage est liquidé et on ferme la dernière Bourse pour l'emploi. La croissance économique annuelle était supérieure à celle des pays capitalistes. Le logement devint accessible à tous (le loyer n'excédait pas 3% du salaire). La classe ouvrière obtient les congés et la gratuité des vacances. La santé et l'Éducation étaient totalement gratuites.
La restauration du capitalisme, suite à la contre-révolution, a produit des effets tout différents: la production de biens a chuté de plus de 50%! L'espérance de vie y a chuté de 15 ans (sources officielles). Sont réapparues les mendiants dans les rues, les sans-logis, les sans-travail.
Et au XXIè siècle, le socialisme appauvrit-il les peuples?
Prenons Cuba.
L'analphabétisme a été éradiqué et Cuba est même citée en modèle par des organismes de l'ONU. Avant la Révolution de 1959, l'avenir des enfants se résumait à la rue, aux bordels, aux champs de canne à sucre ou aux galeries minières; aujourd'hui, ils sont tous scolarisés. Les soins médicaux sont de qualités et gratuits, le nombre de médecins par habitant est le plus élevé du monde, la mortalité infantile y est inférieure à celle des États-Unis. La culture (y compris théâtre et opéra) est accessible à tous.
Un institut britannique "référent" en matière d'environnement vient de classer Cuba dans les 3 premiers pays du monde où la population vit le mieux avec son environnement.
Quel est le pays du Tiers-Monde qui peut en dire autant?
La téléspectatrice veut-elle que nous comparions avec la situation des autres pays du Tiers-Monde où 900 millions de personnes souffrent de la faim et 40 000 meurent chaque jour de malnutrition, où 1 milliard d'humains n'ont pas de toit?
Et Cuba internationaliste, est capable de venir en aide aux pays frères du Tiers-Monde:
la révolution envoie 15 000 médecins (y compris dans les ghettos des États-Unis!)
- en solidarité avec les plus exploités de la planète;
- sur l'île, sont opérés des centaines de milliers d'enfants malades des yeux venus du monde entier;
- les Cubains accueillent des dizaines de milliers d'étudiants des pays pauvres pour les former. Cuba sauve aussi des vies grâce à son système performant de protection contre les cyclones/ouragans, système cité par l'ONU comme exemplaire, alors que des catastrophes identiques tuent par milliers les étatsuniens.
Il faudrait des tomes entiers pour disserter des ravages du capitalisme. Oui, plus que jamais, en ce 90è anniversaire de la Révolution socialiste d'Octobre, nous saluons les héros qui bâtissent le socialisme, hier, aujourd'hui et demain, socialisme, qui loin d'appauvrir, enrichit et sauvé l'humanité
Congrès FSU Un nouvel avatar du syndicalisme international
Alors que le Congrès de la FSU vient de décider d'un vote des syndiqués sur la question de l'affiliation à la CSI (Confédération Syndicale Internationale) tenue par le syndicalisme chrétien et les collabos de classe), l'US publie un article de promotion publicitaire de Roger FERRARI (secrétaire international de la FSU) (24 février 2007) sur la dite centrale syndicale internationale. Le débat est plutôt mal parti pour être honnête: les partisans de l'adhésion s'arrogent un quart de page dans l'hebdomadaire, reléguant sans doute les opposants à la portion congrue.
L'article de FERRARI laisse rêveur.
Ainsi la FSM (Fédération Syndicale Mondiale) n'est pas née de la guerre froide, contrairement à ce qu'affirme FERRARI, mais du combat des peuples du monde contre le fascisme. Son siège initial devant être Paris. Mais les États-Unis, déclenchant la guerre froide, ont financé à grand renfort de dollars la scission syndicale internationale et nationale (en France et en Italie). Le délégué de l'AFL-CIO (syndicat américain jaune) au BIT (Bureau International du Travail) à Genève, Irving BROWN, était chargé de l'affaire par la CIA et avec la CISL (Confédération International des Syndicats Libres), a créé un instrument de choix contre les États socialistes et le mouvement syndical de lutte de classe.
En France, FO fut étroitement encadré par des renégats de la SFIO et du syndicalisme: entre autre Georges ALBERTINI, ancien membre du syndicat CGT des instituteurs, puis ex-secrétaire général du Rassemblement National Populaire de Marcel DÉAT, condamné (bien légèrement si l'on considère l'époque) à la Libération et très vite libéré! Il a dirigé jusqu'à sa mort l'Institut d'Histoire Sociale (HIS), et Est/Ouest, qui furent une couverture pour les agissements de la CIA dans les milieux politiques, syndicaux et universitaires français. Ils furent les promoteurs de la CISL et les protecteurs de FO, ainsi que la CFT (Confédération Française du Travail, syndicat patronal de nervis briseurs de grève).
En Amérique Latine, ce syndicalisme s'est illustré par sa corruption. Au Venezuela en 2002, ce type de syndicalistes a soutenu le coup d'État anti-CHAVEZ et salué l'accession du représentant patronal à la primature! Et que dire de la maison-mère,l'AFL-CIO: les liens entre la maffia et les dirigeants réactionnaires de l'AFL ont émaillé l'histoire sociale de ce pays, avec Jimmy HOFFA, ex-président du syndicat des teamsters (camionneurs) et maffieux.
Selon FERRARI, la FSM n'aurait joué aucun rôle dans le syndicalisme mondial? Pour mémoire, en France, elle a organisé la solidarité avec les mineurs lors des grèves de 1948 (celles où le socialiste Jules MOCH a utilisé les chars contre les mineurs), ainsi qu'à l'occasion des grèves des mineurs de celles de 1963, comme aussi celles des mineurs britanniques en 1982. Et pendant ce temps, qu'ont fait la CISL et la CMT (dont la liaison avec le Vatican et la démocratie chrétienne se suffit à elle-même)? La FSM a organisé la solidarité avec l'Indochine, avec l'Algérie, avec le Viet-Nam, soutenu la décolonisation, participé à la campagne pour le désarmement et l'interdiction de l'arme nucléaire autour de l'Appel de Stocklom, organisé la solidarité avec le peuple palestinien, avec le peuple d'Afrique du Sud en faisant campagne pour les sanctions globales et obligatoires contre l'apartheid, ce qu'à toujours refusé la CISL, etc. etc. Une paille! Car, de l'autre côté, nous avons la CSL, fusion de deux centrales aux bottes du Capital: leur objectif n'étant pas de s'opposer, mais bien d'accompagner, en critiquant seulement pour la forme, les politiques de l'OMC et ... de l'UE, qui malgré le référendum, continue de fasciner le secteur international du SNES et quelques autres. Il faudrait démontrer l'inactivité de la FSM et non la proclamer: en quoi le fait de recevoir FERRARI (ou THIBAULT) est-il une preuve d'activité de la CSI?
Enfin, FERRARI n'échappe naturellement pas au langage de la guerre froide quand il parle de la FSM, pour dire "qu'elle regroupe un nombre restreint d'organisations, surtout sur une base idéologique ... courroies de transmission de leur pouvoir". Comme si la CSI ne regroupait pas ses organisations sur une base idéologiques!? La FSM, c'est la lutte des classes. La CSI, avec ses revendications de "travail décent" et "salaire décent", avec sa réforme de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), pour "changer le cours de la mondialisation", et son refus de soutenir la laïcité, c'est l'encyclique Rerum Novarum (Bulle du Pape de 1891 qui contribue à la création du syndicalisme chrétien) mâtiné de la philosophie de collaboration de classe d'André BERGERON, Léon JOUHAUX. Ils ont fait du mouvement syndical la courroie de transmission du Capital et de ses gouvernements.
La direction de la FSU a été battue concernant la proposition d'affiliation à la CSI et a dû accepter d'en appeler à la décision des adhérents.
Par conséquent, les syndicalistes de lutte, ceux qui sont fidèles à l'identité d'Unité et Action (tendance communiste), dont l'ancienne secrétaire générale du SNES, avant d'avoir la légion d'honneur et de rallier le camp de ceux qu'elle avait toujours combattue, disait que c'était la tendance héritière du syndicalisme révolutionnaire de lutte de classe (réunion des militants Ile-de-France en 1992-1993 dans une salle du XVè arrondissement de Paris), ne sauraient accepter une affiliation qui (il ne faut pas se faire d'illusions) modifiera les orientations combatives qui restent les nôtres.
Elyo Dalkia, même combat!
Le 17 octobre 2000, les salariés d'Elyo et de Dalkia, deux entreprises concurrentes filiales respectives des groupes monopolistes Suez-Lyonnaise des Eaux et Veolia Environnement, s'étaient regroupés pour faire la peau aux clauses de blocage des salaires et d'allongement de l'amplitude de travail de 8 à 15h et à la clause autorisant le travail du samedi matin inscrites dans les accords sur la prétendue réduction du temps de travail. Après 13 jours de lutte, cette action victorieuse, initiée à l'époque par les militants de la CGT des deux entités, fût qualifiée d'historique par les médias et des observateurs spécialisés. Elle avait permis l'unité des salariés autour de revendications communes, malgré l'absence de soutien des instances syndicales. Depuis, manoeuvres politiciennes aidant, les principaux acteurs de cette grève de 15 jours, ont été, pour la plupart, écartés de la CGT et ont été amenés à s'organiser, provisoirement chez Elyo et au CGT-E à Dalkia, pour maintenir intacts leurs collectifs de lutte. Aujourd'hui, plus que jamais, les bonnes raisons ne manquent pas pour que cette unité revive. Les deux groupes concurrents enregistrent depuis plusieurs années des bénéfices en constante augmentation. Veolia Environnement revendique, pour 2006, plus de 834 millions d'€ de profit contre 633 en 2005. Soit une progression de 31,82%. Dans le même temps, les effectifs permanents sont en baisse alors que le chiffre d'affaires pour les deux sociétés croît de façon constante, de plus de 10% par an. Le travail précaire se généralise à une vitesse inouïe: appel au CDD et à l'intérim. Dans de nombreux sites, les jeunes en alternance servent de palliatif. Sous couvert du tutorat, les directions s'emploient à piller le savoir des aînés à moindre coût. Ainsi, la pauvreté se généralise. Les travailleurs tentent de joindre les deux bouts en systématisant leurs demandes d'acomptes sur salaire. La rémunération mensuelle moyenne n'excède pas 1 500 €bruts pour les catégories ouvriers, employés et agents de maîtrise. Cette situation est caractérisée par une détérioration violente des conditions de travail. La multiplication des entretiens préalables à sanction pouvant aller jusqu'au licenciement, l'augmentation de l'absentéisme et des démissions attestent de la gravité de la situation et de l'état de souffrance des salariés.
C'est dans ce contexte délétère qu'à l'appel du CGT-E, les militants se revendiquant du syndicalisme de lutte de classe des sociétés Dalkia et Elyo, ont décidé d'unir, une nouvelle fois, leurs efforts pour travailler au rassemblement des salariés pour frapper ensemble: contre la précarisation des emplois des jeunes et le pillage (gratuit) des compétences et des acquis des anciens sous couvertures d'accords scélérats signés par les syndicats réformistes supposés représentatifs, pour revendiquer la hausse des salaires; pour la reconnaissance des qualifications aujourd'hui niées par l'accord sur la nouvelle classification (ratifié par ces mêmes syndicats, dont la CGT réformiste). Un plan d'action a été élaboré pour préparer un fort mouvement de grève pour le mois d'octobre 2007 préparé par une journée de mobilisation devant la chambre patronale de la profession en juin prochain.
"Elyo/Dalkia même combat!" On continue et on remet ça!
Le second Congrès de l'URCF
Un grand succès!
À son deuxième Congrès, les 3 et 4 mars 2007, l'URCF a adopté son programme de révolution socialiste en France, basé sur des axes de lutte partant des besoins et revendications des masses et faisant le lien entre leurs luttes et la dénonciation de l'État et du mode de production capitaliste. C'est une rupture, déjà théorisée lors de l'adoption des 200 thèses, avec les anciennes tendances portées par le PCF d'oublier le but final.
Dans son rapport, le camarade Jean-Luc SALLÉ, Secrétaire Général, est revenu sur les trois années d'activité de l'URCF, centrée sur le travail parmi les masses, l'implantation de sections d'entreprises, la lutte pour le syndicalisme de lutte de classe. Se basant sur l'analyse matérialiste de la situation de la Classe Ouvrière et du fonctionnement de l'État bourgeois, les militants de l'URCF ont développé une pratique sur le terrain de luttes contre le Capital, d'appels permanents à l'unité de tous les travailleurs du secteur public et privé, des usagers, des privés d'emploi, français et immigrés, de conscientisation et d'organisation de l'avant-garde. Sur le terrain syndical, il faut arracher les travailleurs aux directions réformistes et oeuvrer à la défense du syndicalisme de lutte de classe. À propos des prochaines élections, l'URCF rappellera pendant la campagne la nature de classe de l'État, le rôle des différents partis (UMP, PS, social-démocratie) dans le dispositif de la dictature du Capital monopoliste. Suite aux manoeuvres de la "gauche", les comités du 29 mai n'ont pu présenter un candidat unique qui aurait été porteur d'un programme de rupture avec le néo-libéralisme. Cette division est néfaste aux intérêts communs des travailleurs. L'URCF a pour tâche de mettre la Classe Ouvrière au centre de la campagne en partant de ses besoins (salaires, services publics, emploi, droits démocratiques ...) et en dénonçant le système capitaliste et la propriété privée des moyens de production.
Le Congrès a réaffirmé la nécessité pour les organisations communistes de France, dont plusieurs étaient présentes, d'agir ensemble contre le Capital, l'UE, pour la solidarité internationaliste avec les peuples opprimés et avec les pays qui maintiennent le socialisme (Cuba, RPD de Corée) ou résistent à l'impérialisme.
De nombreux invités de Partis et d'Organisations étrangères ont apporté une grande contribution dans les débats, nous invitant à toujours tenir compte des expériences du Mouvement Communiste International, du point de vue des Partis frères et de la convergence des luttes contre les différents impérialismes, en premier lieu, le "nôtre".
Le Congrès a élu un Comité Central à forte représentation ouvrière, comprenant des camarades issus de l'immigration, qui devra accroître le processus de bolchevisation, d'implantation dans les entreprises et les quartiers populaires, et porter haut le drapeau de l'unité et de l'internationalisme. Comme l'a dit un intervenant, "retour au bolchevisme".
Intervention de Tamila YABROVA, Présidente de l'Union des Communistes d'Ukraine.
Porte-parole du Parti Communiste des Ouvriers de Russie (PCOR)
"(...) La meilleure façon de commémorer la Révolution d'Octobre et le 85è anniversaire de la création de l'URSS est, comme le disait LÉNINE, de se concentrer sur les tâches non encore accomplies, et de tirer les conclusions de ces 90 années de lutte, des victoires et des défaites. DUCLOS disait à BLUM que ceux qui critiquent le socialisme ne l'ont jamais construit. Ceux qui ont fêté la chute de l'URSS ont été réfutés même par des philosophes réactionnaires. Les vrais communistes se rencontreront en novembre à Lisbonne, en Grèce, à Bruxelles, en Turquie. Partout, on revient à un parti de type léniniste. Aleka PAPARIGA, Secrétaire Général du Parti Communiste de Grèce, a dit qu'il fallait renforcer le pôle communiste dans le monde et les liens avec la classe ouvrière et ouvrir les directions à des représentants de celle-ci. Dans les statuts du PCOR, notre Parti, il est dit que 50% du Comité Central doit provenir de la classe ouvrière. (...) Il y a une attaque camouflée des partis révisionnistes contre le rôle d'avant-garde de la classe ouvrière.
Le PCFR (Parti Communiste de la Fédération de Russie, révisionniste) va avoir un nouveau programme. Des voix s'y élèvent pour dire que la classe ouvrière n'a plus un rôle dirigeant dans l'histoire. Ils prétendent qu'on est à l'ère de l'information
et que les intellectuels sont le moteur de la révolution. Mais, de quoi peuvent-ils donc bien se nourrir? Mangent-ils de l'information? Qui a fabriqué les vêtements qu'ils portent? (...) On a parlé de l'anniversaire du 20è Congrès du PCUS. Ce fut un coup frontal. Les mensonges, critiques sur STALINE ont ouvert les portes pour la victoire de l'idéologie bourgeoise et le réformisme économique de type capitaliste. En cette année d'anniversaire d'Octobre, nous devons forger la conscience héroïque du peuple, parler moins des fautes et plus des acquis. Les bourgeois sont unis, et veulent que les ouvriers travaillent et c'est tout. Le capitalisme n'apporte que pauvreté, guerres civiles, retour aux temps anciens. On produit en Russie 41% de ce qu'on produisait en 91.
Jamais LÉNINE et STALINE n'ont considéré la révolution soviétique comme la victoire d'un seul pays, mais comme une base pour développer la révolution mondiale. À Zimmerwald en 1914, LÉNINE a prôné la dictature du prolétariat; ils étaient 8 organisations; en 1919, 52 pour fonder le Komintern. Si on renforce l'unité, si on garde le marxisme-léninisme comme guide, l'avenir est au socialisme.Les interventions des partis frères et autres organisations
(Extraits)
PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France)
"Nous avons les mêmes racines. Nous partageons beaucoup des fondamentaux contenus dans le rapport. Le PRCF se prononce pour un programme commun de lutte pour sortir la France hors de l'UE, pour des nationalisations passant par un rassemblement populaire majoritaire pour aller vers le socialisme, en alliant drapeau rouge et drapeau tricolore".
Parti Communiste de Cuba
"La seule issue pour l'Humanité est le socialisme. Le Che, combattant internationaliste, a lutté contre le système impérialiste, sans concession sur les principes révolutionnaires. Cuba reste un espoir pour tous les communistes et révolutionnaires".
Communistes
"On a crée notre parti il y a cinq ans. La faillite du PCF était irrémédiable. On est un parti révolutionnaire dont l'existence est officielle".
PADS (Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme)
"En Algérie, tout est orienté vers la satisfaction de la bourgeoisie compradore et les multinationales. On subit l'autoritarisme du pouvoir. Des luttes populaires, contre les privatisations, pour les salaires ont fait reculé le pouvoir. Il ne faut pas chercher à amadouer les impérialistes".
ACTUS (ACtion Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme)
"Le Tchad est un pays qui n'a jamais connu la liberté. 12% seulement des revenus du pétrole reviennent au tchadiens. Certains disent, que nous, africains, avons un langage violent. Mais quelle est la solution? (...) Qu'on nous laisse la possibilité de renverser DÉBY (Président tchadien actuel). La France lui a sauvé la mise avec ses Mirages. On doit créer un large front pour vaincre".
PTB (Parti du Travail de Belgique)
"Merci à l'URCF. Votre Congrès est un pas important dans la création d'un parti communiste unique en France (...). Aux communales, nous sommes passés de 5 à 15 élus. Nous voulons devenir un parti de masse, tout en restant révolutionnaire. (...) Mais sans être trop haut par rapport à la conscience".
Association des Amis d'Alger républicain
"Ce journal, né en 1938, a participé à tous les combats anticoloniaux, et fut interdit et censuré à maintes reprises. (...) il compte beaucoup de martyrs. Reparu dès le 1er mai 2003, il reprend le combat de l'émancipation du peuple algérien. Défenseur de l'indépendance, du progrès et de la démocratie sociale, Alger Républicain heurte les intérêts des intégristes et de leurs soutiens impérialistes. Il faut un financement urgent, organiser une souscription en vue de sauver l'existence de ce journal. Nous avons besoin du soutien de tous".
Coordination Communiste Nord Pas-de-Calais
"Il y a cinq ans que nos chemins ont divergé. On entame un travail de discussions bilatérales. Nous avons décidé de soutenir M.G BUFFET à la présidentielle. BOVÉ est désormais le cri de ralliement des droitiers du PCF et de la petite bourgeoisie anticommuniste. (...). Pas de reconstruction du parti sans beaucoup de militants du PCF. C'est le reflet de notre vécu sur le terrain".
Le Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF)
Le camarade voit dans l'invitation de l'URCF une marque de confiance.
"Depuis la victoire du NON au référendum, le courant anti-néolibéral n'a cessé de se développer. Il y a eu prise de conscience des intérêts communs entre les couches du peuple, et d'autres peuples victimes de cette même politique. Nous avons eu des avancées sur la Charte anti-libérale (droit de vote des immigrés, critique de l'impérialisme français en Afrique). Pour faire avancer les choses, il faut être dans les collectifs du 29 mai, rechercher les alliances et les appuis. Nous regrettons la division actuelle des anti-libéraux. Nous sommes prêts à travailler avec vous et d'autres forces sur trois objectifs:
1-le front pour empêcher le retour d'un nouveau projet constitutionnel sur l'Europe;
2-la lutte contre la Francafrique et la régularisation des sans-papiers;
3-la vigilance par rapport aux menaces contre l'Iran, et la lutte contre la politique de guerre de l'impérialisme".
PC Libanais
Le camarade remercie l'URCF pour son soutien lors de l'agression israélienne.
"Il n'y aura pas de paix sans droit des palestiniens. Le PCL ne peut que soutenir la résistance. Je vous demande de contrer la propagande des SARKOZY et des médias, qui visent au désarmement du Hezbollah (...). Le PCL est fier d'avoir été dans la résistance de tous les patriotes libanais, qui a permis de vaincre l'agression d'Israël.
Le camarade Sergio de Colombie
"Dans notre pays, la mafia a le pouvoir et le pays est livré aux escadrons de la mort. Les FARC, contrairement à ce que prétendent les impérialistes, n'est pas un mouvement de narco-guérilla. La lutte armée s'est imposée à cause de l'oligarchie qui refuse les libertés démocratiques élémentaires aux citoyens. Plus de 270 syndicalistes ont été assassinés; plus de 25 journalistes. BUSH donne plus de 750 millions de $ pour la lutte contre la guérilla".
Cercle bolivarien de Paris
"Les cercles sont la première forme d'organisation populaire aux Venezuela sur les questions économiques sociales et politiques, (...). Les menaces contre CHAVEZ persistent, et la population se prépare. Le processus révolutionnaire est une construction permanente".
Union Prolétaria
"Dans la mesure de notre capacité, nous allons transmettre aux communistes, aux ouvriers et au peuple espagnol les réflexions et les expériences si riches et utiles que ce Congrès nous a apporté. Nous vous souhaitons beaucoup de succès dans la réalisation des décisions politiques que vous venez de prendre. Nous sommes convaincus que vos succès seront aussi les nôtres, ceux de l'ensemble du Mouvement Ouvrier et Communiste International".
Parti des Travailleurs de Corée
(Message)
"Nous saluons le combat de l'URCF. Partout dans le monde, la lutte grandit contre l'impérialisme. Les peuples peuvent escompter de nouveaux succès".
Rassemblement des Travailleurs Africains-Sénégal (RTA-S)
"Notre pays, le Sénégal, subit directement la domination économique de la puissance impérialiste qu'est la France. C'est un motif de satisfaction que de trouver chez les révolutionnaires-communistes de votre parti une unité de vue permettant de développer une solidarité internationaliste dans le combat que nous menons ici pour la libération nationale et la libération sociale des travailleurs de notre planète. (la suite de l'intervention, très intéressante, sera publiée dans notre prochain numéro).
Parti Communiste Ouvrier de Russie
Victor TIOULKINE Secrétaire Général
(Message)
"Chers Camarades de lutte, nous avons une profonde identité de vue avec votre programme de lutte. Ce n'est pas une coïncidence pour ceux qui s'en tiennent à une ferme approche du matérialisme dialectique. Victor TIOULKINE a rappelé de danger croissant des forces liquidatrices dans le mouvement communiste international, des forces révisionnistes qui se parent du titre de communiste, et du courant national communiste".
Le CNU (Comité National Unitaire)
(Message)
"C'est en effet sur la base d'un texte commun URCF-CMC que 7 organisations se réclamant du marxisme-léninisme se sont réunies à Paris pour créer le CNU. Un cadre national, qui, tenant compte d'organisations non encore prêtes à fusionner, permettrait d'abord de frapper ensemble l'ennemi de classe. Et aussi de mener le débat idéologique nécessaire pour progresser dans l'édification d'un seul parti".
Liste des Organisations présentes.
L'URCF remercie fraternellement tous les participants.
International:
Parti Communiste Ouvrier de
Union des Communiste d'Ukraine
Parti du Travail de Belgique
Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme
Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme
Parti Communiste Libanais
Parti Communiste de Grèce
Parti Communiste de Cuba
Union Prolétaria (Espagne)
Association des Amis d'Alger Républicain
Cercle Bolivarien de Paris
Colombie
Collectif: "Ne laissons pas faire", pour la libération des membres d'Action directe
France:
Parti Communiste des Ouvriers de France
Pôle pour la Renaissance Communiste en France
Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais
Communistes
Collectif pour la libération de Georges Ibrahim ABDALLAH
Plusieurs organisations ont envoyé un message de solidarité:
Comité National Unitaire
Annie LACROIX-RIZ
Rassemblement des Travailleurs Africains-Sénégal
Parti du Travail de Corée
délégué de la Fédération du Var au IIè Congrès de l'URCF
IC: Bonjour Jean-FRANÇOIS, tu as 36 ans, les 3 et 4 mars, tu as participé au IIè Congrès de l'URCF, peux-tu me donner tes impressions?
Jean FRANÇOIS: Je dois dire que je suis très agréablement surpris par le déroulement de ce Congrès. J'ai adhérer à l'URCF en janvier 2007 et les camarades de la Fédération du Var m'ont proposé de faire partie de la délégation. Après un peu d'hésitation, j'ai accepté et je ne le regrette pas. C'est incroyable ce que ces deux jours m'ont apporté, tant sur le plan des connaissances théoriques que sur les tactiques des lutte et sur le plan de la solidarité et de la fraternité.
IC: Comment as-tu connu l'URCF?
Jean FRANÇOIS: Les membres de ma famille ont toujours milité à la CGT et pendant le longues années au PCF, qu'ils ont quitté suite à des désaccords profonds et la social-démocratisation de ce parti. Issus de la classe ouvrière, ils étaient et sont toujours de toutes les manifs. Depuis plusieurs années, ils militent à l'URCF (anciennement Coordination Communiste) et grâce aux tracts distribués lors de ces manifs, notamment depuis la campagne "Accusons le Capitalisme"