A attaque globale, riposte globale
Le sarkozysme : tout changer pour régresser !
SARKOZY se réclame de la filiation avec REAGAN et THATCHER et leur «révolution [sic !] conservatrice». En clair, il s’agit de tout changer pour régresser vers des rapports de production plus barbares. En France, cela passe par l’annulation des conquêtes sociales du Front populaire, de la Résistance, de mai 68. À cette fin, SARKOZY conduit la plus vaste politique de contre-réformes* jamais menée afin de rechercher la plus-value absolue (allongement de la durée de carrière et du temps de travail). Sa stratégie est donc globale et consiste à tout détruire, tout de suite : réduction du nombre d’emplois fonction publique (cf. l’Éducation nationale), péage-santé avec les franchises médicales, immigration choisie et tests ADN, heures supplémentaires, attaques contre les retraites et les régimes spéciaux, cadeaux fiscaux à l’oligarchie, appel à la guerre contre l’Iran, nouveau Traité constitutionnel européen tout aussi réactionnaire, facs coca-cola avec l’autonomie, réforme générale de la justice. L’objectif de classe de la bourgeoisie monopoliste, dont SARKOZY n’est que l’interprète zélé, est d’instaurer le libéralisme intégral dans tous les domaines. C’est la revanche sociale d’un capitalisme qui a été contraint, dans un tout autre rapport de forces, quand existaient un parti communiste influent et révolutionnaire et un camp socialiste de Berlin à Pékin, à faire des concessions. Maintenant, il s’agit pour elle de tout reprendre et de créer les conditions politiques pour écraser le mouvement ouvrier !
Classe contre classe !
La politique de SARKOZY ne doit pas être considérée comme une simple continuité des gouvernements précédents. Le sarkozysme présente des traits qui en font un syncrétisme** bourgeois : monarchie, bonapartisme, vichysme, gaullisme. À la monarchie, il emprunte l’autocratie, les privilèges et la vie de luxe. Ainsi l'Élysée vient de décider de doubler les émoluments du «prince». Sa vie privée est mise en scène comme celle des rois. Au bonapartisme, il emprunte les recours aux phrases guerrières, la volonté d’élargir les zones d’influence du capitalisme français (par exemple avec le projet «euroméditerranée»). Du vichysme, il copie les lois de discrimination et d’immigration choisie, les rafles ainsi que le recours à l’eugénisme (recherche de l’ADN), la subordination à l’impérialisme dominant (aujourd’hui nord-américain) ; enfin SARKOZY prend dans le gaullisme la recherche de «l’unité nationale», l’évocation de la «grandeur de la France» et la concrétisation de l’association Capital/Travail. Cette synthèse réactionnaire fait de la politique actuelle la plus dangereuse suivie depuis PÉTAIN et LAVAL. L’opposition parlementaire est laminée. Le PS social-libéral est dans l’incapacité de proposer des solutions différentes, puisqu’au pouvoir il aurait conduit la même politique libérale, peut-être avec moins d’énergie et de brutalité. Le PCF veut fédérer les opposants à SARKOZY, mais, dépourvu d’identité révolutionnaire, dépendant du sociallibéralisme pour le maintien de ses élus, son opposition est surtout rhétorique. Les véritables communistes (c’est-à-dire les marxistes-léninistes) voient un espace politique important s’ouvrir devant eux. Pour dénoncer intégralement la politique de SARKOZY, l’URCF appelle à combattre aussi ses bases sociales : la propriété capitaliste des moyens de production, d’échange et d’informations, l’exploitation salariale et la dictature de classe de la bourgeoisie monopoliste. L’URCF doit déployer leur politique de défense des intérêts de la classe ouvrière et de l’ensemble des travailleurs ; défendre pied à pied les conquêtes sociales, résultat des luttes des générations aînées ; prôner la solidarité de classe de toutes les victimes des mesures libérales-capitalistes, lever haut le drapeau de l’internationalisme et du combat contre la guerre préparée par les impérialismes US et Français contre l’Iran, la Syrie, le Liban ou tout autre pays ; combattre pour le retrait de l’UE et de l’OTAN. Notre défense du syndicalisme de lutte de classes doit se fonder précisément sur ces axes, en prenant appui sur le travail des cellules d’usine avec leur accusation permanente du capitalisme.
À attaque globale, riposte globale !
SARKOZY mène la tactique suivante : d’un côté conduire des contre-réformes globales, de l’autre organiser des négociations séparées sur chaque «réforme». Les directions syndicales ne dépassent pas les limites des aspirations à de «bonnes réformes», puisqu’elles inscrivent maintenant (pour la direction CGT) leurs actions dans la reconnaissance de «l’économie de marché» et de la compétitivité. Cependant, ces directions sont prises entre le rouleau compresseur présidentiel et la volonté affichée de combat de leur base militante. Les bureaucraties syndicales mènent diversion de deux façons : conduire des grèves séparées les unes des autres, limiter la mobilisation en lançant des illusions sur des négociations tripartites (Patron, État, Syndicat) avant la création du rapport de force (THIBAULT). Le 18 octobre a été un grand succès, la grève a été suivie par davantage de cheminots qu’en 1995 ; la prolongation même minoritaire de la grève, la détermination des personnels d’Air-France attestent de la colère réelle des travailleurs acculés aux grèves s’ils ne veulent pas être broyés par le libéralisme intégral. À nouveau se profilent des journées d’action sectorielles : le 14 novembre pour les cheminots, la RATP et le 20 pour les fonctionnaires et les enseignants. Se battre même nombreux mais séparément, c’est refuser au mouvement gréviste tous les atouts pour vaincre. Les aspirations des travailleurs sont identiques et ne peuvent être satisfaites par des pratiques corporatistes. Ce qui unit l’ensemble des forces du travail, c’est tout d’abord la question centrale du pouvoir d’achat, l’augmentation nécessaire et collective des salaires dans le privé et le public, ensuite celle de la satisfaction des besoins urgents et vitaux : école, transports, santé, logement, droits démocratiques. C’est la popularisation d’une telle plate-forme de combat contre la politique de SARKOZY qui contribuera au rassemblement des énergies de luttes et au «Tous ensemble et en même temps», seule voie pour battre le pouvoir et le patronat !
Salaire de Sarkozy : + 200 % Smic : + 1 %
L’URCF
* L’URCF parle de contre-réformes car toutes visent à aggraver la situation, à détruire des conquêtes sociales, à faire que les travailleurs vivent plus mal qu’au siècle précédent.
** le syncrétisme désigne les religions ou courants d’idées qui font la synthèse de toutes les religions existantes. retour au sommaire
Quand les mal-logés font de la résistance rue de la Banque
Alors que 100 000 logements sont vides dans Paris, à deux pas de la Bourse où flambe le CAC 40, plusieurs dizaines de mal-logés jonchent les trottoirs dans le froid, femmes et enfants enveloppés dans des couvertures à même le sol ou sous des tentes de fortune. Ce sont des familles qui ont des papiers ou non, des salaires mais qui ne peuvent pas se loger faute de logements aux loyers abordables.
L’URCF se prononce pour la création d’un service public national et municipal du logement social (nationalisation et municipalisation des immeubles détenus par les monopoles, compagnies d’assurance, banques).
Les associations qui les soutiennent exigent l’application de la loi de réquisition quand on sait qu’il existe plus de 100 000 appartements disponibles dans Paris et que parallèlement, 110 000 demandes de logements sont en attente. En ne réquisitionnant pas ces logements, les bourgeois ne respectent pas leurs propres lois. Comment vivre, éduquer ses enfants, les faire dormir, faire à manger, aller au travail si on n’a pas de toit ?
Ce sont par exemple 500 logements détruits à Poissy (78) alors qu’ils étaient en parfait état, ce qui aurait permis d’abriter des familles ; mais le prix du terrain a grimpé et on expulse ces familles modestes qui sont relogées plus loin pour construire à la place à un prix du m2 plus juteux.
Des capitalistes américains, français et autres, s’engraissent sur le dos des travailleurs en pratiquant la spéculation financière, en investissant dans des stocks-options dont la chute récente des cours sera finalement payée par les locataires avec les diverses hausses de charges et de loyers. Comme par exemple, au Brésil, où ce même phénomène dû au capitalisme engendre les mêmes méfaits dans les mégapoles.
Anecdote sinistre : la crise du logement est telle que des familles hébergées à l’hôtel ont été délogées pour qu’elles laissent la place aux touristes venus assister à la Coupe du monde de rugby. La plupart ont été relogées mais loin en périphérie, ou ont dû changer plusieurs fois d’hôtels ou encore se sont retrouvées à la rue. La nouvelle ministre du logement, C. BOUTIN, s’est vantée d’être à l’origine de ces mouvements en déclarant que «la Coupe du monde de rugby, c’est formidable ; ma responsabilité à moi, c’est de libérer des places d’hôtels qui sont occupées par des personnes en situation précaire» ... ! ! !
Jamais dans notre pays la précarité n’a autant progressé ; la population des grandes villes continue à s’appauvrir. Aux chômeurs s’ajoutent les CES (Contrats Emploi Solidarité), CIE (Contrats Initiative Emploi), CAE (Contrat d’Accompagnement à l’Emploi) mais aussi les radiations et les suppressions pour dispense de recherche d’emploi. Les données du samu social (115) sont révélatrices : les demandes d’hébergements et de nuitées ont doublé en 3 ans. Il faut combattre cette politique néo-libérale de SARKOZY et de son gouvernement qui est néfaste, mise en place avec la complicité du président de l’UNPI (Union Nationale de la Propriété Immobilière qui est aux propriétaires ce que le MEDEF est aux patrons) et qui avait proposé dans son livre blanc, la création d’un bail précaire, à l’image du CPE, par lequel le bailleur aurait eu le droit d’expulser son locataire n’importe quand et sans motif.
Ce gouvernement accorde des exonérations jamais égalées aux plus riches avec le bouclier fiscal, la réduction ou la suppression de l’impôt sur la fortune ; mais dans le même temps, il remet en cause le CDI, réforme les régimes spéciaux, l’assurance-maladie, instaure la franchise médicale, privatise les services publics, applique des hausses abusives des loyers et des charges. Également, il veut supprimer le secteur HLM en réclamant la vente de 1 % de logements sociaux par an (soit 40 000 logements sur 4 millions) pour «faire de la France un pays de propriétaires» et en poussant au départ forcé vers le privé des locataires HLM «les moins pauvres» (notamment par le biais d’un surloyer dissuasif).
Par ces mesures, ce serait confier la gestion des logements au secteur privé, incapable de répondre à la demande de logement correct à des loyers raisonnables. Il ne pourrait pas plus résoudre la crise compte tenu de la flambée des loyers : non seulement les 7 millions de pauvres seraient à la rue, mais même une partie de la classe moyenne aurait des difficultés à se loger.
Rappelons qu’aux siècles précédents, les propriétaires qu’on appelait «les vautours» exploitaient honteusement la misère du peuple et que la nécessité d’un vaste secteur de logement social public a été gagnée par des luttes importantes des travailleurs.
Aujourd’hui le pouvoir d’achat des familles se dégrade et va se dégrader encore plus ; c’est dans la lutte que l’on pourra faire barrage à ces mauvais coups.
Les militants de l’URCF luttent dans les associations de locataires pour :
• Le blocage des loyers
• La construction de 500 000 logements par an
• L’arrêt des expulsions
• Le refus des destructions d’immeubles sans vote préalable des locataires et leur aval majoritaire
• Pour un logement détruit, un logement reconstruit dans les mêmes conditions et avec le même loyer.
• Arrêt des coupures de gaz et d’électricité, et maintien du tarif régulé.
Comme le prône notre Programme «avec le socialisme, seule alternative au capitalisme», l’URCF se prononce pour la création d’un service public national et municipal du logement social (nationalisation et municipalisation des immeubles détenus par les monopoles, compagnies d’assurance, banques).
Nous nous battons pour la démocratisation des comités d’attribution des logements sociaux et pour que la majorité des sièges conseils d’administrations des organismes bailleurs reviennent en majorité aux représentants des associations de locataires.
- Toute discrimination selon la nationalité doit être punie par la loi.
- Des aides financières prélevées sur les profits des bailleurs privés doivent être accordées pour l’installation des jeunes couples.
- Le rattrapage du retard dans la construction de logements sociaux devra être rapidement comblé.
500 000 logements à construire sont nécessaires chaque année.
Durant cette période de transition, les immeubles vétustes seront détruits et la réquisition des logements vides permettra l’accueil des familles et personnes sans logement. retour au sommaire
ADN : La génétique au service du Capital
Le projet de loi mis au point par le ministre de l’Identité Nationale et de l’Immigration, Brice HORTEFEUX, a été définitivement ratifié par le Parlement, après l’habituelle mascarade de la navette entre le Sénat et l’Assemblée Nationale. Ce projet de loi - portant sur la «maîtrise de l’immigration» - vise notamment au durcissement du regroupement familial (qui donne la possibilité à un ressortissant étranger établi sur le territoire français de se faire rejoindre par les membres de sa famille). Cette disposition avait déjà été très nettement limitée par la loi de l’été 2006, ne permettant aux familles d’introduire des demandes de regroupement familial qu'après 18 mois de présence en France, sous condition de présenter un travail stable avec des revenus supérieurs au SMIC...
Le projet de loi discriminatoire et ségrégatif récemment adopté par le Parlement, agrémenté de l’amendement MARIANI, député de la majorité présidentielle, se propose de restreindre l’accès des travailleurs immigrés au territoire français en étendant une technique jusqu’alors réservée aux procédures judiciaires : le test ADN.
Outre l’aspect profondément nauséabond et xénophobe de cette mesure mise au service de l’État capitaliste, elle s’avère utile à la bourgeoisie qui veut réduire l’immigration à une main-d’œuvre corvéable, jetable et expulsable à tout moment.
En effet, quelle étrange raison pourrait pousser les immigrés à faire venir massivement en France des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ?
En réalité, l’amendement instaurant les tests ADN rappelle les aspects les plus dramatiques de l’histoire de France, et n’a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de répandre la xénophobie dans la population et de participer à la division entre les travailleurs.
Et cela s’inscrit aussi dans la généralisation du fichage génétique et électronique de la population. Ce contexte de chasse à l’étranger dans la France de «l’immigration choisie» - qui privilégie l’inégalité de droits et de traitement entre Français et immigrés, jusqu’à autoriser l’intrusion de la génétique et violer ainsi l’intimité des familles - prend un tour particulièrement détestable quand on sait que l’immigration est aussi la conséquence directe de la politique impérialiste en général et française en particulier, qui condamne des peuples entiers, et notamment ceux d’Afrique à la misère et à l’émigration pour faire subsister leur famille.
Le gouvernement SARKOZY, à travers l’institution d’un véritable ministère de sélection [ce qu’on a appelé Apartheid ailleurs], s’inscrit bien dans l’histoire des politiques réactionnaires de notre pays : la Restauration blanche après la Révolution, NAPOLÉON III, THIERS, Vichy, SARKOZY.
Les récentes mesures prises à l’encontre des travailleurs immigrés traduisent la crainte pour le gouvernement que se réalise l’union des travailleurs sans considération de nationalité. L’internationalisme prolétarien est l’adversaire le plus résolu du système capitaliste et la condition de la construction du socialisme.
Cette dérive montre, plus que jamais, la valeur de l’appel de MARX et ENGELS dans le Manifeste du Parti Communiste :
PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !
L’URCF demande l’abrogation de la loi Hortefeux et de l’amendement inique des tests ADN. Régularisation de tous les SansPapiers ! De Pétain à Sarkozy, la même démagogie. retour au sommaire
D. STRAUSS-KAHN (DSK), ou la résistible ascension d'un haut commis de l'impérialisme
DSK vient d’être porté à la tête du FMI (Fonds Monétaire International). Dirigeant du PS, ancien ministre de l’industrie puis de l’économie et des finances, porte parole de la campagne présidentielle de L. JOSPIN, initiateur de la TVA sociale, il a toujours défendu les intérêts de l’oligarchie financière.
Qu’est ce que le FMI dont le siège est à Washington ?
Rappelons que l’impérialisme constitue un tournant de la démocratie bourgeoise vers la réaction (LÉNINE).
Dans le domaine politique, tout le pouvoir devient concentré dans les mains d’exécutifs de plus en plus réduits. Les divers gouvernements gèrent une politique dictée par les conseils d’administration des monopoles. Il en est de même au niveau international : U.E, OTAN, OMC, FMI, sont autant de conseils d’administration des divers États impérialistes. L’un des objectifs du FMI est de faire appliquer partout la politique libérale de l’impérialisme.
Compte tenu des modalités de prise de décision en son sein, les États-Unis ou les États de l’U.E y disposent de fait d’un droit de veto. Ses ressources sont d’environ 350 milliards de dollars US. Le FMI, avec l’aide d’autres organisations internationales, (comme la banque mondiale), négocie donc des plans dits «d’ajustements structurels» pour améliorer la pénétration des multinationales et imposer partout les exigences de la rentabilité financière. Parmi les mesures concrètes du FMI, on trouve «l’ouverture du pays aux capitaux étrangers et au commerce international», «la libéralisation du marché du travail», «la réduction du poids de l’État», c’est-à-dire la privatisation de nombreuses entreprises, les baisses de dépenses sociales de l’État (diminution ou suppression des programmes éducatifs et sanitaires) conjuguées à des hausses d’impôts sur les travailleurs afin de rétablir l’équilibre budgétaire des pays pillés par les multinationales.
Le FMI utilise aussi «l’indice de protection de l’emploi» (créé par l’OCDE) et encourage dans tous les pays à sa diminution. En France, le FMI pousse le gouvernement à lutter contre les «rigidités» sur le marché de travail (c’est-à-dire, à briser le Code du travail) et à éviter de nouvelles revalorisations du SMIC (sic) ! (le MEDEF s’en fait constamment l’écho).
En fait, le FMI applique la nouvelle politique mondiale du capitalisme des monopoles : le néolibéralisme, véritable programme commun mondial des partis conservateurs et des partis sociaux-démocrates.
DSK, ténor du PS, dirige désormais cet organisme impérialiste après avoir obtenu l’aval de son principal actionnaire, les États-Unis. Peut-être certains prétendront, comme les tenants de l’Europe sociale qui bavardent sur une possible conquête de la Banque centrale européenne pour «infléchir socialement l’Europe» que DSK pourra réorienter le FMI sur une voie progressiste. Mensonges ! Illusions ! Les grandes puissances impérialistes contrôlent les organismes supranationaux (elles les ont créés). Les prêts bancaires aux États, l’endettement, l’aide alimentaire et économique, l’échange inégal sont des armes pour que l’impérialisme domine le monde. Une poignée d’États se partage ces organismes supranationaux du capital financier et Strauss KAHN comme un autre dictera les politiques drastiques du FMI pour tous les peuples.
Alors pourquoi DSK (et d’autres «socialistes», comme P. LAMY chef de l’OMC) sont-ils nommés à de si hautes instances de l’impérialisme, alors qu’ils se réclament du progrès et de la gauche ? Parce que les partis sociaux-démocrates sont les partis de défense des intérêts monopolistes. De plus, ces organismes sont des instruments barbares infligeant à la majorité du globe misère, famine, prostitution, surexploitation, absence de toit et de travail.
Doit-on pour autant minimiser la portée de cette nomination au FMI ?
Non, certainement pas.
Comme LÉNINE, nous attachons une haute importance au pouvoir démonstratif des scandales politiques ou financiers. Ces faits ou palinodies démasquent une fois de plus la fausse opposition UMP/PS, et leur consensus réel.
Chassons le PS hors du mouvement populaire !
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DSK et les grands patrons
Ami personnel de Denis KESSLER, ex-vice-président du MEDEF (patronat français). DSK a été vice-président du cercle de l’Industrie, le lobby patronal créé en 1994 par Raymond LÉVY alors président de Renault. Il y côtoyait des personnalités telles que Vincent BOLLORÉ et L. SCHWEITZER (Renault). Stéphane BOUJENAH, ancien conseiller de DSK, est passé à la présidence du Crédit Suisse First BTG. Il est aussi membre des groupes de réflexion réunissant les hauts-commis de l’impérialisme tels les groupes Bildelberg et Le Siècle aux côtés des plus grands patrons du monde. C’est enfin le fonctionnaire le mieux payé du monde : 420 930 dollars annuels, plus 75 000 dollars pour les frais, le tout net d’impôts. |
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Le nouveau Traité européen: quand la dictature du Capital ne se cache plus...
Le 29 mai 2005, nous avons été, en France, 55 % à dire NON au Traité constitutionnel européen (TCE) ; puis les Hollandais ont fait de même à 62 %. Un référendum, un rejet populaire massif malgré le matraquage médiatique en faveur du OUI, des dirigeants politiques reconnaissant leur défaite ; on aurait presque pu se croire en démocratie...
C’était sans compter sur l’enjeu de classe fondamental que représentait le TCE pour les bourgeoisies monopolistes de l’U.E : à travers le carcan de cette Constitution, il s’agissait bien de renforcer la domination de la classe capitaliste sur l’ensemble des peuples du continent, en légitimant les politiques néo-libérales et impérialistes en cours. Pas question, donc, pour les monopoles, de se résigner à cette défaite. L’URCF, tout en saluant la victoire historique du NON, appelait, dès juin 2005, à la vigilance («Nos adversaires ne vont pas désarmer», IC n°67) et à la poursuite de la lutte au sein d’un front anti-monopoliste «pour transformer l’essai du NON».
Qu’en est-il, deux ans plus tard ?
Le TCE, que le peuple avait chassé par la grande porte, revient par la fenêtre, sous la forme d’un «Traité modificatif», aussi appelé «Traité simplifié». Et cette fois, les 27 dirigeants européens, qui l’ont adopté à Lisbonne le 19 octobre 2007, ne s’embarrassent même plus des oripeaux de la démocratie bourgeoise : non seulement aucun référendum ne sera proposé, mais les médias sont chargés de distiller, au compte-gouttes, les propos les plus cyniques de ces dirigeants au sujet du nouveau Traité.
Florilège de citations illustrant ce mépris absolu à l’égard des populations :
«La substance de la Constitution est maintenue» (A. MERKEL, Chancelière d’Allemagne).
«Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution» (R.L ZAPATERO, chef du gouvernement social-démocrate d’Espagne»).
« Il a été décidé que le document devrait être illisible » (G. AMATO, ancien président social-démocrate du Conseil italien).
Enfin, le plus explicite, un fameux rédacteur français du TCE :
« Les juristes n’ont pas proposé d’innovations. Ils sont partis du texte du TCE, dont ils ont fait éclater les éléments un par un en les renvoyant, par voie d’amendements, aux deux Traités de Rome et de Maastricht. Ce texte est illisible pour les citoyens qui doivent se reporter constamment à ces deux Traités. Les outils sont exactement les mêmes, seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils.
L’intérêt de cette subtile manoeuvre ?
D’abord et avant tout échapper à la contrainte du recours au référendum, grâce à la dispersion des articles...» (V. Giscard d’ESTAING, Le Monde du 26 octobre). Aveu apparemment incroyable, mais vrai !
Oui, ce texte est illisible : il n’est ni «mini» (165 pages !), ni «simplifié», mais présenté comme un dédale de protocoles et de déclarations modifiant les Traités antérieurs.
Oui, ce texte est la copie conforme du TCE :
Le centre du projet, «la concurrence libre et non faussée » réapparaît dans un protocole «juridiquement contraignant», qui stipule : «le marché intérieur... comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée» et «la poursuite du renforcement de la libre circulation des capitaux revêt une importance capitale». Son corollaire, le démantèlement organisé des services publics, à travers les SIEG («services d’intérêt économique général») privés du statut de monopole public, et soumis à la loi du marché capitaliste, fait, lui aussi, l’objet d’un protocole. Nous avions dénoncé, dans la «Charte des droits fondamentaux», leur concept du «droit de travailler», cette notion offrant en fait aux patrons un «droit de priver d’emploi» ; comme ce point, tous les passages controversés de la Charte sont retenus.
Rien de changé, non plus, dans les directives concernant le renforcement de la militarisation de l’U.E et son allégeance à l’OTAN, instruments de répression indispensables pour le capitalisme.
Enfin, sont conservées les mesures institutionnelles renforçant l’autoritarisme (poste de Président, «ministre des Affaires étrangères»...) et la prééminence de l’U.E sur les droits nationaux («primauté du droit communautaire», U.E décrétée «personnalité juridique»...).
Oui, il y a bien manœuvre, et même vol manifeste du vote des Français et des Hollandais, revendiqué par ceux qui prétendent donner des leçons de démocratie à Cuba ou à la Chine.
En France, SARKOZY veut jouer le bon élève de la classe U.E : il proposera la ratification au Congrès (députés + sénateurs) dès janvier 2008. Il aura comme alliés le PS social-libéral, puisque HOLLANDE a déjà affiché son soutien. Comme en 2005, ce consensus révèle la vraie nature de classe des dirigeants socialistes. Alors, que faire ?
Ne pas nous résigner. Déjà, des voix progressistes se font entendre via Internet (voir le site www.traitesimplifie.org), dans les milieux syndicaux et associatifs. Le mouvement d’opposition à ce nouveau Traité, avec des formes d’actions visibles et dynamiques (manifs, tracts, meetings, etc.) doit s’appuyer sur le front de luttes qui grandit depuis le 18 octobre, et amplifier la résistance collective contre la politique de SARKOZY.
Comme en 2005, l’URCF prendra pleinement sa place dans ce mouvement ; elle mènera l’unité d’action avec les autres organisations communistes, et oeuvrera à la construction du Parti révolutionnaire dont les travailleurs ont besoin pour se libérer de la dictature capitaliste. retour au sommaire
NON À LA FUSION ANPE-UNEDIC
Annoncée par la ministre LAGARDE, la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC correspond à la nécessité pour le patronat de supprimer toutes les garanties héritées du principe de la Sécurité Sociale conçue par Ambroize CROIZAT en matière d’indemnisation des travailleurs privés d’emploi.
L’instauration d’un guichet unique à la fois payeur et censé remettre les gens au travail servira à diminuer le nombre de chômeurs indemnisés. Le but de la bourgeoisie est de disposer d’une main-d’œuvre privée de tous droits, prête à accepter n’importe quelle condition de travail et de rémunération, afin de tirer le profit maximum de l’exploitation de la force de travail. Il s’agit également d’un vol de salaire puisque les indemnités de chômage proviennent de la part mutualisée qui n’est pas versée directement mais que le travailleur touche en cas de perte d’emploi. Le MEDEF réclame que la fixation des paramètres d’indemnisation des demandeurs d’emploi et des cotisations des salariés et des entreprises soit de la compétence exclusive des “partenaires sociaux”.
De la sorte, face à des directions syndicales acquises à la défense de la compétitivité et craignant comme la peste les luttes des travailleurs, le patronat disposerait en pratique du droit de vie et de mort sur les chômeurs, en coupant les vivres de ceux qui aspirent à autre chose que des emplois à temps partiels ou ne correspondant pas à leur qualification. Il poursuivrait aussi la réduction de la part des salaires dans la valeur produite, ce qui n’est pas du salaire étant par conséquent du profit. Dans le même temps, le principe de solidarité ferait place aux assurances privées, une part notable du salaire des travailleurs allant alimenter la spéculation boursière.
Autre instrument dans le dispositif, le Dossier Unique du Demandeur d’Emploi sera un fichier regroupant des informations sur plus de dix millions de travailleurs, et accessible à toutes sortes d’organismes et d’institutions en rapport avec l’emploi. Il facilitera donc la traque des chômeurs par le patronat avec la complicité des directions syndicales qui, ensemble, pourraient être majoritaires dans la nouvelle structure unique.
Un conseiller ANPE a en charge plus de 120 demandeurs d’emploi. LAGARDE prétend leur en attribuer 30. Si ce chiffre devait être atteint, il ne le serait que par des radiations massives et par l’embauche de précaires dans les services du nouvel organisme unique. Les travailleurs de l’ANPE, qui connaissent depuis des années l’insuffisance des effectifs et le peu de cas fait des intérêts et de la dignité des chômeurs par le Pouvoir et le patronat ne se font pas d’illusion. Ils savent que la fusion entraînera encore des suppressions de postes, ne serait-ce que ceux qui font double-emploi.
L’URCF se prononce pour le maintien de l’ANPE et de l’UNEDIC comme organismes séparés et leur gestion exclusive par les travailleurs. Le chômage est inhérent au capitalisme ; il est lié à la propriété privée et à l’anarchie de la production, et permet au Capital de diminuer les salaires.
Seule une économie socialiste planifiée selon les besoins de la population travailleuse pourra le faire disparaître. retour au sommaire
BUSHNER S'EN VA-T-EN GUERRE
L’impérialisme français, soucieux de ne pas être en reste dans le partage des richesses des régions dominées ou recolonisées du Moyen-Orient, opère un réalignement sur son rival étatsunien : il espère en effet continuer à profiter de son économie attractive pour ses capitaux en surnombre et, contrairement à ce qui s’est produit en Irak sous le précédent septennat, il compte tirer parti de sa puissance militaire en participant aux agressions programmées contre l’Iran, la Syrie et d’autres pays.
Les déclarations de KOUCHNER sur le “risque de guerre contre l’Iran” font écho à des propos comparables tenus par BUSH et son entourage. Déjà, en juillet 2006, le Président de la Chambre des représentants Newt Gingrich disait, au moment de l’agression sioniste contre le Liban: “nous sommes dans les premières étapes de ce que je décrirais comme la 3 ème guerre mondiale”.
Plus récemment, BUSH se référa également au spectre d’un conflit mondial en ces termes : “Nous avons un dirigeant en Iran qui a annoncé qu’il veut détruire Israël”; “j’ai dit aux gens (il s’agit des dirigeants de la “communauté internationale») que s’ils voulaient éviter une troisième guerre mondiale, il semble qu’ils devraient se demander comment les empêcher d’acquérir les connaissances nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire”.
Le Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC) prévoyait d’ailleurs qu’il fallait “combattre simultanément sur des théâtres de guerre majeurs et remporter de multiples victoires de manière décisive”, remplir les fonctions de gendarme pour créer un environnement de sécurité dans les régions critiques. ”Les stratèges US n’excluent nullement l’utilisation d’armes nucléaires de façon préventive.
Ceci ne semble pas troubler outre mesure notre docteur Folaguerre, pour qui la liberté pour le Capital de se répandre partout et son amitié avec Israël valent plus que le droit des peuples à vivre en paix.
KOUCHNER nous dit : “il faut se préparer au pire,... et le pire, c’est la guerre”. Déjà, il avait soutenu l’intervention militaire US en Irak en 2003 avec le raisonnement qu’il y a pire que la guerre, c’est laisser en place un dictateur qui massacre. Cet argument avait aussi été employé contre la Yougoslavie, en recourant aussi à la désinformation (utilisation de vidéos truquées montrant un faux camp de concentration). En 1999, il devenait administrateur du Kosovo occupé où la population Serbe et Tzigane fut livrée à l’épuration ethnique des fascistes albanophones.
Bien au-delà de soi-disants chocs de civilisations ou de questions religieuses qui ne sont mises en avant que pour servir de prétextes à la guerre, le pétrole est un des enjeux principaux. Total et Chevron prospectent en commun dans les champs de pétrole de la région de Majnoun en Irak. La production de Total en Iran est proche de 380 000 barils par jour, ce qui représente à peu près 15 % de sa production. La Chine en a un besoin croissant pour faire tourner son économie. Le contrôle des sources d’approvisionnement constitue donc pour les impérialismes une position dominante dans l’économie mondiale.
KOUCHNER est aussi le représentant du capitalisme français en général, notamment du secteur de l’armement, des banques, de la construction... Derrière le masque humanitaire et de “gauche”, c’est le partisan du néo-libéralisme qui apparaît. Il fait entre autre partie du club “le siècle”, cercle regroupant des membres influents de la 5ème République, aux côtés de Dominique STRAUSS-KAHN, Jacques TOUBON, Alain MINC, Rachida DATI (à qui on trouve des liens avec Matra), Claude BÉBÉAR (ancien PDG d’AXA), Nicole NOTAT (ex-dirigeante de la CFDT), Michel PÉBEREAU (BNP), et fut aussi membre de la fondation Saint-Simon, organisme qui propageait la pensée néo-libérale en France. Il est un ardent partisan du Contrat Nouvelle Embauche et de l’ouverture du capital d’EDF.
Pour mener une lutte conséquente contre la guerre, il faut lutter contre le capitalisme, ses hommes et ses partis, dénoncer les mensonges et la propagande de guerre, et surtout refuser toute ingérence dans les affaires intérieures des peuples. retour sommaire
HOMMAGE AU CHE
Voici quarante ans, victime des complots US et de la trahison des révisionnistes du PC bolivien, tombait Che GUEVARA, les armes à la main. Dans les années 60, la lutte électorale était la seule voie permise par la bureaucratie des partis communistes et socialistes en l’Amérique Latine. Ces partis étaient tous influencés par le révisionnisme de la direction du PCUS.
Révolté par les positions adoptées par les révisionnistes, Che fait en 1962 une dénonciation de ces dérives à Alger en évoquant la «complicité tacite avec les pays exploiteurs de l’Ouest». Dans les années soixante, le Che choisit de travailler à la révolution latino-américaine, en commençant par la Bolivie.
Lors d’une réunion dans la jungle bolivienne, le secrétaire du PC Bolivien, MONGE, gêné par cette forme de lutte armée, préconisée par le Che mais dangereuse pour la lutte parlementariste, propose de renoncer à la guérilla des campagnes, pour se contenter de la lutte en ville, alors que la majorité de la population est paysanne. Devant le refus d’obtempérer du Che, MONGE n’a pas hésité à l’abandonner dans la jungle sans ressource humaine ou matérielle. MONGE se défendit plus tard en déclarant qu’il n’avait passé aucun accord écrit avec le Che.
Exceptions honorables, quelques militants du PCB outragés, ont décidé de rester avec le Che et ont continué à organiser la résistance, dans l’espoir de trouver d’autres liens avec les masses boliviennes, liens qui avaient été amputés mais surtout insuffisamment consolidés, précipitant l’entreprise dans l’échec.
Le courage de ces hommes n’a pas suffi à surmonter la trahison, la délation ni moins encore la chasse à l’homme lancée par la CIA.
L’icône que l’impérialisme veut transformer en une marchandise pourrie mérite un autre hommage.
Malgré les énormes bénéfices que tirent les commerçants de tout poil avec la vente de ses souvenirs et l’utilisation de son image, ils n’arrivent pas à dégrader son image dans la conscience des peuples.
Au contraire, son combat héroïque continue à susciter l’intérêt croissant des masses et son exemple est devenu un phare qui illumine le chemin des travailleurs des pays opprimés.
L’homme intègre, honnête, rigoureux et conséquent qui a offert sa vie pour les humbles et démunis de la terre, non seulement ne sera pas oublié, mais continue à être un obstacle majeur pour l’impérialisme, qui n’arrive pas à discréditer son prestige dans le cœur des masses.
Au contraire, il est devenu aujourd’hui le plus grand symbole de la résistance contre la mondialisation néolibérale et source d’inspiration et de motivation pour des millions de jeunes.
Son message reste actuel, lorsqu’il appelait à combattre l’impérialisme jusqu’au bout, avec le mot d’ordre : «1,2,3, mille Vietnam». Pareillement, le Che eut le mérite, dans les années soixante, de toujours défendre la mémoire de STALINE, sur un continent où le trotskisme garde de puissantes racines.
Comme le Che l’a montré, la seule solution qu’ont les peuples pour résoudre leurs problèmes sociaux croissants, est le renversement du système capitaliste et son remplacement par le système socialiste.
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SUR LA PORTÉE INTERNATIONALISTE DE LA RÉSISTANCE ARMÉE À L'OCCUPANT FASCISTE
L’appel de SARKOZY à célébrer la mémoire du jeune résistant communiste Guy MÔQUET s’inscrit dans sa recherche de l’unité nationale pour duper les travailleurs... et détruire par ses contre-réformes les conquêtes liées à la Résistance et au programme du CNR.
C’est une réduction historique visant à accréditer l’idée que la Résistance fut «a-classiste» et que la jeunesse peut se sacrifier pour le pays (sans considération des buts de classe de la lutte).
Le PCF devenu révisionniste a aussi largement développé de telles interprétations. Il n’était pas rare d’entendre les principaux dirigeants évoquer «l’attachement commun des communistes et des gaullistes à l’intérêt national». Conception réductrice qui minimisait la portée de la Résistance communiste et ignorait les freins multiples que l’État-major gaulliste apporta à la lutte armée dès 1940.
La bourgeoisie veut effacer de la mémoire collective cette double vérité :
a) C’est la classe ouvrière qui joua un rôle majeur dans la résistance. Un écrivain bourgeois mais honnête François MAURIAC devait le reconnaître après-guerre.
b) Ce sont les militants du Parti Communiste français qui payèrent le plus lourd tribut dans la lutte contre l’occupant avec 70 000 fusillés. Ce sont les détachements de FTP où agissaient de nombreux communistes qui portèrent de rudes coups à l’envahisseur fasciste avant le débarquement anglo-américain. Débarquement attendu par de nombreux éléments bourgeois pour changer de camp.
Cette réécriture constante de l’histoire vise à faire oublier les positions prises par la majorité des éléments de la bourgeoisie qui opta pour la collaboration avec l’occupant fasciste et misa sur la victoire des hordes hitlériennes sur l’Armée rouge soviétique. La bourgeoisie parle maintenant de «l’unité nationale» contre les nazis, c’est un bobard !
Les communistes entrèrent dans la Résistance à l’impérialisme allemand et à ses valets français, comme adversaires résolus du fascisme. La défense et la reconquête de l’indépendance nationale passaient par la défaite des troupes d’occupation et du gouvernement de Vichy.
Les communistes combattaient dans tous les pays et donc en France avec la perspective d’établir après-guerre des régimes démocratiques nouveaux débarrassés des trusts (cf. le VIIème Congrès de l’Internationale Communiste et le rapport de DIMITROV), base de la lutte pour le socialisme. Les résistants communistes étaient solidaires de l’URSS, qui portait les espoirs de l’humanité progressiste et antifasciste. La victoire de Stalingrad retentit au cœur des membres de toutes les résistances nationales.
L’internationalisme prolétarien des communistes se reflétait dans les articles de «l’Humanité» clandestine. Jean-Pierre TIMBAUD, ouvrier métallurgiste communiste, avant de mourir, délivra son testament internationaliste en criant «Vive le Parti Communiste Allemand !». D’autres résistants communistes tombèrent sous les fusillades ennemies au cri de «Vive STALINE ! Vive l’URSS». Cette solidarité internationaliste, héritage précieux légué par la Résistance antifasciste, est l’ennemi résolu du nationalisme bourgeois (à ne pas confondre avec le patriotisme populaire). En 1997, le gouvernement de «gauche plurielle» de JOSPIN-BUFFET accéda à la demande ancienne de l’armée et de la gendarmerie de ne plus autoriser le drapeau rouge durant les cérémonies officielles à Châteaubriant, en hommage aux 27 fusillés.
Depuis cette interdiction, l’URCF et d’autres organisations de communistes manifestent avec le drapeau du prolétariat international qui était aussi celui de l’URSS : notre drapeau rouge.
Cette année, le PRCF proposait un cortège unique mêlant drapeaux tricolores et rouges.
L’URCF a manifesté en commun mais sans se mêler. Ce n’est pas le drapeau tricolore qui est interdit (il était juste de le défendre alors que l’oriflamme nazi était planté aux frontons des bâtiments publics), mais aujourd’hui le drapeau rouge ! C’est pour défendre notre emblème communiste, ouvrier, internationaliste que nous allons et irons à Châteaubriant avec le drapeau de la Révolution et du socialisme. C’est ainsi et il n’en sera jamais autrement ! retour au sommaire
Le triomphe de la Révolution d’Octobre : 90 EME ANNIVERSAIRE D’OCTOBRE 1917
Quatrième épisode
Les thèses d’Avril et la lutte pour passer à la Révolution socialiste.
« La seule garantie de la liberté et de la destruction complète du tsarisme est dans l’armement du prolétariat, la consolidation, l’extension, le développement du rôle, de l’importance et de la force des soviets de députés et de soldats. Vous devez accomplir des prodiges d’organisation (…) pour préparer votre victoire dans la seconde étape de la Révolution » (Lénine). Dans ces thèses, l’objectif immédiat est le passage au contrôle de la production nationale, la répartition des denrées par les soviets. Les thèses exigeaient la suppression de la police, de la haute bureaucratie d’État, l’armement universel du peuple à la place de l’armée tsariste, le pouvoir d’État aux soviets, la nationalisation de toute la terre, la fin unilatérale des combats au Front. La compréhension grandissante de la nécessité de la révolution socialiste. Tout d’abord, les Bolcheviks, minoritaires en février 1917 dans les soviets, se battirent pour en conquérir la majorité. Pour cela, le parti Bolchevik dénonça les partis opportunistes et petits-bourgeois qui voulaient consolider le règne de la bourgeoisie et en appelaient à sa « raison » ou à sa « bonne volonté ». Les mencheviks et socialistes révolutionnaires diffusaient des illusions sur le gouvernement provisoire, servant les impérialismes anglais et français. Lénine traça cette orientation : sans écrasement des partis bourgeois en les démasquant devant les masses, la révolution ne pourrait vaincre ;
« Le tournant décisif non seulement n’est pas « aisé » mais au contraire est parfaitement impossible sans une nouvelle révolution ». Le parti préparait donc les masses à l’inévitabilité de ce tournant décisif, grâce à ses cellules d’usine. Les progrès de la conscience révolutionnaire sont nécessaires pour réaliser les actes révolutionnaires. La lutte contre la réaction. Staline, dans son rapport tenu au VIème Congrès du parti Bolchevik établit le lien entre la continuation de la guerre impérialiste et la conspiration des militaristes et réactionnaires qui préparaient un coup d’État sanglant. Le parti repoussa le putsch en organisant d’imposantes manifestations, en consolidant la grève générale politique, en dénonçant la capitulation conciliatrice des mencheviks qui en appelaient au bon sens « or craindre d’avancer, c’est reculer » (Lénine). « Ici pas de milieu, le cours objectif du développement est tel qu’on ne saurait avancer après les monopoles (dont la guerre a décuplé le nombre, le rôle et l’importance) sans marcher au socialisme » (Lénine).
La préparation et la victoire de l’insurrection armée.
Les bolcheviks étaient régulièrement accusés par les mencheviks de Blanquisme*. Il n’en est rien. L’insurrection est l’œuvre des masses populaires, sous la direction du prolétariat et de son avant-garde révolutionnaire. Lénine traça un plan de cette insurrection :
a/ organisation d’un État-major prolétarien et de détachements armés d’ouvriers et de soldats.
b/ encerclement des bâtiments gouvernementaux et de l’armée bourgeoise.
c/ occupation des centres de communication et télégraphes.
d/ arrestation des membres du gouvernement et de l’État-major de l’armée tsariste et bourgeoise.
Les rues et usines étant gardées par des détachements armés. Le jour de l’insurrection devant être fixé avec l’accord de ces mêmes masses insurgées. Lénine, Sverdlov, Staline, Dzerjinsky, les principaux dirigeants bolcheviks renforçaient les liaisons entre les villes de l’immense Russie, expliquaient aux membres des soviets et aux ouvriers en grève, la nécessité et la portée de l’insurrection. Les mencheviks et les socialistes- révolutionnaires, voyant l’effervescence des masses prirent peur et dénoncèrent les risques « d’aventure ». Ce qui favorisait la possible réaction armée des généraux, défenseurs de l’ordre établi. Le 24 octobre 1917 (6 novembre, calendrier actuel)
Lénine souligne : « il est impossible d’attendre ». « Le gouvernement hésite. Il faut l’achever à tout prix … Tout retard dans l’action équivaut à la mort ». Réuni à Smolny, le Comité central du parti bolchevik vota l’insurrection. Trotsky se déclarait favorable mais propose son ajournement jusqu’à la réunion du Congrès des soviets, proposition rejetée car l’insurrection exige l’offensive la plus rapide possible. Kamenev et Zinoviev votèrent contre et proposèrent des pourparlers avec les mencheviks. Ils iront jusqu’à dénoncer « cette aventure » dans la presse opportuniste. Malgré tout, le 25 octobre (7 novembre) l’insurrection se déclencha à Petrograd et le soir, la Révolution socialiste était victorieuse. Cet événement majeur allait changer la face de l’humanité ! (suite prochain numéro : les premiers pas du pouvoir soviétique et la guerre civile).
* Lénine écrit : « nous ne sommes pas des blanquistes, des partisans de la prise du pouvoir par une minorité, nous sommes des marxistes, partisans de la lutte de classe prolétarienne ». retour au sommaire
Les Commémorations d’Octobre 1917
Compte tenu du délai de bouclage, nous rendrons compte dans notre prochain numéro, des initiatives pour commémorer la Révolution d’Octobre, à l’initiative ou soutenues par l’URCF. Nous livrons ici des extraits d’un texte de notre camarade, secrétaire général du PCOR Alexandre Tcherepanov Parti communiste ouvrier de Russie (Extraits)
Aujourd’hui, toutes les forces progressistes de l’humanité commémorent le 90e anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre, un évènement d’une signification mondiale, qui a marqué la transition de l’humanité du capitalisme vers le socialisme. La défaite temporaire du socialisme en Union soviétique et en Europe Orientale ne signifie pas la faillite de l’idée socialiste en soi. Elle ne peut servir de prétexte à nier l’importance historique de la Révolution Socialiste d’Octobre.
Pour caractériser la situation à partir d’une position scientifique et pour répondre à ceux qui noircissent la Révolution d’Octobre, aux peureux et aux fossoyeurs du socialisme, on peut paraphraser une thèse léniniste connue : « le socialisme a disparu - cela signifie qu’ont disparu les limites dans lesquelles nous connaissions le socialisme ». Aujourd’hui, nous déclarons que la variante soviétique du socialisme a confirmé les leçons historiques du marxisme-léninisme.
En premier lieu, il s’agit de la nécessité d’une transition révolutionnaire du capitalisme à la société communiste sans classes. Ici nous voyons l’étroitesse historique du capitalisme, qui ne peut donner le bien-être qu’à une minorité au détriment de l’exploitation cruelle de la majorité de l’humanité. Il y a aussi la thèse sur la nécessité de la dictature du prolétariat. Il y a la capacité pour une société socialiste d’organiser l’économie de façon planifiée, afin de résoudre les problèmes les plus compliqués de la base industrielle et scientifique du socialisme, même dans des conditions de désarroi et d’isolement international.
C’est aussi le pouvoir de vaincre avec succès l’inégalité sociale, de réaliser l’alphabétisation complète et l’accès à la culture pour de larges masses populaires. En dernier lieu, c’est être prêt à défendre les acquis de la Révolution. On ne peut effacer de l’histoire toutes ces réalisations du peuple soviétique, malgré les tentatives des chantres du capitalisme et des écrivaillons vendus. Au cours du développement du socialisme, a été vaincue l’inégalité sociale jusqu’à l’anéantissement complet des classes et l’élimination des bases du capitalisme. Le bien-être s’est accru. Le social réformisme , tant vanté en Occident, n’a pas liquidé l’inégalité sociale mais l’a au contraire consolidée.
La théorie scientifique du communisme et la pratique de la construction et du développement du socialisme au 20e siècle ont démontré clairement, qu’après la victoire de la révolution socialiste, la transition conduisant à la disparition des classes (le communisme), ne peut être régie autrement que par la dictature du prolétariat. Le prolétariat russe en 1917 s’est élevé dans sa révolution à des hauteurs incomparables par rapport aux insurrections prolétariennes précédentes. Il a créé un nouveau type d’Etat, le pouvoir soviétique. Lénine écrivait que le premier pas a été la Commune de Paris, et que maintenant un deuxième pas historique a été réalisé. La classe ouvrière de Russie a démontré par la victoire de la Révolution d’Octobre que les Soviets constituent au début des organes de lutte pour le pouvoir, ensuite des organes de pouvoir (dictature du prolétariat), formés sur la base des unités de travail.
L’expérience de l’Union Soviétique a démontré le rôle déterminant du parti de la classe ouvrière. Les paroles de Lénine restent vivantes : « Il ne peut y avoir de mouvement révolutionnaire sans parti révolutionnaire, armé de la théorie d’avant-garde ». Très longtemps, le parti de Lénine et de Staline a été un tel parti. Sous sa direction, ont été résolus en URSS de nombreux problèmes fondamentaux, que jusqu’à maintenant aucun pays capitaliste n’a pu résoudre. Cela est aussi confirmé par l’expérience des partis frères, communistes et ouvriers. La fondation en 1991 de notre Parti Communiste Ouvrier de Russie était la conséquence logique du Mouvement de « l’Initiative communiste et de la Plate-forme marxiste » dans le Parti Communiste de l’Union soviétique.
Ces deux tendances avaient compris qu’il fallait lutter sans compromis dans le parti même, contre Gorbatchev et contre son opportunisme, qui avait atteint presque tout le CC du PCUS et de larges masses de membres du parti. La tâche primordiale du PCOR est la préparation et la réalisation de la révolution socialiste. Nous ne pourrons exécuter notre programme qu’en étant un véritable parti de type léniniste.
L’histoire a démontré que c’est seulement en étant l’avant-garde de la classe ouvrière et de tous les travailleurs, en maîtrisant la dialectique et en propageant l’idéologie marxiste-léniniste prolétarienne, que le parti pourra remplir cette mission. Il faut un parti d’action communiste, avec une initiative et une discipline conscientes. Notre parti connait aujourd’hui une situation très difficile, et, en fait, c’est normal. Si un parti communiste ne suscite pas la haine de son ennemi de classe, c’est signe qu’il a dégénéré et est devenu une opposition légale et vendue.
Actuellement, le régime ne fait que renforcer les positions de la bourgeoisie et limiter toute résistance possible collective du peuple travailleur, qui devient de plus en plus conscient des contradictions sociales. La classe dominante crée des obstacles qui empêchent les organisations ouvrières de participer à la vie politique publique. Nous avons parcouru un long chemin de procès judiciaires. Mais les verdicts des différents tribunaux, jusqu’à celui de la Cour constitutionnelle, n’ont fait que confirmer la thèse marxiste que « le droit, c’est la volonté de la classe dominante, élevée en loi ».
En Russie, on essaie d’interdire non seulement le Parti Communiste Ouvrier de Russie, mais l’idéologie communiste même. Nous étions interdits en 1941 dans les zones occupées et en 1991. Ils sont déjà beaucoup à avoir essayé d’interdire et de diffamer l’idée du communisme et de la justice sociale : de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à nos anticommunistes au pouvoir chez nous, du président Bush au président Poutine. Mais il n’est pas possible d’interdire la logique historique du développement social. Aucun décret ne peut éliminer la perspective du développement de l’humanité de la préhistoire vers la véritable histoire, d’une étape historique vers une autre, supérieure. Ainsi l’idée communiste est immortelle.(…) retour au sommaire
Soutien aux prisonniers communistes et syndicalistes à Istanbul.
L'URCF, par solidarité internationaliste, a délégué un camarade pour participer au 2è procès des 23 camarades du MLKP (Parti marxiste-léniniste de Turquie, Kurdistan du Nord) et syndicalistes, qui s'est tenu à Istanbul le vendredi 26 octobre 2007.
Ces camarades arrêtés arbitrairement sont en prison depuis plusieurs mois. La "justice de classe" sévit en Turquie ; il est indispensable de manifester notre soutien sans faille aux détenus en étant présents à leur procès.
L'historique est édifiant, l'attaque des représentants du Capital est agressive, intolérable. Que l'on en juge : 8-12 septembre 2006 : première vague d'attaques minutieusement préparées, raids à domicile, arrestations en pleine rue. 23 révolutionnaires communistes arrêtés. 21 septembre 2006 : deuxième vague d'attaques, des dizaines d'organisations, des locaux de journaux et syndicats, des associations de jeunes, de femmes, des stations de radios, des centres culturels, sont devenus les cibles de ces attaques. 130 arrestations, 45 emprisonnés, tous les ordinateurs et des archives ont été saisis par la police.
Ces attaques montrent que l'État essaie toujours plus de restreindre les libertés et les droits démocratiques. 13 avril 2007: le régime turc montre son vrai visage. Une résistance massive et unie, ainsi qu'une solidarité internationale s'est organisée pour la 1ère audience du 13 avril, avec un mot d'ordre : "Condamnons ceux qui veulent condamner la liberté de presse". 26 octobre 2007 : le procès "encadré" par l'armée, la police ne permet pas de libérer les prisonniers qui seront à nouveau devant les "juges" les 28 et 29 février 2008. Un appel est lancé à toutes les forces révolutionnaires, socialistes et progressistes, aux défenseurs des droits de l'homme à intensifier la solidarité internationale : c'est une arme importante, comme d'être présents pendant le procès. Suite à notre déplacement, le MLKP nous a invités à un meeting à Saint-Denis où un membre de l’URCF a lu un message de soutien. retour sommaire
Ca chauffe à Dalkia (Veolia) et à Eolyo (Suez -Lyonnaise des eaux)
Le 1er octobre, prés de 200 salariés ont manifesté à Paris puis à la Défense, où se trouvent les sièges des deux sociétés, pour faire entendre leurs revendications salariales. C’est là le résultat de la mobilisation mise sur pied par le CGT-E Dalkia, le syndicat SUD-Energie Suez et d’anciens militants exclus de la CGT, aujourd’hui regroupés à la CFTC. Rappelons que, dans ce secteur de services liés à l’énergie dans lequel la concurrence fait rage, les salariés et certaines organisations syndicales (en particulier le CGT-E pour Dalkia et SUD-Suez et CFTC pour Elyo) ont pris l’habitude de se coordonner pour déterminer ensemble leurs revendications et leurs modes de lutte. Les équipes syndicales, toutes exclues de la CGT Construction, se connaissent, les militants s’apprécient. De quoi éviter les pièges de la division qu’ils viennent du patronat ou des appareils syndicaux décidément très actifs négativement à la veille de chaque appel à la mobilisation émanant notamment du CGT-E. Une augmentation égale pour tous de 300 € nets pour faire face à la hausse du coût de la vie, voilà ce qu’ils revendiquent ensemble. Cette journée, la deuxième d’une mobilisation qu’ensemble ils espèrent grandissante, leur a permis de s’adresser à tous leurs collègues, de leur montrer que lutter reste possible et nécessaire. Et sur le parvis de la Défense, ils ont décidé de se joindre à la mobilisation du 18 octobre sur leurs propres revendications et en solidarité avec les salariés des services publics. retour sommaire
l'URCF sur tous les fronts
La Fête de l'Huma La Fête de l'Huma fut l'occasion d'afficher clairement nos mots d'ordres, notre stand était surmonté de deux banderoles, l'une annonçant la Commémoration du 90è anniversaire de la Révolution d'Octobre, l'autre dénonçant le capitalisme avec le mot d'ordre "Accusons le Capitalisme"; celles-ci furent photographiées par de nombreux participants. Notre stand était divisé en quatre parties : librairie, exposition d'affiches de la Révolution d'Octobre, artisanat cubain, et l'indispensable "Mojito", ont permis aux visiteurs de satisfaire leur curiosité, de poser des questions ; des débats ont aussi permis d'affiner nos positions auprès des intervenants. La librairie, qui proposait de nombreux ouvrages marxistesléninistes, a été en permanence le lieu de discussions, et ce qui est encourageant, c'est que de nombreux jeunes ont manifesté leur intérêt pour la littérature marxiste ; de nombreux ouvrages ont été vendus et nous avons enregistré des abonnements à IC. De plus, dans l'allée, le présentoir attirait beaucoup de personnes qui s’intéressent à notre presse, dont ils pouvaient emporter des numéros gratuits sans contrainte. Le stand a rencontré un vrai succès politique et financier
Aincourt (95) L'URCF a participé à la Commémoration d'Aincourt, ce camp d'internement où furent emprisonnés par le gouvernement de Vichy sous l'occupation de nombreux patriotes, principalement des militants communistes et syndicaux. Un événement particulièrement apprécié fut l'allocution du camarade Fernand DEVAUX, (ancien déporté) qui nomma précisément les internés comme communistes et syndicalistes, et rappela la désignation des condamnés par Pucheu, Préfet sous PÉTAIN, ce qui lui valut les applaudissements d'une partie des participants, et après la cérémonie un rappel à l'ordre du représentant du Préfet, et du représentant de l'armée ; mais cela n'a fait que conforter sa volonté de bien préciser qui étaient les internés du camp. Un autre événement intéressant se produisit lors de la dépose des gerbes devant la stèle. Toutes les organisations étaient successivement appelées pour déposer leur gerbe, et à un moment on appela : Robert Hue, un long silence. Robert Hue était absent, on attendit, le temps passait et personne pour le représenter ! La gerbe fut enfin déposée par les personnels de service. Quelle honte pour lui, et cela confirme la dégénérescence du PCF. Notre tour étant venu, la délégation de l'URCF conduite par Jean Sanitas a déposé une gerbe au nom de l'URCF.
Châteaubriant Commémoration en hommage aux 27 militants communistes fusillés par les nazis en 1941, avec la complicité de l'État français collaborateur. Comme à l'accoutumée, l'URCF a déployé dans la clairière les drapeaux rouges interdits. Il est significatif que M.G BUFFET, présente, se soit associée, sans état d'âme, aux "honneurs" militaires. Nous avons distribué un tract général appelant à la résistance au libéralisme de SARKOZY, qui était venu à la clairière quelques semaines auparavant - prudence oblige - l'utilisation de la figure emblématique de Guy MOQUET lui servant de prétexte pour rendre crédible sa prétendue "ouverture" politique ! L'URCF dénonce ce procédé ignoble!
Salon du Livre du Mans (72) C’est devenu maintenant une tradition, l'URCF expose au Salon du Livre du Mans. Notre stand décoré de notre banderole, "URCFConstruction du Parti", de drapeaux soviétiques, cubains et d'une table de littérature marxiste-léniniste très fournie, a permis aux visiteurs, souvent jeunes, de pouvoir s'approprier une littérature de lutte de classe, unique dans le cadre du salon. De nombreuses discussions et notre présence constante ont permis de créer de nouveaux contacts pleins de promesses. retour sommaire
Le PC Vénézuelien en ordre de bataille contre le risque de coup d'Etat
Le 24 octobre, le quotidien de Caracas VEA, confirmant les soupçons de la "vox populi" du Venezuela, signale que les dirigeants étatsuniens appuient ouvertement des actes de sabotage et incitent à la violence à l'encontre de la Réforme Constitutionnelle vénézuélienne. Ils se déclarent prêts à soutenir tout complot provoquant la violence sociale ou aidant à hâter un coup d'Etat militaire.
Oswaldo Alvarez Paz (un opposant bourgeois) précise : "je n'ai aucun scrupule" sur les moyens à utiliser pour sortir de ce "régime", ajoutant que « cette lutte irait jusqu'au bout ». "Dieu vous entende" approuva la journaliste qui l'interviewait. Du 7 au 9 octobre 2007, eut lieu à Prague une réunion entre de Hauts dignitaires étatsuniens et des membres de l'opposition vénézuélienne pour demander à la Cour Suprême qu'elle dénonce la Réforme de la Constitution (soumise à référendum le 2 décembre 2007), comme un coup d'État politique. De plus, ils exigent de l'opposition qu'elle appelle à des soulèvements sociaux, qu'elle organise des actes de sabotage contre l'économie et les infrastructures ; qu'elle rompe la chaîne de distribution des denrées alimentaires et, par tous les moyens possibles, qu'elle organise un coup d'État militaire. Parmi les participants à cette réunion, on notait la présence de Paul Wolfowitz (ex directeur de la sécurité états-unienne et ancien trotskiste), Madeleine Albright (ex secrétaire d'État du même empire) et d'autres moins connus en France, dont l'un d'eux est Humberto Celli Gerbasi, putschiste notoire, un des principaux instigateurs du coup d'État contre Chavez en 2002. Mise en pratique du plan-complot. Objectif : "lutter pour empêcher la tenue du Référendum Constitutionnel". Un des chefs fascistes, Hernan Escarra, déclara à la presse qu'il fallait prendre la rue et ne pas en bouger "pour en finir avec le gouvernement". Le document idéologique sur lequel s'appuient les instigateurs des mobilisations à caractère fasciste est celui de la Conférence Épiscopale Vénézuélienne, intitulé: "Llamados a vivir en libertad" (Appelés à vivre en liberté) qui considère le "projet de réforme (…) moralement inacceptable à la lumière de la doctrine sociale de l'Église". Cette réaction putschiste des laquais de la bourgeoisie est soutenue et portée par la main noire de l'empire US, qui veut détruire le processus révolutionnaire vénézuélien et effacer les victoires que le peuple obtient dans sa lutte contre la domination du capital. (…) PCV: Alerte et organisation de défense. Le Comité Régional de l'État de Miranda du PCV [Parti communiste du Venezuela](…) appelle les Comités Locaux du PCV, les Cellules, la Jeunesse Communiste, les amis et sympathisants du Parti, ainsi que tous les antiimpérialistes et les bolivariens, et la population en général à prendre l'initiative dès maintenant pour combattre les plans de l'ennemi impérialiste fasciste. Rien ne doit nous prendre par surprise. A l'échelle locale, dans les usines, dans les quartiers, les centres d'étude, dans tous les lieux de travail, organisons les groupes ou comités de Mobilisation Populaires pour la mise en œuvre des plans de défense de la Révolution Bolivarienne. En appeler à l'intelligence du peuple pour connaître les mouvements de l'ennemi et anticiper les mesures à prendre. Camarades et amis, peuple en général, faisons nôtres les recommandations du Bureau Politique du PCV lorsqu'il déclare : "Nous ne pouvons demeurer impassibles (…). Nous appelons toutes les forces sociales et politiques, le peuple vénézuélien à coordonner des plans de défense du Gouvernement Révolutionnaire Bolivarien en prévoyant la possibilité du passage immédiat à l'offensive". C'est-à-dire être prêts, dès maintenant, et ne pas laisser à l'ennemi l'initiative. C'est ce même schéma que la droite chilienne et l'impérialisme US appliquèrent contre le gouvernement Allende, quelques mois avant le coup d'État du 11 septembre 1973. Le peuple et les organisations révolutionnaires doivent rester en alerte et prendre immédiatement les mesures nécessaires, faisant échouer toute tentative de subversion de l'impérialisme et de la contre-révolution putschiste. Coordonnons l'organisation du peuple afin d'empêcher et d'annihiler n'importe quelle tentative de déstabilisation ou de coup d'État. Soyons prêts à mettre en œuvre toute notre expérience des luttes politiques, d'organisation des luttes dans la rue pour la défense du peuple contre les actions criminelles de l'impérialisme et de la contre-révolution fasciste, pour la défense du Gouvernement révolutionnaire Bolivarien du président Chavez. (extraits de l'article paru dans Tribuna Popular le 28 octobre 2007) retour sommaire
ECHOS DES FEDES
Fédé d’ ILLE ET VILAINE La Fédération départementale d’Ille et Vilaine de l’URCF s’est réunie le 13 octobre 2007. Une large discussion de la situation politique a été réalisée et un accord total a été exprimé sur les analyses du comité central de l’URCF. L’ensemble des camarades a décidé de participer à la manifestation du 18 octobre pour la défense des retraites et des régimes spéciaux. Il a aussi été décidé que la fédération participerait également à la cérémonie d’Hommage aux fusillés de Châteaubriant le 21 octobre. Pour cette commémoration, des affiches et des tracts ont été imprimés par la fédération. Ces tracts rappellent que Guy Môquet et ses camarades ont été fusillés parce que communistes et exigent le retour du drapeau rouge pendant la cérémonie. Ils ont reçu un très bon accueil.
Fédé du PUY DE DOME La fédération du Puy de Dôme a édité, coup sur coup, deux numéros de son journal « l’Etincelle ». Le premier destiné aux ouvriers de chez Michelin faisant le point de la politique au plan national et international, le second à destination des étudiants concernant la privatisation des universités engagée par le gouvernement Sarkozy. La distribution des numéros en question par des militants de l’URCF a rencontré le meilleur accueil des ouvriers Michelin et des étudiants, notamment ceux des universités de lettres et de droit. Jean Sanitas, ancien résistant, a été invité par les élèves du collège Blaise Pascal à Clermont Ferrand, pour débattre de ce qu’était l’occupation de la France par le fascisme allemand et la Résistance armée à l’occupant organisée par le Parti Communiste Français. Il a rapellé, qu’alors, le PCF était un parti révolutionnaire qui ne pouvait que lutter contre le fascisme qu’incarnait l’Allemagne de Hitler et l’Italie de Mussolini, applaudies par la bourgeoisie de l’époque estimant que mieux valait « Hitler que le Front populaire » et considérant l’occupation de la France « comme une divine surprise ».
Fédé du RHÔNE Lors de la Manifestation de la Confédération Nationale du Logement (C.N.L.) organisée à l'occasion du congrès HLM à Lyon, le 20 septembre dernier, le secrétaire fédéral du Rhône, membre du Comité Central a apporté le soutien de l'URCF contre la vente des logements HLM, la mise en place de nouveaux critères de gestion du parc HLM et de calcul des loyers.
Nouvelle fédération de l’AUDE Pour sa première action publique, les militants de l’URCF ont distribué un millier de tracts de notre campagne nationale « Accusons le Capitalisme » aux manifestants de Carcassonne lors du 18 octobre 2007. Nos tracts « Anticapitalisme : ciment du front populaire de lutte » et « Attaque générale contre le droit de grève : bataille historique » ont été bien accueillis, ceux qui ne l’avaient pas eu nous le réclamaient. Deux écussons soviétiques ont été vendus, deux écussons Cuba/ Che/Révolution, un drapeau soviétique et plusieurs contacts ont été pris ! Prochaine étape : planifier le travail en direction des usines de fabrication repérées et réfléchir aux moyens de toucher les ouvriers agricoles de la viticulture pour attiser les luttes de classes et les gagner à la Révolution. En avant pour la construction du Parti !
Fédé de PARIS Notre fédération s’agrandit par l’adhésion de camarades étudiants militant à nos côtés sur le terrain en distribuant des tracts (manif du 18 octobre), en rédigeant des articles dans notre journal IC ou en participant aux diverses initiatives : fête de l’Huma, commémoration d’octobre 17 etc. Nos contacts dans la classe ouvrière s’élargissent car, aux travail politique à la SNCF Gare de Lyon, RATP Championnet, s’ajoute maintenant la distribution aux travailleurs du Ministère des Finances Bercy. Même si ce sont majoritairement des « administratifs », ils lisent avec intérêt nos tracts car beaucoup d’entre eux sont touchés par les bas salaires et les conditions de travail dégradées. En résumé, nous avons constaté une colère et une détermination qui augurent de luttes que nous devons soutenir et éclairer avec notre ligne politique de révolutionnairescommunistes.
Fédé du VAL d’OISE Nombreuses distributions de tracts à la Snecma, Thalès, dans les gares et auprès des travailleurs.
Fédé de SEINE SAINT DENIS Des distributions à l’aéroport de Roissy et à la gare de Saint-Denis.
Fédé de l’ESSONNE Les camarades de la Fédé 91 ont soutenu la lutte des sans papiers de l’église de Massy et se sont élevés contre le jugement les condamnant à l’expulsion. Ils étaient à leur côté et leur ont distribué un extrait du journal IC 80 « Soutien aux sans-papiers - quand la solidarité devient résistance et le tract « CONTRE LA FRANCE DES RICHARDS, CLASSE CONTRE CLASSE - . Les combattants ont été très sensibles à ces soutiens et ont apprécié le contenu de ces diffusions. On ne le répètera jamais assez : DES PAPIERS POUR TOUS ! Continuons notre combat avec les sans papiers. retour sommaire
Entre faucille et marteau: Le billet de Jean SANITAS Aux armes citoyens!
« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », écrivait Jean Jaurès en son temps. Et si un autre a dit que l’argent est le nerf de la guerre, ne peut-on pas dire, à l’inverse - au diable l’approximation de la réflexion- que la guerre est le nerf de l’argent. Les capitalistes d’aujourd’hui le savent bien, Nicolas Sarkozy, leur démarcheur en chef, le sait aussi qui vient de signer avec Tripoli d’importants contrats d’armement : 168 millions d’euros pour l’achat de missiles antichars Milan (équipant déjà les forces armées de 41 pays) au profit de MBDA (dont EADS est un des principaux actionnaires) et 128 millions d’euros pour l’achat du système Tetra de communication radio European Aeronautic Defense and Space, une filiale de EADS. Il faut savoir, encore, que la France aura, cette année, vendu pour plus de 6 milliards d’euros d’armement divers à l’étranger contre 3,4 l’année dernière (source : Délégation Générale pour l’Armement). Savoir, enfin que le commerce des armes a rapporté aux capitalistes du monde 1 060 milliards de dollars en 2006. Que répondre à Nicolas Sarkozy affirmant (et s’en félicitant) : « l’industrie et le commerce de l’armement donnent du travail à nombre de Français » ? Que cette industrie et ce commerce pourraient faire place à diverses autres industries : production de biens ménagers, équipements des hôpitaux en mal de plateaux techniques performants, construction de logements sociaux et de maisons de retraite médicalisées, création de sites de vacances accessibles à tous. Que l’industrie et le commerce de l’armement entretiennent les conflits en cours à travers la planète et nourrissent une dangereuse dynamique guerrière. Que si l’argent n’a pas d’odeur, pas même celui de la poudre et des cadavres en décomposition, il est, en la matière, le prix du sang et des larmes. A Sarko s’écriant « Aux armes citoyens capitalistes ! » répondons « Aux armes citoyens travailleurs… contre ces citoyens là ! ». retour sommaire