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Le triomphe de la Révolution d’Octobre : 90 EME ANNIVERSAIRE D’OCTOBRE 1917
Quatrième épisode
Les thèses d’Avril et la lutte pour passer à la Révolution socialiste.
« La seule garantie de la liberté et de la destruction complète du tsarisme est dans l’armement du prolétariat, la consolidation, l’extension, le développement du rôle, de l’importance et de la force des soviets de députés et de soldats. Vous devez accomplir des prodiges d’organisation (…) pour préparer votre victoire dans la seconde étape de la Révolution » (Lénine). Dans ces thèses, l’objectif immédiat est le passage au contrôle de la production nationale, la répartition des denrées par les soviets. Les thèses exigeaient la suppression de la police, de la haute bureaucratie d’État, l’armement universel du peuple à la place de l’armée tsariste, le pouvoir d’État aux soviets, la nationalisation de toute la terre, la fin unilatérale des combats au Front. La compréhension grandissante de la nécessité de la révolution socialiste. Tout d’abord, les Bolcheviks, minoritaires en février 1917 dans les soviets, se battirent pour en conquérir la majorité. Pour cela, le parti Bolchevik dénonça les partis opportunistes et petits-bourgeois qui voulaient consolider le règne de la bourgeoisie et en appelaient à sa « raison » ou à sa « bonne volonté ». Les mencheviks et socialistes révolutionnaires diffusaient des illusions sur le gouvernement provisoire, servant les impérialismes anglais et français. Lénine traça cette orientation : sans écrasement des partis bourgeois en les démasquant devant les masses, la révolution ne pourrait vaincre ;
« Le tournant décisif non seulement n’est pas « aisé » mais au contraire est parfaitement impossible sans une nouvelle révolution ». Le parti préparait donc les masses à l’inévitabilité de ce tournant décisif, grâce à ses cellules d’usine. Les progrès de la conscience révolutionnaire sont nécessaires pour réaliser les actes révolutionnaires. La lutte contre la réaction. Staline, dans son rapport tenu au VIème Congrès du parti Bolchevik établit le lien entre la continuation de la guerre impérialiste et la conspiration des militaristes et réactionnaires qui préparaient un coup d’État sanglant. Le parti repoussa le putsch en organisant d’imposantes manifestations, en consolidant la grève générale politique, en dénonçant la capitulation conciliatrice des mencheviks qui en appelaient au bon sens « or craindre d’avancer, c’est reculer » (Lénine). « Ici pas de milieu, le cours objectif du développement est tel qu’on ne saurait avancer après les monopoles (dont la guerre a décuplé le nombre, le rôle et l’importance) sans marcher au socialisme » (Lénine).
La préparation et la victoire de l’insurrection armée.
Les bolcheviks étaient régulièrement accusés par les mencheviks de Blanquisme*. Il n’en est rien. L’insurrection est l’œuvre des masses populaires, sous la direction du prolétariat et de son avant-garde révolutionnaire. Lénine traça un plan de cette insurrection :
a/ organisation d’un État-major prolétarien et de détachements armés d’ouvriers et de soldats.
b/ encerclement des bâtiments gouvernementaux et de l’armée bourgeoise.
c/ occupation des centres de communication et télégraphes.
d/ arrestation des membres du gouvernement et de l’État-major de l’armée tsariste et bourgeoise.
Les rues et usines étant gardées par des détachements armés. Le jour de l’insurrection devant être fixé avec l’accord de ces mêmes masses insurgées. Lénine, Sverdlov, Staline, Dzerjinsky, les principaux dirigeants bolcheviks renforçaient les liaisons entre les villes de l’immense Russie, expliquaient aux membres des soviets et aux ouvriers en grève, la nécessité et la portée de l’insurrection. Les mencheviks et les socialistes- révolutionnaires, voyant l’effervescence des masses prirent peur et dénoncèrent les risques « d’aventure ». Ce qui favorisait la possible réaction armée des généraux, défenseurs de l’ordre établi. Le 24 octobre 1917 (6 novembre, calendrier actuel)
Lénine souligne : « il est impossible d’attendre ». « Le gouvernement hésite. Il faut l’achever à tout prix … Tout retard dans l’action équivaut à la mort ». Réuni à Smolny, le Comité central du parti bolchevik vota l’insurrection. Trotsky se déclarait favorable mais propose son ajournement jusqu’à la réunion du Congrès des soviets, proposition rejetée car l’insurrection exige l’offensive la plus rapide possible. Kamenev et Zinoviev votèrent contre et proposèrent des pourparlers avec les mencheviks. Ils iront jusqu’à dénoncer « cette aventure » dans la presse opportuniste. Malgré tout, le 25 octobre (7 novembre) l’insurrection se déclencha à Petrograd et le soir, la Révolution socialiste était victorieuse. Cet événement majeur allait changer la face de l’humanité ! (suite prochain numéro : les premiers pas du pouvoir soviétique et la guerre civile).
* Lénine écrit : « nous ne sommes pas des blanquistes, des partisans de la prise du pouvoir par une minorité, nous sommes des marxistes, partisans de la lutte de classe prolétarienne ». retour au sommaire
Les Commémorations d’Octobre 1917
Compte tenu du délai de bouclage, nous rendrons compte dans notre prochain numéro, des initiatives pour commémorer la Révolution d’Octobre, à l’initiative ou soutenues par l’URCF. Nous livrons ici des extraits d’un texte de notre camarade, secrétaire général du PCOR Alexandre Tcherepanov Parti communiste ouvrier de Russie (Extraits)
Aujourd’hui, toutes les forces progressistes de l’humanité commémorent le 90e anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre, un évènement d’une signification mondiale, qui a marqué la transition de l’humanité du capitalisme vers le socialisme. La défaite temporaire du socialisme en Union soviétique et en Europe Orientale ne signifie pas la faillite de l’idée socialiste en soi. Elle ne peut servir de prétexte à nier l’importance historique de la Révolution Socialiste d’Octobre.
Pour caractériser la situation à partir d’une position scientifique et pour répondre à ceux qui noircissent la Révolution d’Octobre, aux peureux et aux fossoyeurs du socialisme, on peut paraphraser une thèse léniniste connue : « le socialisme a disparu - cela signifie qu’ont disparu les limites dans lesquelles nous connaissions le socialisme ». Aujourd’hui, nous déclarons que la variante soviétique du socialisme a confirmé les leçons historiques du marxisme-léninisme.
En premier lieu, il s’agit de la nécessité d’une transition révolutionnaire du capitalisme à la société communiste sans classes. Ici nous voyons l’étroitesse historique du capitalisme, qui ne peut donner le bien-être qu’à une minorité au détriment de l’exploitation cruelle de la majorité de l’humanité. Il y a aussi la thèse sur la nécessité de la dictature du prolétariat. Il y a la capacité pour une société socialiste d’organiser l’économie de façon planifiée, afin de résoudre les problèmes les plus compliqués de la base industrielle et scientifique du socialisme, même dans des conditions de désarroi et d’isolement international.
C’est aussi le pouvoir de vaincre avec succès l’inégalité sociale, de réaliser l’alphabétisation complète et l’accès à la culture pour de larges masses populaires. En dernier lieu, c’est être prêt à défendre les acquis de la Révolution. On ne peut effacer de l’histoire toutes ces réalisations du peuple soviétique, malgré les tentatives des chantres du capitalisme et des écrivaillons vendus. Au cours du développement du socialisme, a été vaincue l’inégalité sociale jusqu’à l’anéantissement complet des classes et l’élimination des bases du capitalisme. Le bien-être s’est accru. Le social réformisme , tant vanté en Occident, n’a pas liquidé l’inégalité sociale mais l’a au contraire consolidée.
La théorie scientifique du communisme et la pratique de la construction et du développement du socialisme au 20e siècle ont démontré clairement, qu’après la victoire de la révolution socialiste, la transition conduisant à la disparition des classes (le communisme), ne peut être régie autrement que par la dictature du prolétariat. Le prolétariat russe en 1917 s’est élevé dans sa révolution à des hauteurs incomparables par rapport aux insurrections prolétariennes précédentes. Il a créé un nouveau type d’Etat, le pouvoir soviétique. Lénine écrivait que le premier pas a été la Commune de Paris, et que maintenant un deuxième pas historique a été réalisé. La classe ouvrière de Russie a démontré par la victoire de la Révolution d’Octobre que les Soviets constituent au début des organes de lutte pour le pouvoir, ensuite des organes de pouvoir (dictature du prolétariat), formés sur la base des unités de travail.
L’expérience de l’Union Soviétique a démontré le rôle déterminant du parti de la classe ouvrière. Les paroles de Lénine restent vivantes : « Il ne peut y avoir de mouvement révolutionnaire sans parti révolutionnaire, armé de la théorie d’avant-garde ». Très longtemps, le parti de Lénine et de Staline a été un tel parti. Sous sa direction, ont été résolus en URSS de nombreux problèmes fondamentaux, que jusqu’à maintenant aucun pays capitaliste n’a pu résoudre. Cela est aussi confirmé par l’expérience des partis frères, communistes et ouvriers. La fondation en 1991 de notre Parti Communiste Ouvrier de Russie était la conséquence logique du Mouvement de « l’Initiative communiste et de la Plate-forme marxiste » dans le Parti Communiste de l’Union soviétique.
Ces deux tendances avaient compris qu’il fallait lutter sans compromis dans le parti même, contre Gorbatchev et contre son opportunisme, qui avait atteint presque tout le CC du PCUS et de larges masses de membres du parti. La tâche primordiale du PCOR est la préparation et la réalisation de la révolution socialiste. Nous ne pourrons exécuter notre programme qu’en étant un véritable parti de type léniniste.
L’histoire a démontré que c’est seulement en étant l’avant-garde de la classe ouvrière et de tous les travailleurs, en maîtrisant la dialectique et en propageant l’idéologie marxiste-léniniste prolétarienne, que le parti pourra remplir cette mission. Il faut un parti d’action communiste, avec une initiative et une discipline conscientes. Notre parti connait aujourd’hui une situation très difficile, et, en fait, c’est normal. Si un parti communiste ne suscite pas la haine de son ennemi de classe, c’est signe qu’il a dégénéré et est devenu une opposition légale et vendue.
Actuellement, le régime ne fait que renforcer les positions de la bourgeoisie et limiter toute résistance possible collective du peuple travailleur, qui devient de plus en plus conscient des contradictions sociales. La classe dominante crée des obstacles qui empêchent les organisations ouvrières de participer à la vie politique publique. Nous avons parcouru un long chemin de procès judiciaires. Mais les verdicts des différents tribunaux, jusqu’à celui de la Cour constitutionnelle, n’ont fait que confirmer la thèse marxiste que « le droit, c’est la volonté de la classe dominante, élevée en loi ».
En Russie, on essaie d’interdire non seulement le Parti Communiste Ouvrier de Russie, mais l’idéologie communiste même. Nous étions interdits en 1941 dans les zones occupées et en 1991. Ils sont déjà beaucoup à avoir essayé d’interdire et de diffamer l’idée du communisme et de la justice sociale : de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à nos anticommunistes au pouvoir chez nous, du président Bush au président Poutine. Mais il n’est pas possible d’interdire la logique historique du développement social. Aucun décret ne peut éliminer la perspective du développement de l’humanité de la préhistoire vers la véritable histoire, d’une étape historique vers une autre, supérieure. Ainsi l’idée communiste est immortelle.(…) retour au sommaire
Soutien aux prisonniers communistes et syndicalistes à Istanbul.
L'URCF, par solidarité internationaliste, a délégué un camarade pour participer au 2è procès des 23 camarades du MLKP (Parti marxiste-léniniste de Turquie, Kurdistan du Nord) et syndicalistes, qui s'est tenu à Istanbul le vendredi 26 octobre 2007.
Ces camarades arrêtés arbitrairement sont en prison depuis plusieurs mois. La "justice de classe" sévit en Turquie ; il est indispensable de manifester notre soutien sans faille aux détenus en étant présents à leur procès.
L'historique est édifiant, l'attaque des représentants du Capital est agressive, intolérable. Que l'on en juge : 8-12 septembre 2006 : première vague d'attaques minutieusement préparées, raids à domicile, arrestations en pleine rue. 23 révolutionnaires communistes arrêtés. 21 septembre 2006 : deuxième vague d'attaques, des dizaines d'organisations, des locaux de journaux et syndicats, des associations de jeunes, de femmes, des stations de radios, des centres culturels, sont devenus les cibles de ces attaques. 130 arrestations, 45 emprisonnés, tous les ordinateurs et des archives ont été saisis par la police.
Ces attaques montrent que l'État essaie toujours plus de restreindre les libertés et les droits démocratiques. 13 avril 2007: le régime turc montre son vrai visage. Une résistance massive et unie, ainsi qu'une solidarité internationale s'est organisée pour la 1ère audience du 13 avril, avec un mot d'ordre : "Condamnons ceux qui veulent condamner la liberté de presse". 26 octobre 2007 : le procès "encadré" par l'armée, la police ne permet pas de libérer les prisonniers qui seront à nouveau devant les "juges" les 28 et 29 février 2008. Un appel est lancé à toutes les forces révolutionnaires, socialistes et progressistes, aux défenseurs des droits de l'homme à intensifier la solidarité internationale : c'est une arme importante, comme d'être présents pendant le procès. Suite à notre déplacement, le MLKP nous a invités à un meeting à Saint-Denis où un membre de l’URCF a lu un message de soutien. retour sommaire
Ca chauffe à Dalkia (Veolia) et à Eolyo (Suez -Lyonnaise des eaux)
Le 1er octobre, prés de 200 salariés ont manifesté à Paris puis à la Défense, où se trouvent les sièges des deux sociétés, pour faire entendre leurs revendications salariales. C’est là le résultat de la mobilisation mise sur pied par le CGT-E Dalkia, le syndicat SUD-Energie Suez et d’anciens militants exclus de la CGT, aujourd’hui regroupés à la CFTC. Rappelons que, dans ce secteur de services liés à l’énergie dans lequel la concurrence fait rage, les salariés et certaines organisations syndicales (en particulier le CGT-E pour Dalkia et SUD-Suez et CFTC pour Elyo) ont pris l’habitude de se coordonner pour déterminer ensemble leurs revendications et leurs modes de lutte. Les équipes syndicales, toutes exclues de la CGT Construction, se connaissent, les militants s’apprécient. De quoi éviter les pièges de la division qu’ils viennent du patronat ou des appareils syndicaux décidément très actifs négativement à la veille de chaque appel à la mobilisation émanant notamment du CGT-E. Une augmentation égale pour tous de 300 € nets pour faire face à la hausse du coût de la vie, voilà ce qu’ils revendiquent ensemble. Cette journée, la deuxième d’une mobilisation qu’ensemble ils espèrent grandissante, leur a permis de s’adresser à tous leurs collègues, de leur montrer que lutter reste possible et nécessaire. Et sur le parvis de la Défense, ils ont décidé de se joindre à la mobilisation du 18 octobre sur leurs propres revendications et en solidarité avec les salariés des services publics. retour sommaire
l'URCF sur tous les fronts
La Fête de l'Huma La Fête de l'Huma fut l'occasion d'afficher clairement nos mots d'ordres, notre stand était surmonté de deux banderoles, l'une annonçant la Commémoration du 90è anniversaire de la Révolution d'Octobre, l'autre dénonçant le capitalisme avec le mot d'ordre "Accusons le Capitalisme"; celles-ci furent photographiées par de nombreux participants. Notre stand était divisé en quatre parties : librairie, exposition d'affiches de la Révolution d'Octobre, artisanat cubain, et l'indispensable "Mojito", ont permis aux visiteurs de satisfaire leur curiosité, de poser des questions ; des débats ont aussi permis d'affiner nos positions auprès des intervenants. La librairie, qui proposait de nombreux ouvrages marxistesléninistes, a été en permanence le lieu de discussions, et ce qui est encourageant, c'est que de nombreux jeunes ont manifesté leur intérêt pour la littérature marxiste ; de nombreux ouvrages ont été vendus et nous avons enregistré des abonnements à IC. De plus, dans l'allée, le présentoir attirait beaucoup de personnes qui s’intéressent à notre presse, dont ils pouvaient emporter des numéros gratuits sans contrainte. Le stand a rencontré un vrai succès politique et financier
Aincourt (95) L'URCF a participé à la Commémoration d'Aincourt, ce camp d'internement où furent emprisonnés par le gouvernement de Vichy sous l'occupation de nombreux patriotes, principalement des militants communistes et syndicaux. Un événement particulièrement apprécié fut l'allocution du camarade Fernand DEVAUX, (ancien déporté) qui nomma précisément les internés comme communistes et syndicalistes, et rappela la désignation des condamnés par Pucheu, Préfet sous PÉTAIN, ce qui lui valut les applaudissements d'une partie des participants, et après la cérémonie un rappel à l'ordre du représentant du Préfet, et du représentant de l'armée ; mais cela n'a fait que conforter sa volonté de bien préciser qui étaient les internés du camp. Un autre événement intéressant se produisit lors de la dépose des gerbes devant la stèle. Toutes les organisations étaient successivement appelées pour déposer leur gerbe, et à un moment on appela : Robert Hue, un long silence. Robert Hue était absent, on attendit, le temps passait et personne pour le représenter ! La gerbe fut enfin déposée par les personnels de service. Quelle honte pour lui, et cela confirme la dégénérescence du PCF. Notre tour étant venu, la délégation de l'URCF conduite par Jean Sanitas a déposé une gerbe au nom de l'URCF.
Châteaubriant Commémoration en hommage aux 27 militants communistes fusillés par les nazis en 1941, avec la complicité de l'État français collaborateur. Comme à l'accoutumée, l'URCF a déployé dans la clairière les drapeaux rouges interdits. Il est significatif que M.G BUFFET, présente, se soit associée, sans état d'âme, aux "honneurs" militaires. Nous avons distribué un tract général appelant à la résistance au libéralisme de SARKOZY, qui était venu à la clairière quelques semaines auparavant - prudence oblige - l'utilisation de la figure emblématique de Guy MOQUET lui servant de prétexte pour rendre crédible sa prétendue "ouverture" politique ! L'URCF dénonce ce procédé ignoble!
Salon du Livre du Mans (72) C’est devenu maintenant une tradition, l'URCF expose au Salon du Livre du Mans. Notre stand décoré de notre banderole, "URCFConstruction du Parti", de drapeaux soviétiques, cubains et d'une table de littérature marxiste-léniniste très fournie, a permis aux visiteurs, souvent jeunes, de pouvoir s'approprier une littérature de lutte de classe, unique dans le cadre du salon. De nombreuses discussions et notre présence constante ont permis de créer de nouveaux contacts pleins de promesses. retour sommaire
Le PC Vénézuelien en ordre de bataille contre le risque de coup d'Etat
Le 24 octobre, le quotidien de Caracas VEA, confirmant les soupçons de la "vox populi" du Venezuela, signale que les dirigeants étatsuniens appuient ouvertement des actes de sabotage et incitent à la violence à l'encontre de la Réforme Constitutionnelle vénézuélienne. Ils se déclarent prêts à soutenir tout complot provoquant la violence sociale ou aidant à hâter un coup d'Etat militaire.
Oswaldo Alvarez Paz (un opposant bourgeois) précise : "je n'ai aucun scrupule" sur les moyens à utiliser pour sortir de ce "régime", ajoutant que « cette lutte irait jusqu'au bout ». "Dieu vous entende" approuva la journaliste qui l'interviewait. Du 7 au 9 octobre 2007, eut lieu à Prague une réunion entre de Hauts dignitaires étatsuniens et des membres de l'opposition vénézuélienne pour demander à la Cour Suprême qu'elle dénonce la Réforme de la Constitution (soumise à référendum le 2 décembre 2007), comme un coup d'État politique. De plus, ils exigent de l'opposition qu'elle appelle à des soulèvements sociaux, qu'elle organise des actes de sabotage contre l'économie et les infrastructures ; qu'elle rompe la chaîne de distribution des denrées alimentaires et, par tous les moyens possibles, qu'elle organise un coup d'État militaire. Parmi les participants à cette réunion, on notait la présence de Paul Wolfowitz (ex directeur de la sécurité états-unienne et ancien trotskiste), Madeleine Albright (ex secrétaire d'État du même empire) et d'autres moins connus en France, dont l'un d'eux est Humberto Celli Gerbasi, putschiste notoire, un des principaux instigateurs du coup d'État contre Chavez en 2002. Mise en pratique du plan-complot. Objectif : "lutter pour empêcher la tenue du Référendum Constitutionnel". Un des chefs fascistes, Hernan Escarra, déclara à la presse qu'il fallait prendre la rue et ne pas en bouger "pour en finir avec le gouvernement". Le document idéologique sur lequel s'appuient les instigateurs des mobilisations à caractère fasciste est celui de la Conférence Épiscopale Vénézuélienne, intitulé: "Llamados a vivir en libertad" (Appelés à vivre en liberté) qui considère le "projet de réforme (…) moralement inacceptable à la lumière de la doctrine sociale de l'Église". Cette réaction putschiste des laquais de la bourgeoisie est soutenue et portée par la main noire de l'empire US, qui veut détruire le processus révolutionnaire vénézuélien et effacer les victoires que le peuple obtient dans sa lutte contre la domination du capital. (…) PCV: Alerte et organisation de défense. Le Comité Régional de l'État de Miranda du PCV [Parti communiste du Venezuela](…) appelle les Comités Locaux du PCV, les Cellules, la Jeunesse Communiste, les amis et sympathisants du Parti, ainsi que tous les antiimpérialistes et les bolivariens, et la population en général à prendre l'initiative dès maintenant pour combattre les plans de l'ennemi impérialiste fasciste. Rien ne doit nous prendre par surprise. A l'échelle locale, dans les usines, dans les quartiers, les centres d'étude, dans tous les lieux de travail, organisons les groupes ou comités de Mobilisation Populaires pour la mise en œuvre des plans de défense de la Révolution Bolivarienne. En appeler à l'intelligence du peuple pour connaître les mouvements de l'ennemi et anticiper les mesures à prendre. Camarades et amis, peuple en général, faisons nôtres les recommandations du Bureau Politique du PCV lorsqu'il déclare : "Nous ne pouvons demeurer impassibles (…). Nous appelons toutes les forces sociales et politiques, le peuple vénézuélien à coordonner des plans de défense du Gouvernement Révolutionnaire Bolivarien en prévoyant la possibilité du passage immédiat à l'offensive". C'est-à-dire être prêts, dès maintenant, et ne pas laisser à l'ennemi l'initiative. C'est ce même schéma que la droite chilienne et l'impérialisme US appliquèrent contre le gouvernement Allende, quelques mois avant le coup d'État du 11 septembre 1973. Le peuple et les organisations révolutionnaires doivent rester en alerte et prendre immédiatement les mesures nécessaires, faisant échouer toute tentative de subversion de l'impérialisme et de la contre-révolution putschiste. Coordonnons l'organisation du peuple afin d'empêcher et d'annihiler n'importe quelle tentative de déstabilisation ou de coup d'État. Soyons prêts à mettre en œuvre toute notre expérience des luttes politiques, d'organisation des luttes dans la rue pour la défense du peuple contre les actions criminelles de l'impérialisme et de la contre-révolution fasciste, pour la défense du Gouvernement révolutionnaire Bolivarien du président Chavez. (extraits de l'article paru dans Tribuna Popular le 28 octobre 2007) retour sommaire
ECHOS DES FEDES
Fédé d’ ILLE ET VILAINE La Fédération départementale d’Ille et Vilaine de l’URCF s’est réunie le 13 octobre 2007. Une large discussion de la situation politique a été réalisée et un accord total a été exprimé sur les analyses du comité central de l’URCF. L’ensemble des camarades a décidé de participer à la manifestation du 18 octobre pour la défense des retraites et des régimes spéciaux. Il a aussi été décidé que la fédération participerait également à la cérémonie d’Hommage aux fusillés de Châteaubriant le 21 octobre. Pour cette commémoration, des affiches et des tracts ont été imprimés par la fédération. Ces tracts rappellent que Guy Môquet et ses camarades ont été fusillés parce que communistes et exigent le retour du drapeau rouge pendant la cérémonie. Ils ont reçu un très bon accueil.
Fédé du PUY DE DOME La fédération du Puy de Dôme a édité, coup sur coup, deux numéros de son journal « l’Etincelle ». Le premier destiné aux ouvriers de chez Michelin faisant le point de la politique au plan national et international, le second à destination des étudiants concernant la privatisation des universités engagée par le gouvernement Sarkozy. La distribution des numéros en question par des militants de l’URCF a rencontré le meilleur accueil des ouvriers Michelin et des étudiants, notamment ceux des universités de lettres et de droit. Jean Sanitas, ancien résistant, a été invité par les élèves du collège Blaise Pascal à Clermont Ferrand, pour débattre de ce qu’était l’occupation de la France par le fascisme allemand et la Résistance armée à l’occupant organisée par le Parti Communiste Français. Il a rapellé, qu’alors, le PCF était un parti révolutionnaire qui ne pouvait que lutter contre le fascisme qu’incarnait l’Allemagne de Hitler et l’Italie de Mussolini, applaudies par la bourgeoisie de l’époque estimant que mieux valait « Hitler que le Front populaire » et considérant l’occupation de la France « comme une divine surprise ».
Fédé du RHÔNE Lors de la Manifestation de la Confédération Nationale du Logement (C.N.L.) organisée à l'occasion du congrès HLM à Lyon, le 20 septembre dernier, le secrétaire fédéral du Rhône, membre du Comité Central a apporté le soutien de l'URCF contre la vente des logements HLM, la mise en place de nouveaux critères de gestion du parc HLM et de calcul des loyers.
Nouvelle fédération de l’AUDE Pour sa première action publique, les militants de l’URCF ont distribué un millier de tracts de notre campagne nationale « Accusons le Capitalisme » aux manifestants de Carcassonne lors du 18 octobre 2007. Nos tracts « Anticapitalisme : ciment du front populaire de lutte » et « Attaque générale contre le droit de grève : bataille historique » ont été bien accueillis, ceux qui ne l’avaient pas eu nous le réclamaient. Deux écussons soviétiques ont été vendus, deux écussons Cuba/ Che/Révolution, un drapeau soviétique et plusieurs contacts ont été pris ! Prochaine étape : planifier le travail en direction des usines de fabrication repérées et réfléchir aux moyens de toucher les ouvriers agricoles de la viticulture pour attiser les luttes de classes et les gagner à la Révolution. En avant pour la construction du Parti !
Fédé de PARIS Notre fédération s’agrandit par l’adhésion de camarades étudiants militant à nos côtés sur le terrain en distribuant des tracts (manif du 18 octobre), en rédigeant des articles dans notre journal IC ou en participant aux diverses initiatives : fête de l’Huma, commémoration d’octobre 17 etc. Nos contacts dans la classe ouvrière s’élargissent car, aux travail politique à la SNCF Gare de Lyon, RATP Championnet, s’ajoute maintenant la distribution aux travailleurs du Ministère des Finances Bercy. Même si ce sont majoritairement des « administratifs », ils lisent avec intérêt nos tracts car beaucoup d’entre eux sont touchés par les bas salaires et les conditions de travail dégradées. En résumé, nous avons constaté une colère et une détermination qui augurent de luttes que nous devons soutenir et éclairer avec notre ligne politique de révolutionnairescommunistes.
Fédé du VAL d’OISE Nombreuses distributions de tracts à la Snecma, Thalès, dans les gares et auprès des travailleurs.
Fédé de SEINE SAINT DENIS Des distributions à l’aéroport de Roissy et à la gare de Saint-Denis.
Fédé de l’ESSONNE Les camarades de la Fédé 91 ont soutenu la lutte des sans papiers de l’église de Massy et se sont élevés contre le jugement les condamnant à l’expulsion. Ils étaient à leur côté et leur ont distribué un extrait du journal IC 80 « Soutien aux sans-papiers - quand la solidarité devient résistance et le tract « CONTRE LA FRANCE DES RICHARDS, CLASSE CONTRE CLASSE - . Les combattants ont été très sensibles à ces soutiens et ont apprécié le contenu de ces diffusions. On ne le répètera jamais assez : DES PAPIERS POUR TOUS ! Continuons notre combat avec les sans papiers. retour sommaire
Entre faucille et marteau: Le billet de Jean SANITAS Aux armes citoyens!
« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », écrivait Jean Jaurès en son temps. Et si un autre a dit que l’argent est le nerf de la guerre, ne peut-on pas dire, à l’inverse - au diable l’approximation de la réflexion- que la guerre est le nerf de l’argent. Les capitalistes d’aujourd’hui le savent bien, Nicolas Sarkozy, leur démarcheur en chef, le sait aussi qui vient de signer avec Tripoli d’importants contrats d’armement : 168 millions d’euros pour l’achat de missiles antichars Milan (équipant déjà les forces armées de 41 pays) au profit de MBDA (dont EADS est un des principaux actionnaires) et 128 millions d’euros pour l’achat du système Tetra de communication radio European Aeronautic Defense and Space, une filiale de EADS. Il faut savoir, encore, que la France aura, cette année, vendu pour plus de 6 milliards d’euros d’armement divers à l’étranger contre 3,4 l’année dernière (source : Délégation Générale pour l’Armement). Savoir, enfin que le commerce des armes a rapporté aux capitalistes du monde 1 060 milliards de dollars en 2006. Que répondre à Nicolas Sarkozy affirmant (et s’en félicitant) : « l’industrie et le commerce de l’armement donnent du travail à nombre de Français » ? Que cette industrie et ce commerce pourraient faire place à diverses autres industries : production de biens ménagers, équipements des hôpitaux en mal de plateaux techniques performants, construction de logements sociaux et de maisons de retraite médicalisées, création de sites de vacances accessibles à tous. Que l’industrie et le commerce de l’armement entretiennent les conflits en cours à travers la planète et nourrissent une dangereuse dynamique guerrière. Que si l’argent n’a pas d’odeur, pas même celui de la poudre et des cadavres en décomposition, il est, en la matière, le prix du sang et des larmes. A Sarko s’écriant « Aux armes citoyens capitalistes ! » répondons « Aux armes citoyens travailleurs… contre ces citoyens là ! ». retour sommaire