Sommaire IC84

Edito :  Pouvoir d'achat, Santé, École...TOUS ENSEMBLE POUR CONTRER SARKOZY
La lutte sur les régimes spéciaux des retraites : Aménagement des contre-réformes ou lutte de classes?  Deux conceptions opposées du syndicalisme
PAROLES DE CHEMINOT
École: le service public d'éducation à la moulinette des profits capitalistes
Un dynamitage des Lycées professionnels
 Mobilisation étudiante et lycéenne exemplaire contre la loi PÉCRESSE sur les universités!
 Suppression de la carte scolaire:  Le choix des riches et le reste aux pauvres...
LE GOUPILLON CONTRE LA LAÏCITÉ
Comment le Capital paupérise les travailleurs.
UNE JUSTICE DE CLASSE, TOUJOURS PLUS AU SERVICE D'UNE CASTE
L'EUROPE et le TRAITÉ.  Contre le putsch institutionnel
Solidarité USAGERS/GRÉVISTES 
2008: PLUS QUE JAMAIS SOLIDAIRES DE LA PALESTINE  
VENEZUELA 
L'Arche de ZoéActe humanitaire ou trafic d'enfants?
DALKIA  : Quand le réformisme rime avec harcèlement
Le Collectif National Unitaire (CNU). Une initiative qui marquera
ENTREE LA FAUCILLE ET LE MARTEAU : le billet de Jean SANITAS
BASILE, LA VOLIÈRE ET LA BULLE
ÉCHOS DES LUTTES DANS LES FÉDÉRATIONS

Pouvoir d'achat, Santé, École...

TOUS ENSEMBLE POUR CONTRER SARKOZY

          Le gouvernement de SARKOZY procède à une attaque globale en régle contre les travailleurs afin d'augmenter au maximum les profits de la classe capitaliste. Il est urgent de mettre en déroute ce pouvoir, car les effets des contre-réformes du Capital deviennent insupportables;

- hausse des prix des loyers, de l'énergie,

- franchises supplémentaires sur les médicaments, les examens, les soins,

- mise à bas des droits démocratiques avec, entre autres, l'instauration du nouveau fichier ÉLOI concernant les immigrés privés de papiers et leurs soutiens,

- destruction du Code du Travail...

          Ces contre-réformes limitent toujours plus les bases objectives du réformisme, qui consistait à donner des miettes aux travailleurs pour sauver le système. La guerre économique, à laquelle se livrent les monopoles sur le marché mondial, les pousse en effet à rechercher la plus-value absolue en réduisant la part des salaires dans la valeur produite par l'ouvrier, par l'augmentation des horaires de travail et des cadences.

          Mais le décalage entre le volume des marchandises produites anarchiquement et la capacité de les vendre est tel que chaque monopole, face à la concurrence, doit encore réduire ses coûts de production en supprimant les acquis sociaux (par ex: avec le indirect pour la Sécurité sociale), en rognant même sur les miettes qui étaient accordées aux classes moyennes. La dégradation de leurs conditions d'existence les transforme en alliés objectifs contre la politique du Capital. Le sort des petits commerçants, employés et cadres moyens est de plus en plus lié au maintien des outils de production et des services publics, qui ne peuvent être défendus que dans un véritable front anticapitaliste.

SARKOZY n'est pas parvenu à écraser le mouvement ouvrier, comme l'avait réussi THATCHER. Cet objectif demeure, passant par l'intégration complète des directions syndicales dans le dispositif impérialiste français et se fascisation. La combativité des travailleurs dans les journées d'octobre et de novembre et la trahison manifeste des chefs redonnent des perspectives au syndicalisme de lutte de classe. Les dirigeants ont tout fait pour isoler les luttes dans chaque secteur; les travailleurs sont à même de constater que cela ne paye pas et qu'ils ont été bernés.

          Le PS social-libéral, instrument des monopoles, est porteur de la même politique que FILLON-SARKOZY, ce qui explique qu'il n'est pas en mesure de  de proposer une alternative et se contente de critiques formelles.

          La LCR, avec le mot d'ordre du partage des richesses (sous la dictature du Capital!) ne remet pas en cause le mode de production capitaliste, qu'elle voit sans doute comme un simple système basé sur l'avarice et l'égoïsme des riches, et cherche à occuper l'espace laissé par le PCF.

          Le véritable mouvement anticapitaliste se construira sur la base des luttes.

          Les ouvriers constatent qu'ils ne doivent pas lier leur sort aux directions syndicales réformistes. Il leur faut maintenant s'organiser et s'unir avec d'autres couches exploiteuses sur des revendications en matière de pouvoir d'achat, sans se soucier de la compétitivité des entreprises. Les profits des entreprises sont considérables t se sont élevés en 2006 à 100 milliards d'€ pour celles du CAC40, alors que la paupérisation s'installe et que les inégalités se revenus se creusent.

          L'argent existe.

          On peut gagner plus en luttant plus et faire reculer le Capital.

          Seule une riposte globale organisée à la base pourra déjouer ces attaques et permettre une contre-offensive.

          L'URCF soutient les luttes des travailleurs et avance la seule alternative possible à l'esclavage salarié: le socialisme. retour au sommaire

 


La lutte sur les régimes spéciaux des retraites : Aménagement des contre-réformes ou lutte de classes?  Deux conceptions opposées du syndicalisme

Le rôle du syndicat est d'analyser et de mobiliser.

          La campagne de SARKOZY a été scandée par le slogan "travailler plus pour gagner plus". Certes, la direction confédérale CGT à dénoncé les dangers, mais SARKOZY élu, elle s'est inscrite dans la recherche de la "concertation", c'est-à-dire, l'aménagement des mesures néolibérales.

          Le syndicalisme de lutte de classe partirait de l'analyse du capitalisme contemporain, système en crise permanente et pourrissant qui recherche le maximum de profits en détruisant les conquêtes sociales. Au lieu de cela, la direction confédérale parle "d'économie mondiale" intemporelle et sans contenu de classe.

          Derrière les engagements sarkozystes annonçant frauduleusement l'amélioration du pouvoir d'achat, une direction syndicale de classe aurait décrypté: allongement du temps de travail et de durée de carrière, recherche par le Capital de la plus-value absolue, entraînant paupérisation de la majorité des actifs et des retraités et surexploitation.

          Sur la base de cette compréhension, le syndicat aurait éclairé les enjeux de classe et appelé partout à la mobilisation.

          Partant du fait que la convergence des intérêts des forces du travail l'emporte sur les spécificités des situations, un syndicat de classe aurait appelé à la défense du pouvoir d'achat, à l'augmentation du salaire de base et des pensions, sans charge supplémentaire de travail.

          Les directions syndicales réformistes se sont contentées de leur pratiques habituelles, discussions sur des points de détails des contre-réformes, appel à des "négociations nationales" vite abandonné, "journée d'action" pour peser, refus du "Tous ensemble" autour d'une plateforme revendicative unificatrice.

La grève des transports

          L'annonce du pouvoir abrogeant "sans discussion" les régimes spéciaux a radicalisé la base des cheminots et des agents RATP. Une grève nationale reconductible a été lancée. Les dirigeants confédéraux les plus réformistes de la CGT ont tenté de stopper le mouvement.

          "Les travailleurs ne sont pas des gréviculteurs" déclare J.C Le DUIGOU.

          L'ultime manœuvre, à la veille de la grève reconductible, étant faite par B. THIBAULT, annonçant son ralliement aux négociations d'entreprise. Signal fort, donné à SARKOZY, puisque cela signifiait clairement: abandonner les régimes spéciaux et discuter simplement de l'aménagement de la loi dans chaque entreprise.

          Les médias se réjouirent, avant même son déclenchement, d'une possible sortie du conflit! La colère montait à l'égard du pouvoir mais aussi de la "Confédé". La radicalisation se renforçait! La journée du 18 octobre 2007 a été un grand succès par le nombre de grévistes.

          Pour l'emporter dans une grève, l'une des conditions est d'avoir un mot d'ordre central et mobilisateur. Seuls SUD-Rail et des sections CGT ont défendu les 37,5 annuités et le maintien du régime spécial de retraites fondé sur la reconnaissance du travail de nuit, et de week-end, ainsi que la pénibilité.

          Le gouvernement, derrière sa prétendue défense de "l'équité", n'avait qu'un objectif: niveler les situations par le bas.

          L'URCF salue la combativité exemplaire du mouvement gréviste SNCF-RATP, transporteurs régionaux, la démocratie ouvrière pratiquée dans les AG, la volonté de beaucoup de converger avec la journée d'action du 20 novembre (fonction publique, grands monopoles privés, étudiants).

          La grève de 8 jours traduisait la colère et la combativité, mais le mouvement se heurta à bien des obstacles: refus de la grève par les "autonomes", "rôle de pompier" du jaune CHÉRÈQUE, refus de la confédération CGT d'étendre les luttes et la solidarité.

          Le 21 novembre, les négociations d'entreprises s'ouvraient 'Il faut sauver le soldat THIBAULT" déclaration de SARKOZY au journal Le Monde.

          Quelles sont les avancées?

          La contre-réforme suit son cours et FILLON prévoit les 41 annuités en 2012.

          "Rien n'est acquis sur ce point" dira un négociateur CGT.

          À s'inscrire dans l'aménagement au lieu de défendre les acquis, on est condamné à gérer le néolibéralisme et à aller de reculs en reculs!

Quelques pistes de réflexion

          La bourgeoisie monopoliste veut annuler les concessions obtenues dans le passé grâce aux luttes de la classe ouvrière. L'expérience montre l'inefficacité de formes de luttes devenues caduques. Dans un rapport de forces difficile, accentué par l'absence de parti communiste révolutionnaire influent, d'une direction nationale syndicale de classe et de masse, la "journée d'action" montre ses limites. On ne pourra empêcher les contre-réformes sans mouvement gréviste continu, à caractère général et interprofessionnel. En effet, les luttes unies de tous les travailleurs sont le seul moyen de battre le pouvoir bourgeois. Même dans une grève catégorielle dure, on ne peut plus vaincre sur sa seule base. L'exemple positif de l'abrogation du CPE l'illustre.

          Il faut mesurer, pour défendre le syndicalisme de lutte de classe, les obstacles dans nos propres rangs.

          Le "syndicalisme rassemblé", c'est le moyen pour le Capital et la bureaucratie syndicale d'intégrer les travailleurs à la gestion néolibérale du capitalisme. Pas d'atermoiements, il faut dénoncer haut et fort la ligne d'aménagement, en clair de collaboration de classe.

          Malgré tout, les contradictions vont aller en s'aggravant pour le pouvoir sarkozyste. Tout d'abord, le Capital a échoué dans sa volonté de briser le mouvement ouvrier (comme THATCHER le fit avec les mineurs trahis par le parti travailliste et les TUC (Syndicats: Trade Union Congress). La combativité et la colère des travailleurs restent intactes, l'aspiration au "Tous ensemble" a grandi.

          Le 20 novembre a constitué l'embryon de la convergence nécessaire des luttes, pour vaincre.

          Le projet de "Sécurité Sociale Professionnelle" se profile, individualisant les carrières et "mutualisant" le syndicalisme. Cette contre-réforme ouvrira un espace aux forces de défense du syndicalisme de classe et de masse.

          La tenue du second forum des syndicalistes de lutte de classe, le 12 janvier 2008, attestera du besoin de reforger l'outil de défense des travailleurs au quotidien. retour au sommaire

 


PAROLES DE CHEMINOT

IC: Bonjour Franck, tu es cheminot et tu as participé aux luttes pour la défense des régimes spéciaux de retraite. Peux-tu, aujourd'hui, nous donner ton sentiment sur le déroulement de cette action?

Franck: D'abord, il faut préciser que le conflit a débuté par une forte mobilisation dès la journée su 18 octobre. Mais, le 13 novembre au soir, THIBAULT se rendait au ministère pour y rencontrer Xavier BERTRAND et lui demandait d'accepter le principe d'une négociation tripartite par entreprise ou branches professionnelles. Cette démarche signifiait en fait l'acceptation de la réforme imposée par le gouvernement et voulue par le MEDEF, alors que nous la jugions inacceptable et non négociable. Et ce, à la veille de l'action de grève de 24h reconductible lancée, sous la pression de la base, par l'ensemble des organisations syndicales concernées. On aurait voulu trahir qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Néanmoins, le 14 novembre, on comptait 64% de grévistes à la SNCF, 65% à EDF-GDF (centrales), et 45% à la RATP. C'est dire l'importance du rapport de force et les possibilités qu'il faisait entrevoir. Le soir même, bien évidemment, le ministre saisissait la perche tendue par la CGT et adressait une lettre aux organisations syndicales indiquant qu'il "acceptait l'ouverture de négociations tripartites par entreprise ou par branches professionnelles, avec la participation de représentants de l'État avec l'objectif d'une négociation portant sur un mois".

          La CGT s'empressait de qualifier cette démarche du ministre comme un recul à porter au crédit de la "puissance de l'action" (communiqué fédéral du 14.11.2007 à 22h).

          Comprenne qui pourra!!!

          On reconnaît l'existence d'un rapport de force important et on va négocier en recul sur des propositions inacceptables?

          Les résultats ne se sont pas fait attendre. Le 16, la participation des grévistes tombe à 33%. La CGT pousse à la reprise en parlant de suspension de l'action dans l'attente des résultats des négociations. En définitive, j'éprouve des sentiments mêlés de déception et de colère, car j'estime comme bien des camarades avoir été trahi par la direction confédérale (THIBAULT en tête) et notre fédération CGT. Ce n'est pas la prochaine manifestation "exutoire" du 22 janvier 2008 (d'ailleurs séparée de la journée fonction publique du 24 janvier qui me fera changer d'avis.

IC: D'après toi, quelles seront les conséquences sur les cheminots et l'ensemble des travailleurs?

Franck: Pour les cheminots déjà: après l'échec sur le service minimum, c'est l'âge du départ en retraite qui est mis à mal. Le pouvoir "exécuteur fidèle" des exigences du MEDEF, crée les conditions pour un nivellement par le bas. C'est la totalité du statut des cheminots que l'on projette de supprimer, comme pour EDF-GDF, les fonctionnaires etc. Le pouvoir ne s'arrêtera pas là; petit à petit, c'est l'ensemble du Code du Travail et de ses aspects protégeant tous les travailleurs qui passeront à la trappe.

          L'objectif étant d'appauvrir l'ensemble des travailleurs afin de "doper" les profits.

 

Perspective de Combat
           Certes la conjoncture est difficile, mais il ne faut surtout pas désespérer; il faut refuser tout défaitisme. Car à chaque fois que le mouvement ouvrier a subi des revers, il a su trouver en lui-même les forces pour imposer des solutions plus conformes à ses intérêts.

          L'avenir est dans la lutte.

          La lutte unie, tous ensemble et en même temps.

          Il faut trouver des formes innovantes de luttes: pourquoi pas des grèves tournantes région par région?

          En même temps, pour se prémunir contre d'autres trahisons, les travailleurs doivent construire des collectifs unitaires de lutte où chacun comptera pour un, syndiqué, non syndiqué, pour conduire les luttes d'une manière efficace jusqu'à la satisfaction des revendications. retour au sommaire

 


École: le service public d'éducation à la moulinette des profits capitalistes...

 

          Dans le vaste chantier de démolition des acquis, mis en œuvre par le gouvernement sarkozyste, le secteur éducatif occupe une place de choix. Il faut dire que, pour le pouvoir capitaliste, il y a dans ce secteur beaucoup de grain à moudre, tant sur le plan économique qu'idéologique. Après des années d'asphyxie progressive, au gré des "réformes" menées alternativement par le PS et par la droite pour justifier la réduction des moyens, on assiste désormais à un coup d'accélérateur brutal, qui vise ouvertement à un démantèlement radical.

          Sur le plan économique, l'injonction de l'oligarchie financière européenne est claire: assez de politiques publiques, tout pour la loi du marché! Dans le cadre de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), qui impose le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, l'Éducation nationale doit fournir son quota de suppression de postes: pour 2008, ce sont 11 200 suppressions, puis 20 000 chaque année jusqu'en 2012.

          À ce rythme-là, compte tenu de la hausse démographique du nombre d'élèves liée au baby-boom des années 2 000, les leviers à actionner apparaissent clairement: réduction de l'offre de formation (cf. article sur la voie professionnelle), désengagement de l'État et privatisation (cf. articles sur l'université et sur la carte scolaire), augmentation de la charge de travail des personnels, qui passe notamment par une dénaturation de leurs métiers (au printemps 2008, le Livre Blanc produit par la Commission POCHARD devrait modifier en profondeur le service des enseignants et des conseillers d'orientation psychologues; nous y reviendrons).

          Sur le plan idéologique, le capitalisme doit "gérer" la contradiction entre ses besoins en matière de qualification (pour que l'Europe devienne "l'économie de la connaissance la plus compétitive au monde", selon la stratégie de Lisbonne de 2000), et sa volonté d'asservissement intellectuel des masses et de la jeunesse. La lutte victorieuse contre le CPE de VILLEPIN, en 2006, a mis à mal ses projets de casse du CDI. Il lui faut donc agir sur les contenus pour "produire" des individus à la fois performants dans ses entreprises et malléables dans la vie sociale. C'est pourquoi il met en place, à marche forcée, le "socle commun de connaissances" annoncé dans la loi FILLON (en 2005), outil d'appauvrissement des programmes et de sélection précoce dès le collège; le "livret de compétences", quant à lui, conditionne l'élève, dès son plus jeune âge, à n'être qu'une machine à appliquer les consignes définies par le patronat, et validées par des évaluations-couperet (l'obtention du Brevet, par ex, sera en 2008 impossible sans les piliers "informatique" et "anglais de communication"...). Ce système de formation et d'évaluation par la "performance dans les compétences" s'applique également aux personnels, et permet la mise en place des promotions au mérite visant à indexer le salaire sur la volonté du chef d'établissement ou de service, se substituant aux grilles salariales collectives.

          On le voit, chaque mesure prise par ce gouvernement dans le domaine éducatif est à analyser, pour la combattre, à l'aune de cette règle capitaliste; soustraire au maximum l'école de la sphère de l'intérêt général, pour l'assujettir à la loi du profit particulier.

          Mais pas plus dans les écoles que dans les usines, les êtres humains ne sont ces "machines" dont rêvent les capitalistes; et chaque jour, de nouvelles luttes s'enclenchent et portent en germe la révolte de demain qui devra, pour être vraiment victorieuse, aboutir à un tout autre système économique et politique: le socialisme. retour au sommaire

 


Bac professionnel en 3 ans et suppression des BEP:

Un dynamitage des Lycées professionnels.

          Dernier coup de force arbitraire du ministre de l'Éducation, sur injonction sarkozyste, l'annonce, fin octobre, de la généralisation du Bac Professionnel en 3 ans dés la rentrée 2008, a fait l'effet d'une bombe dans les lycées professionnels.

          Créé en 1986, le cycle BEP (en 2 ans) + Bac Pro (en 2 ans) a contribué à l'augmentation du nombre de jeunes accédant au niveau Bac (11% de bacheliers en 1960, 63% en 2005). Il permet aujourd'hui à des milliers de jeunes, principalement issus des couches populaires, d'enclencher un parcours de réussite, par la remotivation en BEP et la poursuite d'études jusqu'au Bac. Ce niveau de diplôme favorisant ensuite une meilleure insertion professionnelle. Certes, le nombre d'élèves qui allaient jusqu'au Bac Pro restait insuffisant. Mais au lieu de revaloriser cette voie pour élever le niveau des qualifications, le ministre choisit de la mettre à la casse, avec l'objectif principal de supprimer un quart des BEP dès la rentrée prochaine, et donc de récupérer 25% des postes de professeurs de LEP!

          Pour les élèves de collège qui n'iront pas en seconde générale ou technologique, l'alternative sera la suivante:

          - 3 ans en LEP sans être valorisant, ou

          - 2 ans pour préparer un CAP en apprentissage patronal;

on peut supposer que les jeunes les plus en difficultés seront poussés à cette deuxième option, mais ils se heurteront à une réalité qui est déjà connue des équipes éducatives et des familles; les patrons, même incités par les cadeaux fiscaux du plan BORLOO (1 600 € de crédits d'impôts), gardent davantage les apprentis de niveau Bac que ceux de niveau CAP (25% de rupture de contrats en CAP...)!

          Combien de jeunes issus des milieux populaires resteront ainsi sur le carreau, à la suite d'une telle contre-réforme?

          Combien d'incendies engendrés par cette nouvelle vague d'exclusions nos gouvernants apprentis-sorciers devront-ils éteindre par la seule répression policière.

          Les militants de l'URCF partagent la colère des personnels et des lycéens qui se sont exprimés par des grèves et des manifestations en décembre. Ils s'associent pleinement aux actions de riposte lancées par des appels intersyndicaux à la grève en janvier, notamment dans l'académie de Créteil spécifiquement pour les LEP. Ils contribueront à l'élargissement de cette riposte dans un front de défense du service public d'enseignements professionnels. retour au sommaire

 


Mobilisation étudiante et lycéenne exemplaire contre la loi PÉCRESSE sur les universités!

 

          Dès le mois d'août, l'URCF avait analysé la loi LRU ("Liberté et responsabilités des universités", votée en catimini en pleine période de vacances scolaires, comme une contre-réforme "posant les jalons d'une privatisation de fait des établissements du supérieur, et "soumettant les étudiants et les personnels à la loi du profit". (cf: IC n° 82 de septembre 2007). À la rentrée d'octobre, les étudiants ayant pris connaissance du contenu de cette loi, se sont engagés dans la lutte pour son abrogation en dénonçant ses trois principales dérives:

          1 - la généralisation des financements privés, qui organise la vente aux entreprises de pans entiers de la formation supérieure et de la recherche, condamnant à terme les "petites" facs et filières jugées non rentables;

          2 - la mise en place d'un système de gestion autocratique, où le Président d'université, devenu "PDG" d'entreprise, à en charge: budget, patrimoine, devenir des filières et recrutement de personnels dans un Conseil d'administration donnant plus de poids aux "personnalités extérieures (des entreprises) qu'aux usagers;

          3 - la fin de la garantie nationale d'équivalence en matière de compétences des enseignants, de contenus d'enseignements et de validité dus diplômes.

          À partir du 15 octobre, le mouvement de protestation est monté en puissance au fil des semaines, avec la participation de plusieurs dizaines de milliers d'étudiants aux AG, grèves et manifs, et le blocage d'une majorité de facs à la mi-novembre. Preuves que cette lutte a pu faire trembler le gouvernement, c'est l'acharnement médiatique "anti-blocage" qui occultait les revendications étudiantes; c'est la répression policière et administrative qui s'est abattue sur de nombreux étudiants; c'est enfin la trahison de l'UNEF, qui, imitant celle de la CGT dans le conflit des cheminots, est allée négocier avec PÉCRESSE le 27 novembre, pour obtenir quelques miettes ne touchant en rien à la loi LRU (1 milliard d'€) de plus par an jusqu'en 2012, financés par la vente de 3% d'EDF, sans aucune création de postes, et 21 €de plus par mois pour 100 000 étudiants boursiers...)

          L'URCF salue le courage de ces jeunes qui ont su résister pendant deux mois, avec souvent un haut niveau de conscience politique (nous saluons les étudiants qui ont su inviter dans leurs assemblées des travailleurs cheminots, montrant le chemin de la convergence des luttes); dès janvier, nos militants seront à leurs côtés pour impulser la nécessaire riposte globale aux attaques gouvernementales. retour au sommaire

 


Suppression de la carte scolaire:  Le choix des riches et le reste aux pauvres...

          Lors de la conférence de presse du 11 décembre 2007, le ministre de l'Éducation a signé l'acte de décès de la carte scolaire, dont l'agonie avait été préparée dès juin 2007, avec ses "assouplissements" c'est-à-dire avec 22 000 dérogations supplémentaires accordées à des élèves de collèges et de lycées. Sans donner aucun bilan des effets de cet assouplissement sur le fonctionnement des établissements concernés.

          DARCOS impose désormais à l'administration de "répondre favorablement à toutes les demandes de dérogation à la carte scolaire dès lors qu'il y aura de la place dans l'établissement souhaité".

          Le ministre se garde bien, toutefois, de préciser ce que signifie, pour un établissement, "avoir de la place" (des classes de 40 élèves, pourquoi pas?); il peut donc envisager des "surnombres" dans l'attribution de dérogations selon des critères qui "favoriseront la mixité sociale" (sic!): les élèves boursiers et handicapés, n'en doutons pas, seront accueillis à bras ouverts et dans les meilleures conditions, au sein d'établissements désormais soumis à la loi de la concurrence et relevant d'une logique d'école privée! Pour "les 30 collèges qui perdront 10% de leurs effectifs en 6è" (vus dans sa boule de cristal?), le ministre se veut magnanime: "J'augmenterai le nombre d'adultes, et j'inciterai ces équipes renforcées à s'appuyer sur un projet pédagogique innovant". Des collèges en ZEP privés de leurs meilleurs élèves, des personnels précaires appelés en renfort au dernier moment, des équipes "incitées" à faire des miracles, sous peine de voir leur établissement fermé au bout de 3 ans, voilà qui promet, en matière de réussite scolaire, pour les enfants des familles populaires!

          Sérieusement, nul besoin d'être devin pour prévoir les effets désastreux de cette mesure: la suppression de la carte scolaire conduira, comme en Belgique ou aux Pays-Bas, à un renforcement de la ségrégation scolaire et sociale.

          Les capitalistes veulent un système scolaire qui soit à l'image de leur jungle sociale: une école à plusieurs vitesses, favorisant les plus favorisés et stigmatisant ceux qui ont le moins.

          En défendant résolument le principe de carte scolaire, l'URCF s'inscrit donc pleinement dans cette lutte contre le système capitaliste. retour au sommaire

 


LE GOUPILLON CONTRE LA LAÏCITÉ

          SARKOZY a été promu "chanoine" à Saint-Jean de Latran comme autrefois les rois de France.

          Notre nouveau  chanoine a livré le fond de sa pensée anti-laïque, SARKOZY a vanté la

"filiation catholique de la France": "Comme Benoit XVI, je considère qu'une nation qui ignore l'héritage éthique, religieux, spirituel de son histoire commet un crime".

          Les défenseurs de la laïcité seront-ils passibles d'une condamnation devant les tribunaux pour "crimes"? "L'espérance est une des questions les plus importantes de notre temps"!

          Rappelons que SARLOZY, en tant que président, est garant des lois séparant les églises de l'État. Pourtant son discours a été rédigé par un membre du clergé catholique; ce n'est plus la "séparation" mais la subordination!

          SARKOZY s'est d'ailleurs déclaré : "solidaire de ceux qui souffrent de la loi de 1905"

instituant la laïcité et mettant fin aux ingérences grossières de l'église dans l'État.

           Le chanoine, amant de Carla BRUNI (l'Église catholique est "tolérante" quand il faut) poursuit son attaque contre les piliers traditionnels de la laïcité: les instituteurs. "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance."

          La chasteté comme "radicalité du sacrifice", espérons pour notre chanoine qu'il n'ira pas jusque-là! L'attaque contre les instituteurs vise bien l'école publique et laïque et prône une conception éducative de la jeunesse instrumentalisée par la religion et le clergé!

          Ce national-catholicisme fut, outre l'ancien régime monarchique, la marque du fascisme pétainiste. C'est la forme locale du néo-conservatisme américain qui appelle à la croisade contre "les États du mal" et prône l'obscurantisme le plus étroit, comme l'interdiction de diffuser les vues de DARWIN!

          Les catholiques sont appelés "à participer à la pacification de l'hexagone" (quant on parlait de croisade!). Formule qui contient sa dose d'abjection; va-t-on donner des pouvoirs et privilèges accrus à une communauté pour s'opposer aux habitants des cités, maghrébins et africains? La pensée (cachée) apparaît quand aussitôt SARKOZY fait référence à la nécessité pour les catholiques de "soutenir le grand dessein méditerranéen" c'est-à-dire le redéploiement de l'impérialisme français vers une zone euro-méditerranée. Une fois de plus, c'est l'alliance du sabre et du goupillon!

           L'idéologie national-catholique prônée par le très réactionnaire Charles MAURRAS visait plus à l'encadrement et à la soumission des masses à l'ordre capitaliste qu'à la "spiritualité". Il en est de même pour SARKOZY, qui confronté à son échec croissant, n'a d'autre recours que l'arme éprouvée (mais aussi éculée) de 'l'opium du peuple" (MARX).

          Les marxistes-léninistes, tout en défendant les principes démocratiques laïcs, porteront haut et fort la défense du matérialisme scientifique contre la résurgence de tous les obscurantismes et appellent, dans la lutte pour se défendre au quotidien, à refuser les ingérences inadmissibles des églises de toutes nature, dans le domaine personnel et politique. Plus que jamais, les militants de l'URCF savent que l'avenir d'émancipation terrestre passe par la lutte révolutionnaire pour le socialisme. retour au sommaire


Comment le Capital paupérise les travailleurs.

          En France capitaliste en 2006, la grande bourgeoisie, c'est-à-dire 450 000 personnes (14 milliardaires en €) détenait la majorité des richesses nationales (la majorité du PNB (Produit National Brut)).

          Comment? Par quels moyens?

          Les propriétaires privés des entreprises décident seuls de tout; les patrons, actionnaires, directeurs et autres brigands s'approprient les profits et richesses tirées de l'exploitation des travailleurs. Pour augmenter leurs profits, ils tirent à la baisse les salaires versés aux travailleurs. C'est ainsi que les fortunes de la bourgeoisie se fabriquent par ce vol, et par l'appauvrissement permanent de la majorité du peuple-travailleur.

          Quels sont les mécanismes de cette paupérisation?

          D'abord, les prix des produits de base montent plus vite que les salaires. Salaires aussi tirés à la baisse par l'explosion du temps partiel imposé et le développement des travaux à la tâche.

          L'augmentation des loyers dépasse aussi celle des salaires et l'endettement des familles se généralise.

          Le capitalisme utilise également d'autres moyens pour ponctionner davantage le peuple-travailleur comme la fiscalité. (voir article IC n° 81), l'augmentation des tarifs des services publics, les déremboursements et franchises de l'assurance maladie.

          Les principaux traits et exigences de la loi économique fondamentale du capitalisme actuel sont: assurer le profit capitaliste maximum par l'asservissement et le pillage systématique des peuples des autres pays, surtout des pays dominés, par les guerres et la militarisation de l'économie mondiale et en premier par l'exploitation, la ruine et l'appauvrissement de la majorité de la population d'un pays donné (par ex: le capitalisme monopoliste français qui s'enrichit de l'appauvrissement de la population de la France).

Aujourd'hui, 3 emplois sur 4 créés en France sont des emplois précaires ou à temps partiel!

 

En France, 13 millions de personnes payées en dessous du SMIC!
Chaque année 40% des salariés voient leur salaire baisser!
Le budget logement atteint désormais 29% du budget des familles! il atteignait 4%
dans les pays socialistes...

 

 

 

          TABLEAUX

 Année

Produits

 2000
Prix (avant euros)
 2006
Prix (après euros)
 Evolution
  Baguette de pain  0,46  0,85  +86%
 litre de lait  0,40 0,94   +183%
 Pommes de terre (5kg)  0,23 4,30   +1781%
 laitue  0,69 1,20  +74% 
 Gaz butane 19,82  26  +31% 

 

 Salaire moyen en euros  1603 1731  +6% 
 temps partiel et précaires
(en nombre)
 5,8 millions (26%)  7 millions (31%)  + 5%      
 CAC 40 ( en point)  2900 5500  +89% 

 

Les principaux traits et exigences de la loi économique du socialisme (après la révolution) pourraient être: assurer au maximum la satisfaction des besoins matériels et culturels sans cesse croissants.

Sous le socialisme, chaque gain de productivité sera répercuté en baisse du prix des objets de nécessité courante, c'était le cas en URSS sous STALINE.

La loi de développement harmonieux remplace la loi d'anarchie, de paupérisation et de rapine de la production capitaliste. Voilà ce à quoi nous œuvrons!

          Dans l'immédiat, la revendication centrale pour combattre le capitalisme est bien la défense du pouvoir d'achat par la hausse du salaire réel de base. retour au sommaire

 


UNE JUSTICE DE CLASSE, TOUJOURS PLUS AU SERVICE D'UNE CASTE

          La réforme de la carte judiciaire s'inscrit dans le prolongement de la loi de décentralisation (exigence aussi de l'UE). Elle vise à "régionaliser" justice de proximité, à renforcer la gestion néolibérale des effectifs par la suppression de tribunaux et de personnels. À la clé, se situe la fermeture annoncés de 178 Tribunaux d'Instance sur 476, de 23 TGI sur 181. Ces tribunaux d'Instance sont amenés à régler les affaires de surendettement, de retards de loyers ou de pensions alimentaires, c'est-à-dire à juger les affaires dont sont victimes les couches populaires.

          63 Conseils de Prud'hommes sur 271 seraient supprimés. Le gouvernement veut donc parallèlement au démantèlement du Code du Travail, affaiblir encore plus la défense des travailleurs face à l'arbitraire toujours plus grand du patronat. Pour plaider leur cause, les salariés, notamment les licenciés, devront parcourir à leurs frais de longues distances. De plus, le traitement des dossiers (et des indemnités) sera beaucoup plus long!

          Cette refonte générale de la justice obéit à la logique néolibérale mise en œuvre par la "révision générale des politiques publiques" (RGPP). L'attaque se généralise contre les services publics de proximité, avec la baisse des crédits et des effectifs. Cette réforme va accentuer l'inégalité de développement et la concurrence entre villes et régions. Le clientélisme politique devenant la règle. Ainsi, si l'on prend la Somme et l'Aisne, deux départements de 500 000 habitants, le premier sera doté d'un TGI, le second de trois! (l'Aisne n'ayant pas de députés de droite!).

          Avec cette politique, loin de renforcer l'économie locale, c'est tout le tissu social de certaines petites villes qui sera considérablement affaibli. Les droits déjà limités de défense juridique vont être restreints toujours plus, notamment pour les familles modestes. Cette contre-réforme voulue par le Capital a évidemment le soutien de certains sociaux-libéraux, comme Élisabeth GUIGOU qui salue de "courage (sic!) de Rachida DATI" et rappelle qu'elle fut précurseur de ces mesures sous JOSPIN.

          Pour la bourgeoisie monopoliste, il s'ait bien de renforcer le contenu de classe capitaliste de la justice et de limiter la justice de proximité, jugée moins sévère. L'annonce par Mme DATI de l'instauration d'une franchise, pour les bénéficiaires de l'assistance juridique, le divorce confié aux notaires, attestent de cette justice toujours plus anti-pauvres.

          Cette justice de classe pour la caste oligarchique financière se confirme dans les moyens renforcés donnés aux juridictions d'exception, destinées à réprimer le mouvement syndical et ouvrier.

          L'URCF salut le combat des populations et des personnels de justice pour la défense des services publics de proximité, pour la défense de l'emploi local, pour le droit à l'assistance juridique!

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L'EUROPE et le TRAITÉ.

Contre le putsch institutionnel

          Au mépris du résultat du référendum du 29 mai 2005, qui vit le rejet par le peuple du projet de Constitution de l'UE, SARKOZY applique, sur une échelle et à un rythme plus grands que son prédécesseur, l'ensemble de son contenu et signe un Traité dit "simplifié" qui en codifie l'essentiel, les références aux "valeurs" de l'Europe ayant été retirées puisque plus nécessaires vis-à-vis de l'opinion.

          L'imposition de ce Traité relève d'un putsch institutionnel de révèle le peu de démocratie qui existe dans les États capitalistes. En réalité, c'est la volonté de la classe bourgeoise dominante qui a force de loi. SARKOZY applique la politique libérale dictée par les grandes entreprises. La construction européenne capitaliste nécessite la liquidation des protections des travailleurs (droits démocratiques, Code du Travail, salaire minimum, limitation des horaires...) afin de permettre leur exploitation partout aux conditions les plus avantageuses pour les monopoles. Le volet répressif et militaire est bien sûr maintenu, permettant la répression des organisations révolutionnaires, la chasse aux immigrés, les interventions militaires sur tout le globe pour les intérêts des monopoles. Si une politique sociale d'un État menaçait la "stabilité du marché" (par ex: par la nationalisation), les autres États auraient le droit d'intervention.

          Le Traité donne aussi une valeur constitutionnelle à la "Charte des droits fondamentaux" qui constitue une régression par rapport aux acquis de plusieurs pays et reconnaît le droit aux forces de l'ordre de réprimer par les armes une émeute ou une insurrection.

          L'adoption de ce texte constitue donc une étape supplémentaire dans la construction de l'UE, machine de guerre contre les peuples. Devant l'extension de la rentabilité financière à toutes les activités humaines et à tous les secteurs de la société, les discours sur "l'Europe sociale" ne servent qu'à détourner les travailleurs de la lutte nécessaire contre le Capital et l'impérialisme européen. C'est en effet par la lutte que la politique néolibérale sera mise en échec. La revendication d'un second référendum, portée par quelques forces démocrates, ne doit pas prendre le pas sur la dénonciation du pouvoir dictatorial de SARKOZY, le refus des diktats de l'UE, la lutte anticapitaliste.

          Les communistes apportent leur soutien aux travailleurs qui s'organisant face aux régressions de civilisation et à la destruction des acquis. En même temps, ils doivent s'opposer aux mesures de fascisation et au pouvoir personnel (expression de la dictature des monopoles) conféré par la Constitution de la Vè République. retour au sommaire

           


Solidarité USAGERS/GRÉVISTES :L'URCF publie ci-dessous un communiqué du CSUG et s'associe à cette initiative de solidarité

  Ras le bol de la campagne mensongère des médias

Depuis une semaine sur les médias télévisés, financés par tous « les citoyens de droite et de gauche » comme les divers journaux aiment à présenter les « antiblocages », nous sommes utilisés en tant qu’usagers comme chair à propagande par le pouvoir et ses hommes des médias, sur un thème unique : « la galère ».

« Galères en prévision » (France 2. « 20 heures ») ;  « pluie et vent, un jour de galère donc pour des millions d’usagers des transports en commun » (JP Pernaut. TF1-13heures) ; « galères en perspective » (PPDA. TF1) ; « Quelle galère ! » (A. Pulvar. France 3). Le bouquet allant au toujours très zélé (vis-à-vis du pouvoir) JP Pernaut qui  prononce les mots suivants : « Troisième jour de galère pour les usagers qui eux n’ont pas le choix et doivent travailler jusqu’à 65 ans, tous les matins ». Les journalistes étendent le terme « usagers » aux « bons »  étudiants qui veulent travailler « pour préparer leurs examens proches ». « La police a dû intervenir pour défendre la liberté d’étudier à Nanterre » (France 3). Quelle démocratie originale  qui voit la matraque au service de la culture !

« De droite ou de gauche, la majorité des étudiants sont antiblocage » (Toutes les chaînes) et les autres ?  « Pas Français ! », comme sous Pétain ?

Nous,  usagers sommes invités généreusement à parler au micro, on voit même des envoyés spéciaux devant les gares, toute la journée, pour recueillir les précieux témoignages. On commence par l’usager compréhensif devant les grèves (c’est cela l’objectivité !!!) mais on coupe ses arguments, ensuite «l’usager pétant les plombs », on le voit casser une poubelle sur un quai de métro (France 2),  une autre déclarer, sans émoi du présentateur «  Il faut fusiller ces gens là ! »,  après quoi le journaliste pourra conclure doctement « l’énervement devient un peu plus fort chaque jour !». On termine par une note « sociale », par « l’usager affolé » « je vais perdre mon boulot si j’arrive en retard ». Une question sous-jacente nous taraude : y aurait-il des patrons  incompréhensifs ?

Non, le reste des informations constitue un démenti à cette pensée interdite sous le règne de Sarkozy. Les patrons sont formidables : « Grâce à leur employeur, les salariés ont été autorisés à dormir dans une yourte installée dans la cour (France 2), « largesse d’un patron hôtelier compréhensif qui a donné des chambres à ses employés » (TF 1).

Et puis, si vous n’avez pas compris, il y a le ton martial, militant de JP Pernaut : « La mobilisation syndicale se heurte à la volonté très claire du gouvernement de créer un système plus équitable de retraites, c’était dans le programme de Nicolas Sarkozy, pour lequel les Français ont voté ! ».

On  ne peut s’étonner après de la faiblesse de la syndicalisation dans notre pays, où les médias présentent comme défenseur des inéquités… les organisations syndicales !

Sur quelles ondes accordera-t-on, un temps de parole aux usagers de la télévision privée ou publique, devenue un outil de propagande pour le président et le gouvernement ? Peut-on croire un instant, que spontanément les journalistes, sans directives de l’Elysée, parlent d’une même voix de »galère » ?

Actuellement, les journaux s’intéressent à la liberté d’expression au Liban, espérons que les Libanais s’intéressent aussi à notre propre liberté et droit à l’information !

 Qui sont les réels privilégiés ?

Toute l’année, rentabilité financière oblige, nous sommes des clients, lorsque des grèves surgissent, nous devenons  subitement, dans les médias, des usagers.

Usagers, nous le sommes, nous pouvons voyager, tôt le matin et tard le soir, le week-end et jours fériés compris, parce que des salariés, qu’on veut nous opposer, remplissent leur mission de service public.

On nous rebat les oreilles, des prétendus « privilégiés » que seraient les cheminots ou les transporteurs publics. C’est un mensonge !

Nous n’acceptons pas comme usagers mais aussi comme travailleurs de nous laisser diviser pour le seul profit du patronat et du pouvoir à son service.

La pension des cheminots se monte en moyenne à 1406 euros mensuels (-13 % par rapport aux autres salariés), certes ils partent en retraite à 55 ans à certaines conditions mais ils cotisent  davantage.

L’espérance de vie, un critère ignoré du MEDEF et du pouvoir, pour un ouvrier ou un cheminot s’avère de12 ans inférieure à celle d’un membre des professions libérales ou d’un patron.

Où sont les fiers à bras des médias opposés soi-disant aux privilèges, quand Sarkozy a accordé un cadeau fiscal de 15 milliards d’euros à tous les membres de l’oligarchie financière, s’est généreusement augmenté de 200 %, quand les membres des conseils d’administration d’EADS  gagnent en spéculant contre leur entreprise 1,5 milliard d’euros. Les voilà les véritables privilégiés que nos actions doivent cibler, ceux qui se lèvent tard et vivent des fruits du travail des salariés de plus en plus mal payés !

 L’indispensable solidarité avec les grévistes.

Le sommet de l’Union européenne à Lisbonne (2000) a fixé l’objectif aux gouvernements de reculer l’âge du départ en retraite à 65-67 ans. La démographie sert de prétexte à réaliser de substantiels profits car le patronat sait que les salariés, usés par une vie de labeur, préfèreront partir  avant 65 ans avec une retraite diminuée ou en ayant recours à des assurances et fonds de pension qui rapportent des milliards boursiers aux capitalistes et spéculateurs.

Les réformes allongeant le temps de travail de 37, 5 annuités à 40 ans( 1993) dans le privé puis en 2003 dans le secteur public, ont été présentées en leur temps, comme moyen de solutionner les déficits des caisses de retraite. En 2007, au nom de « l’équité », Sarkozy s’attaque aux régimes spéciaux qui financent d’autres caisses (agriculteurs, commerçants). La retraite à 55 ans pour les métiers pénibles et à 60 ans pour tous, comme celle de nos aînés (c’est cela aussi l’équité), ne pourra l’être qu’en taxant les revenus du capital et de la bourse.

La grève des cheminots, des agents RATP, des transporteurs urbains, étudiants, celle le 20 novembre  des enseignants, agents hospitaliers, électriciens est la nôtre, leur lutte permettrait à chacun de bénéficier de nouveaux droits. Le pouvoir et les médias opposent le privé et le public. Dans les médias,  les défenseurs de la « liberté du travail » n’évoquent jamais la violation du droit syndical, la difficulté de se syndiquer dans les PME, jamais le chantage à la perte d’emploi dans les entreprises privées, c’est pourquoi nous saluons les salariés du privé qui participeront à la grève du 20/11.

L’intérêt des usagers, au-delà de la gêne occasionnée par l’entêtement du pouvoir, est de soutenir le mouvement gréviste, l’équité doit se faire par le haut afin que les générations nouvelles ne soient pas pénalisées, que les contrats de travail soient respectés.

Usagers, solidaires des grévistes, faisons nous entendre partout !

COLLECTIF SOLIDARITÉ USAGERS-GRÉVISTES adresse mail:CSUG75@gmail.com

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2008: PLUS QUE JAMAIS SOLIDAIRES DE LA PALESTINE

Confronté à une offensive de l'impérialisme, favorisé par la victoire de la contre-révolution bourgeoise en URSS, en l'absence de base arrière, le mouvement de libération nationale traverse des difficultés.Pour le peuple palestinien, ce phénomène atteint un degré supérieur avec la montée des courants de capitulation et de l'islamisme, ainsi que la relative faiblesse des forces communistes et authentiquement démocratiques-révolutionnaires.

          Le mouvement national palestinien est à un tournant de son histoire. Le marxisme nous enseigne que la bourgeoisie nationale, qui a jusqu'alors dirigé le mouvement palestinien, présente un double aspect. D'un côté, spoliée par l'impérialisme, dans le cas palestinien, elle est même privée d'une véritable existence nationale faute d'État, et de l'autre, en raison de sa nature capitaliste, elle est aussi encline au compromis avec l'impérialisme. Lorsque la classe ouvrière et la paysannerie sont trop faibles pour conquérir l'hégémonie sur le mouvement de libération (c'est le cas en Cisjordanie ou à Gaza où il n'y a pas de véritable infrastructure économique), la bourgeoisie nationale a pris les rênes. Dès lors, le compromis avec l'impérialisme peut se réaliser sur l'octroi d'une indépendance formelle, la dépendance économique réelle vis-à-vis des grandes puissances capitalistes engendrant une situation semi-coloniale. Ce danger existe en Palestine occupée.

          Les accords d'Oslo présentaient des pièges pour la Résistance palestinienne. Principale composante de l'OLP, en raison aussi de sa reconnaissance diplomatique, le Fatah a pris la quasi totalité de l'appareil de l'autorité palestinienne. L'absence de démocratie interne - pas de Congrès de l'OLP depuis plus de 20 ans - en raison notamment des critiques de la gauche sur les accords d'Oslo, a eu des conséquences négatives, ne permettant pas à la critique populaire de se faire entendre. La corruption de hauts cadres (après des années de privations et de dangers), le détournement des aides internationales et la recherche à tout prix d'une "pax americana", attestent de la dégénérescence d'une partie du Fatah. Ce phénomène n'est pas univoque, la base du Fatah autour de BARGHOUTI a continué la lutte y compris armée contre l'occupant sioniste.

          Les élections législatives de janvier 2006 ont sanctionné les dérives de certains cadres du Fatah et donné la victoire au Hamas islamique. L'autorité palestinienne dirigée par ABBAS, après la mort d'ARAFAT, n'a depuis poursuivi qu'un objectif: empêcher le Hamas de gouverner. Étroitesse partagée par le Hamas, qui refuse de rejoindre le front national uni incarné par l'OLP. Les affrontements fratricides sanglants sont devenus inévitables, faisant le jeu des impérialistes et des sionistes.

                    Le 14 juin 2007, c'est le coup de force du Hamas à Gaza, qui s'est traduit par la fermeture de sièges d'associations sociales et politiques, la fermeture de radios des forces populaires, l'interdiction de plusieurs journaux progressistes. En novembre, l'Autorité palestinienne répond par une bipartition de fait ente Gaza et la Cisjordanie, 500 militants du Hamas sont arrêtés, 120 associations de secours et d'entraide (proche des islamistes) sont interdites, alors qu'elles pourvoyaient au ravitaillement d'urgence pour les pauvres.

          En décembre, s'est tenue une conférence à Paris, sous l'égide des principales puissances impérialistes et d'Israël, ABBAS représentant l'autorité palestinienne (sans que le Hamas et Gaza soient représentés).

          Une aide exceptionnelle d'urgence a été accordée afin de permettre le paiement des salaires des fonctionnaires palestiniens et les mesures financières d'urgence. Engagement a été pris de créer un État de Palestine dans un avenir proche.

          Il est frappant que ce soient les incendiaires, ceux qui ont saboté la création d'une Palestine libre et démocratique qui se présentent maintenant comme ses "meilleurs amis"! L'objectif de l'impérialisme américain, français, britannique, du colonialisme sioniste est de créer un État amputé de Gaza et entouré de colonies de peuplement et d'un mur de la honte! C'est la création d'un Bantoustan ne regroupant qu'une petite partie des Palestiniens.

          Disons-le franchement, ce n'est pas la voie qui donnera la liberté et son État au peuple palestinien. La solidarité de l'URCF s'exerce en premier lieu avec les forces révolutionnaires et progressistes de Palestine: FPLP, FDLP... Ces forces sont certes minoritaires mais elles ont fait preuve de clairvoyance, de lucidité, de courage politique plus que certaines organisations plus importantes. L'URCF partage leur analyse sur la nécessité pour la gauche palestinienne de s'unir afin de peser sur l'exigence d'élections dans l'OLP et la tenue d'un congrès. Cette organisation a su traduire, dans le passé, la nécessité du front de libération nationale, regroupant toutes les couches patriotiques. OLP qui doit regrouper toutes les forces de résistance: Hamas, Fatah et rejeter toute exclusive.

          Notre solidarité doit s'exprimer dans la dénonciation de la politique colonialiste et belliciste d'Israël, le refus du mur, des brimades, des arrestations quotidiennes, des assassinats. Notre solidarité s'étend aussi aux forces anticolonialistes d'Israël afin que leur voix soit connue en France. Il est inadmissible - et cela constitue une grave violation du droit international que des colonies de peuplement soient en place et érigées chaque jour, que 5 000 prisonniers palestiniens restent dans les geôles du colonisateur. Exigeons leur libération immédiate.

          Ce sont-là des passages obligés vers l'objectif central du peuple palestinien: assurer la création d'une Palestine libre, démocratique, pacifique sur l'ensemble de son territoire, avec le retour des réfugiés, conformément à la résolution 194 de l'ONU (1948), avec Al Qods comme capitale! retour au sommaire


VENEZUELA  

Une courte majorité des électeurs vénézeliens à rejeté le projet de réforme constitutionnelle visant à une "transition socialiste du processus bolivarien".

          Trois millions de voix ont manqué au camp bolivarien par rapport aux dernières élections, mais ont peu profité à l'opposition. Celle-ci avait lancé une campagne de désinformation et de calomnies, disant qu'en cas de victoire du OUI, on enlèverait les enfants à leur mère, qu'on abolirait la liberté de culte... La grande majorité du peuple sait cependant qu'elle doit à CHAVEZ un grand nombre d'acquis en matière de scolarisation, de participation citoyenne aux décisions, d'accès gratuit à la santé...  Mais la réaction a su jouer sur un certain nombre de mécontentements et d'insuffisances liés au fait que la propriété et l'État capitalistes sont toujours en place: difficultés d'approvisionnement, problèmes de logement, corruption, entraves bureaucratiques aux réformes.

          C'est un fait qu'un certain nombre de carriéristes se sont rués sur les postes de responsabilité dans l'appareil d'État et du PSUV. CHAVEZ a cependant tiré de la défaite la leçon qu'il ne fallait pas précipiter les étapes et qu'un passage au socialisme (du reste non défini scientifiquement) était prématuré.

          Les classes moyennes n'ont pas encore rompu avec la bourgeoisie réactionnaire; les bases économiques sont insuffisantes. La classe ouvrière ne joue pas un rôle dirigeant. De plus, la bourgeoisie a su présenter un visage "modéré" en se prétendant défenseur de la Constitution face à un soi-disant pouvoir dictatorial. Elle sait qu'un putsch semblable à celui de 2002 provoquera une insurrection populaire qui mettrait en péril sa position, ce qui serait susceptible de déboucher sur la révolution socialiste.

          Le Parti Communiste du Venezuela, quant à lui, tire du résultat la conclusion que la lutte contre les préjugés anticommunistes doit être renforcée, que la conscience socialiste a néanmoins progressé parmi les masses, qu'il est nécessaire de construire un instrument politique et une direction politique de la révolution nationale démocratique. retour au sommaire

 


L'Arche de ZoéActe humanitaire ou trafic d'enfants?

(Courrier envoyé par Maud des Yvelines
"Il y a quelques mois, les responsables d'une ONG "l'Arche de Zoé" décidaient d'embarquer une centaine d'enfants orphelins dont les parents auraient été tués dans la guerre au Darfour.

          Puis on apprenait que c'étaient des petits Tchadiens qui avaient des parents et pour les autorités tchadiennes s'opposaient à leur départ, considérant ces faits comme un rapt.

          Imaginons deux secondes une situation inverse: une organisation humanitaire africaine décide l'embarquement d'une centaine d'enfants de France pour les faire adopter en Afrique, sous prétexte qu'ils n'auraient pas de famille et seraient livrés à eux-mêmes? Cela soulèverait un tollé général de la part des médias et des pouvoirs coercitifs à leurs bottes, déclarant "un jugement inacceptable, inéquitable" alors que, dans ce procès, ces mêmes termes sont prononcés mais à l'encontre des autorité tchadiennes.

          Je ne peux m'empêcher de juger que des relents de colonialisme planent dans cette affaire, car l'adoption d'un enfant n'est pas une opération hasardeuse; elle obéit à des règles bien précises; alors que dans cette affaire, des faux en écriture ont été réalisés ainsi que de fausses blessures pour pouvoir justifier d'un "acte humanitaire" qui est en réalité un trafic d'enfants, démontrant que, sous le capitalisme, tout est bon pour faire du profit sur la misère humaine." retour au sommaire

 


DALKIA  : Quand le réformisme rime avec harcèlement

Le 16 janvier 2008, au Tribunal de Prud'hommes de Caen,

Évelyne GAILLET réclame la réintégration à son poste de travail

chez DALKIA (Veolia Environnement) à Caen.

 

Rappelons-vous, il y a un an, mes camarades de l'URCF titraient leur premier journal de l'année en réclamant justice, en dénonçant les conditions de mon licenciement, tant abusives qu'outrageantes.

Rappel des faits:

          Sur le plan national

          L'opposition de notre syndicat à l'adhésion de la CGT à la CES en 1999, et aux orientations des 46è et 47è Congrès confédéraux sur le "syndicalisme rassemblé" a rapidement nourri des animosités de la part de la Fédération CGT de la Construction (...)

(pour les détails, l'intégral de ce texte est disponible sur le site).

          Sur le plan régional (Nord)

          En 2003, énième restructuration de DALKIA.

          Conséquences: la région Normandie (dans laquelle j'exerçais mes mandats d'élue et de mandatée au sein de la CGT) est rapprochée de celle du Nord pour n'en faire qu'une. Elle aura eu pour effet de concrétiser mes doutes! Et c'est en fin de cette année 2003 que se sont déroulées les élections au sein de la nouvelle région... avec le début des hostilités!

          J'ai pu constater pendant l'année qui suivra à quel point le rôle de la direction de l'entreprise dans la structuration et l'organisation du syndicalisme d'accompagnement symbolisé par un panel de 5 organisations syndicales (CFDT, FO, CGT, CFTC et ... CGT)  constituait une véritable défense relais de la direction des ressources humaines.

          Et là, avec mes camarades de Normandie, j'ai pu à la fois constater les dégâts et commencer à "lutter pour une véritable défense des salariés" et donc a subir une véritable répression tous azimuts, déployée en permanence de la part de cette coalition.

          Pour que vive la démocratie syndicale, mes camarades et moi réclamions l'organisation d'un congrès régional CGT, nous référant aux articles des statuts de notre syndicat.

          Jamais depuis mon adhésion en 1995, aucun congrès de la CGT DALKIA n'a eu lieu. Sauf en septembre 2004, où un congrès à Lille est organisé dans le seul est de provoquer mon limogeage en me destituant de mon mandat de déléguée syndicale.

          J'ai vécu 2004 et 2005 comme un véritable enfer.

          Face à une direction revancharde, elle-même flanquée d'une coalition syndicale conquise au service de la DRH. En 2004, nous n'avons eu de cesse de réclamer la transparence des comptes du CE, dont le budget de fonctionnement (75 000 € en 2005), était utilisé à 90% par les élus sous couvert de frais de bouche (en plus des primes de panier) et d'indemnités kilométriques, malgré un accord leur permettant l'utilisation de leurs véhicules de service.

          Les pressions à démissionner;

          Avec mes 6 camarades élus, rien ne nous a été épargné: insultes, harcèlements, menaces sur l'emploi, non remboursement de mes frais de déplacements dans le cadres du CHSCT et du CE (que j'ai donc dû financer avec mes propres deniers pour continuer le travail de terrain) et diverses ponctions sur mes salaires, prétextant un dépassement de mes heures de délégation.

          Face à ces agressions, 3 de mes camarades nouvellement élus, accusés de vol et victimes de diverses pressions sur leur emploi par la coalition, ont démissionné de l'entreprise en laissant un courrier expliquant ces méthodes fondées sur le ragot, destiné à détruire les personnes en vue de leur démission... nous n'étions plus que 4! puis 3!

          Fin 2004, sur les conseils de l'Inspecteur du Travail, nous interpellions le Tribunal d'Instance de Lille pour l'accès aux pièces comptables du CE.

          Malheureusement, la justice de classes (dans les lieux mêmes de la Direction Générale de DALKIA) nous demandait à mieux nous pourvoir... par manque de preuves, qu'évidemment nous ne pouvions produire, consensus oblige.

Une page de pub à 120 000 €

                    Et pourtant, en 2002, Jean-Luc TOULY, délégué CGT Véolia, devait dénoncer l'achat d'une page de pub à 120 000 € à la "Nouvelle Vie Ouvrière", l'hebdo de la CGT. Cette information lui coûtera son poste de travail. (Voir article revue "Capital" de décembre 2007).

          Jean-Luc TOULY, auteur de plusieurs ouvrages, est actuellement membre de mon comité de soutien pour la réintégration à mon poste de travail. En 2005, notre adhésion au CGT-E a redoublé les violences de la part de nos détracteurs qui s'en prennent également à mes 2 collègues restant, dont l'un sera accusé d'avoir détourné 50 € au CE... ! le second sera sanctionné de 2 jours de mise à pied pour des raisons que la raison ignore. Devant autant de haine, il sera amené à démissionner de l'entreprise également, nous restons donc à 2... jusqu'au bout...!

          Quant à moi je serai, une fois de plus, sanctionnée sur mon salaire par 2 jours de mise à pied pour dépassement des heures de délégation, agressée physiquement par le secrétaire du CE au cours d'une tentative d'accès aux documents comptables, victimes de multiples agressions verbales sexistes, jusqu'au contenu d'une boite de conserve vidée dans le tiroir de mon bureau pendant mon absence. J'aurai, un peu plus tard, à subir des menaces sur ma vie, j'ai même dû déposer plainte. Durant ce temps, les élus pétitionnent contre moi et me font passer pour "folle furieuse", au travers d'un courrier adressé aux 1 350 salariés dans le catalogue "vacances" dont les frais de postage seront entièrement réglés par la Direction.

          Fin 2005, les nouvelles élections se mettent en place dans notre région.

          Notre nouvelle organisation syndicale (le CGT-E) n'ayant pas de représentativité, au sens des critères retenus par les tribunaux), impossible pour mon collègue et moi de pouvoir se présenter au 1er tour.

          La seule solution: faire en sorte d'éviter le quorum au 1er tour pour se présenter au second.

Manipulations électorales pour arriver à leurs fins.

          Si nous n'avons pas obtenu le quorum au second collège, celui du premier nous a échappé officiellement à UNE VOIX: il faut dire que le dépouillement était composé uniquement des candidats qui n'étaient autre que ceux qui nous ont combattus pendant 3 ans... où tous les coups étaient permis... (j'étais seule ce jour-là à vérifier le bon déroulement du scrutin, entourée d'élus qui me barraient, en permanence, l'accès aux tables de dépouillement).

Merci Patron.

          Je dois dire que ma dernière réunion de CE (le lendemain des élections) m'a particulièrement médusée! Les élus, pour remercier le Directeur de ses bons services, lui ont offert 2 bonnes bouteilles de whisky "pour son anniversaire"... Et moi, j'étais licenciée 6 mois plus tard (Code du travail oblige) pour "erreurs de saisie", et ceci en plein mois d'août 2006, c'est-à-dire seule à l'entretien préalable au licenciement (les camarades sont en congés et la Direction refuse de repousser la date).

          Pourtant, je me trouvais à ce moment en arrêt maladie pour état dépressif...!

La mise à mort sociale...

          À ce jour, je suis toujours en situation de chômage, j'ai 54 ans, peu de diplômes, et un lourd passé syndical, donc socialement condamnée à vivre avec à peine 1 000 € mensuels pendant 2 ans et après? (un senior, vu par l'entreprise aujourd'hui, est une personne âgée de 45 ans).

          J'ai naturellement interpellé le tribunal de Prud'hommes de Caen pour réclamer justice et demander la réintégration à mon poste de travail.

          La première audience est fixée le 16 janvier 2008 le matin au Tribunal de Prud'hommes de CAEN. retour au sommaire

 


Le Collectif National Unitaire (CNU). Une initiative qui marquera.

          Ce n'est pas faire preuve d'autosatisfaction que de l'affirmer. Ce meeting a été un réel succès. Par le nombre de participants de 150 à 200 aux temps forts de la soirée comme l'intervention des travailleurs coréens en lutte contre la multinationale française "Lafarge" ou des camarades kurdes. Par l'unité idéologique affichée dans la première partie du meeting par les organisations membres du CNU qui sont intervenus sur les enseignements universels de la Révolution d'Octobre - le rôle et la nécessité du Parti révolutionnaire, du travail légal et illégal, de la dictature du prolétariat, du socialisme comme période transition entre la société capitaliste et la société communiste, du rôle de la violence révolutionnaire comme moteur de la révolution - Mention très bien pour les jeunesses marxistes léninistes d'Albi, de Mourenx et du Rhône qui débutèrent les interventions, réjouissant les "anciens" surpris de voir qu'une jeunesse marxiste-léniniste était prête à prendre le relais.

          À la pause, la preuve était donnée que le CNU était incontournable dans la lutte pour l'unification des communistes de France dans un véritable parti communiste de type léniniste.   

          Après une courte pause, le débat a débuté par l'intervention d'organisations ayant soutenu l'initiative et de celles qui s'étaient inscrites au moment de la pause, suivi par les interventions individuelles. Dans cette partie, des divergences entre les intervenants se sont manifestées, montrant que la lutte contre l'opportunisme, le chauvinisme, le révisionnisme est nécessaire et inévitable pour que l'unité des communistes se construise sur des bases réellement marxistes léninistes. À noter cependant qu'aucune intervention n'a remis en cause la justesse des analyses avancées dans la première partie du meeting.

          Ce meeting aura montré la capacité du CNU à mobiliser les communistes, ce qu'aucune autre organisation se réclamant du ML n'est capable de faire aujourd'hui. retour au sommaire

 


LA FAUCILLE ENTRE LA FAUCILLE ET LE MARTEAU :BASILE, LA VOLIÈRE ET LA BULLE

          Il me souvient d'une récitation apprise à l'école primaire de mon quartier, à Clermont-Ferrand, dont j'extrais ces deux vers:

Basile, dans la cour où glousse la volaille

Sur l'écuelle penché souffle dans une paille.

          La volaille entourant Basile me fait penser à ces messieurs-dames, ministres de l'actuel gouvernement de la France, qui ne se contentent pas, eux et elles, de glousser, caquetant aussi, battant des ailes et piétinant à l'envi. Et je vois, dans la bulle qui grossit au bout de la paille de Basile, un prince-président de la République, tout en crête et ergots, cocoricotant du lever au coucher du soleil, agité de soubresauts, grossissant avec la bulle, la pellicule de savon évoquant l'écran d'une télévision en trois dimensions.

          Est-ce à dire que le gouvernement en question est en fonction?

          Oui!

          Que le Président évoqué dit tout et son contraire, se foutant du tiers comme du quart, c'est-à-dire de nous!

          Oui, Oui, mais... Car il y a un mais. Un mais de taille. À savoir que les personnages s'ébattant dans la cour de Matignon, mesdames et messieurs les ministres, ceux du sérail ou les ralliés de la dernière heure, loin de mal ou de ne rien gouverner, gouvernent - effectivement  - pour le compte des capitalistes - les patrons comme on dit couramment - véritables maîtres du pays - dont ils sont les valets - la valetaille - grassement appointés, si grassement appointés, soit dit en passant, qu'ils n'ont pas besoin, eux de travailler plus pour gagner plus.

          D'autant moins qu'ils arrondissent des fins de mois pourtant faciles, en devenant, à l'occasion, VRP à travers le monde.

          Cette politique a deux conséquences:

          - l'une, d'enrichir plus encore les capitalistes précités,

          - l'autre, d'appauvrir progressivement les travailleurs qu'ils exploitent.

          Elle se traduit également par un renforcement plus ou moins affiché des pouvoirs octroyés aux premiers et par des remises en cause successives, insidieuses ou claironnées, des libertés et des acquis sociaux, conquêtes des seconds. Elle annonce, promesse faite à un Pape, qui fraya avec le nazisme, une prochaine remise en cause de la loi de séparation entre l'État et l'Église. En d'autres termes, la fin de la laïcité en tant que loi fondamentale de notre République. Plus réactionnaire que ce président, fasciné par l'argent et le luxe, assisté par BOLLORÉ dans toutes ses sorties, frayant indécemment avec les nantis de ce monde, plus serviles que le sont les membres d'un gouvernement à sa botte, tu meurs.

          Alors?

          Lecteur, vis et bats-toi avec nous pour en finir avec le capitalisme et ses larbins.

          Toi qui fait partie des 7 millions de Français vivant en dessous du seuil de la pauvreté.

          Toi le retraité qui est un des 1,5 million dont la retraite ne leur permet pas de vivre décemment.

          Toi un des 250 000 sans-abri, paria de la société capitaliste.

          Toi du personnel de santé, toi, de la Fonction publique, maltraité.

          Toi du privé, ingénieur, cadre ou ouvrier toujours plus exploité.

          Toi qu'insupporte la politique spectacle du Prince-président, sa grandiloquence, son affectation, ses effets de manches, ses promesses non tenues, la République et sa famille (bonne chance mon papa), mises au service de ses ambitions, ses aventures galantes offertes au grand public comme Louis XIV exhibait ses maîtresses pour le plus grand plaisir de ses courtisans.

          Toi que scandalisent les privilèges que s'accordent les serviteurs du capitalisme dans les volières institutionnelles, le Prince-président, lui, dans sa bulle dorée, donnant l'exemple.
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ÉCHOS DES LUTTES DANS LES FÉDÉRATIONS

Fédé du Puy-de-Dôme

FÈTE ANNUELLE DE L'URCF

La fête annuelle de la fédération du Puy-de-Dôme aura lieu le 27 janvier 2008, de 10 à 18h, à la salle Jacques BRUN à Église-près-Billom. À l'ordre du jour de cette réunion à la fois politique et festive: Repas fraternel à 12h. Après le repas, les participants pourront assister à un débat. Au cours de cet après-midi, auront lieu une vente de livres et de brochures, une séance de dédicace de ces ouvrages, ainsi que le tirage d'une tombola. Les lecteurs d'Intervention Communiste des départements voisins (Allier, Haute-Loire, Cantal) et les sympathisants de notre organisation sont cordialement invités.

Fédé du Rhône

Le 14 novembre à 9h30, les militants du Rhône ont distribué des tracts auprès des travailleurs de EDF qui participaient à un rassemblement devant le siège régional de EDF à Lyon (Part Dieu). Le tract national de l'URCF a reçu un très bon accueil. En fin de matinée, vers les 11h, nous l'avons aussi distribué aux cheminots réunis en assemblée générale à la Gare de Lyon Perrache. Là aussi, nous avons reçu un bon accueil.

Ce même 14 novembre vers les 14h, c'est aux étudiants qui manifestaient Place Bellecour à Lyon que nous nous adressions avec nos tracts. Nous avons poursuivi le 16 novembre à la manifestation des cheminots auxquels s'étaient joints étudiants et lycéens. Le 20 novembre, toujours à Lyon, à la grande manifestation unitaire (la plus grande depuis celles du CPE), les militants du Rhône de l'URCF et des JCML-69, distribuaient un tract commun, contre la politique de SARKOZY et du Capital. Au total, c'est plusieurs milliers de tracts qui furent distribués.
RÉVOLUTION D’OCTOBRE

            Le 7 novembre, à l’occasion de la commémoration de la Révolution d'Octobre 1917, un rassemblement a eu lieu sur l'Esplanade de la Rue des Pierres-Plantées à la Croix-Rousses, quartier hautement symbolique s'il en est du mouvement révolutionnaire lyonnais. Diverses organisations de jeunes y étaient représentées. Les militants et militantes de l'URCF du Rhône étaient présents avec des tracts et leur drapeau fédéral. Au cours de cette initiative, le secrétaire fédéral du Rhône de l'URCF Stéphane DUBOIS, a fait une allocution à la demande des JCML du Rhône. Pour terminer ce mois de novembre riche en manifestations et initiatives, le 23, les militants du Rhône de l'URCF organisaient dans les locaux de leur fédération, une rencontre - débat sur la Révolution d'Octobre, avec la participation de Jean-Luc SALLÉ, secrétaire Général de l'URCF. Cette rencontre-débat a donné l'occasion d'un échange fructueux, concernant les effets et conséquences bénéfiques sur la société soviétique de l'époque, sur l'ensemble des luttes dans les autres pays, et sur l'avenir de notre société actuelle. À cette importante initiative, nous avons pu noter dans l'assistance la présence de représentants des JCML et du PRCF.

Fédé de la Sarthe

Renault Le Mans: une première victoire!

Le conseil de Prud'hommes de Boulogne (92) a rendu son ordonnance fin novembre 2007 concernant l'affaire des 5 licenciés de Renault Le Mans. Parmi les 5 salariés, 2 sont réintégrés. C'est une décision qui ne laisse pas Renault impunie pour ses atteintes au droit de grève. C'est une première victoire, fruit de la mobilisation ouvrière et populaire au Mans, dans la Sarthe et nationalement. Nous sommes convaincus que ceux qui ne sont pas encore réintégrés pourront faire reconnaître le caractère totalement arbitraire de leur licenciement.

CE Renault: la CGT a récupéré les livres!

Tenace, l'association pour le maintien de la bibliothèque de Renault, déjoue les obstacles et récupère une bonne partie de ouvrages.

L'AMDB (Association pour le Maintien et le Développement de la Bibliothèque du CE Renault. Contact: http://amdb.fr.tc - et - 02 43 41 41 51) respire.

L'association, qui milite pour sauvegarder les livres de l'ancienne bibliothèque du Comité d'Établissement Renault, a réussi à mettre la main sur 3 000 ouvrages. Des volumes qui correspondent au "fond historique" d'une bibliothèque créée en 1945 et fermée en 2005 sur décision du CE. Un CE déchiré depuis lors par des luttes syndicales entre la "majorité" jaune CFDT-CGC (créée et fortement soutenue par la direction de l'usine), qui a voté la fermeture de la bibliothèque, et les élus CGT (pourtant majoritaires à la production et chez les ouvriers), fermement attachés à son maintien. C'est en septembre dernier que les élus CGT ont trouvé le moyen de récupérer une partie du fond: une vente de livres, CD audios et cassettes, des articles de la bibliothèque, était organisée à destination des personnels Renault. Tarif: 1 € l'article. L'association pour le maintien de la bibliothèque "s'est proposée pour racheter la totalité du fond. Mais nous n'avons reçu aucune réponse de la part du CE", relate l'association. Les élus CGT décident donc de passer à l'action: le jour de la vente, ils acquièrent grâce à des fonds avancés par le syndicat, les 3 000 ouvrages. "On voulait absolument éviter la dispersion du fond. On a sélectionné les livres qui nous semblaient les plus fondamentaux". Qui concerne l'histoire du travail, du mouvement ouvrier ou encore de l'usine Renault du Mans. La vente permet d'écouler les ouvrages, mais pas tous. Le CE décide alors d'affecter les invendus à une association caritative. "L'AMDB était sur les rangs, en vain". C'est finalement la communauté Emmaüs de La Milesse qui hérite du cadeau: "7 palettes de bouquins". Mais les élus CGT sont tenaces. Ils contactent Emmaüs, qui accepte finalement de transférer gratuitement à L'AMDB la totalité des ouvrages reçus. Car l'histoire ne va pas en rester là. D'ici la fin janvier 2008, les ouvrages vont être répertoriés et classés en vue de la création d'une bibliothèque inter-entreprises dans la zone industrielle Sud. Le projet n'est pas nouveau; l'AMDB en parle depuis 2005. "Mais cette fois, on a établi un budget de fonctionnement ": 85 000 € annuels en comptant une bibliothécaire à plein temps. Un coût qui justifie l'appel à souscription lancé par l'association.

          L'URCF apporte son soutien à l'association AMDB, au syndicat CGT et aux ouvriers de Renault Le Mans dans la défense  et le développement de leur bibliothèque. retour sommaire

 

 
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