Sommaire IC n°91 MARS AVRIL 2009

ÉDITO: CLASSE CONTRE CLASSE
ENSEMBLE CONTRE LA CASSE DU SERVICE PUBLIC d'éducation et de recherche!
La lutte des Étudiants.
LA LUTTE CONTINUE aussi dans les entreprises..
SOLIDARITÉ DE CLASSE AVEC LES TRAVAILLEURS DE GUADELOUPE - MARITINIQUE - RÉUNION
AUX ANTILLES, LE COLONIALISME EST TOUJOURS EN VIGUEUR
DÉCLARATION DU PARTI COMMUNISTE GUADELOUPÉEN (PCG)
LES BANQUES, UN OUTIL ESSENTIEL Pour l'impérialisme
Contre le pouvoir Sarkozyste, défendons nos droits et libertés démocratiques!
LE CAPITALISME EN DIRECT! surproduction, absurdité du système capitaliste
Les agents EDF dans la tempête pour assurer le Service Public
CRISE DU CAPITALISME ET REFONDATIONS SOCIALES-DÉMOCRATES
SUCCÈS DE NOTRE JOURNÉE du livre marxiste-léniniste
LE PEUPLE PALESTINIEN EST TOUJOURS DEBOUT
ISRAËL: LA COALITION FASCISTE AU POUVOIR
LE 4 AVRIL: POUR UNE GRANDE MANIFESTATION ANTI-OTAN
Le 4 avril : à Strasbourg pour exiger le retrait de la France de l’OTAN
Léninisme et autodétermination
VIVE l'INTERNATIONALE COMMUNISTE! (II)
8 MARS : journée internationale des femmes
ÉCHOS DES LUTTES DANS LES FÉDÉRATIONS
APRèS LE 19 MARS : Poursuivre et amplifier,  la mobilisation continue pour vaincre.
Disparition de Georges Labica et de Jules Molina
POPEYE

                


ÉDITO

 APRÈS LE 19 MARS : POUR GAGNER MOBILISATION PERMANENTE!

Les immenses mobilisations de plus de trois millions de travailleurs dans la rue et les 8 millions de grévistes le 19 mars reflètent la prise de conscience croissante des intérêts contradictoires entre la majorité des couches populaires qui doit se serrer la ceinture et la classe capitaliste qui s’enrichit de la crise de son système. Ainsi, alors qu’il n’y aurait pas d’argent pour augmenter les salaires, sauver et développer le service public, plus de 458 millions d’euros sont distribués principalement aux ménages les plus riches au titre du bouclier fiscal. Les grands monopoles continuent d’afficher des profits faramineux (TOTAL 14 milliards, Véolia 405 millions, EADS 1,57 milliard, en tout 75 milliards pour les seules entreprises du CAC 40).

Malgré la continuation des contre-réformes de SARKOZY et de son équipe, malgré les milliers de suppressions d’emplois, de fermetures d’entreprises, la reprise des expulsions de locataires, la réunion inter-syndicale au lendemain de cette journée d’action n’a débouché sur aucun appel à poursuivre et à amplifier la lutte. Nous sommes en plein dans l’impasse du “syndicalisme rassemblé”, en réalité de collaboration de classe, où la recherche de l’unanimité est le prétexte à l’inaction. De la sorte, les confédérations s’alignent sur les plus réformistes, au lieu de partir des besoins des travailleurs, afin de les organiser, de les mobiliser pour préparer la grève générale. C’est le seul moyen de faire reculer la bourgeoisie. Au lieu de cela, les chefs syndicaux s’en remettent au « bon sens » du gouvernement qu’ils conjurent de mettre en œuvre quelques mesures destinées en réalité à tromper les masses.

Or, la crise du capitalisme ne peut être résolue par le capitalisme. Des périodes de reprise de courte durée pourront encore apparaître au prix d’un appauvrissement grandissant de la majorité des peuples, de guerres et de pillages des pays dominés, d’une répression impitoyable du mouvement ouvrier et démocratique. Mais l’écart grandissant entre la surproduction et la sous-consommation populaire, la loi du profit immédiat et maximum, aggraveront inévitablement la crise et poseront les bases objectives de la révolution. La ligne de démarcation se dresse entre ceux qui cherchent à «sauver l’économie», quelles que soient leurs “bonnes intentions”, et ceux qui luttent aux côtés des masses pour arracher la satisfaction des besoins populaires contre le capitalisme et ses serviteurs. En matière d’organisation, suivons l’exemple de nos frères de Guadeloupe et de Martinique qui ont su se rassembler sur des revendications d’urgence, sur un programme démocratique élaboré depuis plusieurs années et un projet de société basé sur l’Homme et non sur le profit. Outre le soutien indispensable, il faut travailler à fédérer les luttes des enseignants et des étudiants avec les grèves pour les salaires et contre les licenciements de nombreuses entreprises : Glaxosmithkline à Evreux, Continental à Clairoix, Caterpillar à Grenoble… Seul un mouvement interprofessionnel obligera le patronat à céder.

L’URCF appelle les travailleurs et les syndicalistes de lutte de classe à s’organiser sans attendre les consignes des directions confédérales, voire à passer outre si celles-ci visent à étouffer les luttes et à empêcher une grève interprofessionnelle de longue durée, seul moyen pour permettre la satisfaction des besoins immédiats. retour au sommaire

 


CLASSE CONTRE CLASSE : QUAND LE CAPITAL CASSE LES EMPLOIS

 

VIVE LES « CONTI » Continental (pneumatiques, Clairoix, Oise)

Les salariés ont cessé le travail jeudi 12 mars et se mobilisaient contre le projet de fermeture du site. Quelques centaines des 1 120 salariés se sont réunis à l'appel d'une intersyndicale devant le site, menacé de fermeture d’ici un an. Ils ont assisté à une séance de questions-réponses avec le DRH de l'usine, remplaçant au pied levé le directeur, fuyant la colère des travailleurs après avoir été copieusement sifflé et avoir reçu sur le crâne des œufs. En assemblée générale, les salariés ont adopté quelques grands principes, parmi lesquels l'arrêt du travail jusqu'à nouvel ordre, l'exigence de paiement intégral des salaires y compris les jours de grève, et le refus de tout licenciement. La CFTC (majoritaire) et la CGC ayant signé l’accord du retour aux 40h pour «sauver les emplois», les travailleurs ont fait l’expérience qu’il n’en était rien. En réalité, cela n’était que pour assurer les profits capitalistes. La preuve, l'usine Continental de Sarreguemines (Moselle), retournée également à 40h en 2007, va repasser aux 35h, parce que cela va dans le sens des profits.

Continental est le premier employeur privé de l'Oise. Conduits par la CGT plutôt que par la CFTC, les salariés ont mené plusieurs actions symboliques et massivement cessé le travail le jeudi 19 mars au milieu d’une haie d’honneur de la population locale. Mais pour être trahis, encore faut-il faire partie du même camp. Il n’y a qu’un seul curseur dans l’entreprise et la société : du côté du Travail ou du côté du Capital ! Encore une fois, la fermeture de cette usine «malgré les 40h» montre que les promesses de la bourgeoisie - du propriétaire d’entreprise au président de la République (cf. Gandrange) - ne doivent pas nous faire oublier la loi fondamentale du capitalisme : le profit maximum.

L’URCF salue la lutte courageuse et déterminée des ouvriers et des employés de Continental.

L’intérêt de la classe ouvrière est de rejeter la moindre suppression d’emplois. Aucun licenciement ! Aucune suppression d’emploi ! Pas de fermeture d’usine ! Ce sont nos emplois pour vivre aujourd’hui, demain ceux de nos enfants, c’est notre intérêt de classe.

Pour l’heure, les ouvriers de Continental et la population locale doivent s’organiser en comités de défense de l’emploi pour construire un rapport de force lui permettant de sauver Continental, y compris par la nationalisation sans indemnité de ce monopole. retour au sommaire



 

 

ENSEMBLE CONTRE LA CASSE DU SERVICE PUBLIC D'ÉDUCATION ET DE RECHERCHE!

Depuis le 2 février, l’écrasante majorité des personnels universitaires et étudiants est en grève illimitée. Mouvement historique par sa durée et sa créativité, par les convergences interprofessionnelles qu’il a su créer au sein des coordinations et par la prise de conscience atteinte, en refusant une Université et une Recherche sacrifiées sur l’autel des profits.

Ces travailleurs et étudiants en lutte demandent le retrait des récents projets PÉCRESSE et DARCOS, dont le but est d’accélérer le processus de démantèlement et de privatisation déjà bien engagé depuis la loi LRU («Liberté et Responsabilité des Universités») de 2007.

Cette loi organise la mise en concurrence entre universités par le recours aux fonds privés, transformant les Présidents de faculté en «chefs d’entreprise».

Elle avait déclenché une mobilisation importante des étudiants, soutenue par l’URCF.

La LRU n’a pu être repoussée, en raison du rapport de force encore insuffisant, et les conditions d’études se sont encore dégradées. Depuis novembre 2008, la «loi PÉCRESSE» a accouché de nouveaux projets :

- suppression de 1 030 postes accentuant le désengagement de l’État

- modification du statut des enseignants-chercheurs, les mettant à la merci des intérêts financiers et idéologiques du marché unique de l’enseignement supérieur en Europe. Ainsi, le savoir et la recherche sont subordonnés aux besoins du Capital, à la fois parce que l’enseignement supérieur devient une marchandise comme les autres, et aussi parce que le savoir devient un simple savoir faire immédiatement utilisable par les entreprises et l’idéologie bourgeoise.

- suppression de 380 postes au CNRS, et multiplication des recrutements précaires échappant au contrôle scientifique de cet organisme public dès lors gravement menacé de démantèlement.

Enfin, le projet commun aux deux ministres PÉCRESSE et DARCOS, dit de «masterisation», concernant la formation des professeurs, contient tous les éléments du dynamitage du statut d’enseignant fonctionnaire. Ils n’auraient plus droit à l’année de stage rémunéré ni à une formation digne de ce nom via l’IUFM. Quand on sait que les postes offerts aux concours ont été réduits d’un tiers depuis 2005, on voit la finalité de l’opération : que les détenteurs du «master professionnel» ayant échoué au concours - donc les plus nombreux - alimentent le vivier de précaires destinés à l’École publique ; que les concours nationaux soient supprimés à terme ; enfin, la «revalorisation proposée» ne l’est que sous forme de revalorisation individuelle et de nouvelles divisions corporatistes.

On voit l’enjeu d’une telle contre-réforme pour le pouvoir, et la raison pour laquelle DARCOS a fait semblant de reculer le jeudi 12 mars, par l’annonce trompeuse de son report. Les universitaires et étudiants ne sont pas dupes, et ils poursuivent leur mouvement, en travaillant d’arrache-pied à la construction d’un front unitaire «De la Maternelle à l’Université», pour sortir de la situation de pourrissement recherchée par les ministres. Le mouvement s’est heurté aux freins créés par les mesures répressives prises à son encontre (fermetures de facultés, notamment, pour empêcher la tenue des AG), mais aussi par les atermoiements des directions nationales de la FSU et du SNES, qui, sur la pression de leur base, ont dû concéder l’appel à des journées de mobilisations.

L’URCF salue les travailleurs et étudiants engagés dans cette lutte exemplaire. Ses militants agissent pour favoriser les convergences, afin que la victoire soit au bout : pour sauvegarder l’Université et la Recherche publiques, en l’orientant toujours plus vers les intérêts démocratiques et ceux des travailleurs.

Construisons ensemble le front de lutte, qui seul pourra faire reculer les ministres, fossoyeurs du service public d’éducation.


LE BUT EST DE PRÉCARISER L'ENSEMBLE  DES ENSEIGNANTS EN DÉVELOPPANT UN RECRUTEMENT PRÉCAIRE retour au sommaire

 

 

La lutte des Étudiants.

Dans un entretien radiophonique et avec fracas, Mme PÉCRESSE claironna récemment :

«l’enseignement supérieur est une priorité du gouvernement».

Le décret avait pour objectif d’imposer une gestion «type ressources humaines», afin d’individualiser les carrières et les études. En effet, la loi LRU constitue un palier indispensable vers la privatisation totale de l’Université. Comme le déclare le président de la Sorbonne Paris IV (qui n’a rien d’un progressiste), «ces contre-réformes sont les attaques les plus graves contre l’école de la République depuis Vichy».

D’une manière générale, à l’origine de la mobilisation étudiante, on trouve l’exaspération produite par des conditions matérielles de vie et de travail scandaleuses, mais aussi le mépris gouvernemental pour le savoir, dont l’illustration la meilleure est sans doute la location des amphithéâtres de la Sorbonne à des entreprises privées pour le tournage de films ou de séries, des défilés de modes, ou encore pour des conférences néo-conservatrices pour banquiers vieillissants et bourgeois du quartier latin. Au demeurant, les étudiants et les professeurs sont soumis à des fouilles humiliantes et quotidiennes pour entrer à la Sorbonne dont l’accès leur est progressivement restreint. Sa bibliothèque fermera à la fin de l’année universitaire pour une durée indéterminée ; aussi, de sérieuses menaces planent sur les sciences humaines à Paris I, puisqu’il est question de transférer certains de ses enseignements ailleurs. Plus précisément et à l’échelon national, les étudiants sont mobilisés contre la hausse prévue des «droits d’inscriptions», la création d’enseignements privés, la ruine du caractère national et scientifique des diplômes avec leur définition par chaque université sous l’influence croissante de leurs financeurs privés et locaux. Bref, ils sont mobilisés contre la mise en concurrence libérale des universités et contre les conséquences de cette même LRU couplée au «Plan licence», imposant notamment aux étudiants de toute licence une «découverte du monde de l’entreprise» capitaliste par l’intermédiaire de stages non rémunérés dès la deuxième année.

Pour toutes ces raisons et tant d’autres à peine évoquées, les étudiants joignent leurs revendications à celles des universitaires et des personnels administratifs, dans un mouvement de résistance exceptionnel.

Voyous et assistés du CAC 40, hors de nos facs, pour une université démocratique, publique !

Taxons le Capital sans contrepartie, pour la gratuité de l’enseignement supérieur et le développement de la recherche !

VOYOUS ET ASSISTÉS DU CAC 40, HORS DE NOS FACS, POUR UNE UNIVERSITÉ DÉMOCRATIQUE, PUBLIQUE! retour au sommaire

 

LA LUTTE CONTINUE AUSSI DANS LES ENTREPRISES...

NOISY-LE SEC (93)

En grève depuis le 10 mars, les 38 salariés licenciés sur les 88 de l’entreprise LPHP (fabrication de tarama) bloquent depuis une semaine les sorties de produits à tartiner dont Tassos (groupe Amaris Européenne de la mer) est l'un des leaders du marché français.

Un camion qui avait dans un premier temps réussi à entrer grâce à l'intervention des non-grévistes et de la police est finalement reparti vers 21h30 sans sa cargaison en raison de la reprise du barrage par les grévistes.

Le syndicat et les salariés licenciés demandent l'annulation du plan social et la preuve" des difficultés financières alléguées par l'entreprise qui licencie selon elle pour préserver "la rentabilité" du groupe.

Solidarité de classe avec les grévistes, battons-nous jusqu’au bout !



ERDF ET GRDF EN GRÈVE RECONDUCTIBLE.

Les syndicats Sud et CGT des secteurs Edf et Gdf d’Ile-de-France sont entrés depuis quelques jours dans une grève reconductible, sur la base d’exigences en matière de salaire et de maintien de l’emploi. Leurs revendications sont les suivantes :

- 300 € d’augmentation de salaires par mois tout de suite

- Une prime exceptionnelle de 1 500 €.

- L’arrêt immédiat des externalisations. (même les dépannages !!!)

- L’embauche immédiate de personnel sur les postes vacants.

- L’arrêt du gaspillage en tout genre (déménagements, rénovations inutiles, etc.)

Mouvement très suivi. Il montre que, en dépit de la privatisation, les travailleurs d’Edf Gdf n’ont pas renoncé à la lutte de classe.

Voir aussi notre article sur Edf et la tempête. retour au sommaire

 

 

SOLIDARITÉ DE CLASSE AVEC LES TRAVAILLEURS DE GUADELOUPE - MARITINIQUE - RÉUNION


GUADELOUPE: LES LEÇONS D'UNE LUTTE


POUR LE PROLÉTARIAT, LA LUTTE DES TRAVAILLEURS DE GUADELOUPE EST DEVENUE UNE RÉFÉRENCE, UN POINT D’APPUI ET UNE PREUVE ACTUELLE QUE L’ON PEUT FAIRE RECULER LE CAPITAL..

Quelles sont les caractéristiques de la lutte en Guadeloupe ?

Quelles leçons en tirer ?

Sur fonds d’exploitation coloniale par l’impérialisme français, le LKP, un collectif large de 46 organisations (associations de masses, syndicats, partis politiques de gauche) a fédéré les colères provoquées par les souffrances sociales et politiques du peuple guadeloupéen. La misère - 75% de privés d’emploi aux «Abîmes», 25% de la population de Guadeloupe, 50% de la jeunesse - et le racisme colonial ont constitué les bases objectives de la lutte. Le LKP a ainsi pu forger une alliance de classes large : ouvriers et employés y compris les fonctionnaires français, petite bourgeoisie, paysannerie contre la domination coloniale et les «profiteurs».

Ces alliances se sont traduites par une plate-forme à la fois vaste et précise (chiffrée) sur les revendications vitales (200 € etc) ; l’exemple montre que sur un programme collectivement adopté peuvent se fédérer toutes les forces de lutte dans un seul élan pour les faire aboutir et les dirigeants sont ainsi clairement mandatés.

Le spontanéisme n’est pas une caractéristique de cette lutte. La construction du rapport de force a été préparée. Le LKP (collectif contre la «pwofitasyon») qui a dirigé la lutte s’est créé à l’automne 2008 ; des grèves ont par exemple eu lieu en décembre, contre la hausse des prix du carburant.

Les formes de luttes ont joué un rôle déterminant dans la victoire. L’existence de syndicats (CGTG, UTG) éduqués à la création d’un rapport sérieux pour gagner des revendications, a contribué à la construction d’une lutte bloquante et continue dans la grève générale (barrages, barricades, envahissements, occupation de la rue). Les alliances forgées ont permis aussi le ravitaillement partiel de la population en lutte par la petite paysannerie.

Sur le plan des luttes syndicales, la grève guadeloupéenne est donc un exemple victorieux à suivre !

Nos frères de classe de Guadeloupe et de Martinique nous ont montré la voie pour gagner. La grève générale unitaire massive et continue a créé le rapport de forces préalable aux reculs du pouvoir et du patronat, en paralysant les activités économiques de manière durable. On change radicalement le rapport de force, en exerçant une pression constante sur les profits patronaux. Lâcher du lest pour sauver l’essentiel, tel est le credo du Capital quand il est acculé.

Sur le plan politique, la situation guadeloupéenne diffère de celle de la France. Les marxistes-léninistes dans le combat anticapitaliste doivent analyser les sources politiques, économiques, historiques qui sont à l’origine de la misère des peuples des Antilles.

Nul ne peut nier que la structure de la Guadeloupe est marquée par le colonialisme, par le pillage des matières premières, par la propriété de la terre aux mains de quelques grandes familles de latifundiaires, par le rançonnage orchestré autour du prix de l’essence par Total (via sa filiale).

Les décisions politiques sont toutes prises par l’État français subordonné aux intérêts de classe des colons et des grands groupes (monopoles-multinationales) qui dégagent des surprofits de l’exploitation coloniale.

Ainsi a pu se forger ce large front socio-politique contre les profiteurs (d’abord coloniaux). La finalité politique est bien de se débarrasser du colonialisme français, de lier la bataille revendicative et la dénonciation du capitalisme avec sa dimension coloniale ou semi-coloniale. Contre l’État français qui est capitaliste-impérialiste, il faut y forger un large front anticapitaliste, s’appuyant sur les alliances de classe avec toutes les victimes de l’exploitation capitaliste.

Notre but historique est bien de mettre fin au capitalisme et à l’impérialisme français, avec sa politique de domination néo-coloniale. retour au sommaire

 

AUX ANTILLES, LE COLONIALISME EST TOUJOURS EN VIGUEUR


Les luttes exemplaires de nos frères de Martinique et de Guadeloupe pour vivre dignement et rattraper au moins le niveau de vie de la “métropole” ont aussi un contenu de libération nationale dont le but est la cessation de la dépendance coloniale. Derrière le statut de départements accordé après la Guerre, puis de Régions qui transfère en fait plus d’autonomie à la bourgeoisie, le système d’oppression perdure, entravant le développement économique, culturel, moral de ces peuples.

L’État colonial s’appuie sur la bourgeoisie Béké, la plupart descendants des esclavagistes et qui ont hérité de leur racisme ouvert. Quelques familles possèdent et contrôlent la majeure partie du commerce et de la production locale. L’agriculture est également de type colonial : grandes exploitations intensives de banane et de canne à sucre destinées à l’exportation, au détriment de la production vivrière. En Martinique, deux petites exploitations sur trois disparaissent chaque année. L’occupant ne garantit même pas la protection de la production locale, puisque le marché est aussi ouvert à la concurrence des produits étrangers. La Canne à sucre de Guadeloupe est raffinée en France, puis renvoyée au pays au prix fort. Les produits de première nécessité sont eux aussi inabordables. Au lieu de développer une industrie qui pourrait être la base d’une véritable autonomie, la bourgeoisie investit dans l’hôtellerie de luxe et les loisirs, n’hésitant pas à saccager des terres cultivables et l’environnement. La discrimination à l’embauche est d’ailleurs en vigueur dans ce secteur. En effet, alors que des milliers de travailleurs qualifiés sont au chômage, les emplois sont accordés prioritairement à des ressortissants venus de l’hexagone qui restent, dans la plupart des cas, pour une durée limitée. On arrive à des situations où des enseignants débarqués de France et ne connaissant rien de la vie locale (pas même le nom des fruits et légumes) font œuvre, paraît-il, de civilisation, à l’instar des maîtres qui enseignaient aux petits Algériens que leurs ancêtres étaient gaulois.

En Guadeloupe, plus de 100 000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté sur une population de 460 000 habitants. En Martinique, 30 % de la population est au chômage. Un dispositif instauré dans les années 60 permit l’émigration vers la France de dizaines de milliers de travailleurs qui manquent pour le développement de leur pays et rencontrent ici les fléaux d’un même système capitaliste.

L’ordre colonial est maintenu également par la répression, l’arbitraire et le racisme quotidien des juges et des forces de l’ordre, comme l’illustre l’envoi récent de troupes fraîches et comme le rappelle la Révolte de 1967 en Guadeloupe qui fut étouffée dans le sang de centaines de travailleurs qui demandaient eux aussi des augmentations de salaire et une vie digne. retour au sommaire

   

DÉCLARATION DU PARTI COMMUNISTE GUADELOUPÉEN (PCG)

MEMBRE ET AUTEUR DU "LYANNAJ KONT PWOFITSYON"

«La situation socio-économique à l'origine du puissant mouvement social qui paralyse la Guadeloupe ne relève ni du hasard, ni d'un malentendu, encore moins d'un accident de l'histoire.

Il s'agit de l'accélération brutale de la crise structurelle qui mine le pays depuis déjà bien longtemps, sous la conjonction de deux phénomènes : La mise en œuvre de la politique capitaliste antisociale et anti-démocratique agressive du gouvernement français d'une part, et l'explosion de la crise du système capitaliste mondialisé, d'autre part.

(…)

Pour sortir de cette paralysie annoncée en 1999 et réelle aujourd'hui, nous avons deux nouvelles étapes à franchir.

La première est la sortie victorieuse de la bataille menée avec détermination par les masses populaires sous la direction de «Liyannaj Kont Pwofitasyon» contre toutes les «pwofitasyon» et toutes les discriminations dans notre pays.

Contrairement à ce que disent le Secrétaire d'État et le Président du MEDEF, nous ne sommes pas tous responsables de cette situation de déclin économique, de la flambée des prix, du chômage, de la misère sociale et morale qui frappent des milliers de Guadeloupéens.

Les responsables que sont l'État colonial français, les capitalistes parasitaires de France, de Martinique et de Guadeloupe, les élus guadeloupéens assimilationnistes et intégrationnistes doivent répondre sans atermoiement aux revendications des salariés et des citoyens, contenues dans la plate-forme du LKP.

Le Collectif «LKP» qui a déjà remporté une grande victoire morale sur tous ces décideurs, qui avaient pris l'habitude de regarder les travailleurs et le peuple guadeloupéen pour moins que rien, a le mérite de montrer au monde et aux Guadeloupéens eux-mêmes qu'il y a une autre Guadeloupe de compétence, de courage, d'intelligence, de solidarité et d'honnêteté qui émerge de la faillite du système.

La deuxième est la conquête d'un pouvoir politique guadeloupéen.

L'incapacité ou le refus de l'État colonial et des patrons capitalistes, l'impuissance des assemblées locales majeures à apporter des réponses concrètes et fiables aux revendications du peuple ont conduit à la paralysie du système. Cela indique clairement que :

- C'est la faillite de la gouvernance politique tricéphale basée sur le mensonge, le vèglaj, la communication aliénante.

- C'est la faillite du système de l'assistanat économique sur lequel s'est développé un capitalisme parasitaire.

Les contradictions entre les intérêts des travailleurs et du peuple guadeloupéen d'une part et ceux des capitalistes français, martiniquais et guadeloupéens d'autre part sont arrivées à maturité. Il faut les résoudre en faveur du peuple.

Le mouvement enclenché par le «LKP» place les forces politiques qui luttent contre la domination coloniale et l'exploitation capitaliste face à leurs responsabilités.

Ce mouvement fait la démonstration que dans la vie, c'est l'unité d'action sur la base d'objectifs démocratiquement arrêtés qui ouvre la voie du possible.

Le Parti Communiste Guadeloupéen qui, à son XIè congrès des 9 et 10 février 2008, a appelé à la construction d'un Front Patriotique pour un État Autonome de Guadeloupe, invite toutes les forces politiques, sociales et culturelles, toutes les personnalités guadeloupéennes, engagées dans le combat pour l'émancipation de la Guadeloupe, à poursuivre le mouvement du «Liyannaj» sur le terrain politique.

C'est la voie pour que le combat exemplaire mené par le peuple guadeloupéen en confrontation directe avec le système colonialiste et capitaliste français, ne soit pas sans lendemain.». retour au sommaire

 

LES BANQUES, UN OUTIL ESSENTIEL POUR L’IMPERIALISME

La crise économique mondiale que nous subissons depuis un an n’était pas imprévisible, comme essaient de le faire croire les médias à la solde du Capital. Elle est la conséquence de la recherche maximum de profits mise en place par les monopoles. Le pillage des richesses des pays dominés appelés dans le jargon capitaliste «sous-développés», l’exploitation éhontée des travailleurs et la remise en cause des conditions de vie des populations sont les principaux facteurs qui provoquent une crise de surproduction, puisque les marchandises fabriquées ne trouvent plus preneurs. Les capitalistes sont amenés, pour conserver leurs profits, à fermer des milliers d’entreprises petites ou moyennes pour réguler le «marché». À délocaliser en masse dans les pays à bas salaire. C’est dans ce cadre que les banques sont utilisées comme bras armé du Capital, puisqu’elles vont par des refus ou acceptations de crédits aux entreprises, les fermer ou les maintenir en place. Mais il se trouve que les banques françaises ont, depuis des décennies, engagé leurs fonds propres (c’est-à-dire leur capital) dans des opérations spéculatives financières internationales pour réaliser au passage de fabuleux bénéfices. Cette politique avait changé la stratégie des banques françaises au point qu’elles étaient passées du statut de prêteur à celui d’emprunteur sur le marché des Capitaux. On peut penser que les pertes ont été très sévères pour ces établissements, et que les véritables chiffres seront communiqués plus tard. Il existe dans la comptabilité bancaire des moyens d’échapper à court et à moyen terme à la réalité en valorisant des actifs ou en ne les dévalorisant pas au niveau réel mais à long terme. D’ailleurs, les 360 milliards € prêtés par SARKOZY pour renforcer les fonds propres des 6 grandes banques ne sont-ils pas la preuve de ce que nous avançons ! Lorsque SARKOZY annonce qu’il aide les banques pour sauver l’économie, il agit en fait sous la pression des banques monopolistes elles-mêmes. Et ce sont d’ailleurs les deniers publics qui sont utilisés, deniers encore introuvables, il y a quelques mois quand FILLION disait que les caisses de l’État étaient vides !

Alors que l’État s’est porté garant pour 360 milliards € de capitaux afin que les banques puissent les utiliser à leurs activités de crédit, aucune garantie n’a été demandée par le gouvernement, aucun droit de regard, juste de vagues promesses. Le livret A, maintenant collecté par toutes les banques, est détourné vers la spéculation des banques qui n’y avaient pas accès auparavant. Par contre la Poste et la Caisse d’Épargne qui reversent à la Caisse des Dépôts et Consignations le produit de leur collecte verront une partie de cette ressource (22 milliard €) utilisée pour le plan de soutien aux PME, le reste ayant déjà subi de larges ponctions alors qu’il est censé soutenir le logement social.

Comme tous les pays impérialistes, la France utilise ses grandes banques pour rapatrier le produit des pillages que font les monopolistes à l’étranger. La multiplication des filiales de ces banques dans chaque pays permet, avec le soutien de la bourgeoisie compradore locale, de jouer un rôle prédominant dans les décisions concernant les intérêts des multinationales. Chaque grande banque a sa zone de pénétration économique : BNP en Afrique ex-française, Chine, Moyen-Orient, Inde, Brésil; Société Générale dans les Pays de l’Est, en Russie.

Les banques constituent ainsi dans le cadre impérialiste un outil essentiel du fonctionnement du système, et c’est la raison pour laquelle la première privatisation en France qui a été effectuée en 1987 concernait la Société Générale. Les impérialistes ne tolèrent absolument pas qu’un droit de regard, le plus petit soit-il, puisse être exercé sur leurs affaires même quand ils détiennent le pouvoir.

Grâce aux banques et aux impôts, le Capital étend l’exploitation à toutes les sphères de l’existence sociale. retour au sommaire

 

CONTRE LE POUVOIR SARKOZYSTE, DÉFENDONS NOS DROITS ET LIBERTÉS DÉMOCRATIQUES!


Parmi les 3 millions de manifestants, le 19 mars, nombreux étaient ceux qui criaient leur colère contre un seul homme, le président SARKOZY, exigeant sa démission. Ces travailleurs en lutte ne se trompent pas de cible : ?Sarko? incarne en effet toutes les perversions d’un régime qui, en ces temps de crise aiguë du capitalisme, ne peut plus dissimuler son caractère fondamentalement dictatorial de classe. La «démocratie» capitaliste ne sert qu’un seul maître, la classe des possédants, patrons de monopoles et de PME, banquiers, toute une oligarchie financière qui ne connaît qu’une loi, celle du profit maximum. Depuis 50 ans, cette dictature de classe s’est dotée de moyens politiques renforcés pour prévenir les risques de rébellion populaire : la Constitution de 1958 a instauré un régime présidentiel qui a réduit en peau de chagrin les pouvoirs du parlement, tandis que se sont accrus ceux de l’exécutif, pour aboutir à un système néo-monarchique et à son dernier avatar, SARKOZY.

Ce cadre institutionnel autoritaire permet aussi à la classe capitaliste de perfectionner l’arsenal répressif nécessaire à la sauvegarde de son système : SARKOZY président poursuit, en l’amplifiant, l’œuvre de SARKOZY ministre de l’Intérieur, et depuis 2002, c’est l’ensemble de la société qu’il cherche à museler à travers ses mesures sécuritaires, liberticides et rétrogrades.

UNE POPULATION SOUS SURVEILLANCE

Le fichage policier continue de se généraliser, et ce malgré le retrait du fichier EDVIGE, obtenu par la lutte (voir IC 88 et 89). Pas moins d’une dizaine de fichiers, alimentés par les rapports de police, de gendarmerie et des services de renseignements, conservent des informations de toutes natures sur 14 millions de personnes ! (soit près d’un quart de la population) ! Peu importe que la CNIL ait dénoncé leur utilisation abusive, leur caractère mensonger (83% des fiches consultées contiennent des erreurs !) et le non respect des durées de conservation.

On sait que ce qui compte, pour le pouvoir, c’est que ce fichage serve à l’arrestation rapide des opposants actifs et potentiels, en cas de situation révolutionnaire.


RÉPRESSION, CRIMINALISATION ET PRISON, OUTILS DU RÉGIME POLICIER

Les forces de l’ordre capitaliste ont, elles aussi, une «obligation de résultats», en matière de répression policière ; et les chiffres de leurs «performances réalisées» sont éloquents : alors que les prisons connaissent une surpopulation carcérale record (+25% en 5 ans), le nombre de mises en garde à vue a explosé (+70 % depuis 2001), en décalage flagrant avec le nombre de condamnations effectives ; ces gardes à vue, assorties de conditions d’interrogatoire, de fouilles et d’enfermement humiliantes, s’abattent de plus en plus aveuglément sur des citoyens dont le seul tort est d’avoir manifesté, protesté face à des policiers (y compris poliment), aidé des étrangers, sorti des drapeaux contre l’OTAN, ou fait preuve d’impertinence à l’égard d’un représentant de l’État (les «délits d’outrage» ont augmenté de 80% en dix ans…). Parmi ces citoyens, les jeunes sont une cible privilégiée : privés de plus en plus du droit à une éducation de qualité et à un emploi stable, ils sont fichables et incarcérables dès l’âge de 13 ans, soumis à une législation pénale désormais alignée sur celle des adultes (cf. le dernier projet de loi DATI), et promis à l’enfermement pénitentiaire plutôt qu’au traitement éducatif de leurs difficultés (vaste programme de construction d’établissements pénitentiaires pour mineurs).

UNE JUSTICE DE CLASSE, UNE JUSTICE AUX ORDRES

Bien loin de la séparation entre les pouvoirs exécutif et juridique, idéal républicain prôné par la bourgeoisie alors démocratique, le système capitaliste s’est assuré la permanence d’une justice sous contrôle, avec des magistrats (les procureurs) entièrement soumis au Garde des Sceaux, c’est-à-dire à un ministre d’État. Le seul juge dépositaire d’une certaine forme d’indépendance lui permettant d’enquêter sur des affaires gênantes,

notamment dans le domaine politico-financier, et de révéler des scandales (cf. Elf, Clearstream, HLM de Paris, écoutes téléphoniques de l’Elysée, etc.), c’est le juge d’instruction. Et c’est lui, bien sûr, qui, depuis le 7 janvier, se trouve dans le collimateur de SARKOZY, dont le projet de substitution par un «juge de l’instruction» aboutira de fait à sa disparition.

LES BÂILLONS DU POUVOIR

Ainsi mis au pas, les juges serviront encore mieux le pouvoir pour empêcher l’émergence de toute contestation collective anti-patronale et anti-gouvernementale. Déjà, le droit de grève est menacé, aussi bien dans le secteur privé (chantage au licenciement dans les PME notamment ; syndicalistes accusés «d’entrave au droit de travailler», etc.) que dans les services publics («Service minimum» dans les transports et l’école primaire). Les poursuites judiciaires contre des militants syndicaux, associatifs et politiques, contre les journalistes, se multiplient ; la dernière en date, s’en prenant au dirigeant syndicaliste guadeloupéen Elie DOMOTA, pour une phrase accusatrice à l’encontre des patrons békés, est emblématique du sort qui est réservé aux porte-parole des travailleurs en lutte.

EMPLOIS, SALAIRES, DROITS ET LIBERTÉS: MÊME COMBAT CONTRE SARKOZY ET LE CAPITAL!

Mais une telle politique d’intimidation risque fort de se retourner contre ses auteurs, unifiant dans un mouvement global une part croissante de la population. Les libertés démocratiques, conquises de haute lutte, dans le sillage des avancées sociales, sont à défendre et développer comme autant d’outils indispensables à l’expression de la souveraineté populaire : aujourd’hui contre la dictature du Capital, et demain pour construire la vraie démocratie, celle de tous les travailleurs en marche vers une société nouvelle, le socialisme.retour au sommaire

 

LE CAPITALISME EN DIRECT! SURPRODUCTION, ABSURDITÉ DU SYSTÈME CAPITALISTE

40 tonnes de coquilles Saint-Jacques détruites, jetées à la poubelle dans la semaine du 16 au 22 février 2009, un millier de familles de pêcheurs en état de choc.

On lit dans la presse que :

"La pêche à la coquille Saint-Jacques est frappée, victime de la crise."

"Le produit pêché ne se vend pas."

D'autres :

«Il n'y a pas de crise pour la coquille St Jacques! Il y a juste toutes sortes d’intermédiaires, du grand capitaliste propriétaire aux grandes surfaces qui prélèvent leurs profits. Ce sont les véritables responsables de la mévente et des problèmes de la pêche et des éleveurs en général.»

Alors que sur le marché local à la criée, 4 kilos valent 15 €, chez Carrefour (Seine-et-Marne) et Auchan (Essonne) le kilo de coquilles est vendu nettoyé à 21 € 50. «Les pêcheurs sont pénalisés par l’introduction de l’euro et l’inflation, et par l'arrivée massive de "poissons baladeurs" importés à bas prix pour casser les cours ; les coquilliers de la baie de Saint-Brieuc, spécialisés dans la pêche à la coquille Saint-Jacques, apprennent que le pétoncle canadien vient d'obtenir pour sa forme surgelée l'autorisation de s'appeler noix de Saint-Jacques.»

Paroles de pêcheur :

"1,84 €/kg payé au pêcheur, s'ils trouvent la coquille encore trop chère, ils peuvent se rabattre sur la coquille d'importation infectée et moins chère. Le problème vient du circuit de distribution."

D’après ces témoignages, la crise résulterait seulement de l'action de plus ou moins bons intermédiaires. Ce point de vue ne dépasse pas l’horizon de la libre concurrence. Ces vues simplistes permettent surtout de ne pas remettre en cause l'origine profonde du problème, qui est celui du capitalisme, ce fossoyeur d'emplois et donc des produits. Ce capitalisme qui détruit les forces productives et les matières premières : par exemple quand on arrose les pêches avec du gazole pour empêcher de les consommer, ou qu’on laisse pourrir les abricots dans le Gard, etc...

L'évidence de toutes ces destructions abjectes reflète l'état actuel pourrissant du capitalisme, et son nécessaire remplacement par le socialisme, qui nationalisera les industries agro-alimentaires et la grande distribution, et annulera les dettes des petits producteurs.

Non aux diktats de l’Union Européenne ! retour au sommaire

 

LES AGENTS EDF DANS LA TEMPÊTE POUR ASSURER LE SERVICE PUBLIC

La privatisation en marche avec ErDF a révélé le manque de moyens et d’effectifs devant les aléas climatiques de cet hiver. Car, si la tempête du 24 janvier avec le cyclone Klaus a été exceptionnelle, les intempéries de mi-décembre dans le Massif-Central et le Sud-Est ne le sont pas, contrairement aux déclarations des directions d’ERDF qui lancent «à circonstances exceptionnelles, mobilisation exceptionnelle !».

En effet, des chutes de neige importantes ne sont pas rares en Haute-Loire ou Corrèze. Mais pour rétablir dans des conditions difficiles le courant aux 70 000 foyers privés d’électricité, il a fallu 480 agents dont de nombreux renforts venus de toutes les régions de France car le manque d’effectifs est patent.

Plusieurs sites d’exploitations sont supprimés dans le département, avec la perte de 119 emplois à ErDF et GrDF en 5 ans dont 87 pour la seule agglomération du Puy. De plus, comme en Ardèche, les équipes de renfort n’avaient pas le matériel adapté pour intervenir sur le terrain : pas de raquettes pour aller dans la neige ou venaient avec du matériel en cuivre alors que les lignes sont en alu ! L’approvisionnement était compliqué car la gestion des stocks atteignait ses limites, faute de moyens provisionnels adaptés aux besoins. Devant un réseau de distribution d’électricité dégradé (absence de visites de lignes, supports abîmés car non remplacés à temps) les maires de ces communes en colère dénoncent le fait que seul le service marchant bien est celui de la facturation, car la privatisation, en supprimant les sites locaux, a diminué l’ancienne proximité. Nous saluons le dévouement et le professionnalisme des agents EDF mais nous dénonçons les dysfonctionnements croissants d’ErDF, résultant de ces désengagements.

La tempête du 24 janvier dans le Sud-Ouest a amplifié ces dysfonctionnements flagrants dus à la déstructuration de l’entreprise. En temps normal, tous les jours, les agents EDF se battent pour travailler dans le respect de la réglementation et de la sécurité car en sous-effectif permanent.

Pour rétablir le courant au 1,7 million d’usagers, ce sont 1 000 agents aidés de leurs collègues allemands, anglais, portugais et ceux venus d’autres services qui ont travaillé sans relâche. 65 agents bénévoles se sont mobilisés avec l’aide de jeunes retraités pour remettre l’électricité en priorité aux personnes âgées ou celles se trouvant dans des situations difficiles.

Pas d’entretien ni d’investissements : les crédits sont pratiquement nuls pour l’élagage des arbres ainsi que pour les poteaux-bois complètement pourris et qui ne sont pas remplacés à temps.

Au manque de personnel (à Parentis, ils sont passés de 20 à 7 agents, à Morcenx, de 12 à 8 agents et la fermeture du site est prévue en 2010) s’ajoute le manque d’investissements pour l’entretien du réseau et le renouvellement du matériel prouvant l’irresponsabilité d’ErDF quant à sa mission de service public. Malgré leurs conditions de travail qui se dégradent, les agents EDF se sont investis et mobilisés pour rétablir dans les plus brefs délais le courant aux populations locales.

En grève pour leurs revendications et la défense du service public, ceux qui refusent de couper le courant aux démunis ou qui baissent la production de kWh dans les centrales nucléaires encourent de fortes sanctions comme les 6 grévistes assignés devant les tribunaux fin avril à Valence et dont le maintien d’emploi est menacé.

L’URCF soutient la lutte des électriciens et gaziers et dénonce cette privatisation dévastatrice. Comme révolutionnaires-communistes, nous appelons au combat de classe contre cette course à la rentabilité financière et à la casse du service public avec la création de comités populaires usagers/salariés EDF/GDF.

L’URCF agit pour reconquérir le service public et œuvre pour la création d’un pôle public de l’énergie regroupant EDF/GDF avec SUEZ nationalisé à 100% et les sociétés pétrolières.

NON AUX DIRECTIVES DE L’UNION EUROPÉENNE

ARRÊT DES POURSUITES CONTRE LES AGENTS EDF-GDF


VIVE EDF-GDF SERVICE PUBLIC retour au sommaire


    

CRISE DU CAPITALISME ET REFONDATIONS SOCIALES-DÉMOCRATES

La crise économique s’accompagne des dimensions croissantes d’une crise politique. La dictature de classe du Capital a besoin d’une opposition incarnant même «radicalement» l’alternance (si possible avec des limites à sa crédibilité), pour déployer le masque de la «démocratie» sous le capitalisme.

Comme les divers gouvernements de droite ou de gauche sont dans l’incapacité de répondre aux attentes et aux besoins populaires, des équipes nouvelles succèdent aux anciennes pour poursuivre une politique au même contenu de classe. Bien sûr, chaque formation, clientélisme et ambitions personnelles obligent, est intéressée à rester le plus longtemps possible aux affaires.

Tout un temps, MITTERRAND usa du FN pour ligoter l’UMP : de même, le soutien (via les médias, les sondages) au «petit facteur» peut à son tour bloquer l’accès au pouvoir du PS.

De plus, le social-libéralisme du PS étant devenu perceptible aux yeux de nombreux travailleurs, la naissance d’une nouvelle et relativement puissante social-démocratie intéresse vivement le pouvoir capitaliste.

Le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste)

- Les analyses du NPA

L’analyse du «monde en crise» (celle du capitalisme) est globalement juste, l’objectif de l’heure est rappelé (sans préciser qu’il est intermédiaire) : faire payer la crise à ceux qui en sont responsables.

Le NPA rejette à juste titre la théorie de PROUDHON (reprise par le PCF) sur un «bon capitalisme» (l’industriel) opposé au «mauvais» (le spéculatif). Le profit maximum est cité comme objectif des grands groupes. On décrit le stade impérialiste (même si le terme n’est pas repris, comme on occulte toute référence directe à LÉNINE et au léninisme).

Pour le NPA, cette crise appelle à «la nécessité du contrôle des choix et des méthodes de production, au contrôle des moyens de production».

Première ambiguïté. Le flou du terme «le contrôle» laisse supposer que le capitalisme demeure debout mais que son action est limitée par le contrôle ouvrier, une sorte de capitalisme régulé, impossible surtout si cette régulation se veut «anticapitaliste». Si ce n’est pas dans ce cadre, c’est donc la nécessité de la révolution prolétarienne qui est occultée !

Concernant la surproduction en cours et «les restrictions de la consommation» l’analyse du NPA décrit ce qui existe. La politique de CME (capitalisme monopoliste d’État), intervention des États au service du Capital, sans toutefois reprendre le terme de LÉNINE est montrée : «contre les salariés, au secours des banques par leur concentration.»

Notons que l’influence du trotskisme reste prégnante. On n’évoque pas les États nationaux alors que chaque État intervient au-delà de la mondialisation pour défendre «ses» monopoles.

Quelle solution est préconisée par le NPA ?

Le «recours à la planification pour sauver la planète» !

L’anticapitalisme inconséquent du NPA est visible. Niant la théorie marxiste de l’État, comme dictature de classe et obstacle à la liquidation de l’exploitation, le NPA prône une planification mondiale sans renversement de l’impérialisme dans tel ou tel pays ! C’est à la place du vieux trotskisme et sa prétendue «révolution mondiale simultanée» (ne tenant pas compte de l’inégalité de développement entre pays capitalistes) la réforme mondiale simultanée dans le cadre du capitalisme !

La planification en URSS sous STALINE a pu rencontrer des succès remarquables en raison, précisément, de la liquidation du capitalisme par la Révolution d’octobre et de l’existence de la dictature du prolétariat (les Soviets).

«L’urgence sociale»

Le NPA, grâce au potentiel et au dévouement de ses militants, reprend les revendications sociales les plus avancées du mouvement gréviste, revendications défendues aussi par l’URCF et qui sont réalisables dans le cadre du capitalisme par de puissantes luttes de classes.

Toutefois le NPA, sans claire analyse des rapports de production d’exploitation, avance des revendications surprenantes par leur «naïveté».

«Le Crédit gratuit» (quid du rôle des banques au stade impérialiste)

«L’annulation des dettes des travailleurs»

«Réquisition des profits et dividendes des actionnaires» et même «interdiction des paradis fiscaux».

L’anticapitalisme revendiqué débouche sur le social-démocratisme qui occulte la nécessité de la révolution socialiste. Ainsi, le capitalisme reste debout («profits et dividendes»), les banques aussi («crédit zéro» – «interdiction des paradis fiscaux»). Le NPA débouche sur la «moralisation» du capitalisme dont on sait (cf. SARKOZY) que c’est une diversion. Le NPA rêve d’un capitalisme au service du peuple et en cela, malgré tout, il engendre des illusions sur le système ! ! !

L’urgence démocratique

Le social-réformisme du NPA est tout aussi manifeste quand, condamnant à juste titre la Vème République et sa Constitution antidémocratique, il part du combat nécessaire pour abroger cette Constitution et débouche sans révolution sur la «république sociale anticapitaliste» obtenue par d’ «immenses luttes sociales coordonnées» et des «assemblées réunies». En somme, les Soviets sans révolution !

Les marxistes-léninistes défendent les enseignements révolutionnaires des classiques appelant à briser l’État capitaliste lors de la révolution socialiste et à le remplacer par l’État ouvrier et des travailleurs. Une république anticapitaliste qui ne construit pas le socialisme n’est qu’un leurre démagogique !

La lutte contre la guerre et l’oppression des peuples

«En France, les classes dominantes agissent pour relancer un impérialisme en perte de vitesse». Passons sur le pluriel de classe dominante, le pouvoir est exercé par la seule bourgeoisie monopoliste ; ce qui ressort, c’est l’héritage de KAUTSKY sur l’impérialisme comme «politique internationale agressive» non comme stade du capitalisme où la guerre est le moyen du repartage permanent du globe pour satisfaire la loi économique de recherche du profit maximum. Un véritable social-pacifisme (illusions sur une politique pacifique dans le cadre du capitalisme), illustre le programme du NPA.

«Lutter contre toute solution militaire aux conflits», contient une bonne dose de naïveté et entretient des illusions sur le système mondial impérialiste, vœux pieux qui détournent les consciences du bellicisme intrinsèque du capitalisme.

«Développement du Tiers-Monde : paix – justice sociale – protection de l’environnement» et cela sans révolutions démocratiques anti-impérialistes dans les pays semi-colonisés.

«Reconversion des industries de guerre en industries protégeant la paix», «désarmement nucléaire total et unilatéral», «non à l’ingérence coloniale» (sic ! Existe-t-il un colonialisme sans ingérence ?).

Le rejet du léninisme se traduit par la résurgence des théories de KAUTSKY et KHROUCHTCHEV sur le capitalisme pacifié. Là aussi l’opportunisme réformiste souligne le caractère inconséquent de l’anticapitalisme du NPA.

Le NPA est né des limites du seul anti-libéralisme qui permit des avancées à une époque (victoire du NON) mais s’avère insuffisant pour lutter contre le capitalisme en crise. La France est un État impérialiste, la révolution anticapitaliste et le socialisme (dans la perspective du communisme) est la seule réponse pour satisfaire les besoins de l’humanité laborieuse.

Le NPA reprend les fonctions traditionnelles de la social-démocratie de gauche en défendant des revendications justes mais en limitant la lutte au cadre des rapports de production capitaliste (réformes). La construction d’un parti communiste, unifié en France, devient urgente pour faire renaître l’anticapitalisme conséquent fondé sur la lutte pour la révolution et l’alternative socialiste. retour au sommaire

 

SUCCÈS DE NOTRE JOURNÉE DU LIVRE MARXISTE-LÉNINISTE

Le 7 mars étaient rassemblées autour de la table de lecture de l’URCF, les tables du CNU avec les JCML et les ROC-ML, du PRCF, du CDRM, de CL-CGT et du CGT-E Dalkia.

Pour l’occasion, l’URCF a réédité certains classiques marxistes léninistes : le Manifeste du parti communiste, classe contre classe, le gauchisme, la maladie infantile du communisme, LÉNINE et l’Organisation, la guerre civile en France, la Commune de 1871. Ouvrages théoriques qui peuvent aider à la réflexion et qui nous semblent indispensables pour la lutte des militants communistes et syndicalistes actuels.

Pour les publications de l’URCF, la brochure «Non les travailleurs ne doivent pas payer la crise : Analyse du plan SARKOZY, des contre-plans de la gauche parlementaire et axes de luttes immédiates et futures de l’URCF» a connu un franc succès. Citons également une de nos dernières éditions «Gaza comme le ghetto, de Varsovie».

Bien entendu les autres ouvrages ML et l’ensemble des publications de l’URCF étaient proposés à la vente : «les 200 Thèses», «Tactique et Stratégie avec notre Programme» etc. Les éditions EPO, les œuvres de Jean SANITAS, d’Annie LACROIX-RIZ…. avaient également place sur notre table de lecture. (*)

Contribuant à la fraternité ambiante, un bar proposait : mojitos révolutionnaires, rafraîchissements et pâtisseries.

L’appel de Jean SANITAS, grand résistant et membre de notre Comité central a été lancé pour l’édification d’un monument commémorant la résistance armée dans la capitale française.

Les débats sur «comment forger le parti communiste révolutionnaire» et «contre la politique de SARKOZY, quelle riposte sociale ?» ont été riches de l’intervention des participants et de leurs dirigeants, appelant unanimement au rejet de la politique de SARKOZY et de son gouvernement. À cette occasion, nous avons pu vérifier les divergences théoriques et politiques avec les autres organisations, tout en mesurant le poids de l’aspiration à l’unité. L’URCF a lancé un appel confirmant son engagement dans l’unification des rangs marxistes léninistes, afin que, tous ensemble, nous jetions les bases pour la naissance, le plus rapidement possible, d’un parti communiste unique et révolutionnaire en France.

* Vous pouvez vous procurer ces ouvrages en les commandant via l’adresse électronique urcf@wanadoo.fr ou par courrier à notre boîte postale «Les amis d’Oulianov » B.P 40084 75862 PARIS CEDEX 18. retour au sommaire

 

LE PEUPLE PALESTINIEN EST TOUJOURS DEBOUT

Lors de son agression commencée le 27 décembre 2008, Israël a bombardé, assassiné, massacré la population palestinienne vivant dans la bande de Gaza qu’elle soumet toujours au blocus depuis près d’un an et demi. Sous le prétexte de tirs de roquettes artisanales, armes dérisoires, peu précises et causant la plupart du temps des dégâts mineurs (pendant la trêve respectée par le Hamas jusqu’à l’assassinat le 4 novembre de six de ses militants), l’armée sioniste a mené une guerre contre un peuple sans armée avec le soutien des pays occidentaux et la complicité des régimes arabes vendus, en premier lieu l’Égypte, qui refuse l’ouverture de sa frontière et réprime les manifestations de soutien au peuple palestinien. L’État sioniste, dont les crimes sont révélés y compris par ses propres militaires, a bombardé les ambulances et les véhicules et bâtiments de l’ONU, sans susciter la moindre réaction qui n’aurait pas manqué par exemple au Kosovo. L'un des buts de la guerre sioniste était aussi de tester des bombes à uranium appauvri, d'autres faites d'alliages d'un nouveau type causant à retardement la mort de centaines de personnes sans qu'il soit possible de les soigner.

Le maintien du blocus, les destructions continuelles des tunnels de ravitaillement (que les médias nomment “tunnels de contrebande”, façon habile de criminaliser un peuple et de légitimer l'occupation sioniste) par lesquels passent encore d'infimes quantités de produits de première nécessité, prouvent que le plan de génocide à l'encontre du peuple palestinien continue.

À l’isolement de Gaza s’ajoute la division du mouvement palestinien, liée aux choix de capitulation de l’Autorité Palestinienne, en particulier depuis les accords d’Oslo. Avec la bénédiction d’Israël, la police du FATAH a contribué à désarmer les combattants du Hamas en Cisjordanie, détruisant des armes, rampes de lancement de roquettes... À Gaza, des agents fidèles à Abbas espéraient secrètement profiter de l’opération sioniste pour reprendre le pouvoir perdu, avec l’aide des pays occidentaux et sous couvert de forces de “maintien de la paix”. Le Colonel Akram RAJOUB, chef de la Force de Sécurité Préventive d’Abbas à Ramallah, s’est prononcé pour une "force internationale dotée de milliers d’hommes — Européens, Turcs, Arabes — et même des troupes de l’OTAN" (Nouvel observateur.com, d’après Newsweek du 7 janvier 2009). Ces troupes n’auraient d’autre but que de désarmer la résistance et perpétuer l’occupation pour le compte d’Israël. Il est en apparence surprenant que des dirigeants de la Résistance continuent d'être les victimes d'assassinats ciblés opérés par des tirs de missiles alors qu'ils se trouvent dans une maison quelconque ou dans un véhicule. C’est la preuve que l'ennemi dispose d'informateurs en grand nombre. Les positions du parti d’Abbas suscitent de plus en plus d’hostilité parmi la population. Des tentatives de réconciliation entre le Hamas et le Fatah, indispensables pour inverser le processus de destruction de l'unité palestinienne, ont cependant lieu.

Le peuple palestinien n'a cependant pas perdu sa dignité ni sa détermination à récupérer ses terres et à venger ses martyrs. Israël comptait liquider la résistance palestinienne, il l'a au contraire renforcée.

Les militants de l’URCF, qui ont participé aux manifestations de soutien à la Palestine, y compris à celles qui étaient boycottées par ceux qu'indisposaient les slogans dénonçant la capitulation d'Abbas, réaffirment leur détermination à lutter pour un État palestinien avec Al-Qods pour capitale et contre les complices des crimes d'Israël.

Nous exigeons la libération de Salah HAMMOURI, et des 5 000 autres prisonniers politiques en Israël, détenus dans les geôles sionistes.

Halte à l’agression sioniste! Vive la Résistance palestinienne!


Vive la Résistance palestinienne ! retour au sommaire

 

ISRAËL: LA COALITION FASCISTE AU POUVOIR


En décembre 2008, à quelques semaines des élections législatives israéliennes, le premier ministre «délinquant», et criminel de guerre Ehud OLMERT et son gouvernement déclenchèrent une sale guerre contre la population palestinienne de Gaza. Pendant plusieurs jours, ce territoire palestinien fut transformé en enfer de feu et de sang.

La guerre coloniale que mène l’État d’Israël, depuis 60 ans, contre le peuple palestinien, avec la bénédiction des impérialismes US et européens, a connu là son paroxysme de violence, de haine et de racisme exacerbé. Le gouvernement comprenant Kadima, le Likoud, les travaillistes, notamment, ont surenchéri dans l’horreur. Les moyens mis en œuvre «pour combattre le Hamas» dépassent l’entendement et soulèvent l’indignation dans le monde entier. Famine, maladies, massacres, expulsions, destructions massives et systématiques des maisons, emprisonnements, tortures ont ainsi rythmé le quotidien des habitants de Gaza.

La politique génocidaire du gouvernement a eu un écho favorable au sein des masses israéliennes, soumises à une propagande chauvine sans précédent allant jusqu’à tétaniser une partie des forces progressistes et démocratiques de ce pays. L’agression fasciste est ainsi caractérisée tant et si bien que les élections législatives du 10 février ont débouché, sans surprise, sur le contrôle de l’État sioniste par une coalition de partis extrémistes en dépit de la très courte victoire du parti national chauvin Kadima, qui détient 28 sièges à la Knesset contre 27 au Likoud de Netanyahou et 15 sièges à la formation Yisraël BEITENU, de l’ancien videur de boîte de nuit originaire de Moldavie, Avigdor LIEBERMAN.

Vers un gouvernement ultra-réactionnaire

Désigné premier ministre par le président Simon PÈRES, Benjamin NETANYAHU a conclu un accord de gouvernement avec LIEBERMANN qui se voit confier le poste de ministre des affaires étrangères.

Par ailleurs, Yisraël BEITENU récolterait quatre autres portefeuilles dont celui de la «sécurité intérieure».

L’accord conclu entre les deux partis ultra-nationalistes et fascistes permettrait de déchoir de sa nationalité tout Arabe israélien qui ne reconnaît pas le caractère «juif» de l’État d’Israël ou qui serait soupçonné «d’espionnage». Cet accord prévoit également «l’éradication du Hamas comme objectif stratégique».

Ainsi donc, le fascisme, courant politico-idéologique qui accompagne la crise du système capitaliste, gagne du terrain en Israël, qui annonce ouvertement la poursuite de sa politique expansionniste et l’intensification de la colonisation de la Palestine.

La politique guerrière du couple NETANYAHU/LIEBERMANN fait peser, d’ores et déjà, de graves dangers sur l’ensemble des peuples de la région. Cette politique ne peut se faire sans atteinte aux droits et aux libertés démocratiques des travailleurs israéliens, notamment les plus démunis, qui continueront à payer toujours plus cette politique expansionniste.

Aujourd’hui plus qu’hier, l’heure est à la solidarité sans faille avec le peuple palestinien face à la menace du prochain gouvernement d’occuper Gaza.

L’URCF dénonce la politique de la coalition Likoud-Yisraël BEITENU et réitère son appel à l’organisation de manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, à faire grandir l’exigence, en France et dans le monde, de sanctions internationales à l’encontre de l’État d’Israël. L’URCF considère une nouvelle fois qu’il ne peut y avoir de paix au Proche et Moyen-Orient, tant que justice n’aura pas été rendue aux Palestiniens, tant que l’Irak restera sous le joug des forces d’occupation. retour au sommaire

 

LE 4 AVRIL: POUR UNE GRANDE MANIFESTATION ANTI-OTAN

En 1948, les principales puissances impérialistes de l’époque sous l’égide des États-Unis signèrent le Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). La plus puissante coalition militaire impérialiste était née.

Rappelons que, suite à la contribution majeure de l’URSS dans la victoire sur le fascisme, une quinzaine de pays avait rompu avec le capitalisme et s’engageait dans l’édification du socialisme. De Berlin à Pékin se forma un puissant camp socialiste autour de l’URSS de STALINE. Les États capitalistes craignaient par-dessus tout une extension révolutionnaire surtout en France et en Italie. L’OTAN constituait un instrument de lutte armée clairement dirigé contre le camp socialiste, le mouvement ouvrier et anti-colonial, un instrument de la réaction impérialiste prêt à déclencher une troisième guerre mondiale pour sauver le système capitaliste. L’URSS et le MCI condamnèrent la création de l’OTAN comme instrument de l’impérialisme nord-américain pour son expansion et son hégémonie mondiale. Les troupes yankees se déployèrent dans toute l’Europe occidentale. L’OTAN contribua au réarmement de l’Allemagne et à la fascisation des démocraties bourgeoises en soutenant toutes les opérations anticommunistes du type gladio conduites par la CIA.

La lutte contre l’OTAN aujourd’hui

Ses fondateurs s’étaient engagés à dissoudre l’OTAN, à la disparition du pacte de Varsovie (coalition des armées des pays socialistes). Il n’en est rien. L’OTAN (qui n’a même plus besoin de la couverture de l’ONU) reste le principal facteur et instrument de guerre dans le monde : guerres et bombardements contre la Yougoslavie, puis participation active à la sécession de ses composantes, occupation du Kosovo et de la Macédoine, guerre et invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, livraison de bombes à uranium appauvri et de bombes au phosphore à l’armée sioniste qui ont été utilisées lors de la récente invasion de Gaza. L’OTAN est le bras armé du partage du monde par l’impérialisme avec la création de zones d’influences des divers États agresseurs, un relais de la semi-colonisation en cours du «Tiers-Monde».

L’impérialisme français et l’OTAN

SARKOZY a rompu avec la politique de De GAULLE et a accentué la politique de rapprochement menée pas à pas par POMPIDOU, GISCARD, MITTERRAND, CHIRAC, JOSPIN. En s’insérant totalement dans l’OTAN, SARKOZY et l’impérialisme français s’inscrivent dans la politique de guerre et de contrôle du pétrole, du gaz et de leurs voies d’acheminement pour s’assujettir le Moyen-Orient, l’Asie centrale, encercler la Russie impérialiste et la Chine.

Depuis 8 ans, la France participe à la guerre en Afghanistan qui s’enlise d’où l’appel d’OBAMA à renforcer les troupes. Après être intervenue contre la Yougoslavie, la France continue d’occuper le Kosovo. À l’heure où du Liban à l’Afrique noire, les résistances anti-impérialistes contestent la mainmise des monopoles français tel TOTAL, nul doute que l’OTAN sera mis à contribution si besoin.

L’impérialisme français espère tirer les marrons du feu en devenant le «lieutenant» de Washington même si c’est au prix d’une limitation de sa souveraineté. Les milliards consacrés à la guerre soulignent l’importance du lien à établir entre lutte revendicative et lutte anti-guerre. retour au sommaire

 

Le 4 avril : à Strasbourg pour exiger le retrait de la France de l’OTAN

Le sommet des chefs d’État appartenant à l’OTAN se tient les 4 et 5 avril à Strasbourg, occasion pour les forces anti-guerre de manifester.

L’URCF participe et appelle à participer à cette manifestation en exigeant le retrait des troupes impérialistes d’Irak, de Palestine, d’Afghanistan, du Kosovo, ainsi que le retrait des corps expéditionnaires français d’Afrique. Nous manifestons aussi pour dénoncer la politique de guerre de l’OTAN et faire grandir l’exigence du retrait de la France de cette coalition belliciste et agressive.

D’ores et déjà, les médias annoncent que la ville est sous haute surveillance et que les manifestations sont rejetées hors de la ville, prouvant ainsi le lien entre la politique de guerre impérialiste et les atteintes aux libertés démocratiques, raison de plus pour être nombreux de tous les pays d’Europe à dire :

À bas les guerres impérialistes ! NON au militarisme capitaliste ! Retrait de la France retour au sommaire

 

Léninisme et autodétermination

Les horreurs récentes de l’impérialisme, stade suprême du capitalisme, confirment les pénétrants jugements de la brochure de LÉNINE, La révolution socialiste et le droit des nations à disposer d’elles-mêmes, qui gardent, mutatis mutandis, toute leur actualité. Le totalitarisme capitaliste, dans sa période de crise actuelle, exacerbant les contradictions de classes, aggrave son joug, sous le rapport économique – vie chère, destruction des services publics, privation prolongée d’emploi - comme sous le rapport politique - renforcement de la réaction, multiplication des guerres, renforcement de la domination néo-coloniale, avec son cortège de pillages et de massacres.

À cet égard, le contraste avec la politique d’édification du socialisme apparaît immédiatement : «le socialisme victorieux doit nécessairement instaurer une démocratie intégrale et, par conséquent, non seulement instaurer une égalité totale en droits des nations, mais aussi mettre en application le droit des nations à disposer d’elles-mêmes, c'est-à-dire le droit à la libre séparation politique». Cependant, la révolution socialiste n’étant pas un acte unique, comme ont tendance à le penser d’aucuns, militants trotskisants, rêveurs ou simplement malhonnêtes, le prolétariat, dans sa lutte pour le socialisme - lequel réalisera les aspirations à l’auto-détermination - doit simultanément soutenir les revendications démocratiques.

De même que l’incertitude des luttes économiques en régime capitaliste n’induit pas l’indifférence de l’organisation marxiste-léniniste à leur égard- mais au contraire son soutien- nous ne saurions, sous prétexte du caractère prétendument irréalisable sous l’impérialisme de telles revendications, les ajourner à la révolution socialiste, car ce faisant, nous ferions le jeu de la bourgeoisie. Il importe, là-aussi, d’inclure les revendications immédiates ou démocratiques dans la lutte pour l’objectif stratégique - la révolution socialiste. Aussi le droit à l’autodétermination affirmé par les communistes n’a rien de commun avec l’autonomie nationaliste et réactionnaire suscitée par les impérialistes par l’intermédiaire de leurs agents (comme lors du démantèlement de l’URSS, de la Yougoslavie ou de la Tchécoslovaquie) «Autonomie nationaliste» qui s’avère finalement être une dépendance complète vis-à-vis de l’impérialisme. (le cas de la Lettonie est exemplaire) Au contraire, les marxistes-léninistes révèlent la domination de certains états sur d’autres – l’impérialisme, stade suprême du capitalisme-, et soutiennent les luttes de libération nationales, le droit des nations à disposer d’elles-mêmes, qui signifie leur droit à l’indépendance politique.

Toutefois, cette libre séparation appuyée par les marxistes-léninistes, ne constitue nullement l’objectif stratégique ; il lui est bien plutôt subordonné : le prolétariat ne peut conserver son indépendance qu’en subordonnant sa lutte pour toutes les exigences démocratiques à sa lutte révolutionnaire pour le renversement de la bourgeoisie. La réalisation de ce projet est conditionnée à la jonction, fort difficile, entre la classe ouvrière de la nation qui opprime et le peuple de la nation opprimée. C’est la vraie signification de l’internationalisme prolétarien.  retour au sommaire

   

VIVE L'INTERNATIONALE COMMUNISTE! (II)

Le 2ème Congrès de l’Internationale communiste : tactique et stratégie du communisme

En mars 1919, en Hongrie, la révolution socialiste dirigée par les communistes brisa l’appareil d’État

bourgeois. Le gouvernement révolutionnaire nationalisa les banques, les grandes entreprises, les logements et palais - les revendications urgentes des ouvriers étaient satisfaites. Toutefois, les communistes hongrois ne nationalisèrent pas la terre ce qui ne favorisa pas l’alliance avec la paysannerie.

Cette révolution durera 4 mois ½. La contre-révolution et l’impérialisme, pour prendre leur revanche, ont su s’appuyer sur la social-démocratie qui appartenait formellement au même parti que les communistes ! «Les communistes ne doivent pas oublier les leçons de la révolution hongroise» écrira l’Internationale communiste. En Bavière, la nouvelle république soviétique proclamée en avril 1919 connaîtra le même sort, écrasée par les gardes-blancs (troupes armées par le capital) avec le concours actif de la social-démocratie.

Le second Congrès de l’Internationale communiste (juillet/août 1920) fut un congrès remarquable, traçant les principes généraux tactiques et stratégiques du communisme. LÉNINE vit dans le centrisme le danger principal. Par centrisme, il faut désigner les éléments qui en parole voulaient rejoindre le Komintern tout en sauvegardant les traditions opportunistes du social-démocratisme (DIETTMANN, FROSSARD, LONGUET, TURATI).

LÉNINE eut gain de cause dans le refus d’admettre les partis et responsables centristes dans l’Internationale. Il rédigea 20 des 21 fameuses conditions d’adhésion à l’Internationale communiste qui traçaient une nette ligne de démarcation avec le social-démocratisme de «gauche» qui refusait la lutte anti-guerre, anti-coloniale, la discipline et la subordination des élus et de la presse au Comité central ainsi que les luttes illégales. LÉNINE lutta aussi contre un autre danger, lié à la jeunesse du mouvement communiste : le radicalisme de gauche ou gauchisme. Les éléments gauchistes ne retenaient que certains aspects du bolchevisme : l’offensive immédiate et les Soviets sans voir les luttes multiformes et le processus révolutionnaire qui conduisit à la victoire de la révolution socialiste.

Les gauchistes prônaient la sortie des syndicats jugés instruments du Capital et le refus de participer aux élections sous couvert «d’antiparlementarisme». Pour défendre leurs idées, les gauchistes n’hésitèrent pas à scissionner les jeunes PC.

Les léninistes durent développer leurs thèses sur la question syndicale pour contrecarrer les points de vue gauchistes qui auraient transformé les PC en sectes intellectualistes impuissantes. Ils appelèrent à lutter contre les survivances sociale-démocrates (syndicalisme apolitique et centré sur la seule lutte économique) ainsi que contre l’anarcho-syndicalisme «anti-politique» et tourné uniquement vers la seule grève générale comme voie du renversement du capitalisme, sans révolution et destruction de l’État capitaliste.

L’Internationale communiste recommandait aux communistes de militer dans les syndicats réformistes ou réactionnaires, afin que leur travail permette de rallier les larges masses à la lutte malgré et contre les trahisons de la bureaucratie syndicale. Le second Congrès de l’Internationale adopta une résolution majeure sur la question nationale et coloniale. Fort des travaux de LÉNINE et STALINE sur cette question, le bolchevisme avait la plus forte expérience révolutionnaire dans ce domaine.

Le Congrès appela à l’union autour de l’URSS et des révolutions prolétariennes, des révolutions démocratiques anti-coloniales, alliance de classe qui devait rassembler ouvriers des métropoles et peuples opprimés contre l’ennemi commun : l’impérialisme. Octobre 17, en affranchissant les «peuples allogènes» du tsarisme et de l’impérialisme russe, eut un large écho de l’Orient arabe à la Chine.

Cette résolution éclaira pour des décennies les tâches des communistes des pays colonisés et de la métropole impérialiste avec le devoir pour ces derniers de soutenir résolument les peuples opprimés par «leur» impérialisme. D’où un combat résolu contre les survivances du chauvinisme dans les rangs des PC avec la reconnaissance, dans leur programme, du droit à l’autodétermination jusqu’à la séparation des nations opprimées.

Enfin, le second Congrès adopta une résolution sur la question agraire. L’Internationale communiste prônait une politique d’alliance entre le prolétariat et la paysannerie laborieuse. En tirant les leçons des échecs en Hongrie et Bavière, le pouvoir ouvrier devait donner la jouissance de la terre aux paysans pauvres en expropriant la grande propriété foncière et en nationalisant la terre, pour consolider cette alliance. Les travaux du second Congrès synthétisèrent une expérience considérable et pourtant toujours d’actualité, puisque les grandes lignes tactiques et stratégiques du MCI furent fixées et appliquées dans les années et décennies suivantes avec les succès que l’on connaît ! retour au sommaire

 

8 MARS : JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES

Une journée de lutte révolutionnaire et internationaliste.


Le marxisme a été la première doctrine à poser la question de la femme, selon l’approche de classe et sur une base matérialiste. Avec l’avènement des sociétés exploitant les masses opprimées en raison de la division du travail, la femme a été réduite au rôle de mère et de gardienne du foyer. Les religions ont justifié cette inégalité sociale, en arguant la prétendue «infériorité naturelle de la femme».

Le capitalisme naissant, avide de main-d’œuvre corvéable, entra dans le processus de salarisation des femmes.

ENGELS écrira que la femme, en raison de l’inégalité liée au mariage bourgeois (fondé sur l’inégalité sociale, juridique des partenaires), est la «prolétaire de l’homme» mais que salariée dans les bagnes industriels, elle est «doublement exploitée comme femme et comme prolétaire».

Le marxisme a relié la question de la femme à sa lutte et à la lutte commune de la classe ouvrière et des travailleurs au combat pour l’émancipation finale et la révolution socialiste afin de renverser le capitalisme. Le 8 mars 1857, les ouvrières du textile à New-York sont réprimées par la police lors d’une manifestation. Les revendications féminines qu’elles défendaient, entrent dans les revendications internationales des femmes ouvrières que va populariser la Seconde Internationale ouvrière au début du XXème siècle : diminution des horaires de la journée de travail avec maintien du salaire.

Aujourd’hui, le cours néo-libéral prôné partout dans les États impérialistes vise au rallongement de la journée de travail, et a réintroduit la possibilité du travail de nuit des femmes, de façon à obtenir la plus-value absolue.

À travail égal, salaire égal homme/femme. Aujourd’hui, dans un vieux pays capitaliste comme la France, le salaire des femmes reste inférieur à celui des hommes, de 20 à 30% selon le secteur d’activité. À qualification égale, les promotions sont toujours plus difficiles à obtenir pour les femmes.

En 1907 et en 1910, la socialiste (puis communiste) allemande, Clara ZETKIN, joua un très grand rôle dans l’organisation du mouvement des femmes ouvrières.

Après la victoire de la révolution socialiste d’octobre 17, la création de l’Internationale communiste en rupture avec la trahison des partis sociaux-démocrates, LÉNINE institua la journée internationale des femmes, en hommage aux ouvrières de Petrograd et à Clara ZETKIN qui, la première, avait eu l’idée d’une telle journée internationale de luttes.

LÉNINE rendra un vif hommage à Jeanne LABOURBE, fondatrice du mouvement communiste de France : «Le nom de Jeanne LABOURBE est devenu un nom de combat, un nom qui rallie tous les ouvriers de France dans la lutte contre l’impérialisme français».

Alors que les revendications fondamentales posées au début du XXème siècle n’ont pas été résolues par le capitalisme, l’avenir des femmes travailleuses est dans l’émergence d’un mouvement combatif comme celui des ouvrières de New-York et de Petrograd, dans les Clara ZETKIN, Rosa LUXEMBURG, Jeanne LABOURBE du XXIème siècle.

Aujourd’hui les besoins spécifiques des femmes en matière de soins de santé sont souvent ignorés ou insuffisamment pris en considération.

Dans les pays les moins développés de la planète, dont beaucoup sont en guerre, les femmes courent 300 fois plus de risques de mourir en couches ou de complications liées à la grossesse que dans les pays développés. Et si les conflits armés et les autres situations de violence touchent des communautés entières, les femmes sont plus particulièrement exposées aux viols et à d’autres formes de violence sexuelle. Que ce soit en raison de l’insécurité ou parce qu’elles ne disposent pas de moyens de transport, les femmes ne peuvent souvent pas se rendre dans un établissement médical pour y accoucher sans risque. Encore aujourd’hui, c’est plus de 130 millions de femmes et fillettes dans le monde qui subissent des mutilations sexuelles (excision) - dont 30 000 en France. La lutte pour éradiquer cette tradition mutilante doit être internationale.

Depuis des siècles, les femmes ont subi l’oppression patriarcale et de l’exploiteur, alors que les intégrismes religieux, défenseurs de la femme esclave et soumise pour mieux servir l’impérialisme se renforcent. La voie de la libération des femmes est conditionnée par leur entrée massive dans le combat ouvrier pour le renversement du capitalisme ! retour au sommaire

 

ÉCHOS DES LUTTES DANS LES FÉDÉRATIONS

Fédé du Rhône
Le 19 Mars à Lyon. La manifestation de Lyon, d’après les confédérations syndicales, mais elles ont désormais l’habitude de minimiser les chiffres des luttes du fait de leurs complicité avec le Capital, aurait réuni 45 000 personnes ; il y avait sûrement plus : entre 50 000 et 70 000 personnes.
L’URCF du Rhône avait diffusé avec les JCML du Rhône le supplément d’Intervention Communiste, à l’ensemble des manifestants, ainsi qu’à l’Université LYON II (sur les deux sites : quai du Rhône et Bron). Ils ont diffusé un tract commun aux 2 fédérations, soit plus de 1 400 tracts. Une nouvelle fois, les militants de nos deux organisations ont milité conjointement main dans la main.
À l’issue de la manifestation, à l’appel de divers collectifs, une Assemblée Générale s’est tenue dans la Salle des Congrès de la Bourse du Travail du Lyon. Plus de 500 personnes étaient là pour envisager le prolongement de la lutte dans une perspective de Grève Générale reconductible, et pour élaborer les moyens de continuer l’action au-delà du 19 mars.
À l’issue de cette Assemblée Générale, fut constitué le «Collectif du 19 Mars».
L’ampleur du succès de cette initiative peut être de bon augure pour l’avenir.

Fédé Paris et RP
Notre repas de reprises des cartes accompagné de chants révolutionnaires s’est déroulé le 15 février autour du thème «sur la voie de l’unification». Après avoir adressé aux convives nos meilleurs vœux de lutte et de paix, les conversations se sont articulées autour de «comment s’unifier pour former un parti unique de communistes en France». Des adhésions ont été réalisées, des brochures URCF ont été vendues et notre journal IC a été diffusé.
Le 15 mars, de République à Châtelet, l’URCF était aux côtés des associations de locataires, syndicats et partis pour dire NON à la barbarie du 21ème siècle que sont les expulsions (dont la trêve hivernale s’achève) car avec la crise économique plus dure, de nombreuses familles risquent d’être expulsées. Mobilisons-nous contre la Loi BOUTIN et ses méfaits : soutenons ou initions toutes actions contre des expulsions dont nous aurions connaissance.
Pour réussir le 19 mars, nous avons distribué les tracts appelant à amplifier la mobilisation continue et être après le 29 janvier des millions dans la rue afin de construire le rapport de forces pour vaincre.
Nous étions présents devant les ateliers RATP Championnet, bureaux de poste du 18è ardt, gare de Lyon et Ministère des Finances. Comme d’habitude, nos tracts ont été lus avec grand intérêt.

Fédé du Var
Dans le cadre de la préparation à la manifestation du 19 mars, les militants de l’URCF, ainsi que des sympathisants ont diffusé dans plusieurs villes et villages du département le supplément à ce numéro d’Intervention Communiste «Construire le rapport de force pour vaincre !». Cette distribution s’est poursuivie au cours de la manifestation à Toulon qui a rassemblé près de 35 000 participants venus du privé comme du public. Comme d’habitude, nous avions installé notre table avec tracts, IC ainsi que la dernière brochure éditée par l’URCF «Non les travailleurs ne doivent pas payer la crise». Nous avons reçu auprès des manifestants rencontrés un très bon accueil, (encore meilleur que de coutume), avec de nombreuses discussions, tant passionnantes que quelques fois passionnées, au cours desquelles perçait la colère des travailleurs contre la situation faite à l’ensemble de la population et la détermination d’aller plus loin, pour mettre en échec le pouvoir et le patronat. Le lendemain, la presse locale - pour la première fois - faisait, bien que brièvement, état de notre organisation en indiquant notre objectif : la construction du Parti, le changement de système économique et politique.

Fédé d’Ille-et-Vilaine
À l’initiative de l’URCF et à l’appel du MDV et du SNES-FSU, 50 manifestants de divers partis et associations étaient présents le samedi 17 janvier à 15h devant le monument aux morts de Pipriac (35) pour la fin des violences à Gaza et en solidarité avec le peuple palestinien.
Après la déclaration lue par le secrétaire départemental Christian LOHYN : Halte au génocide, les troupes d’occupation sioniste hors de gaza, vivent la Palestine et le peuple palestinien, vivent la paix et l’amitié entre tous les peuples du monde, les manifestants ont observé une minute de silence en hommage aux victimes de l’agression israélienne et ont défilé autour de la place de Verdun derrière le drapeau palestinien.

Fédé du Val d’Oise
Succès du repas de MARLY-LA-VILLE.
Le samedi 28 mars à Marly-la-Ville, 90 personnes ont participé au repas annuel de l’URCF.
Franc succès politique avec beaucoup de livres politiques vendus, des contacts intéressants quant aux activités de l’URCF futures, des sympathisants proposant leur participation pour distribuer les tracts.
Lors du discours politique, un grand silence régnait parmi l’assistance, ponctué de cris de colère et de sifflets quand étaient évoqués les agissements de SARKOZY et du patronat. L’évocation des luttes en Guadeloupe, Martinique et Réunion suscita un vif intérêt sur les origines et les revendications du mouvement, ainsi que les résultats obtenus (contrairement aux informations tronquées qui ont été données par les médias).
Enfin, malgré les effets de la crise sur les finances de chacun, les participants ont apporté un large soutien financier à notre organisation.

Fédé du 93
La Fédération de Seine-Saint-Denis s’est réunie le 28 mars en présence de sympathisants, jeunes, militants associatifs... À l’ordre du jour : la situation politique, les suites à donner à la journée du 19 mars, la situation dans le département, dont la population travailleuse est particulièrement touchée par le chômage, les problèmes de logement, l’insuffisance des services publics et les menaces qui pèsent sur eux, et l’élaboration d’un plan de travail visant à l’accélération de notre implantation dans les entreprises et les quartiers populaires, ainsi qu’à l’élargissement de notre base militante. La discussion a souligné l’urgence de reconstruire un parti communiste pour faire face à la politique du Capital et doter la classe ouvrière de l’outil dont elle a besoin pour faire la révolution, et le besoin de formation au Marxisme-léninisme par l’étude des classiques.

Fédé du Puy-de-Dôme
Le succès de la fête de la fédération du Puy-de-Dôme tient à un mélange soigneusement dosé de convivialité, débat politique, culture, art, devoir de mémoire.
Cette année, sans formalisme, c’est au cours du repas que s’est installé le débat et peu de sujets ont échappé à la discussion (la crise , l’exploitation du Tiers-Monde, l’unité de la classe ouvrière, la construction du parti…).
La fédé est bien connue pour son travail militant, constant et régulier, qui chaque année lui permet de voir grossir ses rangs. Ce succès est sans nul doute lié à la tenue très fréquente des réunions de sa direction (2 fois par mois). Au cours de ces réunions, les camarades après avoir discuté de la situation politique arrêtent leur plan de travail essayant de coller au plus près à l’actualité : participation aux manifestations, distribution de tracts aux portes des entreprises (principalement aux portes de Michelin), intervention sur des problèmes locaux, distribution de l’étincelle, campagne d’affichage etc…
Bien entendu la fête fédérale est l’occasion de la remise des cartes, de la mise à jour des abonnements à Intervention Communiste. Cette année encore une nouvelle adhésion a été réalisée. retour au sommaire

 

APRES LE 19 MARS : POURSUIVRE ET AMPLIFIER
LA MOBILISATION CONTINUE POUR VAINCRE.

Communiqué de l’URCF ( extrait)


Le 19 mars a constitué un succès remarquable, malgré les 49 jours qui nous séparaient du 29 janvier !

Colère et mécontentement se sont exprimés avec davantage de détermination et de force : 3 millions de manifestants, près de 8 millions de grévistes.

Le sommet des centrales syndicales décevra les attentes par son manque de perspectives et de détermination.

La parole est donc maintenant à la base dans les entreprises par la tenue d’assemblées générales qui avancent des propositions pour la continuité du mouvement de grèves jusqu’à ce que patronat et pouvoir reculent !

Le communiqué commun intersyndical déclare à juste titre que les travailleurs «n’ont pas à payer une crise dont ils ne sont pas responsables» et appellent «à rechercher les modalités les plus adaptées pour donner encore plus d’efficacité aux prochaines mobilisations»… Et chacun, d’évoquer le 1er mai.

Comme travailleurs, nous comprenons la nécessité du front uni syndical mais nous pensons qu’il doit se faire dans la clarté et le refus de s’aligner sur ceux qui s’en tiennent (en attendant le «bon vouloir» du pouvoir) à des journées d’actions exutoires.

François CHÉRÈQUE, le dirigeant de la CFDT, déclarait avant le 19 mars, sur les ondes de RTL «Oui, voilà, les journées c’est pour canaliser le mécontentement, vous savez autrement, ça pourrait exploser de manière incontrôlée».

Le front uni syndical doit se construire solidement à la base, car tous les travailleurs (au-delà de leur appartenance syndicale) de Continental à l’éducation nationale, de Renault à la santé, sont identiquement victimes du système capitaliste, du pouvoir de SARKOZY qui chaque jour à coups de licenciements, de fermetures d’usines, de suppressions de postes publics nous fait payeurs des frais de la crise pour mieux enrichir les banquiers.

Pour faire reculer un patronat arc-bouté sur ses privilèges et sa morgue de classe et un pouvoir néo-monarchique au service du Capital financier, les travailleurs doivent veiller à établir un rapport de forces supérieur.

Cela n’est possible que par une mobilisation continue et permanente, les journées d’action isolées dans le temps n’ont pas cette capacité, comme l’a prouvé la lutte en 2003 pour la défense de la retraite à 60 ans.

Nous devons tirer les enseignements de la grève générale de Guadeloupe et de Martinique, sans copier mécaniquement. En Guadeloupe, la situation coloniale provoque la colère et la révolte de tout un peuple frappé par une misère extrême. Sur cette île, la CGTG et l’UGTG sont des centrales de lutte de classes et de masse. Elie DOMOTA est un grand leader syndical qui avec ses camarades a su éviter les écueils innombrables et assurer la grève générale victorieuse.

En France, ces conditions n’existent pas. Un tel dirigeant fait défaut dans le paysage syndical actuel, les centrales sont sous la direction des tenants du syndicalisme d’aménagement.

De plus, un front socio-politique le LKP a su rassembler syndicats, partis progressistes et révolutionnaires ainsi que les associations diverses, alors qu’en «métropole», les traditions de dissociation des syndicats et des partis politiques restent vivaces et sont entretenues par le syndicalisme réformiste et d’accompagnement. L’existence d’un front de type anticapitaliste est encore embryonnaire sur le continent mais c’est la voie d’avenir.

Toutefois, la grève générale a une portée bien au-delà des îles. Comme en Guadeloupe, nous devons construire et développer un rapport de forces supérieur en rassemblant les travailleurs autour d’une plateforme revendicative de combat : hausse générale des salaires et pensions de 300 €, SMIC à 1 600 €, interdiction des licenciements, nationalisation sans indemnités des monopoles casseurs d’emplois, non aux suppressions de 30 000 emplois publics …

Nous défendons les propositions suivantes, afin de mobiliser tout en tenant compte de la période de congés scolaires étalés du 4 avril au 4 mai.

Nous avançons l’idée d’organisation d’actions et de grèves générales interprofessionnelles régionales, tournantes et assurant une mobilisation continue, durant tout le mois d’avril.

Le 1er mai, sur le thème central : Non les travailleurs ne doivent pas payer la crise du capitalisme, nous soumettons l’idée au mouvement gréviste, d’une marche nationale à Paris pour les emplois et la hausse des salaires avec l’objectif d’être des millions dans les rues de la capitale ! retour au sommaire

Disparition de Georges Labica et de Jules Molina

L’URCF salue les mémoires des camarades communistes qui ont été des militants exemplaires dans la lutte anti-coloniale, dont nous avons appris la disparition.

Georges LABICA a laissé à ses anciens élèves et lecteurs l’image d’un érudit ne dissociant jamais son immense culture de la nécessité de la pratique révolutionnaire.

Jules MOLINA, qui fut notre camarade dans les années de la Coordination Communiste, après avoir été l’un des compagnons d’arme d’Henri ALLEG dans la clandestinité, laissera le souvenir d’un homme profondément fraternel et juste.

Aux familles de ces amis et camarades, nous disons notre peine, mais nous garderons intact dans nos cœurs le souvenir de ces grands militants. retour au sommaire

POPEYE

Celui-là, je l’avais rencontré à Clermont-Ferrand. J’aurais pu en rencontrer un tout à fait semblable à Marseille, Strasbourg, Nantes ou Lyon : ils ne sont pas loin de deux cent mille (des femmes aussi) à vivre, comme lui, dans les rues. N’est-ce pas, vous M. SARKOZY qui aviez promis, au temps de la campagne présidentielle, de régler le problème des SDF ?

Lui le Clermontois, c’est sous le porche, face à la gare de la capitale auvergnate. Des cartons constituent l’emballage dont il dispose pour se préserver du froid aux mauvais jours et ranger les maigres richesses que contient sa musette. POPEYE, c’est ainsi que l’appellent ses copains de galère, ayant perdu son prénom et son nom de naissance en perdant son travail m’a dit : «Nous sommes bien peu de choses au pays de la libre entreprise qu’est notre hexagone. Hier, j’étais chimiste, aujourd’hui je suis chômeur. Demain, peut-être, serais-je mort de froid ou de faim». Ou, encore, mort au bout d’une corde. On ne se suicide pas que dans les établissements pénitenciers de Mme DATI. On se suicide aussi dans la rue. Les rues ne sont-elles pas pour certains une autre sorte de prison ? Désespérante, elle aussi. Et d’ajouter : «Je me plains et j’ai raison de me plaindre. Mais, soyez en persuadés, je plains de même, par anticipation, les chômeurs à venir, dans la foulée, des entreprises sous-traitantes qui, par effet collatéral, privées des commandes du grand frère, mettront la clé sous la porte. Sans oublier le petit commerce sur lequel cette vague de chômage, ce tsunami, ne manquera pas d’avoir des conséquences graves. Croyez-moi, avant longtemps, d’autres que moi, obligés à cette quête dégradante depuis de longs mois, vont faire les poubelles pour y récupérer quelques nourritures encore consommables. Quoique ces nourritures là se font de plus en plus rares. Dois-je vous dire pourquoi ?» Bien sûr que non. La misère, une misère galopante en Sarkoland, est de toute évidence, la cause de cette raréfaction endémique. Conclusion de POPEYE : «Il n’y a rien à attendre du capitalisme, surtout quand il tourne, comme c’est le cas actuellement, au super-libéralisme sous la houlette d’un président de la République à son

service exclusif. Sachez que, cependant, d’être un paumé ne m’empêchera pas de participer aux manifestations des uns et des autres, ouvriers, cadres, enseignants, avocats, étudiants, hospitaliers, fonctionnaires, organisés

contre le président en question et sa clique. Pour que ça change. Je suis un paumé ayant gardé quelques espérances».

Pas aussi paumé que ça, le POPEYE. Lucide en tout cas. Salut POPEYE ! À la prochaine manif. retour au sommaire

 
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