
Un pouvoir antisocial au seul service des intérêts capitalistes.
Une fois élu, Sarkozy a appliqué le mandat du MEDEF : détruire toute réglementation, liquider l’ensemble des conquêtes sociales obtenues au 20ème siècle, accorder toujours plus aux privilégiés de la fortune(cadeaux fiscaux de 15 milliards !).Avec l’aggravation de la crise du capitalisme, Sarkozy et le gouvernement amplifient leur politique antisociale, source de chômage massif, de précarité, d’inégalités de plus en plus criantes. Les contre-réformes et le plan Sarkozy ont un objectif, derrière les aides aux entreprises, c’est de transférer toujours plus les revenus du travail dans les poches des capitalistes !Ces messieurs veulent nous faire payer la crise dont ils sont les seuls responsables !
Par la lutte, on peut gagner !
Les travailleurs, après des années d’austérité censée nous sortir de la crise, mesurent aujourd’hui qu’ils ont été trompés. Trompés par le patronat et le pouvoir :« Les caisses sont vides », prétendait Fillon ;et pourtant, récemment, 360 milliards ont été accordés aux banques, alors que 25 000 milliards ont été dilapidés par le capital financier. Partout, l’argent public est mis à contribution sans que le capital soit imposé. Toutes ces mesures scandaleuses (ce sont les voleurs qui sont indemnisés), suscitent mécontentement et colère des travailleurs. Des grèves locales dures, mais isolées, sont conduites contre les fermetures d’usine et les licenciements, pour la hausse des salaires. Le rapport de forces n’est pas suffisant pour contraindre le patronat à des reculs. Beaucoup de travailleurs mesurent qu’ils ont été trompés par le syndicalisme d’aménagement. L’apolitisme et le « dialogue entre partenaires sociaux » accompagnent et justifient toutes les réformes réactionnaires. Les centrales syndicales subissent la pression de la base, tout en n’attaquant pas globalement la politique de Sarkozy. Après la journée de grève nationale du 29 janvier, le refus d’engager une mobilisation continue dans la foulée est la marque de cet attentisme délibéré. L’apolitisme se traduit par l’absence d’approche de classe : quel véritable syndicaliste pouvait attendre quelque chose de la prestation télévisuelle de Sarkozy et du « sommet social » du 18 février ? C’était un leurre pour gagner du temps et ne pas construire la mobilisation continue après le succès du 29 janvier.
Réussir le 19 mars et amplifier la mobilisation continue
Les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique nous montrent la voie pour gagner. La grève générale unitaire massive et continue a créé le rapport de forces préalable aux reculs du pouvoir et du patronat. Lâcher du lest pour sauver l’essentiel, tel est le credo du Capital quand il est acculé. Le 19 mars, nous devons être des millions dans la rue. Construire le rapport de forces, c’est montrer la nécessité du « Tous ensemble et en même temps » et recourir à l’action continue par la grève générale reconductible. C’est la voie pour faire payer la crise par ses fauteurs : les capitalistes. L’autre leçon de la Guadeloupe, c’est la nécessité d’un bloc des forces de résistance populaire, capable de mobiliser massivement, aujourd’hui pour se défendre, et demain contre le régime capitaliste, pour mettre fin à l’exploitation, à la misère et à la guerre. Le 19 mars et après, comme en Guadeloupe, grève générale pour satisfaire nos revendications.
Hausse générale des salaires et pensions de 300 euros mensuels
Non à la précarité - des CDI pour tous
Interdiction des licenciements
De l’argent pour les hôpitaux, le logement les transports et l’école, pas pour les banquiers.
Sarkozy – PS :des plans pour sauver le Capital
Le Capital et Sarkozy poursuivent leur stratégie visant à dépouiller toujours plus les travailleurs en transférant l’argent public vers les monopoles :
- 360 milliards aux banques
- 28 milliards d’exonération dela taxe professionnelle pour le patronat
- 26 milliards d’aides aux entreprises
- 15 milliards de cadeaux fiscaux, qui vont s’ajouter aux 90 milliards de profits des entreprises du CAC 40 (13 milliards pour TOTAL)
Le sommet social a accouché d’une souris : 2,6 milliards aux plus démunis(mais sur fonds publics). Le Capital reçoit des fonds publics à une hauteur considérable, sans verser la moindre obole et sans aucune contrepartie. Avec Sarkozy, ce sont les victimes de la crise qui sont les payeurs !Le PS a proposé son contre-plan fondé pareillement sur les « aides aux investissements». Martine Aubry déclare : « Il faut un accord entre patronat et syndicats pour alléger les charges sociales patronales» !Le PS en rêve, Sarkozy le fait ! Le courant réformiste à gauche du PS, à savoir le PCF, propose une « table ronde » pour discuter des salaires (élus, patronat, Etat et syndicats) ; mais sans rapport de forces préalable par la grève continue, cela revient à amuser la galerie !La voie juste est celle de la lutte pour créer le rapport de forces, le 19 mars et après, afin de faire céder le pouvoir et le Capital.
Le 19 mars, soyons des millionsdans la rue contre la politique deSarkozy et du Capital !
Sarkozy et ses ministres sont aux ordres du Capital :à BAS ce gouvernement !
Unis dans la lutte, rejetons la politique antisociale, antidémocratique et réactionnaire de Sarkozy et du MEDEF
Depuis bientôt deux ans, les coups n’ont pas cessé de pleuvoir sur nos droits, nos conditions de vie, et sur les libertés démocratiques. Aujourd’hui, les ravages de la crise capitaliste et les réponses apportées par le pouvoir, révèlent, à une part croissante de la population, les liens fondamentaux unissant ce pouvoir et les « fauteurs de crise ». Ce sont les deux jambes d’un même système, le capitalisme, qui marchent vers le même but, la réalisation du profit maximal, et le maintien du régime d’exploitation, à tout prix.
Une politique fondamentalement antisociale
Le prix à payer doit, selon les règles du capitalisme, reposer entièrement sur la classe laborieuse. Ainsi, alors qu’ils sont déjà victimes d’un chômage endémique (2000 chômeurs de plus chaque jour depuis janvier), du blocage de leurs salaires malgré l’inflation, et des mesures patronales pour l’allongement du temps de travail, les travailleurs voient une part supplémentaire de leurs revenus détournée vers ceux qui les exploitent. Les récents « plans de sauvetage des banques, d’aides aux entreprises, et de relance », annoncés par Sarkozy, ne sont rien d’autre que de l’argent public (impôts et épargne populaire, notamment) transféré vers les capitalistes, ou destiné à nous faire payer les cadeaux fiscaux qui leur sont faits (crédits d’impôts et exonération de taxe professionnelle). « Pour diminuer le coût du travail », ose prétendre Sarkozy, alors que « ce coût » a rapporté, en 2008, quelque 90 milliards de profits aux entreprises du CAC 40 ! Non, le véritable objectif du gouvernement, c’est de faire payer aux travailleurs le coût… de la crise ! Et ce ne sont pas les miettes totalisant 2,6 milliards, lancées le 18 février, oubliant au passage les salariés au SMIC et les chômeurs de longue durée, qui pourront donner l’illusion d’une relance sociale ! D’autant qu’un autre vol se poursuit, opéré sur le dos du plus grand nombre pour engraisser les rapaces du marché : celui des services publics, répondant aux besoins vitaux de la population, asphyxiés et démantelés sous l’effet des suppressions de postes (30 000 emplois publics en moins en 2009), des restructurations (RGPP) et des logiques de rentabilité financière, avant d’être bradés au secteur privé.
Une politique liberticide et rétrograde
Mesure après mesure, les injustices apparaissent plus criantes, et les preuves d’une résistance populaire plus tangibles (29 janvier, grève générale en Guadeloupe, occupations d’usines et mobilisations durables dans l’éducation et la recherche…). Pas étonnant, donc, qu’en bras armé du système, le pouvoir sarkozyste tente de museler l’ensemble de la société : autoritarisme monarchique, restriction des libertés démocratiques, mesures répressives à l’encontre des syndicalistes, politiques sécuritaires et bellicistes, impriment leurs marques sur notre pays. Le fichage des élus et militants récemment dénoncé par la CNIL pour son utilisation abusive et ses erreurs, se généralise. Les prisons connaissent une surpopulation carcérale record(+ 25 % en 5 ans), et gardent en détention des citoyens dont le seul crime est, par exemple, de s’être exprimé dans l’Express (Jean-Marc Rouillan), ou de « chercher à ébranler les structures de la société » (extrait du jugement de la Cour d’appel de Paris refusant, le 30 janvier, la mise en liberté du jeune anarchiste Julien Coupat, alors que son dossier d’accusation est vide !). Les jeunes, également fichables et incarcérables dès l’âge de 13 ans, privés de plus en plus du droit à une éducation de qualité et à un emploi stable, sont une cible privilégiée de la répression policière (avec un vaste programme de construction d’établissements pénitentiaires pour Mineurs).Les fonctions régaliennes sont placées sous le contrôle du seul Chef de l’Etat : tandis que des préfets insuffisamment zélés sont sanctionnés(comme à Saint-Lô), la justice, elle, est mise au pas et « préfectoralisée » par la disparition programmée des juges d’instruction (qui sont les seuls magistrats indépendants enquêtant sur des affaires gênantes pour le pouvoir, tandis que les procureurs sont entièrement subordonnés au Garde des Sceaux).Les medias, notamment les télévisions et radios publiques, sont dirigés par la volonté du prince, avec une valse inédite de nominations/limogeages sur ordre élyséen. Le parlement lui-même, qui sert pourtant de vitrine démocratique à la dictature de la classe capitaliste, voit ses droits d’intervention considérablement réduits, avec de nouvelles règles de fonctionnement qui, depuis le 1er mars, limitent le temps de parole des députés, et leur retirent le droit d’amender des textes de loi non adoptés préalablement en commission. Empêcher de parler, empêcher de penser…Le pouvoir sarkozyste n’oublie pas non plus, bien sûr, l’arme idéologique et, du côté de l’école, de la recherche, de la culture et de la création artistique, il se donne les moyens de désarmer toute forme d’intelligence originale et critique: appauvrissement des contenus scolaires, précarisation forcée et privation d’emplois pour des milliers de chercheurs et d’artistes, démantèlement du ministère de la Culture (avec par exemple la disparition programmée de l’archéologie et de l’ethnologie), mépris ouvertement exprimé par Sarkozy pour les œuvres quine servent pas le populisme dont il nourrit sa propagande (La Princesse de Clèves, par exemple).La liste des mesures rétrogrades pourrait encore s’allonger…
Nous, travailleurs, privés d’emplois, jeunes et retraités, nous avons tous de bonnes raisons de dire :Basta ! Sarkozy :deux ans, ça suffit ! Alors, tous ensemble, le 19 mars et après, construisons la grève générale pour la satisfaction de nos revendications !!