Front des luttes - novembre 2009

 

Sur le front de l’emploi

 

Arkema (Chimie, Château-Arnoux-Saint-Auban)

Les salariés d'Arkema de Château-Arnoux-Saint-Auban, en grève depuis début novembre, ont planté vendredi quelque 400 croix blanches à l'entrée de la petite ville pour représenter les emplois perdus dans l'usine. Les manifestants - salariés, habitants et population - étaient plus de 800 selon les syndicats, 480 selon la police. Arborant t-shirts et casquettes rouges où on pouvait lire "Arkema+Total fossoyeurs d'emplois", ils ont créé symboliquement un "cimetière industriel". "Depuis 2005, 945 emplois ont été supprimés dans l'usine, les entreprises sous-traitantes et de manière induite (commerçants, artisans, administrations...)", explique le secrétaire CGT de l'Union locale. Ce rassemblement intervient alors que les ouvriers de l'usine sont en grève depuis le 4 novembre. L'ensemble des activités est à l'arrêt et des négociations sont en cours avec la direction. Les syndicats souhaitent « récupérer 42 emplois ». Arkema, ancienne filiale de Total, a annoncé début septembre l'arrêt d'une ligne de produits au sein de son usine de Château-Arnoux-Saint-Auban, entraînant la disparition de 88 postes sur un total de 350 personnes. Cette décision a porté un nouveau coup au site, déjà touché par des restructurations en 2005 et qui devait reclasser des salariés dans une entreprise voisine, Silpro, finalement placée cet été en liquidation judiciaire. Lors du désengagement de Total d'Arkema en 2005, un plan social avait supprimé 355 emplois sur 700. Les travailleurs du site ont mis fin jeudi 19 novembre à leur grève, après avoir sauvé 30 postes sur les 88 suppressions de postes initialement annoncées. "Les salariés et l'intersyndicale ont gagné cette bataille en obtenant un total de 30 postes supplémentaires", s'est félicité le secrétaire CGT au comité d'entreprise. 

 

Commentaires :

C’est le rapport de force créé avec la population locale qui a permis de sauver 30 postes de l’usine ; mais c’est ce même rapport de force insuffisamment puissant qui n’a pas permis de sauver tous les emplois. Ces luttes ne sont pas généralisées (par le refus des centrales syndicales) dans un "Tous ensemble" bloquant qui pourrait sauver les emplois et interdire les licenciements de tous les travailleurs de France contre la politique du Capital monopoliste de suppressions d’emplois massives et de délocalisation de la production dans les pays où le prix de la force de travail est moins chère pour obtenir le profit maximum.

 

Alcatel Lucent France (électronique, Rennes).

Environ 500 salariés d'Alcatel Lucent France et sa filiale RFS ont défilé mardi 10 novembre à Rennes pour protester contre les délocalisations et les plans de licenciements qui touchent leur groupe. A grand renfort de fumigènes, de tambours et de sifflets, les travailleurs-manifestants ont scandé dans les rues du centre-ville "Non, non, non aux licenciements", brandissant des pancartes comme "Quand un groupe se fait hara-kiri" ou encore "Nous, on veut juste travailler". "Nous avons de grandes craintes pour l'emploi sur les sites bretons car nos effectifs ne cessent de diminuer d'année en année", a dénoncé un représentant. A Lannion, de 2300 salariés au début des années 1990, les effectifs sont passés à un millier ; à Brest, ils sont passés de 900 en 2002 à 240 aujourd'hui, expliquent des salariés. Au total, le groupe emploie quelque 2100 salariés sur cinq sites de l'Ouest, des ingénieurs pour la plupart. 4000 emplois doivent être supprimés en Europe, s'ajoutant aux 4000 postes déjà perdus entre 2006 et 2008. En France, des rassemblements étaient aussi prévus à Strasbourg et à Paris. Des rassemblements avaient également lieu dans huit autres pays européens.

 

Akers (Métallurgie, Loire)

Une semaine après l'annonce de la fermeture de leur usine, la majorité des 120 salariés de l'usine du groupe métallurgique suédois Akers de Fraisses (Loire) ont bloqué l'accès au site, jeudi 12 novembre. Les travailleurs ont érigé un barrage à l'entrée du site, à l'aide de cylindres de laminoir de plusieurs tonnes et d'un brasier. Les représentants de l'intersyndicale CGT, CFDT, FO, qui ont rencontré, à la préfecture de la Loire, le directeur général d'Akers France, ont prévenu que le blocage sera maintenu tant que le groupe ne reviendra pas sur son projet de fermeture totale du site. Le portail d'entrée de l'usine est aussi bouclé pour bloquer les entrées et sorties de marchandises. Un comité d'entreprise extraordinaire devait avoir lieu le 16 novembre à Fraisses, dans le cadre du projet de fermeture par le groupe suédois de ce site, d'ici juin 2010. Akers, qui compte quatre sites et 650 salariés en France, prévoit de "fermer son usine de Fraisses, à cause d’une compétitivité insuffisante", indiquait la direction du groupe…Traduction : le profit maximum (loi générale du capitalisme-impérialisme) n’est pas dégagé par l’exploitation des ouvriers du site qui doit donc fermer pour être abandonné ou délocalisé vers une région/un pays où le prix de la force de travail sera plus bas. Cette nouvelle annonce de fermeture d'un site industriel dans l'agglomération stéphanoise, de la part d'un groupe monopoliste, intervient après celles des allemands Siemens et ThyssenKrupp.

Quant aux bénéfices du groupe, ils se portent bien …

Tapons dans les coffres forts des monopoles et de l’Etat bourgeois à leur service ! Emplois contre Profits ! Salaires contre Profits !

 

 

Atmel  (Microélectronique, Bouches-du-Rhône).

Les salariés de l'usine de Rousset (Bouches-du-Rhône), du groupe de microélectronique américain Atmel, ont entamé à partir du mardi 17 novembre une grève illimitée pour demander des garanties en cas de plan social ou de fermeture. Selon la CFDT, les salariés craignent qu'un éventuel repreneur financier ferme le site au bout de trois ans, une fois épuisées des garanties de commandes consenties par Atmel, comme cela s'est produit sur le site du groupe à Nantes. Ils perdraient alors le bénéfice du plan négocié en mars sur leurs conditions de départ. Au troisième jour de grève, moins de 180 salariés sur les 1200 du site ont franchi, pour se rendre à leur travail, les portes devant lesquelles les grévistes s'étaient rassemblés. La moitié des salariés sont en grève, selon une porte-parole de la direction qui avait publié la veille un communiqué exprimant "son incompréhension face au mouvement social" qui survient "prématurément" et "pourrait nuire à une issue favorable du projet de vente". "On ne lâchera rien, c'est parti pour durer longtemps et s'il le faut, on ira bloquer le site de STMicroelectronics,… le gouvernement doit s'inquiéter", a averti le délégué CFDT.

Il a également dénoncé la vente attendue des brevets obtenus sur le site, financés avec l'aide des pouvoirs publics: "On aura financé la délocalisation", dit-il. "Après le textile, la navale, on abandonne la microélectronique!". Les travailleurs de l'usine entraient dans leur seconde semaine de grève. Syndicats et direction devaient poursuivre des discussions qui n'ont pour l'instant pu déboucher sur des garanties jugées suffisantes par les syndicats. Ces derniers avaient demandé une médiation de la direction départementale du travail, refusée par la direction. La grève fait perdre à Atmel quelque 500.000 euros par jour, a estimé la CFDT (syndicat majoritaire) qui accuse la direction de vouloir "créer un climat propice à la fermeture". "Les salariés se sentent totalement abandonnés par le gouvernement et par les responsables politiques", poursuit le syndicat, précisant que la crise d'Atmel menace tout le pôle de microélectronique à Rousset. 

 

Commentaires :

Les ouvriers de Rousset, mais aussi le bassin électronique et la population locale doivent s’organiser en comités larges de défense de l’emploi par la grève et le blocage. Pas une seule suppression d’emploi ! S’il est juste de demander des comptes à l’Etat et de mettre devant le fait accompli les élus locaux (maires, etc.), il ne faut pas créer des illusions sur « les pouvoirs publics » ou « le gouvernement ». L’Etat est subordonné aux entreprises monopolistes (multinationales), il défend les intérêts de l’oligarchie financière (le maximum de profit) contre les intérêts des travailleurs ; quand l’Etat fait des promesses, il ne les tient pas (voir promesses de Sarkozy devant les travailleurs d’Arcelor Mittal ou autres). Dans l’immédiat, avançons le mot d’ordre de nationalisation sans indemnité des entreprises monopolistes (comme Atmel) casseuses d’emploi. Dans les comités de défense de l’emploi, les communistes révolutionnaires relieront la lutte quotidienne (contre les conséquences du capitalisme et de sa crise structurelle) à la lutte générale contre le capitalisme et démontreront patiemment que le socialisme (le pouvoir ouvrier, de l’Etat jusqu’à l’entreprise) est la seule alternative populaire au capitalisme.

 

Atmel avait annoncé la mise en vente de l'usine de Rousset, près d'Aix-en-Provence, le 4 février, en se donnant 12 mois pour la concrétiser. Vendredi, la direction d'Atmel a proposé, selon les syndicats, de présenter fin décembre au plus tard le nom du repreneur en laissant un pouvoir décisionnel au comité d'entreprise.

 

La lutte continue !

 

 

La politique de l’Etat capitaliste

 « La violence de la crise secoue le secteur industriel comme il ne l’a jamais été depuis la dernière guerre » (Sarkozy). Le moins que l’on puisse dire est que les « solutions » proposées sont totalement inefficaces. Elles reposent toutes sur le postulat néolibéral : prendre aux couches populaires, détourner l’argent public pour renflouer les détenteurs de capitaux en prétendant que ces sommes iront aux investissements productifs et engendreront, selon la formule du social-démocrate allemand Schroeder,  « les emplois de demain ». L’allègement des taxes patronales, des charges fiscales, les aides publiques (tout emploi dans la recherche est financé à hauteur de 30 % par l’Etat) apportent de l’argent frais aux monopolistes qui aussitôt utilisent les sommes acquises dans le transfert vers les fonds de pension et autres titres boursiers qui peuvent garantir des profits immédiats juteux. La nomination de 10 commissaires à la « réindustrialisation » est un leurre, puisque leur feuille de route stipule qu’ils « devront anticiper les restructurations et accompagner les entreprises » !

Lénine soulignait, en comparaison avec la classe capitaliste d’Outre-Rhin, que la bourgeoisie française ne mise que sur la « tonte des coupons », sur les investissements financiers à court terme, et moins sur les investissements industriels qui exigent davantage de temps pour apporter aux entreprises. Bien sûr l’intérêt national  exigerait  d’autres choix et mentalités, mais le capital s’en moque comme d’une guigne.

La casse de l’industrie a commencé dans les années 70, avec la politique de « créneaux » conduite sous Giscard d’Estaing (partage des zones d’influence économique entre impérialismes français et allemand) : la métallurgie, la sidérurgie, ont été bradées, pour asseoir l’influence du capitalisme français dans l’exportation des capitaux et les délocalisations, dans le secteur de l’aéronautique, du luxe, de la haute finance, du tourisme, des services. Ce sont près de 2,4 millions d’emplois industriels qui ont été supprimés, dans les années suivantes, alors que les « créneaux » prioritaires n’ont généré que 1,4 million d’emplois.

C’est là le moyen, pour les monopoles de l’hexagone, de réaliser le surprofit, par la spéculation et les délocalisations d’entreprises nationales, ce qui  permet à des groupes comme Renault de réaliser le maximum de bénéfices, quand on sait qu’à travail égal, l’ouvrier de Dacia en Roumanie touchera  moins d’1/3 du salaire de l’ouvrier français !

On ne peut rester passifs ni résignés, même si l’ampleur du combat est réelle. La désindustrialisation en France signifie que la production industrielle des monopoles (incontournable car base matérielle de la production de toutes les richesses) se fait dans les pays dominés par l’impérialisme français. La bourgeoisie est gagnante politiquement également, car la base sociale pour le syndicalisme de classe et l’existence d’un véritable parti communiste est touchée par la diminution des effectifs. Mais « Il n’y a pas de situation sans issue », nous dit Lénine :

Tout d’abord sur le plan syndical, il faut travailler à créer les conditions de la grève générale continue pour imposer les revendications d’urgence : non aux délocalisations, interdiction des licenciements, la bataille de classe doit prendre une dimension internationale à l’échelle de l’UE, avec l’exigence d’un SMIC européen nivelé par le haut.

Sur le plan politique, les marxistes-léninistes travaillent à forger les solidarités de classe avec les travailleurs des pays dominés en soutenant leur bataille revendicative, en luttant de concert contre les monopoles qui les exploitent en commun. L’internationalisme prolétarien n’est pas qu’une formule, mais un programme d’action liant ouvriers des Etats impérialistes et des pays semi-colonisés comme alliés de classe, contre le même ennemi capitaliste.

Enfin, l’URCF fait grandir (preuves à l’appui des sommes publiques englouties dans les aides au patronat et inefficaces) l’exigence de nationaliser sans indemnités les monopoles casseurs d’emploi afin d’assurer les besoins vitaux des travailleurs et de sauver le tissu industriel et les emplois.

 

 

Luttes pour les salaires

 

 

Renault (Services automobiles, Yonne)

Les trois centres de pièces de rechange de Renault en France, à Villeroy (Yonne), Cergy-Pontoise (Val d'Oise) et Flins (Yvelines), qui connaissent une forte activité, ont fait grève pour les salaires mercredi 18 novembre 2009. Le mouvement est très suivi à Villeroy d'où il a débuté lundi 16, avec jusqu'à 70% de grévistes. A Cergy et Flins, il prend la forme de débrayages. Il n'y a pas eu d'augmentation générale des salaires en 2009 chez Renault.  La CGT revendique "une prime de rattrapage du pouvoir d'achat pour 2009 et la réouverture des négociations salariales", souligne aussi les "pertes relatives au chômage partiel", "les ventes de Renault sont loin d'être ridicules, les annonces du groupe sont plutôt positives", fait valoir le délégué syndical. La direction patronale reconnaît que l'activité des magasins de pièces de rechange est soutenue du fait que les achats de véhicules sont réduits et que les automobilistes font davantage appel aux centres de réparation. Par ailleurs, le groupe Renault, soutenu par l’argent de l’Etat (primes à la casse, aides directes de l’Etat, chèques aux sous-traitants automobiles) - c’est-à-dire l’impôt sur le peuple-travailleur – annonce des ventes à la hausse et de nouveaux profits ! Mais la loi du profit maximum (une loi majeure du capitalisme) fait son œuvre. Comme l’histoire et l’actualité le prouvent, seul le rapport de forces par la lutte et la grève fait payer plus cher au patron le prix de la force du travail.

 

Commentaires :

 

L’URCF soutient toutes les luttes pour l’augmentation des salaires du prolétariat.

La question des salaires est un des axes centraux des luttes dans lesquelles s’impliquent les militants de l’URCF. La revendication d’une augmentation de 300 euros pour tous, est popularisée par le mouvement ouvrier et repris par de nombreux ouvriers en lutte, en particulier dans le secteur privé.
Alors que les grands PDG s’octroient des salaires et des indemnités de départ inimaginables, supérieurs à plusieurs millions d’euros, que les profits des entreprises qui le composent s’élèvent à 98 milliards en 2008, les salaires sont loin de rattraper les hausses du coût de la vie liées précisément à l’augmentation des profits, aux conséquences du passage à la monnaie unique, et à la crise que le Capital veut faire payer aux travailleurs. Les prix de l’énergie s’envolent avec des augmentations de 8%, la privatisation d’EDF-GDF devant induire des hausses beaucoup plus élevées afin de rémunérer les actionnaires ; ceux des loyers, pour lesquels les familles consacrent souvent la moitié de leurs revenus, ont augmenté d’environ 4% par an.
Un salarié sur six est payé au smic, tandis que de nombreux travailleurs jeunes, stagiaires, à temps partiel, vivent avec à peine 600 euros par mois. La baisse du pouvoir d’achat depuis 2000 est estimée à 10%.
Bien entendu, la faiblesse des salaires entraîne une insuffisance des prestations sociales (salaires indirects), une baisse du pouvoir d’achat des retraités et des privés d’emploi, toujours plus nombreux au rythme de 3000 de plus par jour !
Les travailleurs doivent unifier les luttes pour augmenter la part des salaires dans la richesse qu’ils créent.
La revendication centrale urgente et unifiante, soutenue par l’URCF est d’exiger le SMIC à  1600 euros nets, l’augmentation générale des salaires et pensions de 300 euros nets mensuels. Ces revendications générales pourront être satisfaites dans la création d’un rapport de forces gagnant sur nos revendications dans la grève générale bloquante et continue. Salaires contre profits !

L’URCF relie la lutte pour ces revendications immédiates, à la dénonciation générale des fondements du capitalisme. Sous le socialisme, la plus-value produite servira directement à satisfaire les besoins sociaux (y compris par la hausse des rémunérations) et à développer l’économie planifiée démocratiquement au service des travailleurs.

 

 

Conditions de travail / Services publics

 

 

Hôpital public (Hauts de Seine)

Les travailleurs de l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt ont appelé à une grève lundi 23 novembre pour protester contre le manque de personnel.  Un responsable de la CGT dénonce : "On est en sous-effectifs tous les jours, ça devient intenable". "Vendredi, une infirmière a travaillé 18 heures d'affilée. On est totalement hors des clous niveau sécurité", a ajouté le militant. Les infirmiers, aides-soignants et les personnels ouvriers et administratifs ont répondu à l’appel à la grève, qui pourrait être reconduite.

 

Commentaires :

 

L’URCF soutient la lutte des personnels hospitaliers.

Les directions d’hôpitaux et le gouvernement arguent du « besoin de rentabilité financière ». La santé n’a pas de prix, exigeons le maintien et le développement du service public de santé en taxant les profits des grands laboratoires et des sociétés pharmaceutiques.

Dans son programme (de lutte), l’URCF se prononce pour la création d’un pôle de service public santé et pour des Etats généraux de la santé avec les professionnels, les usagers, les représentants des autres pôles de service public, les représentants des salariés, afin de définir l’état des lieux et les besoins à satisfaire.

La création importante d’emplois dans le secteur de santé doit viser à rattraper les 100000 emplois supprimés tant par la droite que par les sociaux-libéraux, puis à créer de nouveaux emplois selon les besoins. L’existence d’établissements privés fondés sur le profit est incompatible avec la santé publique. 

La priorité doit être donnée aux Etablissements publics de santé. Les aides publiques ne  doivent pas aller aux établissements privés dont le financement doit rester totalement  privé, sauf si ces derniers adhèrent au pôle de service public santé, pôle qui ne pourra voir le jour que dans un grand affrontement de classes où les luttes et les contradictions du système capitaliste seront exacerbées. L’heure est à la lutte dans tous nos hôpitaux, en lien avec la population, pour sauver et gagner notre droit à une santé de qualité pour tous. Lutte qui devra se hisser au niveau d’une lutte générale pour être victorieuse.

 

Commission ouvrière et d’entreprises de l’URCF - 31 décembre 2009

 

 
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