SOLIDARITE DE CLASSE AVEC LES TRAVAILLEURS DES GRANDES SURFACES !
Les salariés des grandes surfaces ont organisé débrayages, manifestations, distribution de tracts, grève pour une journée de luttes et de mobilisation, le 1er février.
80 % de grévistes dans les grandes surfaces, 65 % dans les supermarchés, 20 % dans les petits commerces (sans véritables droits syndicaux souvent), attestent de la colère justifiée des salariés, confrontés quotidiennement à la précarité, aux cadences inhumaines de travail, aux bas salaires.
Lors de la négociation annuelle avec le patronat, ce dernier pour éteindre l’incendie, a cédé sur le fait que la rémunération du temps de pause soit intégrée dans le calcul des salaires, soit une hausse automatique de 5 %.
Les travailleurs considèrent que c’est loin d’être suffisant puisque l’ancien mode de calcul est théoriquement interdit par la législation du travail !
La proposition patronale a de fortes chances d’être signée par plusieurs fédérations syndicales. La CGT a pour sa part annoncé son refus de signer un tel accord au rabais.
Sa position mérite d’être popularisée puisqu’elle revendique une hausse générale des salaires pour un minimum de 1500 euros bruts.
Les motifs de colère et de mécontentement sont nombreux :
· attaques visant à introduire le travail le dimanche, ce que refuse à juste titre la majorité des travailleurs. Rappel nécessaire, quand fleurissent les reportages télévisuels sur des salariés « heureux » de venir au labeur le jour de congé dominical.
· précarité, puisque 37 % des emplois des salariés des grandes surfaces sont à temps partiel, ce qui tire davantage les salaires vers le bas : une vendeuse employée pour 20 heures hebdomadaires touchera à peine 750 euros ; on est en deçà du seuil de pauvreté !
· Enfin ce sont plus de 200 000 emplois de caissières qui sont menacés de disparition avec l’introduction des caisses automatiques.
Sarkozy et son gouvernement conduisent une refonte globale réactionnaire des conditions de vie et de travail : franchises médicales, allongement du temps de travail et de la durée de carrière, blocage des salaires, baisse continuelle du pouvoir d’achat, vie chère, précarité, attaques contre la fonction publique.
Contre cette attaque globale, la riposte doit être globale. La commission ouvrière et d’entreprise de l’URCF salue et soutient la lutte exemplaire des travailleurs des grandes surfaces. Les mobilisations successives de divers secteurs d’activité montrent la force du mécontentement.
Mais pour vaincre, il est nécessaire de faire grandir cette idée fondamentale : isolés les uns des autres, secteur après secteur, les travailleurs peuvent être battus.
La condition pour imposer des reculs au pouvoir, c’est la grève nationale interprofessionnelle autour des revendications communes unificatrices, c’est là le gage des victoires de demain.
TOUS ENSEMBLE ET EN MEME TEMPS !
Commission ouvrière et d’entreprise de l’URCF, le 3 février 2008