Meeting de solidarité
La direction cogne dur contre les ouvriers en lutte contre la flexibilité
Communiqué de Presse
Tract URCF

 600 personnes à l’appel de la CGT sont venues soutenir les 5 ouvriers de l’usine RENAULT du Mans menacés de licenciement vendredi 30 mars 2007 au Mans

 Des délégation venues d’autres usines du groupe étaient présentes : Cléon, Flins, Sandouville, Guyancourt, Boulogne. De nombreuses délégations de travailleurs du Mans exprimaient également leur solidarité : métallos, ouvriers de l’agro-alimentaire, enseignants, communaux, cheminots, salariés d’EDF, de La Poste, des Télécoms, du bâtiment, de la santé et de l’action sociale, des impôts et du trésor public

 Un meeting en fin de matinée devant l’entrée principale de l’usine Renault-A.C.I. s’est tenu en solidarité avec les 5 en présence des représentants du syndicat CGT Renault, de l’union départementale CGT et de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT qui ont dénoncé la répression et l’arbitraire patronal

 L’URCF a diffusé son tract « solidarité de classe avec les Renault-ACI du Mans » aux participants du rassemblement ainsi qu’à l’équipe de l’après-midi aux portes de l’usine. Le tract a été bien accueilli et lu avec attention. Des échanges, contacts et la vente d’Intervention Communiste ont eu lieu également

 L’URCF a envoyé un message de solidarité ainsi qu’un soutien financier aux ouvriers en lutte...RENAULT LE MANS :


Solidarité de classe avec la lutte des Renault-Le Mans !

Cette lutte est exemplaire et mérite une pleine solidarité de classe de l’ensemble du monde du travail. Cette action met en avant la nécessité de démasquer les plans du capital qui se profilent derrière les termes de « souplesse » et « flexibilité », de rejeter la surexploitation, les cadences et conditions de travail infernales à l’origine de 3 suicides dans le groupe.

La Direction Renault poursuit un seul objectif : maximiser ses profits alors que de plus en plus, le pouvoir d’achat recule.

Les Renault en lutte affirment au nom de l’unité ouvrière, le refus de la collaboration de classes de certaines directions syndicales qui capitulent devant le patronat et accompagnent la politique des monopoles. D’autant que certains ont poussé la trahison sociale jusqu’à réclamer des sanctions contre les grévistes !

Non aux provocations patronales, non aux licenciements !

Pour faire passer en force son plan scélérat, le patronat a multiplié les provocations, en traitant les grévistes de « voyous ». La direction mise sur la division et la répression anti-syndicale. Cinq licenciements sont prononcés et des sanctions de mise à pied sont annoncées pour une dizaine de salariés supplémentaires. La division dans les rangs des travailleurs ne profite qu’à nos adversaires de classe. Partout dans les entreprises Renault doit monter en puissance la solidarité dans l’action afin d’obtenir la levée des sanctions et la réintégration immédiate des cinq salariés du Mans dont la perte d’emploi serait dramatique, s’ajoutant aux dizaines de milliers de licenciés chaque année, en raison des délocalisations et des « restructurations ».

Cette politique, en effet, est conduite à l’échelle du pays entier, c’est celle du libéralisme ou du « social-libéralisme » quand se profile « l’alternance ». Ce qui ne varie pas, c’est l’incapacité du système capitaliste à satisfaire les besoins matériels et culturels, à respecter les droits de ceux qui produisent toutes les richesses sociales. Les conquêtes sociales et démocratiques l’ont été grâce à de grandes mobilisations sociales. C’est ensemble dans un front populaire de luttes que nous sauverons les emplois menacés par l’arbitraire patronal, que nous repousserons les cadences infernales et la flexibilité, que nous construirons une alternative progressiste au capitalisme !

 Commission ouvrière et d’entreprise. Le 19 avril 2007

 

LA DIRECTION COGNE CONTRE LES OUVRIERS EN LUTTE CONTRE LA FLEXIBILITE

 Malgré 2 semaines de débrayages contre un accord d’aménagement du temps de travail rejeté par 81,5 % des salariés, la direction de l’usine Renault du Mans a réussi à le faire signer par les syndicats CGC, CFDT et FO.

 Cet accord de flexibilité consiste pour l’essentiel en 6 samedis obligatoires et non payés sur l’année pour les équipes en 2 X ; 4 nuits supplémentaires et un allongement de 26 minutes de la séance de travail pour l’équipe de nuit ; un allongement d’une heure par jour pendant 4 mois pour les travailleurs en horaire normal.

Le tout devant servir à cumuler des journées dans le « capital-temps collectif », afin de permettre à la direction de renvoyer les travailleurs chez eux en période de « basse activité ».

 Alors que dès le début, la C.G.T.s’est prononcée contre cet accord, CGC et CFDT s’y sont déclarés favorables. Un e bonne partie des délégués CFDT ayant déchirés leur carte- suite à ce positionnement- ce syndicat à fini par dire qu’il ne signerait pas l’accord…pour, au final, le signer quand même !

Plusieurs centaines de travailleurs ont participé aux différents débrayages. La direction a alors multiplié les provocations contre les grévistes (on a même vu le directeur de l’usine du Mans déguisé en ouvrier se mêler au commando de cadres) : bras d’honneur, arrosage des grévistes à la lance d’incendie, commandos de cadres, perçage d’accès supplémentaires à l’usine en perçant ses clôtures, circulation à contre sens sur la rocade d’accès à l’usine…

 Depuis 5 ouvriers sont convoqués le vendredi 30 mars 2007 en vue d’un éventuel licenciement et d’une mise à pied immédiate

 

 
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