
A ATTAQUE GLOBALE, RIPOSTE GLOBALE !
Le sarkozysme : tout changer pour régresser
Sarkozy se réclame de la filiation avec Reagan et Thatcher et leur « révolution (sic !) conservatrice. En clair, il s’agit de tout changer pour régresser vers des rapports de production et d’exploitation ramenés aux origines du capitalisme. En France, cela passe par l’annulation des conquêtes sociales du Front populaire, de la Résistance, de mai 68. A cette fin, Sarkozy conduit la plus vaste politique de contre-réformes, jamais menée afin de permettre au Capital, la recherche de la plus-value absolue, source du maximum de profits (allongement de la durée de carrière et du temps de travail). Sa stratégie est donc globale et consiste à tout détruire, tout de suite, quitte à « gérer » le reste du quinquennat : réduction du nombre d’emplois fonction publique (cf. l’Education nationale), instauration du péage-santé avec les franchises médicales, immigration choisie et tests ADN, heures supplémentaires, attaques contre les retraites et les régimes spéciaux, cadeaux fiscaux à l’oligarchie du fric, appel à la guerre contre l’Iran, nouveau traité constitutionnel européen tout aussi réactionnaire, facs coca-cola avec l’autonomie, réforme générale de la justice, pour accentuer son caractère répressif…. Maintenant, la classe capitaliste veut tout reprendre ce qu’elle a dû concéder dans le passé et créer les conditions politiques pour écraser le mouvement ouvrier !
Classe contre classe !
Pour dénoncer intégralement la politique de Sarkozy, il faut combattre ses sources sociales et matérielles : la propriété capitaliste des moyens de production, d’échange et d’informations, l’exploitation salariale, la dictature de la bourgeoisie monopoliste. L’URCF part des nécessaires intérêts de la classe ouvrière et de l’ensemble des travailleurs ; de la défense pied à pied des conquêtes sociales, résultat des luttes des générations aînées. Dans le mouvement massif de grèves qui se dessine, nous prenons appui sur la solidarité de classe de toutes les victimes des mesures libérales-capitalistes, en levant haut le drapeau de l’internationalisme et du combat contre la guerre préparée par les impérialismes US et français contre l’Iran, la Syrie, le Liban ou tout autre pays.
A attaque globale, riposte globale !
Sarkozy mène la tactique suivante : d’un côté conduire des contre-réformes globales, de l’autre organiser des négociations séparées sur chaque « réforme ». Les directions syndicales ne dépassent pas les limites des aspirations à de « bonnes réformes » et refusent toute dénonciation globale de la politique du pouvoir puisqu’elles inscrivent leurs actions dans « la reconnaissance de l’économie de marché et de la compétitivité » (déclaration de la CES) Cependant, ces directions sont prises entre le rouleau compresseur présidentiel et la volonté affichée de combat de la base militante qui n’en peut plus de la vie chère, de l’allongement du temps de travail, des bas salaires. Le 18 octobre a été un grand succès, la grève a été suivie par davantage de cheminots qu’en 1995, la prolongation même minoritaire de la grève, la détermination des personnels d’Air-France attestent de la colère réelle des travailleurs acculés aux grèves s’ils ne veulent pas être broyés par le libéralisme intégral. A nouveau se profilent des journées d’action sectorielles : le 14 novembre et après pour les cheminots, la RATP, EDF et le 20 pour les fonctionnaires et les enseignants. Se battre même nombreux mais séparément, c’est ne pas donner au mouvement gréviste tous les atouts pour vaincre. D’autant que certaines directions syndicales (cf. La démarche de B. Thibault) appellent à « des négociations tripartites entre l’Etat, le patronat et les syndicats pour éviter le conflit », alors que la tâche première des travailleurs est de créer un rapport de forces préalable pour imposer des reculs au Capital et au pouvoir. Partout les aspirations des ouvriers et salariés sont identiques et ne peuvent être satisfaites par des pratiques qui en resteraient au seul terrain catégoriel. Ce qui unit l’ensemble de forces du travail c’est tout d’abord la question centrale du pouvoir d’achat, l’augmentation nécessaire et collective des salaires dans le privé et le public, ensuite celle de la satisfaction des besoins urgents et vitaux : écoles, transports, santé, logement, droits démocratiques, retraites sur la base des 37, 5 annuités. C’est la popularisation d’une telle plate-forme de combat contre la politique de Sarkozy qui contribuera au rassemblement des énergies de luttes et au « Tous ensemble et en même temps » par la préparation de la grève générale intersectorielle, seule voie pour battre le pouvoir et le patronat !