" La vie et l’amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? " (Laurence Parizot, présidente du MEDEF)
Le gouvernement Villepin-Sarkozy au service des monopoles, amplifie la guerre antisociale contre les travailleurs, à coups de lois d’exception pour tenter de mater le mouvement populaire.
Conjointement à cette politique qu’il dicte le MEDEF appelle " à libérer le travail " ! En clair, le patronat veut casser le code du travail, notamment à terme les CDI et emplois statutaires pour généraliser la précarisation de l’emploi, accentuer la concurrence entre salariés.
Le CPE mis en place par le gouvernement Villepin s’inscrit dans le dispositif prôné par le MEDEF, visant à baisser le prix de vente de la force de travail, à assurer le surprofit capitaliste par une surexploitation de la jeunesse salariée, vouée à errer du contrat précaire au chômage durable.
Le CPE, accompagné de cadeaux fiscaux et financiers supplémentaires au capital, tend à faire de la précarité une nouvelle " norme sociale " et propose aux jeunes uniquement une vie de galère et de misère : apprentissage dès 14 ans, travail de nuit dès 15 ans, chantage permanent au licenciement avec le CPE, travail gratuit dans les stages.
L’adoption de ce projet par l’Assemblée Nationale, passant outre la protestation de centaines de milliers de jeunes et de travailleurs, s’est faite au forceps ( article 49-3). Cela ne signifie pas pour autant que tout est réglé, le rapport de forces doit se construire dans la rue par nos actions, manifestations, par la grève le 7 mars et au-delà !
En effet la résistance au CPE et CNE doit s’élargir toujours plus !
Le terrain le plus favorable pour battre Villepin est celui des luttes tous azimuts, de l’organisation par les intéressés, les jeunes au premier titre, de comités pour le retrait du CPE.
La riposte doit se construire à la base puisque les directions syndicales gestionnaires de la crise, misent sur les habituelles " journées d’action " davantage pour " témoigner " que pour l’emporter et que certains responsables syndicaux déclarent même " inopérante la grève générale " !
Le PS quant à lui (défenseur en son temps de cette même précarité avec les " emplois-jeunes ") ne " s’oppose " que pour " capitaliser " pour les futures échéances électorales comme le prouve le dépôt de motion de censure au parlement comme si cette dernière pouvait être d’une quelconque efficacité !
Tous ensemble et en même temps, pour le retrait du CPE !
La jeunesse n’est pas dupe. Les étudiants et les lycéens en premier lieu, à Rennes, Toulouse, Nantes, Nanterre, Paris et dans de nombreuses villes se sont mis en grève, ont organisé démocratiquement les actions au cours d’assemblées générales. Ils nous montrent la seule voie juste : construire l’unité populaire des forces du travail et de la jeunesse autour de la convergence de nos luttes pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail et les droits sociaux.
Le pouvoir et le patronat craignent par-dessus tout une grève nationale qui en bloquant l’économie, créerait le rapport de forces nécessaire pour vaincre.
Nous appelons à la poursuite de la mobilisation, en informant massivement la population, en organisant l’action continue de solidarité de classe avec la jeunesse.
Les syndicalistes doivent agir dans leurs centrales respectives, convaincre les salariés dans leur entreprise, afin de faire grandir la nécessité de la grève générale .
Le responsable du CPE, c’est le capitalisme !
Le CPE est un projet liberticide, antisocial. Cette mesure n’est pas l’apanage du gouvernement français, partout dans les Etats de l’UE impérialiste, des projets similaires visent à généraliser la précarité, à aggraver les conditions de travail et les cadences, à durcir les formes d’exploitation.
En ce début de 21éme siècle, on vit plus mal qu’au siècle précédent. Pourtant les potentialités économiques et scientifiques n’ont jamais été aussi grandes. Cet écart entre possibilités et réalités est la conséquence partout de l’exploitation du travail salarié par le capital grâce à sa dictature de classe sur l’Etat et les entreprises, en raison de la propriété capitaliste des moyens de production.
Le capitalisme s’avère historiquement incapable de satisfaire les besoins matériels et culturels.
D’où la nécessité que s’organisent et se rassemblent les forces anticapitalistes, à l’échelle nationale et internationale. " Qui sème la misère, récolte la colère ! ", cette colère a besoin d’un parti révolutionnaire, anticapitaliste, véritablement communiste afin que les forces du travail ne soient pas acculées seulement à se défendre mais préparent l’avenir par leurs luttes révolutionnaires pour rompre avec le système d’exploitation, avec la politique de misère et de guerre de l’impérialisme.
La tâche la plus urgente de l’heure, c’est l’unité de combat dans l’action continue pour abroger le CPE et le CNE, interdire la précarité, imposer des emplois qualifiés et durables aux jeunes.