En France, la crise économique et politique ne cesse de s’approfondir. Les gouvernements Raffarin ont conduit et favorisent la politique la plus réactionnaire de la Vème République : ruine du pays par la casse des entreprises et emplois, paupérisation des travailleurs avec pour seule exigence la satisfaction de la course aux surprofits des monopoles.
La victoire de la gauche réformiste aux régionales est plus liée à l’utilisation du bulletin de vote pour sanctionner le pouvoir qu’à une franche adhésion aux PS, PCF, écologistes dont nul n’a oublié la politique au service des mêmes intérêts : l’Europe capitaliste et le capital financier.
Grandit malgré tout, la possibilité d’une nouvelle alternance sans alternative à la politique des Monopoles, indolore pour le système d’exploitation.
En effet sur toutes les questions cardinales, le consensus règne : adhésions aux « réformes » pour déréglementer davantage, soutien au bloc impérialiste européen en construction, inscription dans le néo-libéralisme « mondialisation » capitaliste oblige.
L’urgence est d’agir immédiatement contre le pouvoir Chirac-Raffarin, contre ses projets de destruction des droits démocratiques et sociaux obtenus en 1945 par les grèves et la Résistance antifasciste, sans s’illusionner sur les mirages de la gauche plurielle.
- Raffarin :
la réaction sur toute la ligne
Le mécontentement est massif mais il restera dévoyé si des luttes de classes d’ampleur ne sont pas conduites contre les projets gouvernementaux.
« La réforme continue » a prévenu Raffarin III. Les privatisations d’EDF-GDF, de Rateau (Alstom), d'Aéroports de Paris, de la SNECMA etc. se profilent. L’objectif du capital financier est de s’emparer par un véritable vol, d’entreprises financées par l’argent public.
Ces privatisations constitueraient une régression sociale pour tous les travailleurs : égalité et péréquation tarifaires supprimées, suppression de milliers d’emplois, services dégradés, maintenance soumise à l’application pleine et entière de la rentabilité financière, insécurité permanente.
Les luttes pour sauver le service public ne sont pas l’affaire des seuls salariés mais concernent l’ensemble du monde du travail. L’isolement conduirait à la défaite.
Sécurité Sociale
Après la casse des retraites, pas de renoncement, il faudra créer le rapport de forces nécessaire pour abroger la loi Fillon et garantir le droit à la retraite à 60 ans pour tous ! (37,5 annuités). Le pouvoir s’attaquera à la Sécurité Sociale après les Européennes. Le droit à la santé gratuite arraché en 1945 , alors que le pays était ruiné par le fascisme et la guerre, a été miné étape après étape par l’Etat capitaliste qui considère comme un « coût » le droit de chacun à préserver sa santé.
Raffarin, Sarkozy et consorts prennent prétexte du « déficit » pour accréditer l’idée d’une « réforme » cassant le régime de la Sécu, principe d’une réforme à laquelle souscrivent les directions réformistes et partis de gauche.
Démasquons les mensonges des médias et politiciens au service du Medef. Sur les trois dernières années, le déficit est de 1 585 millions, soit 0,23 % des dépenses totales (moins d’un jour de versement des prestations). Ce sont là les chiffres officiels. Drôle de « trou » alors que les exonérations patronales ont progressé de 44 % depuis la loi Aubry. Ce sont les fauteurs de crise qui doivent payer et non leurs victimes !
Intermittents, chômeurs privés d’allocations, travailleurs licenciés, jeunes précaires, salariés de l’Education et de la Culture victimes de l’austérité budgétaires, tous nous subissons outre la politique de Raffarin celle du capitalisme qui pour pérenniser son pouvoir d’Etat, s’assurer le maximum de profits, exporte les capitaux, spécule, délocalise, pille les peuples du « tiers-monde », affaiblit sans pareil le tissu économique et industriel du pays.
Tous unis dans l’action contre le pouvoir :
Grève générale
L’expérience de ces dernières années montre que les luttes même radicales, isolées les unes des autres conduisent à la défaite.
Il faut agir pour une interaction et la convergence des luttes en un flot unique. Pour le retrait de tous les projets réactionnaires, le mouvement gréviste doit déborder les directions syndicales frileuses. Malgré la mobilisation, sans grève générale, la loi Fillon a été imposée.
Il faut apprendre des défaites et faire grandir partout l’exigence de grève générale.
L’URCF vous soumet pour satisfaire les revendications urgentes : un programme de Salut Public sur la base des luttes continues (cf notre journal Intervention Communiste n° 60)[1]
En ce 1er mai, nous saluons tous les peuples qui résistent à la politique de guerre des Blair-Bush-Sharon de l’Irak à la Palestine en passant par Cuba menacé par les ingérences contre-révolutionnaires de l’UE et des Etats-Unis.
Le capitalisme partout est l’ennemi du progrès social. La bourgeoisie a fait son temps, il faut une révolution anticapitaliste pour amener la classe ouvrière et les travailleurs au pouvoir, la socialisation des entreprises industrielles, commerciales et financières : le socialisme.
Paris le 1er mai 2004