Confrontés au projet de changement de statuts d'EDF-GDF libéralisant le marché et ouvrant la voie à une privatisation rampante, des travailleurs d'EDF-GDF, outre les journées nationales d'actions, sont engagés dans des luttes multiformes : blocage des sites, basculement des tarifs et rétablissement du courant pour les familles les plus modestes, grèves reconductibles, coupure du service aux patrons et politiques tenants de la casse d'EDF-GDF et des services publics.
Ces actions spectaculaires et déterminées se heurtent au silence commandé de beaucoup de médias; à la résignation encouragée par le gouvernement expliquant d'un côté que rien ne sera changé sur le fond que de l'autre on n'y peut rien ce sont les directives européennes!
Le ministre d'Etat Sarkozy manœuvre insidieusement face à la résistance et à la mobilisation des personnels. Son projet néanmoins garde la même dangerosité. Sarkozy recherche des partenaires sociaux conciliants - modèle Chérèque sur les retraites- afin d'ouvrir aux appétits financiers rapaces du capital le capital d'EDF-GDF devenue société anonyme.
EDF-GDF, nationalisée au lendemain de la guerre a été financée au départ par la nation et s'est développée sur fonds propres grâce aux abonnements. Cependant les monopolistes ne renoncent jamais et veulent récupérer une énergie ressource spéculative inestimable. Les libéralisations engagées dans divers pays: Etats-Unis, Angleterre, Italie se sont traduites par une dégradation voire une catastrophe économique et sociale : C'est le kWh traité en bourse avec le Trading chez London Electricity et donc les prix des services fluctuants avec les marchés financiers; les coupures de longue durée aux Etats-Unis et en Italie, l'insécurité croissante!
Le service public d'EDF-GDF est la seule voie pour assurer l'obligation continue du service et des missions, la sécurité de l'approvisionnement, la couverture sur l'ensemble du territoire, la péréquation tarifaire, la qualité, la sécurité.
Ce que concoctent Sarkozy et le MEDEF, c'est ni plus ni moins un vol de la collectivité nationale pour le seul profit de quelques oligarques financiers.
Les travailleurs d'EDF-GDF intensifient la lutte
La défense de cette entreprise publique est plus nécessaire que jamais. La lutte des EDF-GDF est la nôtre, leur combat contribue à la défense du pouvoir d'achat, de la qualité de vie de chacun.
La manœuvre de Raffarin-Sarkozy vise à négocier le changement de statut de l'entreprise contre de soi-disant garanties sociales pour les salariés.
Il n'en sera rien. La libéralisation en cours a multiplié les emplois précaires non statutaires, sans donc les mêmes garanties sociales. Cela va se généraliser notamment chez les jeunes!
Les "exemples" de France Télécom, d' Aéroports de Paris montrent à quoi aboutissent les privatisations rampantes.
Pour sauver le caractère public d'EDF-GDF, des luttes reconductibles -grèves, blocages de sites- sont menées partout en France: grèves et actions à la DIT d'Issy les Moulineaux, aux CNPE Bugey, Golfech, Belleville, Chinon, St Alban (Lyon), à Porcheville, au RTE de Vendée, de Rouen, en Ile de France occupation du Poste Ampère-St Denis, à Marseille, à la DEGS d'Agen, de Vendée, Lyon, Annecy, DEGS Hainaut Cambresis Valenciennes, Chatou.
Ces actions doivent bénéficier de la solidarité de classe partout, popularisons ces luttes, brisons le mur du silence!
Pour être victorieuse cette lutte doit aboutir au retrait du projet Sarkozy, cela nécessite la généralisation du mouvement et la grève reconductible.
Comme usagers et avant tout travailleurs d'autres secteurs, nous devons multiplier les actions de solidarité notamment chez les futurs privatisables Postes, Aéroports de Paris autour des revendications générales et spécifiques.
L'URCF soutient les luttes en cours et appelle ses militants à participer aux actions, à informer la presse, à interpeller les élus, à la vigilance contre les projets de droite et le double langage de la gauche réformiste puisque la mairie de Paris a ouvert un audit….pour déterminer son futur fournisseur d'électricité!