TOUS EN LUTTE :
SAUVONS LE SERVICE PUBLIC
DE LA POSTE !
Le 18 janvier, l’Assemblée nationale en retour du Sénat examine le projet de loi postale : application d’une directive européenne, approuvée en mars 2002 par la droite et le PS !
Ce projet de loi vise à détruire le service public de la poste.
1. Tout d’abord, il s’agit d’organiser l’ensemble des services et tâches selon les critères marchands de rentabilité financière. Après les télécoms, les services postaux s’ouvrent à la concurrence. Après les colis, cela touchera les correspondances de plus de 100 gr et 50 gr. L’ouverture du marché sera totale en 2009.
2. Le projet de loi vise à créer des services postaux à plusieurs vitesses. Les tarifs postaux vont être différenciés toujours plus entre la correspondance personnelle ou associative et celle des entreprises. L’allègement des prix pour ces dernières sera financé par la hausse des tarifs pour les travailleurs. Une fois de plus, l’argent est redistribué en faveur du capital. C’est le sens donné de l’ordre à la direction de la Poste, par la Cour des Comptes (organisme de l’appareil d’Etat capitaliste) de baisser les tarifs des services pour les entreprises.
La direction a vite cédé à l’injonction puisque le 1er mars, le timbre passera à 53 centimes (+6%).
3. Le projet de loi en place du Service public de la Poste nullement évoqué, institue le « service postal universel » au nom de la « régulation de la présence postale ». En clair, cela signifie la suppression selon les critères patronaux des activités non rentables. On parle de la fermeture de la moitié des bureaux de Poste principalement dans les zones rurales. La télévision a pu montrer des images « attendrissantes » d’ épicières qui commençaient à assurer le service du courrier tout en vaquant à leur commerce! La Poste est un métier à temps plein fondé sur un savoir-faire dont l’objectif est de satisfaire tous les besoins sur la base de la péréquation nationale, pas une activité entre autre.
4. En place de ces besoins, les services restants de la Poste vont être toujours plus détournés de leur mission d’origine pour s’adonner à des activité financières juteuses pour le patronat. C’est le sens de la création des « établissements de crédit postal autonome », concurrentiels des banques et fonctionnant selon les mêmes critères de profit
OUI, L’ACTION PEUT SAUVER LE SERVICE PUBLIC DE LA POSTE !
Le gouvernement Chirac-Raffarin accélère les mauvais coups : on devra payer plus pour les actes médicaux, les attaques contre « les 35 heures » augurent d’un allongement de la durée légale du temps de travail. Dans le privé, beaucoup d’entreprises délocalisent et licencient. Dans les services publics : cheminots, fonctionnaires luttent contre les suppressions de poste, l’austérité salariale et la baisse du pouvoir d’achat. Chaque catégorie sociale visée entre en lutte mais séparément. En 2003, la Loi Fillon sur les retraites est passée malgré la mobilisation. Il faut tirer les leçons de la défaite. Ce qui a manqué c’est la convergence dans les luttes, une stratégie fondée sur « le tous ensemble et en même temps ! » Les possibilités sont très grandes. Avec les mesures gouvernementales, la qualité des services va baisser à la Poste, à EDF-GDF, à l’Education nationale, usagers et salariés ont des intérêts convergents : la satisfaction des besoins.
Ici et là se forment des comités pour la sauvegarde des services publics de proximité, c’est la voie de l’avenir en l’étendant à la nécessité d’une Grève nationale reconductible interprofessionnelle pour la défense de tous les services publics !
Il faut aussi riposter contre les responsables de cette politique anti-ouvrière, anti-populaire.
La bourgeoisie monopoliste pour satisfaire sa course au maximum de profits n’a pas hésité à casser le tissu économique et industriel du pays forgé par des dizaines de générations de travailleurs , pour délocaliser là où les capitaux sont plus rentables. L’Union Européenne est l’instrument de destruction des conquêtes sociales dans tous les pays, 60% de nos lois sont des transpositions des directives européennes. La deuxième voie pour sauver les services publics, satisfaire les revendications, empêcher les délocalisations, combattre efficacement le chômage est de s’opposer à l’ UE, de voter pour un NON de classe, anticapitaliste et internationaliste au référendum sur le projet de constitution. L’Union des Révolutionnaires-Communistes de France en alliance avec tous les groupes communistes qui luttent pour la renaissance d’un parti révolutionnaire anticapitaliste s’emploieront de toutes leurs forces conjuguées à tout faire pour la victoire du NON au référendum, afin d’infliger la défaite au MEDEF, au gouvernement, à la fausse gauche, à l’UE !
Paris le 16 janvier 2005 Commission ouvrière et d'entreprise de l'URCF