Le projet de loi Borloo s'inscrit dans la politique de l'Union européenne qui vise partout à restreindre les droits et allocations des chômeurs.
Pour le gouvernement, il s'agit d'institutionnaliser les pressions sur les chômeurs pour qu'ils acceptent n'importe quoi, tout en exerçant le chantage au maintien de l'emploi à ceux qui s'opposent à la politique de casse sociale et de cadences infernales;
Les mesures Borloo s'inscrivent dans la privatisation du service public de l'emploi (ANPE, AFPA) même si ces agences fonctionnent déjà selon les critères de rentabilité financière et ne remplissent que partiellement leurs missions de service public.
On assiste ainsi à une subordination croissante de l'ANPE aux appétits financiers capitalistes. L'ANPE pourra acquérir des participations boursières, créer des filiales, c'est la marchandisation du traitement du chômage avec le racket des sommes qui devraient être affectés aux chômeurs.
Dans les 300 "maisons de l'emploi" mises en place par Borloo siègeront les représentants patronaux.
Accentuant la "concurrence" entre salariés, la précarité est généralisée: arme pour surexploiter les travailleurs. Sont institués des CDD de 6 mois prolongeables jusqu'à 3 ans pour un salaire de 750 euros brut! Mesure qui profitera au patronat financièrement puisque chaque employeur recevra l'équivalent d'un RMI pour chaque CDD!
Loi liberticide quant on sait que les chômeurs n'auront d'autres choix que ces CDD sous qualifiés et sous payés sous peine de sanctions financières.
Les chômeurs ne sont pas des mendiants, ils lutteront jusqu'au retrait de ce projet antisocial, anti-pauvres.
Chômage : Accusons le capitalisme
25 millions de chômeurs dans l'UE, 4 millions en France tel est le résultat de la gestion capitaliste.
Les chômeurs sont "l'armée de réserve du Capital" (Marx) et le chômage l'arme des capitalistes pour faire baisser le salaire de ceux qui travaillent. Chaque année le Capital engrange une partie de plus en plus importante du PIB au détriment du Travail. La part du Capital, volée aux travailleurs, est ainsi passée en 20 ans de 30 à 40 % dudit PIB, ce qui représente plus de 700 milliards de Francs (110 milliards d'euros) chaque année.
Le refus de satisfaire le droit à l'emploi n'est pas une fatalité. La crise économique est la toile de fond conjoncturelle mais la racine de la privation d'emploi réside dans le pouvoir du capital, dans la propriété privée des moyens de production qui assurent aux monopoles, tous les leviers économiques pour assurer le profit maximum à coup de délocalisations, de fermeture d'entreprises. La preuve : en URSS le chômage fut supprimé en 1929 et la restauration du capitalisme après la contre révolution de 1991 se traduit aujourd'hui par des millions de sans emplois.
Chômeurs, précaires salariés tous unis
Actuellement un travailleur sur trois connaît une période de chômage dans sa vie. Et demain, 1 sur 2, chacun est donc concerné.
Délocalisés, précaires, intéri-maires, statutaires (jusqu'à quand?) ont les mêmes intérêts.
Il faut forger la solidarité de classe autour des revendications pressantes à satisfaire:
q Hausse des salaires, pensions, allocations!
q Non aux déloca-lisations!
q Nationalisations des entreprises casseurs d'emplois!
q 500 euros d'allo-cations Noël pour les chômeurs!
q Non à la précarité par le droit au travail pour tous
q Retrait de la loi Borloo!
Il faut travailler à construire le tous ensemble par la grève générale (en montrant qui produit les richesses dans le pays) pour renvoyer le gouvernement le plus réactionnaire de la Vème République
Forgeons le combat à l'échelle européenne de tous les chômeurs par le non anticapitaliste anti impérialiste internationa-liste au référendum sur le projet de constitution.