
TOUS ENSEMBLE ELECTRICIENS, GAZIERS, USAGERS, ELUS DANS LA RUE
CONTRE LA FUSION SUEZ/GDF PRIVATISE
POUR LA FUSION GDF/EDF 100%NATIONALISE
Le "patriotisme économique" revendiqué par le premier ministre de Villepin n’était qu’un masque pour camoufler la politique de l’impérialisme français visant, non à satisfaire les besoins énergétiques du pays et des travailleurs, mais les appétits financiers des actionnaires de Suez par l’absorption de GDF. L’argument du pouvoir qu’en agissant ainsi, l’Etat aurait défendu les " intérêts vitaux du pays " en empêchant la main mise du monopoliste italien ENEL constitue un mensonge destiné à camoufler la privatisation réelle de GDF.
La preuve en est que le 12 juin, la presse annonce que l’électricien italien ENEL renonce à son OPA mais de Villepin veut faire adopter le projet de loi portant le seuil à 34 % avant fin juin. Tous ensemble il nous faut peser dans les jours qui viennent contre ce projet de fusion avec le groupe privé Suez d’autant que le premier ministre a du mal à rallier sa majorité très divisée sur ce projet pris à sa seule initiative.
La loi du 22 juillet 2004 garantissait que la part publique du capital de GDF ne pouvait être inférieure à 70 %. L’Union européenne exige la libéralisation des monopoles publics et c’est l’objectif de la décision du gouvernement français. On sera très loin des parts annoncées de " capital public " ! L’alibi des 34 % prôné par Sarkozy n’est qu’un leurre du processus de privatisation rampante.
Les conséquences de la fusion, véritable vol de la propriété publique seraient dramatiques :
- suppressions d’emplois (toutes les OPA et fusions se terminent ainsi, rentabilité capitaliste oblige !).
- garantie de l’emploi menacée pour les agents GDF car dès aujourd’hui, le ministre répond à leurs craintes par des tentatives de mises à la retraite d’office de cadres EDF à 55 ans contre leur gré alors qu’ils n’ont pas atteint les 37,5 annuités leur permettant de partir à taux plein, (ce qui équivaut à des licenciements déguisés),
- dégradations des missions de service public avec incidence sur la continuité de fourniture du gaz due aux usagers domestiques et sur la péréquation tarifaire avec des tarifs dérégulés (on a pu constater l’augmentation de plus de 30 % sur 2 ans !),
- incidence aussi sur la sécurité quand on voit que le réseau n’est pas entretenu comme il le devrait et sous la pression des actionnaires qui voudront encore plus de fric, il le sera encore moins et engendrera encore plus de risques d’explosions de gaz.
Ce serait le pillage des ressources des autres pays puisque Suez-GDF constituerait le second groupe européen.
Même si le Conseil d’Etat feint d’admettre qu’il existe bien aujourd’hui un service public national qui justifie que l’entreprise soit publique, il recommande l’ouverture nationale à la concurrence au 1er juillet 2007 et cette menace plane aussi au-dessus d’EDF, engrangement du processus de privatisation.
La résistance des usagers et des salariés en un front unique s’impose autour de la défense de l’emploi et de la satisfaction des besoins.
Le programme de l’URCF propose comme axe de lutte immédiate des mesures strictement inverses :
- la création d’un grand pôle public de l’énergie avec EDF-GDF renationalisé à 100 % et la nationalisation de SUEZ. Reprendre la voie de la lutte de classes est le passage obligé pour défendre l’intérêt des travailleurs et du pays, la riposte massive et solidaire doit s’organiser.
L’URCF APPELLE LES ELECTRICENS GAZIERS USAGERS ELUS A MANIFESTER TOUS ENSEMBLE DANS LA RUE LE 20 JUIN CONTRE LA FUSION SUEZ-GDF PRIVATISÉ POUR LA FUSION EDF/GDF 100 % NATIONALISÉ