NON AU PROJET DE LOI SCELERAT IMMIGRATION/INTEGRATION.
Une politique de l’immigration au service des monopoles et du patronat !
L’Assemblée Nationale examine le projet du ministre de l’intérieur N. Sarkozy intitulé « immigration et intégration ». Comme souvent avec les projets réactionnaires, l’intitulé est trompeur puisqu’en réalité, ce projet va rendre illusoire et encore plus ardue, l’intégration des travailleurs immigrés et de leurs familles.
La toile de fond du projet Sarkozy est d’aménager une nouvelle politique de l’immigration en l’alignant de manière encore plus utilitaire sur les besoins en main d’œuvre des monopoles capitalistes et leur course au profit.
Cette politique prônée par Sarkozy accorde des moyens supplémentaires et législatifs pour l’impérialisme français avec « l’immigration choisie » pour faciliter davantage son inscription dans la lutte concurrentielle pour la conquête de marchés et de la main d’œuvre des pays dominés. Après le retrait du CPE, le gouvernement Villepin-Sarkozy accentue la précarisation du salariat sur le dos des travailleurs immigrés, s’attaquant au Code du travail par la multiplication des contrats de travail !
En réalité, les étrangers seront autorisés à travailler en France, dans le cadre de cette « immigration choisie » que si le capital les juge corvéables, surexploitables et hautement rentables. Avec l’adoption d’un tel dispositif, la France capitaliste participera davantage à la chasse et au pillage des diplômés des Etats du « tiers-monde », rendant la situation économique de ces pays encore plus dramatique et paupérisée.
Le projet Sarkozy : moins de droits et plus de flicages.
De plus, ce projet tourne le dos précisément à toute possibilité d’intégration pour la masse des immigrés en les subordonnant au patronat et aux maires des communes seuls juges (carte de séjour « compétences et talents ») de leur « intégration » ! Ainsi vont s’exercer chantages, pressions à l’égard par exemple de militants associatifs ou syndicaux issus de l’immigration qui seront incités « à rentrer dans le rang » sous peine d’expulsion ou de non-reconduction des titres de séjour.
Pour les immigrés plus anciens, « reliquats » des précédentes lois et non « choisis », les régularisations seront rendues plus difficiles. La suppression du droit à la délivrance d’un titre de séjour pour les étrangers présents au moins depuis 10 ans va multiplier les situations irrégulières et élargir le nombre de sans-papiers ou les conduire au départ. Une sélection sera introduite pour le séjour des étudiants afin de les subordonner à leurs résultats universitaires et aussi à leur non-participation aux luttes revendicatives des étudiants. Le regroupement familial sera durci dans des proportions importantes : examen des ressources (opérant une discrimination selon les critères d’argent), logement (menace sur tous les mal-logés en raison du racisme des bailleurs qui refusent de louer des appartements aux immigrés et de leurs faibles revenus), avis du maire et du patron sur « l’intégration » ! En somme, le regroupement familial ne sera plus possible pour tous ceux qui viennent en France, poussés par leur misère extrême dans leur pays d’origine ! Preuve supplémentaire, les pères étrangers d’enfants français devront justifier de leur paternité !
NON à un apartheid à la française.
Cette dérégularisation des détenteurs de titre de séjour vise à renforcer l’immigration dépourvue de tous droits et de papiers car cette dernière est source d’énormes profits dans les secteurs pourvoyeurs de main-d’œuvre précarisée à l’extrême : bâtiments, restauration etc.
L’URCF s’associe à la pétition « uni(e) contre une immigration jetable » et la conclusion de son appel : « Nous appelons donc à nous mobiliser contre la réforme CESEDA qui si , elle était adoptée, ferait des étrangers en France, réguliers ou irréguliers, une population de seconde zone, privée de droits, précarisée et livrée pieds et poings liés à l’arbitraire du patronat, de l’administration, du pouvoir ».
Ce projet s’inscrit dans la résurgence des traditions colonialistes de la France impérialiste, en « colonisant » de l’intérieur l’ensemble de l’immigration, introduit de fait discrimination selon des critères ethniques, sinistre évocation d’un apartheid « à la française », dans le droit fil des dispositions pétainistes de 1942, le projet CESEDA doit être combattu par une mobilisation générale y compris dans les entreprises jusqu’à son retrait total !
RETRAIT DE LA LOI RACISTE SARKOZY, RETRAIT DU CESEDA !
DES PAPIERS POUR TOUS ! REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !
NON A LA PRECARISATION DU TRAVAIL !
DROITS CITOYENS AUX TRAVAILLEURS IMMIGRES !
FRANÇAIS-IMMIGRES, UNE SEULE CLASSE OUVRIERE !
URCF. Paris le 29 avril 2006