La politique des monopoles est de parvenir, par tous les moyens, à faire baisser « le coût » du travail afin d’obtenir la plus-value absolue et la paupérisation des travailleurs.
Cette politique du Capital vient de loin : des Ordonnances de 1967 sous De Gaulle qui cessèrent le remboursement à 100%, de la CSG de Rocard qui s’inscrivait dans la fiscalisation de la Sécu.
Sarkozy continue cette politique malthusienne de santé qui vise à baisser les remboursements des familles modestes, c’est-à-dire ceux qui, en raison de leur misère, souffrent le plus d’affections.
La logique est d’aboutir à un système d’assurances privées comme aux USA, source de profits supplémentaires considérables pour les monopoles bancaires, mutuelles, assurances.
Sarkozy a commencé par intimider les malades. Ces derniers dépenseraient trop ! Cette «culpabilisation » des malades est scandaleuse. Sarkozy par ses vacances de milliardaire est-il le mieux placé pour donner des leçons de civisme ?
La situation actuelle de la Sécurité Sociale : dérem-boursement à la carte, augmentation du ticket modérateur et son corollaire : la mutualisation, forfaits divers dont celui de 18 € pour les actes supérieurs à 91 €.
Toutes ces mesures d’austérité sont présentées comme des « réformes courageuses » qui sauveraient le régime de solidarité. Force est de reconnaître que les organisations de travailleurs avaient raison de dénoncer les mensonges.
Il en est de même pour la Franchise, véritable péage de santé instauré par Sarkozy.
La Franchise, ou la santé réservée aux richards.
Il s’agit d’un véritable péage de santé qui, comme pour les autoroutes, est appelé à se généraliser et à augmenter.
C’est le principe d’une Franchise modulable selon les dépenses.
Ainsi son montant est identique pour le SMICARD comme pour les membres du Conseil d’administration d’EADS.
Ces mêmes adminis-trateurs qui, hors leurs magouilles boursières, se sont accordés une indemnité de 900 000 €, ou pour M. Zacharias (PDG de Vinci) qui a touché 12 millions d’euros d’indemnité de départ; c'est la parfaite illustration de la lourde ségrégation sociale qui pèse sur les travailleurs et leur famille!
Les salariés les plus modestes vont être pressurés.
Le gouvernement a décidé d’une « Franchise » de 50 centimes par médicament ou acte médical, de 2 € pour le transport médical avec limite annuelle de 50 €.
C’est un projet qui s’inscrit dans la visée d’un système sur le modèle de santé du capitalisme étatsunien où 30% de la population est sans couverture sociale et ne peut pas se soigner et où les assurances médicales privées sont source de juteux profits pour les monopoles.
Sarkozy, défenseur de la logique de l’assurance privée.
La transition vers les assurances privées passe par l’incitation de l’Etat à « limiter » les dépenses, à ne plus se faire soigner pour les « petites » maladies, poussant à l’automédication source de profits pour les labos.
Pas de statu quo, il faut combattre la « Franchise Sarkozy » en démocratisant la Sécurité Sociale. Il faut rétablir la vérité des chiffres, les médias à la solde du Capital nous rebattent les oreilles sur le déficit de 12 milliards d’euros. Ils « oublient » ce fait essentiel : Depuis 1991 les gouvernements néo-libéraux de droite et de « gauche » ont accordé des exonérations diverses au Capital pour 200 milliards d’euros (30 milliards cette année sous Sarkozy).
Ce déficit découle des cadeaux faits aux capitalistes, stratégie de la classe capitaliste visant à la surexploitation, visant à faire payer la santé par les travailleurs sans véritable solidarité nationale.
Rappelons aussi cette « omission » volontaire : les cotisations patronales versées à la Sécurité Sociale sont du salaire différé. Ces milliards issus des cotisations du salaire brut devraient être gérés par les travailleurs. C’est là une première bataille.
Il faut également rendre obligatoire la taxation des profits capitalistes.
En 5 ans, les profits des principaux groupes monopolistes sont passés de 37 à 97 milliards d’euros.
Les profits des groupes des laboratoires qui s’enrichissent sont exorbitants en France et s’inscrivent dans la chasse gardée de l’impérialisme français où ils vendent en Afrique des médicaments jetables ici car périmés.
Les 15 milliards de cadeaux fiscaux de Sarkozy pour les fortunés auraient largement couvert le déficit.
Autre bataille la gestion
de la Sécurité sociale
En 1945, la Sécurité Sociale a été une grande conquête démocratique ; mais sa gestion paritaire était le reflet de l’existence du système capitaliste et de la domination de classe de la bourgeoisie.
En URSS, le pouvoir politique de la classe ouvrière et des travailleurs, la socialisation intégrale des moyens de production industrielle, commerciale et bancaire a permis l’instauration de la santé gratuite (sans cotisations) en finançant la santé sur les bénéfices de toutes les entreprises. A l’heure où le capitalisme s’avère plus que jamais incapable de satisfaire les besoins de santé au nom du Profit monopoliste, comme d’ailleurs toutes les aspirations matérielles et culturelles des travailleurs.
L’URCF relie donc le combat quotidien pour défendre les principes fondateurs de la Sécurité Sociale à la bataille stratégique pour le droit à la gratuité véritable des soins qui ne pourra être garantie que par le socialisme.
L’URCF appelle à faire du 13 et du 18 octobre des temps forts de la Résistance à la politique antipopulaire de Sarkozy.
URCF, le 7 octobre 2007.