POUR UNE VERITABLE ALTERNATIVE A LA POLITIQUE DU CAPITAL :

CONSTRUIRE LE FRONT POPULAIRE DE LUTTES

 

Le néo- libéralisme du capital détruit les services publics.

La journée d’actions et de grève des travailleurs des services publics suscite une forte mobilisation syndicale et salariale.

Depuis des décennies, les gouvernements successifs (libéraux et sociaux-libéraux) pratiquent une politique de destruction programmée des services publics. Cet objectif de classe du capital financier se traduit par les conséquences suivantes :

-Assurer les seules règles de rentabilité financière, ouvrir les services publics à la concurrence, supprimer les services et emplois (de manière dramatique dans les hôpitaux et l’éducation nationale).

-Casser l’unicité de service par l’ouverture du capital et l’accaparement de biens publics par des affairistes et des boursicoteurs, la privatisation, l’éclatement des entreprises publiques (postes, SNCF).

-Bloquer les salaires (perte du pouvoir d’achat de 30 % en 20 ans), affaiblir et liquider les statuts des personnels, susciter la concurrence et la division entre eux par le recours à la précarité et l’intérim de l’auxiliariat. Aggraver les conditions de travail par la charge accrue de travail (suppression de postes), l’allongement du temps de travail et l'accélération des cadences (Loi Fillon sur les retraites).

-Affaiblir toujours plus les missions de service public, en recourant à la logique de rentabilité financière qui ne vise pas à satisfaire des besoins mais à garantir des profits.

Ainsi les services publics assurent de plus en plus mal, malgré la qualité et le dévouement des personnels, leurs missions : retards nombreux à la SNCF, coupures d’électricité, acheminement de plus en plus long du courrier des particuliers,  manque de lits dans les hôpitaux. La rentabilité financière signifie restriction et réduction des « coûts » de maintenance mais aussi, pression, harcèlement et flicage des personnels !

Construire tous ensemble un Front Populaire de luttes !

Les journées de grèves, les actions sont incontournables pour s’opposer à la politique des monopoles mise en œuvre par le pouvoir de Villepin-Sarkozy, mais elles ne suffisent pas pour construire une alternative réelle à la politique de néo-libéralisme. A deux reprises, la politique du capital a été rejetée dans le pays : au référendum sur le traité constitutionnel européen, puis lors de la lutte de la jeunesse et des travailleurs contre le CPE.

Compter sur les élections  présidentielles, pour changer la donne, peut susciter des lendemains amers. L’Etat capitaliste crée une « démocratie tronquée », derrière « l’égalité affichée des citoyens » se cache l’antagonisme d’intérêts entre celui qui possède les moyens de production, d’échange, d’informations et la majorité des travailleurs qui est dépossédée de tout y compris des choix véritables.

A cette élection le capital, grâce à son monopole de l’information et ses instituts de sondage, veut conforter la bipolarité entre libéraux (Sarkozy soutenu par les monopoles atlantistes) et sociaux-libéraux (Royal soutenue par les monopoles pro-UE), c'est-à-dire au-delà des personnalité différentes, un même contenu politique de classe au service du capital financier, les travailleurs n’en ont rien de bon à attendre.

Le camp progressiste du NON au référendum, dans les comités de base, s’était engagé à construire une alternative tant à la réaction autoritaire d’un Sarkozy qu’à la fausse gauche du PS. Une fois de plus, les Etats-majors ont choisi leurs intérêts d’appareil et électoraux, la multiplicité des candidatures : Besancenot, Buffet, Bové, Laguiller, Schivardi…montre que le camp du NON ne pourra peser à cette élection ne serait-ce qu’en raison de l’éparpillement des voix, pour le bénéfice des candidats de la bipolarité.

Un spectre hante la bourgeoisie monopoliste : l’existence de « comités du 29 mai », de « comités de défense des services publics de proximité », comités qui par définition ne sont pas contrôlables par elle et opposent à la démocratie représentative, mais canalisée par le capital, une démocratie directe de luttes. D’où la satisfaction des possédants devant la division des progressistes.

L’alternative se construira à la base dans les comités, dans les luttes  de classe qui feront vivre en actes l’alternative immédiate au néo-libéralisme en la reliant finalement à la lutte générale contre le capitalisme. Cela passe par la revendication de satisfaction des besoins immédiats de santé, d’éducation, de transports, de communication, de crédits populaires, d’énergie, par l’exigence de la défense et du développement des services publics, par la création d’emplois prioritairement pour les jeunes.

Alternative qui doit intégrer tous les travailleurs du public mais aussi du privé confrontés aux mêmes maux aggravés par les délocalisations, les pertes d’emplois, le chômage de masse. L’urgence exige de se battre contre la précarité, l’aggravation des conditions de travail, l’allongement du temps de travail, pour la hausse générale des salaires. Là où un Le Pen sème le racisme pour diviser la classe ouvrière (pour le seul profit du capital) selon des critères de nationalité, le front Populaire de luttes doit unir la classe ouvrière en revendiquant l’égalité de droits pour tous y compris politiques. En organisant le combat commun, en rassemblant toutes les victimes de la politique du capital : ouvriers, employés, enseignants, petits paysans, intellectuels salariés et créateurs. Construire l’alternative c’est montrer combien nous vivons une caricature de démocratie, où les puissances d’argent visent à orienter les esprits pour leurs intérêts de caste, combien la constitution actuelle a fait son temps, qu’il est temps d’abroger la Vème République et d’appeler à une Constituante.

Enfin, construire l’alternative, c’est tout en remettant en cause la politique néo-libérale de la droite et du PS, s’attaquer à la racine des maux, la propriété capitaliste des moyens de production, d’échange d’informations, à son Etat qui a pour principale fonction de pérenniser le système d’exploitation de l’homme par l’homme, c’est le sens de notre campagne : accusons le capitalisme !

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