Le pays s’enfonce dans la crise : 800 000 chômeurs supplémentaires en 2009 ! Les banques, elles, renflouées par les aides publiques, relancent la spéculation boursière.
Le gouvernement répond aux directives et exigences des grands groupes : faire payer la crise du capitalisme par ses victimes, les travailleurs ! Les revenus du travail sont systématiquement ponctionnés pour alimenter les coffres-forts du capital.
Les conséquences de cette politique réactionnaire sont dramatiques : licenciements massifs et casse du tissu économique local ; suppression de 30 600 postes dans la Fonction publique au détriment des besoins de santé, d’éducation, de transports ; sous couvert de privatisations, vol par les monopoles français et internationaux d’entreprises financées par l’argent public (poste, SNCF, EDF, GDF) ; baisse continue du pouvoir d’achat et des salaires, précarité, déqualification et chômage comme perspective ; politique anti-jeunes ; expulsion quotidienne de sans-papiers et lois xénophobes, aventurisme militaire et retour dans l’OTAN.
La riposte du monde du travail
Cette politique de classe, au seul service de la caste capitaliste et financière, provoque la colère et la révolte grandissantes des travailleurs. Fermetures et délocalisations d’entreprises sont à l’origine de nombreuses grèves et occupations.
Les luttes exemplaires et la détermination des travailleurs de Molex, des « Conti », de New Fabris, en font les symboles, à la fois de toutes les victimes de la crise du capitalisme, et de la résistance ouvrière et populaire à la politique du capital et de Sarkozy.
Mais ces luttes se heurtent aussi au refus des directions des centrales syndicales de conduire une riposte globale aux contre-réformes du gouvernement. Leur stratégie d’accompagnement des mesures du pouvoir et d’aménagement du capitalisme casse la dynamique des grèves locales et nationales (29 janvier, 19 mars).
Cela donne toute latitude au capital et à son homme lige, Sarkozy, pour détruire toutes les conquêtes sociales du 20ème siècle, faire passer leurs lois rétrogrades, nous assommer de démagogie populiste, tout en réprimant les syndicalistes qui se battent : condamnations à des peines de prison pour les Conti et leur dirigeant Xavier Mathieu, emprisonnement, de type colonial, du dirigeant kanak Gérard Jodar, menaces d’arrestation d’Elie Domota, crimina-lisation, par Fillon, des grévistes EDF des centrales nucléaires !
La renaissance d’un véritable syndicalisme de classe et de masse est urgente. Il faut ensemble construire une stratégie de convergences des luttes et des revendications de toutes les victimes du capitalisme, débouchant sur un mouvement d’ensemble s’appuyant sur la grève générale, qui transformera le rapport de forces, et obligera le capital à céder !
Forger l’opposition à Sarkozy et au capital !
L’ensemble des contre-réformes de Sarkozy entraîne le pays vers une catastrophe économique, avec des violations flagrantes de la souveraineté populaire et du suffrage universel, comme lors de la ratification du Traité de Lisbonne, bafouant le NON au référendum sur l’Union Européenne avec la complicité des Verts et du PS.
Il faut forger une vaste opposition à la réaction. La nécessité d’un large rassemblement populaire, de toutes les victimes de la crise du capitalisme, ne doit pas occulter les responsabilités de la gauche plurielle, quand elle était au gouvernement. C’est sous Jospin qu’a été initiée la politique actuelle, avec le record des privatisations jusqu’à l’engagement dans la guerre impérialiste en Afghanistan.
Nous ne pouvons donner un chèque en blanc à ceux qui ne débattent que des « primaires » pour désigner le candidat social-libéral, ou à ceux qui parlent « d’alternative », mais prônent l’alliance avec le PS !
La clarté politique, la volonté d’en finir avec la politique du capital, peuvent seules permettre de construire une alternative populaire au capitalisme, de rassembler toutes les forces démocratiques, communistes, progressistes et les syndicalistes de classe. Les grands changements sociaux et politiques l’ont toujours été par les luttes extra-parlementaires et les grèves.
La seule alternative au capitalisme, c’est le socialisme !
L’URCF travaille à faire grandir la compréhension qu’il n’y a pas d’avenir dans l’aménagement du capitalisme. Le capitalisme « régulé », « moral », « débarrassé de la finance », n’existe que dans les rêves des tenants camouflés ou non du système d’exploitation.
Ce sont les lois économiques du capitalisme qui, en s’appuyant sur la propriété privée des moyens de production et d’échange, l’exploitation salariale, l’appropriation privée des richesses produites par les travailleurs, conduisent à la misère, au chômage de masse, à l’appauvrissement, aux atteintes aux droits démocratiques.
C’est le capitalisme, notre cible historique pour assurer la marche en avant de l’humanité !
Marche en avant qui nécessite une révolution nouvelle, anticapitaliste, instaurant la propriété sociale et collective des moyens de production et d’échange, et le pouvoir à la classe ouvrière et à toutes les forces du travail, pour satisfaire les besoins économiques, sociaux, démocratiques, en liquidant l’exploitation de classe et les oppressions de toute nature, issues de la vieille société capitaliste.