Union Européenne :

la Grande mystification

 

 


L’Europe "sociale" : le grand mensonge

Depuis des décennies, le bilan social catastrophique de l’UE ne peut plus être occulté: 18 millions de chômeurs (officiels dans l’UE des 15), un tiers de salariés connaît un emploi précaire, la moitié des emplois sont précarisés. La loi de rentabilité financière touche tous les domaines de l’activité humaine telles la culture, la recherche, la santé, la prévoyance. L’UE, c’est le démantèlement social généralisé. Le pacte de stabilité et l’inflation liée à l’Euro ont entraîné paupérisation absolue des plus démunis, baisse générale du pouvoir d’achat pour tous les travailleurs. On est bien loin des promesses d’un J. Delors qui annonçait " la prospérité " lors de la signature de Maastricht.

Voyons les réalisations concrètes de l’UE : les privatisations génèrent chômage, perte des Statuts, insécurité, baisse de la qualité des Services.

Partout, on travaille plus longtemps pour gagner moins et vivre moins longtemps, L'autorisation du travail de nuit des femmes

La qualité des soins est en baisse partout.

L’enseignement est de plus en plus " utilitaire " et soumis aux exigences et besoins patronaux.

L’écart se creuse entre Etats développés et État dominés. La politique des créneaux dans chaque pays a conduit à affaiblir le tissu économique et industriel, à restreindre la satisfaction des besoins.

C’est le cas en France avec les nombreuses fermetures d’entreprises qui occasionnent un processus de désindustrialisation du pays, de l’agriculture étranglée par les technocrates de Bruxelles.

Une telle politique antisociale, antipopulaire occasionnerait des mouvements de protestation autrement plus radicaux sans le soutien au capital des partis socialistes, de l’Eurogauche, des Verts et, au niveau syndical, de la CES, relais des intérêts financiers.

Les Partis réformistes osent encore user de la ritournelle sur "l’Europe sociale" à construire.

N’écoutons plus cette démagogie qui vise à camoufler leur mission d’agents de la bourgeoisie dans le  mouvement ouvrier. Voici quelques années, les socialistes dirigeaient 13 Etats sur 15. Pourquoi n’ont-ils pas alors réalisé leurs promesses d’aujourd’hui ?

 

L’UE :

Un projet antidémocratique par

des voies antidémocratiques

L’UE est régie par une dictature de classe du capital, qui s’exerce nationalement au niveau de chaque État et internationalement avec les mêmes mécanismes d’exploitation et d’oppression.

La Table Ronde des Industriels Européens (TRIE) est le centre névralgique des propositions qui toutes deviendront décisions et réglementations. La TRIE n’est pas simplement le lobby décrit par certains mais le conseil d’administration des affaires communes des monopoles, sous fond d’ententes et de luttes concurrentielles. La TRIE avait fixé deux objectifs stratégiques à l’UE :

1/ créer une instance politique non responsable devant les peuples et capable de soutenir, d’appuyer les souhaits des multinationales.

2/ créer un Etat européen intégré parce que les Etats : l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne n’ont plus la base nationale suffisante  pour concurrencer les Etats-Unis.

Ainsi, pour la classe dominante, l’Etat européen aurait l’avantage de conjuguer la toute puissance des appareils d’Etat des divers pays. Quelque soit sa forme future, confédération ou fédération, nous constatons qu’en France, les projets et lois de décentralisation créent les conditions administratives, écono-miques d’une véritable fédération.

Les élections mettent en avant le Parlement européen à élire, mais ce dernier n’a qu’un rôle secondaire de chambres de vœux, de débats. C’est la Commission de Bruxelles qui, forte d’un pouvoir exécutif et législatif, assure à la fois propositions, lois, directives et règlements.

Les pouvoirs du Président de la Commission, Romano Prodi, sont ceux d’un chef d’exécutif qui serait non élu, non responsable devant le Parlement. Les 20 membres de la Commission sont tous issus des milieux financiers et industriels : tel P. Lamy, ancien n° 2 du Crédit Lyonnais.

Cette Commission est la variante européenne de la fusion des conseils d’administration des monopoles et de l’exécutif en un corps unique, subordonné aux choix capitalistes. Non responsables, les commissaires sont censés échapper aux pressions de l’opinion publique.

Leurs directives accentuent l’extrême bureaucratisme de l’UE qui légifère sur tout.

Le Parlement n’est qu’un leurre qui masque la réalité d’un pouvoir réactionnaire et antidémocratique sur toute la ligne.

Une Europe répressive et militariste

Les accords de Schengen ont pour objectif d’organiser l’Europolice afin d’empêcher toute contestation de l’UE. Maastricht-Amsterdam interdi-sent clairement toute politique indépendante de progrès social.

Les dispositifs répressifs européens ont été utilisés lors des divers sommets, occasionnant blessés et morts.

L’UE définit ainsi les actes terroristes : " la capture illicite d’instal-lations étatiques ou gouvernementales de moyens de transports publics, d’infrastructures, de lieux publics, de biens ou les dommages qui leur sont occasionnés ".

Ainsi, les acteurs du mouvement social sont clairement désignés comme des terroristes potentiels. Armée, Gendarmerie, Police sont équipées pour livrer des guerres civiles.

Autoritarisme, racisme, discrimi-nations et pressions sur les immigrés, fichage des militants, extradition, telles sont les règles de la police et de la " justice " européennes.

En effet, les responsables de l’UE savent les risques courus par chaque pouvoir, au fur et à mesure des

 

 

destructions sociales. Les manuels policiers expliquent la nécessité de

préparatifs pour briser les éventuelles insurrections urbaines. Les dirigeants de l’UE ont peur de leur peuple.

Le Projet d’Armée européenne doit alerter tous les partisans de la paix. Le Projet de Constitution Européenne vise à légitimer, justifier les futures interventions impérialistes ou coloniales ; les zones sont ciblées: Balkans, Russie, Moyen-Orient, Afrique Centrale.

L’UE n’exclut pas le recours aux guerres (J. Delors) et, pour concurrencer les USA, a besoin d’une force militaire unie ou unique afin de conduire une politique de recolonisation des terres perdues, comme dans l’est européen ou l’Afrique.

Contrairement à ce que pensent certains altermondialistes, si l’impéria-lisme nordaméricain constitue la principale menace pour la paix et la sécurité des peuples, l’UE ne constitue pas une alternative démocratique et pacifique à l’hégémonie de Washington.

Forte des traditions colonialistes et bellicistes des impérialismes allemand, français, anglais, hollandais, italiens, belges etc., l’armée européenne serait redoutable; palestiniens, irakiens, cubains, congolais n’ont rien à en attendre de bon.

Pour le retrait de la France de l’UE : Boycott des Élections Européennes

Face à un tel programme de régression organisée, de casse économique, sociale, des souverainetés

 

 

nationales, l’UE doit recevoir une

sanction populaire.

Apporter sa voix à telle ou telle liste, c’est cautionner, renforcer la construction du Bloc impérialiste européen.

L’essentiel est d’impulser la bataille de classe pour sauvegarder et développer les droits sociaux, démocratiques des travailleurs, de sauvegarder les services publics, le système de santé, d’abaisser le temps de travail et l’âge de la retraite, bataille nationale et internationale.

Aux Élections Européennes, toutes les victimes de l’UE doivent résoudre cette question. Peut-on réformer l’UE, améliorer sa politique sociale, la rendre plus proche des travailleurs, plus démocratique ? Auquel cas, il faut apporter sa voix à la gauche réformiste, trotskiste. Mais pourquoi cela serait-il plus efficace aujourd’hui qu’hier ?

L’URCF réaffirme que l’Europe des 25 ne peut être sociale, démocratique parce qu’elle est régie par la propriété capitaliste des entreprises, banques etc. par le pouvoir aux mains du capital financier.

Il faut donc agir pour le retrait de la France de l’UE, pour la véritable alternative : la révolution anticapitaliste, pour le socialisme dans chaque pays.

Toute voix apportée à la réaction, à la gauche réformiste cautionnera, légitimera l’Europe de l’oligarchie du fric et le Bloc impérialiste européen.

Par le refus de vote, nous exprimerons notre colère et notre NON à l’Europe capitaliste

 
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